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CISA 12 trucs utiles pour l’examen

Les 12 astuces pour réussir votre CISA

Ca y est vous vous êtes décidé à passer l’examen pour obtenir la certification CISA? Vous savez pourtant que le taux de réussite à l’examen n’est pas très haut alors que le tarif, lui, est plutôt élevé. Malgré cela, l’attrait de cette certification qui figure parmi les plus recherchées par les Entreprises et parmi les 6 certifications les plus rémunératrices vous a convaincu. Bienvenue au club!!! Maintenant vous voilà pris au piège. De plus vous êtes condamné à réussir l’examen pour ne pas perdre vos frais d’inscription. Nous allons essayer de vous aider avec quelques conseils pratiques.

12 trucs pour passer le CISA
Crédits © STUDIO GRAND OUEST

Pourquoi tenter le CISA?

Le monde de l’audit des systèmes d’information s’est développé à une vitesse vertigineuse ces dernières années. Par conséquent la demande pour les auditeurs des SI et des professionnels de la sécurité a explosé. Récemment, le champ d’application pour les professionnels certifiés CISA s’est élargi, encourageant un plus grand nombre de professionnels de la sécurité à passer l’examen CISA. Il en résulte donc une demande en forte hausse pour les détenteurs de certification CISA.

La plupart des Banques Centrales et des instituts financiers à travers le monde ont commencé à embaucher des professionnels certifiés CISA pour réaliser des audits de sécurité efficaces. Cela s’accompagne d’une hausse des salaires correspondant. Les salaires des titulaires du CISA se situent parmi les plus élevés dans le domaine de la sécurité. C’est également vrai sur l’ensemble du secteur de l’informatique en général.

Aujourd’hui, plus de 125.000 professionnels dans le monde ont réussi cette certification. Parmi eux, près de 3.000 sont membres d’un comité de direction (DG, DAF ou équivalent). Le CISA est exigé comme pré-requis pour être embauché par les plus grands cabinets d’audit internationaux. Peut-être sont-ce ces raisons qui ont influencé votre décision? Par contre, inutile de vous leurrer, votre probabilité de réussite à l’examen, sans préparation préalable, reste extrêmement faible.

CISA, une certification difficile à obtenir

L’examen CISA est connu pour être difficile. De ce fait, il présente un taux de réussite assez faible. L’ISACA, organisme qui administre l’examen, a cessé de publier des informations sur les taux de réussite au cours des dernières années. Toutefois, les retours des candidats, après réception de leurs résultats, laissent apparaître un taux global de réussite d’environ 40 à 50%. Ce taux dépend également des régions du monde.

Qu’est-ce qui rend l’examen et la certification si difficiles?

La question revient souvent : pourquoi l’examen du CISA est-il aussi coriace? Voici quelques éléments de réponse:

  1. Le CISA est désormais un examen au format électronique. Il comporte 150 questions, souvent basées sur un mini-scénario. Contrairement à la plupart des examens de certification spécifiques d’autres fournisseurs (ITIL, PRINCE2, DEVOPS, ISO 27001, etc.) la nature même du CISA fait que les candidats avec peu ou pas d’expérience sont rapidement mis en difficulté.
  2. Aucun pré-requis explicite n’est exigé par l’ISACA pour passer l’examen. Cela signifie que de nombreux candidats « occasionnels » issus d’une grande variété de milieux (informaticiens, comptables, auditeurs, professionnels de la sécurité et bien d’autres encore) s’inscrivent à l’examen, créant de ce fait une concurrence artificielle.
  3. La formulation des questions est souvent ambiguë et subjective. De nombreux candidats se plaignent des exemples de questions proposés par ISACA. Ils les trouvent trop vagues et pas toujours pertinents comparativement à l’examen écrit réel. C’est là une caractéristique de l’ISACA. Il faut se mettre dans le mode de raisonnement des auteurs de l’examen.
  4. L’accent est souvent mis sur l’apprentissage par cœur et la mémorisation. Une remarque récurrente des candidats porte sur ce point. Les questions d’examen CISA requièrent la connaissance parfaite du vocabulaire spécifique en matière de sécurité du SI.

Pourquoi un taux d’échec aussi important?

L’examen est bien moins difficile que cela n’est habituellement perçu. Pourtant des milliers de candidats échouent à leur première tentative. Les experts identifient tout un ensemble de raisons.

  • Les candidats ayant une formation technique ou technologique se heurtent souvent aux concepts de gouvernance et d’audit. Bien que le savoir-faire technique soit important, la capacité à auditer et gérer les processus de sécurité est absolument fondamentale pour le CISA.
  • A l’opposé, les candidats issus du monde de l’audit et de la comptabilité ont du mal avec les aspects techniques de l’examen. Les étudiants issus de ces domaines devraient mieux comprendre les concepts et les objectifs de base du programme d’étude.
  • Beaucoup de candidats expérimentés s’obstinent à utiliser leur propre approche pour aborder les questions et les scénarios difficiles de l’examen, refusant l’approche standard prescrite par l’ISACA.

Alors, comment se prépare-t-on à l’examen CISA?

Passons maintenant aux conseils pratiques. Voici les points les plus importants à garder à l’esprit avant de commencer votre préparation à l’examen CISA.

1. Etudier religieusement le CISA Review Manual

Manuel de préparation au CISAISACA propose le CISA Review Manual (CRM) qui sert de guide unique et complet pour l’examen. C’est l’ouvrage de référence conçu pour guider les candidats au CISA, Il fournit tous les détails relatifs à l’examen ainsi que la définition des rôles et des responsabilités d’un auditeur des systèmes d’information. Globalement, ce manuel est le meilleur guide d’auto-apprentissage pour les aspirants CISA. Il est recommandé de le lire de façon exhaustive au moins deux fois avant de se présenter à l’examen. A noter toutefois sa taille (plus de 500 pages) et sa présentation pour le moins austère. Si vous êtes un amateur de bandes dessinées, vous vous êtes clairement trompé de rayon! Ce manuel existe dans plusieurs langues dont l’Anglais et le Français.

2. Pratiquer intensivement les question de la base de données de préparation

Pratiquer les questions de révision est absolument obligatoire si vous voulez réussir l’examen. La base de données des questions d’examen proposée par ISACA est une ressource en ligne interactive et complète de 1000 questions pratiques avec les réponses et les explications. L’accès pendant 12 mois à la base de données est disponible au prix de 185 $ (pour les membres) et 225 $ (pour les non-membres). Attention cependant, il n’existe pas de version en Français.

Les futurs candidats peuvent utiliser les questions et les réponses de l’échantillon pour mieux comprendre les concepts et les sujets difficiles afin d’améliorer le niveau de leur préparation. Ces questions et réponses d’examen sont conçus pour offrir une vue d’ensemble de l’examen CISA. La base de données  de questions et réponses est mise à jour en alignement avec l’évolution du monde de l’audit de sécurité.

 3. Pensez comme le ferait un auditeur ou un comptable

La nature même de l’examen exige que vous pensiez comme un auditeur informatique ou même un comptable. Ne réfléchissez pas comme un candidat à un examen. La raison? Parce que l’accent est mis sur les applications du monde réel, vous devez mettre en avant vos aptitudes à prendre les bonnes décisions sur la base de scénarios. Face à des problèmes hypothétiques, vous devez apprendre à gérer, évaluer et prioriser des tâches multiples en vue de créer un bénéfice.

4. Utilisez au mieux les ressources gratuites de l’ISACA

Le site Web de l’ISACA offre une diversité de ressources libres de droit, utiles pour préparer le passage de l’examen. En voici quelques unes avec les liens pour y accéder.

5. Mettez les blogs et articles relatifs au CISA sur votre liste de lectures

Les candidats peuvent également tirer profit d’autres blogs et d’un grand nombre d’articles disponibles en ligne. Ils peuvent aider les candidats à mieux aborder les questions des domaines de connaissances récemment mises à jour. Certains blogs tenus par des contributeurs réguliers constituent également un ensemble de ressources à ne pas négliger. Parmi ceux-ci citons les blogs de l’ISACA et celui de Risk3sixty.

Si vous trouvez un site particulièrement intéressant pour les candidats, vous pouvez le partager en nous adressant un commentaire que nous publierons avec grand plaisir.

6. Une expérience pratique de l’audit est importante

Pour réussir votre certification CISA, une expérience pratique dans le domaine de la Sécurité IT est un plus extrêmement utile. Bien que similaires à des audits financiers ou des actifs, les audits IT ont une portée très différente. Ils traitent principalement des informations. Un candidat au CISA doit avoir une idée précise des processus business. Il doit, de plus, être familier avec la définition du périmètre, la planification de la vérification et les rapports d’audit.

Une simple expérience des processus de Sécurité de l’Information sera une aide importante. Dans la mesure du possible, rapprochez-vous des professionnels de l’audit informatique ou du département sécurité de l’information dans votre organisation actuelle. Profitez-en pour vous familiariser avec les rôles, les responsabilités et les activités quotidiennes concernées par le CISA. N’oubliez pas également de vous informer sur les autres activités en matière de sécurité.

7. Planifiez sérieusement votre préparation

La gestion de votre temps d’apprentissage et une bonne répartition du temps par domaine sont essentielles pour réussir l’examen. Vous êtes un professionnel du domaine? Alors prévoyez de démarrer votre préparation 3 à 5 mois avant l’examen. Prévoyez de consacrer au moins 1 à 2 heures d’étude sur une base régulière (quotidiennement ou 3 fois par semaine).

En outre, nous vous recommandons d’adapter votre préparation en fonction de votre parcours professionnel et de votre niveau d’expérience:

  •  Auditeur IT avec beaucoup d’expérience : 30 à 45 jours de préparation en vous appuyant sur le manuel de préparation au CISA et les questions d’examen avec réponses et explications. Prévoyez de revoir la totalité des domaines.
  • Professionnel de l’audit avec un peu d’expérience : prévoyez au moins 90 jours de préparation en vous appuyant sur le manuel de préparation au CISA et les questions d’examen avec réponses et explications. Mettez l’accent sur les domaines relatifs à la technologie.
  • Candidat sans réelle expérience des domaines couverts par le CISA : prévoyez au minimum 180 jours de préparation en vous appuyant sur l’ensemble des ressources disponibles. Ne négligez aucun des domaines.

Nos formateurs expérimentés sur le CISA vous conseillent de décomposer votre temps de préparation de la façon suivante :

  • 35 à 45% sur le manuel,
  • 15 à 20% sur le coaching,
  • et enfin 35 à 40% sur les examens de simulation et des tests pratiques.

8. Soyez adaptable, gardez l’esprit ouvert

Dans le cadre du CISA, si je devais vous donner un seul conseil, ce serait de désapprendre ce que vous avez appris. C’est presque aussi important que l’apprentissage du contenu même des concepts à retenir pour l’examen. L’industrie informatique est dynamique et en constante évolution. Par conséquent, il en va de même des principes et des techniques d’audit des systèmes d’information.

Lors de la préparation et lors du passage de l’examen, il est vital de garder un esprit ouvert, réceptif aux idées nouvelles et novatrices, et une position neutre sur des développements qui semblent aller à l’encontre de la norme établie. Le manuel CISA est maintenu à jour avec tous ces changements. Par conséquent, l’étude approfondie du manuel constitue une première étape incontournable de votre préparation.

9. Apprenez à gérer votre temps à l’examen

Comme dans le cas des autres examens, la réussite au CISA est également dépendante de la façon et de l’efficacité à gérer votre temps. Un commentaire courant  des candidats ayant échoué à l’examen porte un manque de temps pour terminer l’ensemble des questions. Cela traduit une mauvaise gestion du temps pour répondre à toutes les questions.. En examinant les documents de questions des années précédentes et les examens blancs, vous devez concevoir une stratégie de passage avec des estimations sur la quantité de temps à passer par question et par domaine, de façon à pouvoir répondre à la totalité des questions.

Après tout, ce qu’on attend d’un certifié CISA c’est bien d’être capable de prendre des décisions rapides, pragmatiques et efficaces. La gestion de votre temps à l’examen pour maximiser votre score constitue la première pierre de l’édifice.

CISA - Astuce pro

 10. Participez à des groupes de discussion et des forums

Les candidats peuvent se joindre à des groupes de discussion et des forums pour interagir avec d’autres candidats et certifiés. Il existe plusieurs forums de discussion sur la certification CISA sur le web. Ces plates-formes peuvent vous apporter des connaissances à la fois théoriques et pratiques sur l’audit du SI. Elles contribuent à améliorer la compréhension des concepts et leur application dans le monde réel.

11. Suivez un atelier de préparation à l’examen CISA

Un certain nombre d’organismes de formation accrédités proposent des ateliers de préparation au CISA sous forme de sessions en présentiel ou de cours en ligne. L’inscription et la participation à un cours de formation bien structuré et complet est fortement recommandée. Une session de formation se compose de présentations par des experts et de discussions en classe. L’interaction avec des professionnels de la sécurité expérimentés, venant de diverses parties du monde, constitue un atout exceptionnel pour vous mener à la réussite.

Leader de la formation professionnelle certifiante dans les domaines de la Gouvernance, du Management et de la  Sécurité en Afrique, AB Consulting vous propose des sessions de préparation au CISA en présentiel, alignées avec les exigences de l’examen. Elles sont toujours animées par des professionnels internationalement reconnus. Pour en savoir plus, visitez la page CISA – Atelier de préparation sur le site de AB Consulting.

L’ISACA propose également des cours de révision pour les candidats qui se sont inscrits à l’examen. Si vous trouvez l’apprentissage individuel difficile compte tenu de vos contraintes professionnelles et personnelles, vous pouvez participer à une session de révision proposée par un des chapitres de l’ISACA. Pour plus d’informations, visitez le site web de l’ISACA.

 12. Adaptez votre raisonnement au mode de pensée de l’ISACA

En particulier pour les candidats qui passent l’examen CISA dans une langue autre que leur langue maternelle, certaines questions peuvent être déroutantes. Les QCM à composition non limitée et l’étude de cas présentent généralement des choix subjectifs. Ils font souvent appel à un raisonnement verbal pour en déduire les attentes et arriver aux bonnes réponses. Vous sentez que vos compétences en raisonnement verbal ne sont pas tout à fait à la hauteur? Alors vous gagnerez sans aucun doute à suivre un atelier de préparation à l’examen.

CISA - Astuce Pro

En conclusion

Il s’agit clairement d’un examen difficile. Mais, grâce à une bonne planification, un travail acharné et de bons conseils, la réussite à la première tentative est tout à fait possible. Si vous suivez les conseils présentés dans cet article et concevez un plan de préparation adapté à vos propres besoins spécifiques, l’examen est à votre portée.

Et vous, comment avez-vous préparé votre examen? Avez-vous éprouvé des difficultés? Quels conseils donneriez-vous aux nouveaux candidats? Comment jugez-vous cette certification? Merci de nous donner votre avis en commentaire. Cela aidera sûrement beaucoup de candidats à mieux se préparer.

Vous avez réussi votre CISA? N’hésitez pas à partager la bonne nouvelle sur ce blog. Vous serez peut-être alors sollicité(e) pour partager votre expérience avec les autres candidats…

CISA : le booster de votre carrière

CISA, pourquoi il est si important

A l’heure où CISM et CISSP apparaissent comme les qualifications indispensables pour atteindre un niveau de senior management dans la sécurité de l’information, beaucoup de participants à nos formations nous posent la question: Où CISA se positionne-t-il dans mon plan de carrière? Ou bien: Est-ce que la qualification CISA est uniquement destinée aux auditeurs informatiques?

 CISA en quelques chiffres

Les chiffres parlent d’eux-mêmes et répondent aux interrogations.

Introduite en 1978, la qualification Certified Information Systems Auditor (CISA) est la doyenne des certifications de l’ISACA. Elle est actuellement détenue par plus de 125.000 professionnels de l’informatique dans le monde entier. Elle est mondialement reconnue comme une preuve de compétence et d’expérience en matière d’assurance que les actifs critiques de l’Entreprise sont sécurisés et disponibles.

Les membres du Conseil d’Administration des grandes Entreprises souhaitent s’assurer que leur Organisation est protégée contre les risques de cybercriminalité. En un mot, ils comptent sur leurs Managers qualifiés CISA pour cela. CISA reste, en 2016, l’une des six certifications les mieux rémunérées pour la deuxième année consécutive, selon l’enquête sur les compétences et les salaires IT de Global Knowledge.

Les cinq domaines du CISA

Il ne s’agit pas là d’une qualification de niveau initial telles qu’elles existent dans d’autres domaines tels que ITIL, COBIT, PRINCE2, etc. Les qualifications de niveau initial, généralement appelées Foundation permettent uniquement de valider la connaissance de concepts généraux et d’un vocabulaire. C’est donc uniquement une preuve de connaissance d’une documentation et en aucun cas une preuve de compétence. Par contre, c’est clairement un pré-requis pour avancer dans l’apprentissage, mais en aucun cas un visa pour la mise en oeuvre. Combien de projets ont échoué car confiés à des incompétents pourtant titulaires d’une certification de niveau Foundation… La compétence s’appuie certes sur la connaissance mais aussi et surtout sur l’expérience. C’est d’ailleurs l’un des 7 facilitateurs de COBIT 5 pour une bonne gouvernance et un management performant des Entreprises.

COBIT 5, également publié par l’ISACA, constitue le socle de la certification CISA. Il n’y a donc rien de surprenant à ce que celle-ci soutienne le facilitateur « People, Skills et Competencies » de COBIT. La qualification CISA est attribuée aux candidats ayant réussi un examen écrit rigoureux et faisant, de plus, la preuve d’au moins cinq ans d’expérience pertinente sur les cinq domaines de connaissance suivants:

  1. Le processus d’audit des systèmes d’information
  2. Gouvernance et Gestion des information et des technologies associées
  3. Systèmes d’information – Acquisition, développement et mise en œuvre
  4. Exploitation, maintenance et support des Systèmes d’Information
  5. Protection des actifs informationnels

A qui s’adresse la certification CISA?

L’ISACA met principalement l’accent, dans le cadre du CISA, sur trois rôles particulièrement critiques pour la réussite d’une Entreprise.

Les auditeurs du Système d’Information

CISA vous permet d’être reconnu(e), non seulement au niveau local ou national, mais aussi au niveau international, en tant que professionnel avec les connaissances, les compétences et la crédibilité pour vérifier tous les domaines liés aux systèmes d’information et délivrer des recommandations et des solutions. Le rôle d’auditeur ne se limite pas à la réalisation d’une vérification et à la fourniture des résultats. Une partie, peut-être la plus importante, consiste à donner des recommandations et à faire le suivi de leur mise en oeuvre. C’est là un point souvent incompris.

Les professionnels de Gouvernance du SI

CISA assure les parties prenantes de vos capacités à identifier les problèmes critiques pour l’Entreprise. Il rassure également sur vos compétences à recommander des pratiques personnalisées spécifiques à l’Entreprise pour soutenir et garantir la Gouvernance de l’Information et des technologies associées.

Les professionnels de la Sécurité de l’Information

CISA démontre votre expérience pour aider les entreprises dans un contexte légal et réglementaire complexe et en constante évolution. Il confirme aussi votre parfaite connaissance et votre expertise en matière de normes internationales. Enfin la qualification CISA confirme votre aptitude à réduire la complexité et les délais de gestion des vulnérabilités, à mesurer la sécurité et assurer la conformité. CISA est conçu pour être complémentaire à la qualification ISACA Certified Management Information Security (CISM).

Comment réussir la certification CISA?

La prochaine session d’examen CISA en 2016 se tiendra le 10 décembre 2016. Il ne vous reste que quelques jours pour vous inscrire avant la date limite d’inscription finale fixée au 21 Octobre. Pour vous préparer à l’examen, vous aurez certainement besoin d’acheter et de lire les manuels CISA Review, 26e édition et CISA Review Questions, Manuel des questions et d’explications, 11e édition.

Je vous recommande également, compte tenu de la difficulté de l’examen et du taux d’échec élevé d’envisager d’assister à notre Atelier de Préparation à l’examen CISA. Nous vous proposons deux ateliers, à Abidjan du 7 au 11 Novembre et Paris du 28 Novembre au 2 Décembre. Cet atelier a une durée de cinq jours (un jour par domaine). Il vous préparera efficacement à une meilleure compréhension du vocabulaire, des concepts et surtout à la compréhension des questions d’examen. A noter que les manuels mentionnés ci-dessus sont offerts dans le cadre de notre atelier de préparation à l’examen.

Vous avez des questions? Vous doutez toujours de l’intérêt pour votre cas personnel? N’hésitez pas à nous laisser votre commentaire et nous nous ferons un plaisir de vous répondre.

Nouveau: DevOps débarque en Afrique!

Une évolution nommée DevOps

Apparu depuis quelque temps, un nouveau mouvement professionnel et culturel visant à améliorer le flux entre les développeurs de logiciels et les équipes opérationnelles commence à faire ses preuves. Encore peu répandu sur le continent Africain où, pourtant, de nombreuses organisations réalisent leurs propres développements de logiciel en interne avant de les exploiter, DevOps répond clairement à un besoin croissant d’agilité des organisations dans un contexte de plus en plus mondialisé. Certains en ont peut-être déjà entendu parler sur des blogs ou via des offres d’emploi.

Dans un premier temps, DevOps peut être vu comme un outil d’amélioration des performances opérationnelles fonctionnant de manière intelligente. La stratégie DevOps aura un impact sur l’ensemble des réseaux de distribution. A la clé figurent des avantages non négligeables:

  • réduction du temps de commercialisation,
  • diminution des problèmes liés aux nouvelles publications,
  • réduction des délais de mise à disposition de correctifs
  • et accélération des temps de reprise après sinistre.

L’évolution constante des entreprises vers le numérique pousse désormais les développeurs à revoir sérieusement les modes de création d’applications.

DevOps-Evolution

Il n’est désormais plus tolérable d’attendre 6 mois, voire 1an avant de livrer les services demandés par les entités business. Les systèmes d’information doivent s’aligner sur la sortie des produits et services métiers. Le marketing ne peut plus attendre, surtout que les projets futurs deviennent de plus en plus complexes notamment en matière informatique. Le tout se retrouve dans un contexte économique pesant sur les budgets. Dans le cadre de ce développement, DevOps répond parfaitement à ce défi digital et les entreprises en ont maintenant pris conscience.

Qu’est-ce que DevOps?

DevOps est l’abréviation de « Développement » et « Opérations » dans le domaine informatique. Ce n’est pas un outil, un processus ou une méthodologie. DevOps a débuté comme étant, et continue d’être, une convergence d’idées en vue de combler le fossé qui sépare les équipes de développement et d’exploitation dans les Directions Informatiques. L’idée maitresse est de rationaliser le développement de logiciels et de faciliter leur exploitation et leur maintenance. Le terme DevOps identifie un mouvement déclenché par la frustration des professionnels de l’informatique, vers 2010, résultant des dysfonctionnements et de l’incapacité d’y remédier du fait d’outils et de processus inadaptés. Ces professionnels IT frustrés ont partagé leur vision du fait que le développement de logiciels et les opérations peuvent, et doivent être plus efficaces et moins douloureux.

Aujourd’hui, la définition originale de DevOps comme étant l’intégration du « développement » et des « opérations » est devenue trop limitée et inexacte. DevOps implique plus d’acteurs que les seuls développeurs et les techniciens d’exploitation. Le cycle de développement de logiciel  implique également de nombreux autres rôles qui constituent des contributeurs essentiels. Parmi ceux-ci, citons la gouvernance, l’assurance qualité (QA), les tests, la sécurité et la gestion des versions. DevOps est donc une combinaison de personnes, de culture, de processus, d’outils et de méthodes  réduisant les risques et les coûts, et permettant à la technologie d’évoluer à la vitesse de l’entreprise, et d’améliorer la qualité globale.

Pourquoi une nouvelle approche?

L’approche traditionnelle repose sur un ensemble de facteurs qui la fragilisent et l’alourdissent. DevOps représente une prise de conscience que l’approche traditionnelle n’est plus en mesure de satisfaire le besoin d’agilité nécessaire à l’Entreprise pour rester concurrentielle. Un exemple typique serait le cas du web qui gère des applications dans le Cloud. DevOps est une démarche innovante qui s’apparente à une philosophie destinée à des personnes à la recherche d’efficacité.

Pour la réalisation des grands projets informatiques, différentes équipes aux rôles bien définis sont impliquées. Il s’agit d’une part de l’équipe de développement et d’autre part de celle chargée de l’exploitation. Habituellement, les équipes de développement tentent de répondre à des spécifications fonctionnelles issues du métier ou du client. Elles travaillent généralement dans leur propre environnement, avec leurs outils destinés aux développements. Elles ne se soucient guère de l’impact que peut avoir leur code sur la phase d’exploitation qui exécutera l’application sur un environnement de production. Les équipes chargées de l’exploitation, quant à elles, tentent de répondre à des impératifs de performance ou de stabilité du système. Et c’est pourquoi, elles sont très attentives à minimiser les impacts des modifications afin de préserver ces performances. Hélas, cela risque de générer un goulot d’étranglement pour l’ajout de nouvelles fonctionnalités aux applications.

Quelle que soit l’équipe, il est toujours compliqué d’être au courant de comment une autre équipe gère ses tâches. Cela rend difficile l’optimisation des deux côtés. C’est à ce niveau qu’intervient DevOps dont le rôle est, en quelque sorte, de réaliser l’intégration des différentes équipes pour faciliter la communication et diffuser l’information. Les autres fonctions de DevOps incluent l’amélioration de la coordination durant les phases de livraison et de déploiement afin de limiter les erreurs.

Les résultats sont-ils probants?

Les résultats sont probants et donnent un bon aperçu des avantages de DevOps. Selon un sondage récent 66% des entreprises dans le monde utilisent déjà une stratégie DevOps ou envisagent d’en mettre une en œuvre. Plus de 90% d’entre elles ont observé ou s’attendent à un gain substantiel grâce à leurs initiatives DevOps. Les résultats de DevOps sont réels et quantifiables car cette approche génère des améliorations, augmentations ou réductions, à deux chiffres (de 17 à 23%).

Infographie DevOps

Les résultats concernant la France sont inférieurs aux chiffres résultants du sondage mondial mais sont néanmoins significatifs.

Quels sont les enjeux?

L’arrivé de DevOps met la pression aux développeurs car ils doivent produire davantage dans un temps réduit et réaliser des tests supplémentaires tout en respectant les contraintes budgétaires imposées. Parmi les enjeux majeurs apparaissent la réactivité commerciale et les délais de commercialisation qui bien souvent affectent l’expérience du client. Cela dit, DevOps impose un niveau de collaboration, d’agilité, de visibilité de développement et de rapidité de distribution qui relève le défi des projets à long terme dont la lenteur est à bannir compte-tenu des contraintes du monde de l’entreprise.

La stratégie DevOps est moins adaptée aux mainframes car il est généralement compliqué de faire évoluer des processus traditionnels bien ancrés et de développer la collaboration autour de technologies solidement établies. La majorité des schémas organisationnels sont en réalité inadaptés ou insuffisants pour permettre aux équipes de développement d’atteindre leurs objectifs et le niveau de productivité qu’exige leur entreprise.

DevOps, pour quels bénéfices

Le slogan pré-Devops était « Vite vite on met en production ! ». Mais attention, il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. La production c’est du sérieux ! En effet, les développeurs produisent du code à partir d’un cahier des charges précis. Ils se préoccupent peu des impacts que peut avoir leur code sur la production. De la même façon, les équipes de production sont quant à elles obnubilées par la stabilité de l’infrastructure, garante de la création de valeur pour les métiers. Elles freinent donc les mises en production et blâment le code du développeur si le résultat voulu par l’utilisateur n’est pas satisfaisant. La vision DevOps tente de pallier à ce problème en favorisant une répartition des responsabilités et l’implication de l’ensemble des acteurs de la chaine. Le développeur devient ainsi testeur de son code.

Les intérêts d’adoption d’une démarche Devops sont multiples :

  • Réduire le cycle et le coût de mise en production,
  • Avoir une approche plus fragmentée (petites évolutions),
  • Faire que les mises à jour deviennent transparentes,
  • Mise en commun des responsabilités (tout le monde dans le même bateau!)
  • Une amélioration continue du produit,
  • Répondre plus rapidement aux besoins des clients.

NETFLIX, Amazon, Singapore Power ont été conquis par DevOps

Eh oui, même les plus grands ont adopté Devops ! Des entreprises telles que Netflix ou Amazon ont bâti une bonne partie de leur succès en s’appuyant DevOps.

Cycle de vie DevOpsChez Netflix, par exemple, le déploiement est totalement automatisé, depuis le packaging du nouveau code jusqu’à la mise en production. Cela passe par la mise en oeuvre de l’infrastructure virtuelle et les tests fonctionnels. Une nouvelle version d’application sera promue automatiquement dans une nouvelle infrastructure virtuelle. Elle est mise en service en lui redirigeant un sous-ensemble du trafic utilisateur. Après une phase pilote avec monitoring automatisé, si le comportement s’avère satisfaisant, la totalité du trafic est redirigé. L’ancienne instance de l’application et son infrastructure sont alors automatiquement décommissionées.

Vous souhaitez en savoir plus sur DevOps?

DevOps est désormais accessible en Afrique. Laissez vous tenter par cette révolution. Faites partie des premiers à satisfaire enfin le besoin d’agilité tant attendue par le Business. Grâce à DevOps vos équipes informatiques pourront concevoir et déployer des applications plus rapidement. Elles travailleront de manière efficace et efficiente, s’adapteront facilement au changement, développeront de meilleurs logiciels. Dernier avantage non négligeable, DevOps vous permettra d’optimiser les coûts. Une mise en œuvre parfaite de DevOps est essentielle et nécessite des professionnels expérimentés dans le domaine. C’est pourquoi AB Consulting, seul organisme officiellement accrédité en Afrique, vous aide à comprendre et à mettre en œuvre DevOps dans votre Organisation. Nous vous accompagnons également dans la conduite du changement culturel au sein de vos équipes. Pour plus d’informations sur nos prochaines formations DevOps Foundation, consultez notre site.

N’hésitez pas à nous adresser vos commentaires et vos questions qui seront les bienvenues pour que s’instaure un dialogue fructueux autour de la révolution DevOps.

DSI en 2015 : quel est le bon profil?

Responsable de la stratégie informatique de l’entreprise, le DSI n’a pas seulement besoin de connaissances en informatique. Il doit d’abord être un organisateur, un manager et un leader. Voire un visionnaire. Alors quel profil choisir pour ce rôle : informaticien expérimenté ou pas? Votre DSI est-il la personne qui convient pour ce poste?

réunion DSI

Le challenge de l’Entreprise du 21ème siècle réside dans sa capacité d’innovation face à un marché extrêmement dynamique sur lequel les positions compétitives sont en constante évolution. La mondialisation de l’économie apporte toujours plus de concurrence et toujours plus d’informations à compiler pour être à la hauteur du challenge. Dans un monde où l’information est la clé de la création de valeur, il est clair que la capacité de l’Entreprise à gérer cette information revêt une importance stratégique. Fini le temps où le département informatique ne servait que de support au Business. Aujourd’hui son rôle est plus orienté vers l’innovation et le leadership stratégique. Le rôle du DSI a donc considérablement évolué ces dernières années pour passer de celui d’un super-technicien capable de mettre en place une équipe de « pompiers » en charge de résoudre des incidents et de garantir la disponibilité des service IT aux métiers pour soutenir leur activité opérationnelle génératrice de valeur, vers celui de leader stratégique, capable de travailler avec les métiers sur de nouveaux axes de productivité s’appuyant sur la transformation permanente de l’Entreprise en vue de son adaptation à l’environnement concurrentiel.

Les compétences requises pour un DSI ont bien évidemment évolué dans ce sens. Le DSI du 21ème siècle est donc d’abord un stratège, un manager doté d’un fort leadership et un visionnaire capable d’imaginer avec les métiers de l’Entreprise quels seront ses marchés de demain, afin de permettre à ces derniers d’occuper ces nouveaux marchés avant leurs concurrents. Y a-t-il encore besoin d’être un informaticien pour occuper le poste de DSI? Rien n’est moins sûr.

Une révolution technologique et culturelle est en cours

La mobilité et le Cloud sont en train de remodeler de façon fondamentale l’informatique d’entreprise. Ils ont déjà changé la relation globale entre l’informatique et le reste de l’organisation. Cette nouvelle façon de gérer l’information est devenue à la fois un défi et une immense opportunité pour les DSIs, mais saisir cette opportunité exige un changement de culture, de mentalité et de compétences. Pour réussir, le DSI et le personnel du département informatique doivent travailler main dans la main avec le business dans un vrai partenariat basé sur une relation de confiance.

Age du boulierLes attentes de pouvoir travailler en utilisant les outils les mieux adaptés à leurs besoins, et la capacité de mener en parallèle des tâches personnelles et  des tâches de leur Entreprise au travail, mais aussi à la maison, tout en préservant la confidentialité des renseignements personnels sont devenues la norme pour une majorité d’employés.

Cette nouvelle organisation engendre des risques importants au niveau de la sécurité des informations et de la résilience de l’Entreprise. Il est donc vital que le DSI soit également un véritable gestionnaire des risques d’Entreprise afin d’inclure les aspects liés à la cyber-résilience dans sa stratégie.

Quel est le rôle d’un DSI?

COBIT® 5 décrit le DSI comme étant « le plus haut dirigeant de l’entreprise en charge de l’alignement des stratégies IT et des stratégies d’affaires. Il est également responsable de la planification, des ressources et de la gestion de la livraison des services informatiques ainsi que des solutions pour soutenir les objectifs de l’entreprise ».

En d’autres termes, son rôle, en coopération avec l’ensemble des membres du Comité de Direction, consiste à participer à l’élaboration des stratégies Business et à s’assurer que les stratégies IT sont bien « embarquées » (ou alignées) avec celles de l’Entreprise. La stratégie IT devra ensuite être validée et approuvée par le Comité Stratégique qui répond au Conseil d’Administration.

COBIT® 5 décrit le Comité Stratégique comme « un groupe de hauts dirigeants nommés par le conseil d’administration afin de s’assurer que ce dernier participe aux grands dossiers et décisions liés à l’IT, et qu’il en est tenu informé. Le comité est responsable de gérer les portefeuilles d’investissements en informatique, les services informatiques et les actifs informatiques en veillant à la création de valeur et que le risque soit géré. Le comité est généralement présidé par un membre du Conseil d’Administration et non par le Directeur du Système d’Information« .

Le DSI est chargé d’identifier les domaines potentiels de croissance qui auront un besoin accru du soutien informatique, et de diriger la conception et l’exécution d’une stratégie Informatique qui construit ces fonctions essentielles dans le domaine IT. En d’autres termes, le DSI a donc comme rôle d’élaborer la stratégie IT (« Responsible »), en alignement avec les stratégies Business en vue de satisfaire les objectifs de l’Entreprise qui eux-mêmes se déclinent de la mission qui lui a été assignée par le Conseil d’Administration. Le Comité Stratégique a, pour sa part, la charge de valider l’ensemble des stratégies et de s’assurer de leur alignement.

Une fois les stratégies validées, le DSI répond (est « Accountable ») de la livraison des solutions et des services définis dans la stratégie. Sa première responsabilité sera donc de rédiger et de faire appliquer la Politique Informatique. Pour cela il devra gérer les risques IT dans la limite de l’appétit du risque de l’Entreprise, négocier et implémenter des contrats complexes, notamment en matière de sous-traitance, transmettre la politique en vue de son application à son Senior Management qui la traduira en processus, et s’assurer de la résilience du système informatique, incluant les aspects de sécurité, d’intégrité et de confidentialité, ainsi que de s’assurer de la conformité légale et réglementaire.

Les aptitudes et compétences requises pour un DSI

Pour remplir son rôle, le DSI devra donc faire montre d’aptitudes et de compétences correspondant aux responsabilités qui lui sont assignées.

1. Alignement des stratégies du système d’information et des métiers de l’entreprise

Cela signifie être capable de:

  • Anticiper les besoins de l’entreprise à long terme
  • Améliorer l’efficacité et l’efficience des processus de l’organisation
  • Déterminer le modèle de système d’information et l’architecture d’entreprise alignés avec la politique de l’Organisation et assurer un environnement sécurisé
  • Prendre des décisions stratégiques pour la politique informatique au niveau de l’Entreprise, y compris au niveau des stratégies de sourcing
  • Faire preuve de leadership pour la construction et la mise en œuvre de solutions innovantes sur les long terme

2. Gouvernance du Système d’Information

Cela signifie être capable de:

  • Faire preuve de leadership concernant la stratégie de gouvernance informatique en communiquant, propageant et contrôlant les processus pertinents du département informatique entier
  • Définir, déployer et contrôler la Management des Systèmes d’Information en ligne avec les impératifs Business
  • Prendre en compte tous les paramètres internes et externes tels que la législation et le respect de normes de l’industrie pour optimiser les risques et le déploiement de ressources en vue de générer un bénéfice Business équilibré.

3. Gestion des relations avec les métiers

Cela signifie être capable de:

  • Identifier les relations clés qui devraient être initiées pour comprendre les exigences informatiques du Business
  • Promouvoir la vision et les opportunités que la technologie peut présenter pour l’entreprise, y compris la possibilité de transformation et son impact probable sur le Business
  • Diriger la conception d’une procédure pratique permettant de maintenir des relations positives avec le Business

4. Développement du Business Plan

Cela signifie être capable de:

  • Fournir un leadership stratégique pour le développement de Business Plans pour exploiter au mieux les capacités des technologie de l’information afin de répondre aux besoins des métiers
  • Considérer les modèles possibles et applicables de sourcing
  • Présenter une analyse coûts/bénéfices et des arguments justifiables à l’appui de la stratégie choisie
  • Communiquer et vendre le Business Plan aux parties prenantes de l’Enterprise en tenant compte des intérêts politiques, financiers, et organisationnels.

5. Management des risques métiers liés à l’informatique

Cela signifie être capable de:

  • Diriger la définition d’une politique de gestion des risques en tenant compte de toutes les contraintes possibles, y compris les questions techniques, économiques et politiques
  • Mettre en œuvre la gestion des risques au niveau du Système d’information grâce à l’application des politiques et procédures de gestion des risques
  • Évaluer les risques pour le Business de l’organisation, y compris au niveau d’Internet, du Cloud et des appareils mobiles
  • Documenter les risques potentiels et les plans de réponse.

6. Leadership et travail d’équipe

Cela signifie être capable de:

  • Renforcer l’engagement sur une vision partagée afin de fournir des services client de qualité
  • Encouragez les personnels à prendre des décisions de façon indépendante et à assumer le leadership dans leur domaine d’expertise
  • Vaincre, grâce à sa performance, à la confiance qui lui est faite et au soutien à son leadership
  • Créer un environnement dans lequel les membres de l’équipe sont des moteurs pour améliorer performances et la productivité
  • Veiller à ce que les liens appropriés / partenariats entre les équipes soient maintenues.

7. Gestion Financière

Cela signifie être capable de:

  • Assurer la gestion financière stratégique des finances, le financement du capital / hors trésorerie, l’amortissement des coûts de projet, la gestion d’exercice, la gestion du coût du capital.

Alors avez-vous le bon profil pour être DSI en 2015?

Compétences requises pour un DSILe DSI, par essence, doit absolument être membre du Comité de Direction car c’est à ce niveau que se situent les responsabilités de Gouvernance et de Stratégie. Au niveau du savoir être, il doit être capable de travailler en équipe avec les autres membres du Comité de Direction et savoir se concentrer sur ce qu’il convient de faire (la stratégie et la rédaction de politiques) plutôt que sur comment on va le faire (les processus et les procédures). Le « comment » relève de la responsabilité du Senior Management.

Sur la base des éléments décrits précédemment, il est clair que le DSI de 2015 n’est pas un « informaticien » ayant un profil technique et ayant gravi les échelons pour arriver à ce poste en fin de carrière. Il doit s’agir avant tout d’un stratège, d’un manager complet, d’un organisateur, d’un leader et d’un visionnaire. Ce type de profil ne correspond pas du tout au profil d’un ingénieur informaticien mais plutôt à celui d’une personne issue d’une grande école de management ou de commerce avec une expérience réussie de quelques années à un poste de senior manager ou de membre d’un Comité de Direction.

Quelques formations et certifications viendront idéalement compléter les aptitudes et les compétences du DSI, sur la base des référentiels de bonnes pratiques universellement utilisés dans ce domaine.

Voici quelques unes des formations et certifications typiquement destinées à un profils de DSI :

COBIT® pour le Board et les Exécutifs (1 jour) : les responsabilités de gouvernance et de management du système d’information et comment réaliser l’alignement avec les attentes des actionnaires/propriétaires, les objectifs de l’Entreprise et la Stratégie Informatique.

COBIT® 5 Foundation (3 jours) : les fondamentaux de la gouvernance et du management des systèmes d’informations, incluant comment en implémenter les facilitateurs et évaluer leur aptitude à supporter la mission de l’Entreprise.

RESILIA Foundation (3 jours) : les fondamentaux de la cyber-résilience, incluant la cyber-sécurité, et notamment comment intégrer la cyber-résilience dans la stratégie informatique.

ITIL® Service strategy (3 jours) : formation de niveau « intermediate » du cursus ITIL, la qualification Stratégie de Service (SS) est l’un des cinq modules du cycle de vie des services ITIL et vous fournit les conseils vous permettant de concevoir, développer et mettre en œuvre la stratégie de fournisseur de service en alignement avec la stratégie de l’Entreprise.

AB Consulting, seul Organisme de Formation Accrédité (ATO) par l’ISACA et AXELOS sur la totalité de ces domaines en Afrique, vous propose l’ensemble de ces formations et certifications. Nous pouvons également vous aider au travers de nos services de coaching et d’accompagnement sur ces aspects ainsi que réaliser à votre demande des évaluation d’aptitude de votre système de management ou de votre système de gouvernance.

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De l’importance d’une stratégie informatique

Pour poursuivre sur le sujet de l’importance de la gouvernance du SI dans les grandes entreprises et afin d’encourager son adoption par les petites et moyennes entreprises, je voudrais présenter ici une approche pragmatique d’élaboration d’une stratégie informatique.

Elaboration de la stratégie informatique

Je m’aperçois souvent lorsque je pose, durant mes formations, la question de la définition de ce qu’est une stratégie, que la plupart de mes étudiants ne comprennent pas vraiment de quoi il s’agit.

La Stratégie informatique, de quoi s’agit-il?

Alors, quel est le but d’une stratégie informatique? S’agit-il de partir de l’état actuel de l’informatique et de planifier son évolution future? Ou bien s’agit-il de fournir au business la vision technologique du département informatique dont l’objectif n’est pas uniquement de répondre au besoins exprimés par les métiers? Ou bien encore, s’agit-il d’élaborer conjointement avec les autres entités business de l’Entreprise des solutions qui permettront de satisfaire les besoins exprimés par les parties prenantes au travers du Conseil d’Administration?

C’est un peu tout cela à la fois et ce que nous allons essayer d’expliquer au travers de cet article.

Une stratégie peut généralement couvrir des aspects aussi divers que la complexité de votre infrastructure informatique et les exigences de votre entreprise et devrait permettre d’atteindre entre autres résultats:

  1. Capacité à faire plus… avec moins…
  2. Améliorer la capacité du Business à créer de la valeur pour l’Entreprise en leur permettant de se connecter et d’accéder aux informations de partout et à tout moment
  3. Trouver un juste équilibre entre la prévisibilité et l’innovation du modèle opérationnel
  4. Fournir des données de meilleure qualité pour permettre à l’Enterprise de prendre de meilleures décisions
  5. Externaliser la gestion des systèmes de back-office et réaffecter les ressources sur le support aux besoins clés du Business
  6. Faire du sourcing stratégique tel que migrer vers une solution de cloud hybride, faire appel temporairement à des compétences externes,
  7. Et beaucoup plus encore…

La définition de la stratégie informatique n’est donc pas un exercice solitaire réalisé par le DSI, mais fait partie d’un travail de groupe réalisé par l’ensemble des membres du Comité de Direction qui, sur la base de l’orientation donnée par le Conseil d’Administration vont avoir à proposer à ce dernier un plan permettant de réaliser les objectifs spécifiés par les parties prenantes (actionnaires ou propriétaires, état pour la conformité légale, organisations externes pour les réglementations, etc.). Chaque membre du Comité de Direction (Business Executives, DAF, DRH, Directeur des Opérations, DSI, … etc.) va donc avoir à proposer le plan correspondant à son propre domaine. La stratégie globale de l’Organisation consistera, par conséquent, en une consolidation de l’ensemble des ces plans stratégiques élaborés par chaque entité. Le département informatique aura, bien entendu, son rôle à jouer pour supporter les autres entités dans l’atteinte des objectifs de l’Entreprise. La stratégie de l’Entreprise sera présentée par le CEO (Directeur Général) et approuvée par le Conseil d’Administration. Chaque Exécutif deviendra dès lors responsable de l’atteinte des objectifs de sa propre stratégie et contribuera donc à l’atteinte des objectifs de l’Entreprise.

Qu’implique la définition d’une bonne stratégie?

Strategy IT sur une page
Template fourni par CEB

Un coup d’œil sur les stratégies IT des grandes entreprises vous donnera une idée sur leur contenu et leur forme. La taille moyenne d’un document de stratégie informatique est de l’ordre de 35 pages rédigées dans un langage simple et compréhensible par tous. L’illustration visuelle de la stratégie, généralement présentée dans le résumé, correspond à ce que j’appellerai une feuille de route dont le but est de donner un aperçu des résultats attendus de l’organisation l’informatique sur les prochaines années.

La stratégie informatique est destinée au Conseil d’Administration et au Comité de Direction. Ces deux instances sont composées de personnes ayant une vision business de l’Entreprise et en aucun cas une vison technique. Il est donc indispensable que la présentation de votre stratégie IT soit adaptée à votre auditoire et demeure concise et non technique. N’oubliez pas qu’il s’agit de dire ce qu’on va entreprendre et non comment on va s’y prendre. C’est là que, le plus souvent, les DSI vont échouer car le profil-type d’un DSi doit donc être celui d’un Exécutif Business dont les compétences sont adaptées à cet exercice et en aucun cas celui d’un « informaticien » en fin de carrière le plus souvent. Hélas, en l’absence de stratégie informatique claire, le département informatique ne sera pas en mesure de soutenir les objectifs de l’Entreprise et l’innovation nécessaire pour lui permettre de créer de la valeur pour ses parties-prenantes. L’informatique deviendra donc, de facto, un centre de coûts, dans un contexte économique où on cherche en permanence à éliminer les coûts superflus. Il est donc indispensable que la stratégie informatique soit alignée sur les besoins de l’Entreprise et qu’elle soit entre les mains de personnes possédant les compétences adéquates.

Il est nécessaire pour les petites entreprises d’avoir une stratégie informatique qui peut être résumée sur une simple page.

L’alignement stratégique est clé

Cascade d'objectifs COBIT 5Comme nous l’avons indiqué précédemment,  l’ensemble des stratégies des entités de l’Entreprise doivent être alignées pour créer de la valeur pour ses parties prenantes. Dès que le département informatique a identifié ses besoins urgents et les possibilités d’amélioration de son efficacité et de son efficience, et placé le tout dans un plan stratégique, il doit alors s’assurer que sa stratégie est bien alignée avec la plupart, sinon la totalité, des objectifs business dans le but de satisfaire ensemble la direction fixée par le CA. La cascade d »objectifs, décrite par COBIT 5, permet de réaliser l’alignement et l’outil généralement utilisé par les instances de Gouvernance et de Management pour contrôler les progrès au niveau de l’entreprise sera un tableau de bord équilibré (Balance ScoreCard).

Quelques questions / réponses sur la stratégie IT

  1. Qui est responsable et qui participe à la définition de la stratégie IT?

RACI gestion de la stratégieLà encore, COBIT 5 nous aide, grâce au RACI du processus APO02 : Gestion de la stratégie.

2. Quel est le périmètre d’une stratégie IT? Est-ce pour une Business Unit, un pays ou la totalité de l’organisation à travers le monde?

La meilleure réponse est que cela dépend de chaque Organisation, et est fonction de sa taille et de ses besoins. Ce qui est clair ici c’est que la stratégie de chaque Business Unit doit être alignée avec la stratégie d’entreprise ce qui rendra l’alignement de l’informatique avec chacune d’entre elles plus facile.

3. Comment fixe-t-on la stratégie? A quelle fréquence doit-elle être revue?

Une durée acceptable pour un plan stratégique pourrait aller jusqu’à 3 ou 4 ans compte tenu de l’évolution permanente du business et de la technologie dans le contexte de mondialisation actuel. Ce plan stratégique devrait ensuite être décomposé en plusieurs plans tactiques dont la durée optimale serait de l’ordre de six mois et ne devrait jamais excéder une année. Il faut bien garder en mémoire que plus la durée d’un projet est longue et moins il est susceptible d’être couronné de succès. Par conséquent, il est préférable de décomposer les grands projets en portions digestibles qui peuvent entrer dans vos plans tactiques.

Comment se familiariser avec ces concepts?

Le référentiel COBIT® 5 publié par l’ISACA en 2012 est un modèle très intéressant à adopter pour la Gouvernance et le Management du SI, dans la mesure où il couvre la totalité de l’Entreprise et assure l’alignement de l’IT avec les autres fonctions en partant du besoin des parties prenantes pour réaliser la cascade des objectifs en s’appuyant sur 7 facilitateurs :

COBIT 5 - Les 7 facilitateurs

  1. Principes, politiques et référentiel
  2. Processus
  3. Structures organisationnelles
  4. Culture, éthique et comportement
  5. Les informations
  6. Services, applications et infrastructures
  7. Personnels, compétences et aptitudes

Pour en savoir plus et vous familiariser avec ces concepts, AB Consulting organise régulièrement des sessions sur-mesure, en Français et en Anglais, de sensibilisation destinées au membres des Conseils d’Administration et des Comités de Direction ainsi que des formations certifiantes pour les managers : COBIT® 5 Foundation et COBIT® 5 Implémentation. Nous proposons aussi l’évaluation de l’aptitude de vos processus IT afin de vous assurer de leur alignement avec les politiques et la stratégie d’entreprise, basée sur COBIT® 5.

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