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ITIL : renaissance ou dernier soupir?

ITIL, le référentiel phare en matière de gestion des services informatiques commence à prendre de l’âge. Aucune évolution notable n’a été publiée depuis 2011. Et encore, la version 2011 n’était elle-même qu’une révision cosmétique (en anglais « refresh ») de la version ITIL V3 publiée en 2007. Cela fait donc dix ans que rien de vraiment nouveau n’a été publié. A l’occasion du salon ITSMF Fusion 2017, AXELOS a levé le voile sur l’avenir d’ITIL en 2018.

ITIL: renaissance en 2018?
Crédits: © AXELOS

On peut comprendre qu’une méthodologie n’évolue pas beaucoup. Mais justement le problème d’ITIL c’est qu’il ne s’agit aucunement d’une méthodologie. ITIL est un cadre de bonnes pratiques pour améliorer les services informatiques délivrés aux métiers. Or, durant ces dix dernières années, les Entreprises et leurs métiers ont subi une transformation radicale. Il est donc clair que leurs besoins de services informatiques ont également énormément changé. Les attentes des affaires sont très différentes aujourd’hui de ce qu’elles étaient il y a dix ans. Les risques auxquels tout service TI est exposé ont également évolué. L’environnement technologique a subi un bouleversement encore jamais vu auparavant.

L’annonce faite par AXELOS

Selon AXELOS, propriétaire du référentiel, ITIL® est «l’approche la plus largement utilisée pour la gestion des services informatiques dans le monde». La société indique qu’il existe des millions de praticiens d’ITIL dans le monde. Elle indique également que le référentiel est utilisé par la majorité des grandes organisations pour gérer leurs  opérations informatiques.

Il aurait donc été naturel que l’annonce d’une mise à jour d’ITIL suscite de nombreux commentaires. Cependant, comme vous l’avez sûrement constaté, tant la presse que les réseaux sociaux ne s’y sont guère intéressés.

La raison de ce manque d’intérêt est la raison même pour laquelle AXELOS veut faire cette mise à jour. ITIL a désormais atteint un point de non pertinence dans un monde économique dynamique et agile. L’environnement économique est aujourd’hui très différent de celui dans lequel ITIL a été développé.

De nouveaux modèles d’architecture, de nouvelles approches de management et, plus généralement, la transformation numérique des organisations ont relégué ITIL au stade de relique du passé.

Pourtant, des investissements substantiels ont été réalisés par nombre d’organisations dans le monde. Il s’agit notamment de la certification de leurs collaborateurs. Le grand nombre de fournisseurs de technologie qui ont vu le jour autour de ce framework et le vaste réseau de consultants et de sociétés de formation qui ont bâti leurs offres autour d’ITIL suggèrent que ce référentiel ne disparaîtra pas tranquillement du jour au lendemain.

Mais cette mise à jour annoncée sera-t-elle suffisante pour une renaissance d’ITIL en 2018? Ou marquera-t-elle son dernier soupir?

ITIL est-il en core pertinent dans un monde qui change?

Lors de l’annonce faite à ITSMF Fusion 2017, Margo Leach, Chef de produit chez AXELOS a admis la nécessité de faire évoluer ITIL pour pouvoir s’aligner sur un monde en pleine évolution tout en revendiquant sa pertinence au jour d’aujourd’hui.


« Les principes fondamentaux d’ITIL sont valables et restent essentiels pour permettre aux entreprises de se transformer et d’évoluer », a déclaré M. Leach. « Mais nous devons ajouter un élément supplémentaire au cœur d’TIL: la rapidité de mise sur le marché et l’agilité, c’est-à-dire la capacité d’une entreprise à répondre aux menaces commerciales, aux demandes et aux opportunités du marché. »


AXELOS a également reconnu que d’autres approches, (DevOps, …) traitent déjà de ces problèmes. « Le nouvel ITIL doit inclure des conseils pratiques et explicites sur la façon d’intégrer les principes des nouvelles méthodes de travail contemporaines« , a déclaré Margo Leach.

L’évolution rapide des technologies basées sur le cloud, les nouvelles approches telles que DevOps et l’enracinement des méthodologies agiles ont remis en question bon nombre de méthodes, apparemment rigides et bureaucratiques, souvent associées à ITIL.

En conséquence, et en dépit de leurs investissements importants dans le référentiel sous la forme de formation et d’outils, de nombreuses Organisations mettent maintenant l’accent sur la nécessité d’investissement futur sur de nouveaux cadres plus pertinents.

Alors n’est-il pas trop tard pour un nouvel ITIL?

La mise à jour d’ITIL ne devrait donc pas surprendre. Même si l’éditeur a affirmé il y a plusieurs années qu’il n’y aurait plus d’autres mises à jour. Néanmoins, le manque de pertinence perçu s’est également traduit par la perte de position dominante comme en témoigne l’arrivée d’une approche de gestion de service et d’un programme de certification concurrents, appelé VeriSM.

VeriSM prétend également représenter une approche moderne de «Gestion des services pour l’ère numérique». Le nombre de leaders de l’industrie et d’organisations qui le soutiennent est éloquent. A tout le moins, c’est la reconnaissance évidente par l’industrie que le domaine traditionnel de la gestion des services est en train de perdre son sens original et risque de ne plus être pertinent.

La transformation digitale entraîne un changement d’orientation

Ce que je crains, c’est que la prochaine mise à jour ITIL et la nouvelle approche VeriSM passent à côté de ce qui se passe réellement. A mon sens, la transformation numérique ne concerne pas vraiment la technologie ni son utilisation particulière. Il s’agit de la transformation des modèles d’affaires et d’opérations. Cela se traduit par un transfert fondamental de pouvoir de l’Entreprise vers le Client. En d’autres termes il ne s’agit pas d’une transformation technologique. Il s’agit plutôt d’une transformation de la société.

En tant que tel, le paradigme organisationnel de l’organisation doit passer de l’optimisation et de l’efficacité à l’expérience client et à facilitation pour l’utilisateur tout au long de son parcours. Le problème est que l’accent principal, tant pour ITIL que pour la gestion des services au sein des organisations, est entièrement basé sur l’efficacité et l’optimisation des opérations (informatiques ou autres).

De plus, les adoptions de la gestion des services TI sont largement basées sur des processus linéaires. A l’opposé, le monde libre-service et centré sur le client crée une abondance d’interactions client asynchrones et asymétriques avec l’organisation et la technologie qui doit les supporter.

Le résultat net est un cadre de bonnes pratiques de plus en plus déconnecté des besoins réels des Entreprises qu’il soutient. C’est d’ailleurs aussi le cas pour un secteur industriel tout entier.

Y a-t-il un avenir pour ITIL?

Je rencontre quotidiennement des dirigeants d’entreprises et des DSI. Nous discutons des défis auxquels ils sont confrontés et des stratégies qu’ils utilisent pour y répondre. L’accent est alors systématiquement mis sur l’efficacité et l’optimisation. Ce sont là les facteurs de valeur traditionnels de la gestion des services informatiques (ITSM).

Mais la priorité est aujourd’hui ailleurs. C’est l’agilité, l’adaptabilité et l’amélioration de l’expérience client qui sont la clé des affaires en 2018. L’objectif pour toute Organisation est de créer un avantage compétitif sur le marché. Ce sont là des moteurs qu’AXELOS a correctement identifiés. L’efficacité demeure bien sûr une préoccupation quotidienne. Pour ce faire, les entreprises se tournent de plus en plus vers les services et l’automatisation basés sur le cloud pour optimiser leurs opérations.

ITIL, VeriSM ou tout autre cadre ou approche de gestion de service souhaite reste pertinent? Alors leur objectif doit être la prise en compte des nouvelles priorités des Organisations. Leur axe principal doit donc être de réorienter les organisations vers l’expérience client et de les éloigner des modèles centrés sur les systèmes ou centrés sur le service.

Les praticiens de la gestion des services IT vous diront que cela a toujours été l’objectif principal. Je ne les contredis pas. Mais il est temps de reconnaître que, dans la pratique, ce n’est pas ce qui s’est passé. Si ITIL doit rester pertinent en 2018, cela doit changer radicalement. Il n’y aura d’avenir pour ITIL qu’à cette condition.

Vous avez sûrement un avis. N’hésitez pas à nous laisser votre commentaire…

PRINCE2 2017 : Ce qui change

En Janvier 2017, AXELOS, propriétaire de l’ensemble du portefeuille des meilleures pratiques issues du domaine public Britannique (ITIL, PRINCE2, RESILIA, M_o_R, M_o_V, P3M3, P3O, etc.) annonçait la publication prochaine de PRINCE2 2017. Cette nouvelle version, qui n’en est pas vraiment une, portera le nom de PRINCE2 2017 et non de PRINCE3. Bien sûr, le choix du nom n’est pas anodin. Il veut signifier qu’il s’agit seulement d’une amélioration de la version 2. C’est la première mise à jour publiée depuis 2009. Il s’agit donc d’un évènement important pour les gestionnaires de projets.

PRINCE2 2017 : Ce qui change vraiment

PRINCE2 2017 Ce qui change
Crédits : © Pathdoc

Cette mise à jour n’est pour l’instant disponible qu’en Anglais. AXELOS publiera les versions locales dans 7 des principales langues (dont le Français) courant 2018. L’éditeur attend d’abord d’avoir un retour significatif sur la version Anglaise. La traduction est réalisée avec la participation d’experts du domaine dans les langues concernées. Cela permet une meilleure correspondance linguistique mais aussi une meilleure prise en compte des contextes culturels.

Pourquoi une mise à jour de PRINCE2?

Le succès de PRINCE2 repose sur la pertinence de son contenu. Il s’agit d’une compilation des Meilleures Pratiques en gestion de projet. En fait, la présentation de PRINCE2, sous la forme d’une méthode générique applicable à tout de type de projets est largement responsable de son succès. Grâce à la contribution d’enseignants, de chercheurs, de professionnels et des consultants, la méthode s’est améliorée et enrichie au fil des années. Depuis sa création, il y a 25 ans, plus de 2 millions de personnes ont été certifiées sur PRINCE2. Chaque minute des examens de certifications se déroulent  dans 150 pays à travers le monde. Ce succès renforce la confiance des Organisations sur la valeur ajoutée de PRINCE2.

Le monde des affaires est en évolution permanente et une méthode de gestion de projet éprouvée, telle que PRINCE2, se doit de suivre cette évolution. La mise à jour de PRINCE2 a donc été réalisée sur une base collaborative. Les commentaires d’un grand nombre de praticiens PRINCE2 et de professionnels ont été collectés. Ce sont donc les personnes les mieux placées pour évaluer PRINCE2 dans le monde réel qui ont soumis leurs remarques et leurs attentes. Sur cette base, AXELOS a pu publier une mise à jour de PRINCE2 correspondant aux besoins des Entreprises en 2017.

Les changements importants dans PRINCE2 2017

Manuel PRINCE2 2017La mise à jour de PRINCE2 se traduit par la publication d’une nouvelle édition du manuel PRINCE2, déjà disponible (en Anglais uniquement). Une refonte des examens Foundation et Practitioner a bien sûr été réalisée.  Le matériel de formation est donc nouveau également. PRINCE2 2017 a également conduit à une nouvelle Accréditation des Organismes de Formation. Une ré-accréditation des formateurs sur la base du nouveau contenu s’est aussi avérée nécessaire. Ceci signifie que seuls les Organismes de Formation et les formateurs accrédités sur la version 2017 sont autorisés à délivrer les cours et les examens sur la nouvelle version.

Structure PRINCE2 2017La nouvelle version ne modifie pas les concepts de base de la méthode. La structure globale de PRINCE2 basée sur l’environnement du projet, les 7 principes, les 7 thèmes et les 7 processus reste inchangée. Cependant, l’orientation et les précisions sur ces derniers ont évolué.

Dans les faits, PRINCE2 2017 complète et met davantage l’accent sur les points suivants:

  • adaptation de PRINCE2 aux besoins des organisations et à l’environnement du projet;
  • les principes de base de PRINCE2 sont plus détaillés;
  • une meilleure connexion entre les thèmes et les principes;
  • la réorganisation de la partie relative aux « Thèmes » afin d’insérer des exemples d’adaptation spécifiques;
  • application pratique de la méthode avec de nombreux exemples, conseils et astuces.

Et pour vous, qu’est-ce qui change?

Vous êtes certifié sur la version PRINCE2 2009 en Français

Pour l’instant rien ne change. Les certifications en Français n’évoluent pas dans l’immédiat. Du moins, elles n’évoluent pas tant que le manuel PRINCE2 2017 et les examens ne sont pas traduits. AXELOS annonce que la publication en Français (ainsi que dans six autres langues) devrait intervenir à l’horizon de l’été 2018. Nous vous tiendrons informés de la sortie de la version française de PRINCE2 2017 dès sa disponibilité..

Vous êtes certifié(e) sur la version Anglaise de PRINCE2 2009

Si vous êtes certifié(e) PRINCE2 Foundation sur la version 2009, votre certification reste valide à vie. Rien ne change à ce niveau. La certification PRINCE2 Foundation reste un pré-requis pour passer le Practitioner. Toutefois AXELOS ne pose aucune condition sur la version de votre certificat Foundation. Vous pouvez donc (du moins dans l’immédiat) passer l’examen PRINCE2 2017 Practitioner avec votre certification PRINCE2 2009 Foundation. La langue n’entre pas non plus en ligne de compte.

SI vous êtes certifié(e) PRINCE2 Practitioner sur la version 2009, votre certification reste valide jusqu’à l’expiration de son délai de validé (actuellement de 5 ans). Par conte à l’issue de la période de validité, vous observerez des évolutions substantielles. La certification PRINCE2 2017 Practitioner n’est plus valide que pendant une durée de 3 ans (au lieu de 5 ans précédemment). Vous aurez désormais deux options pour conserver votre certification à l’issue des 3 ans:

  • soit vous repassez et réussissez de nouveau l’examen de certification PRINCE2 2017 Practitioner, (l’examen de re-certification disparaît et c’est un examen complet qui doit être repassé),
  • soit vous adhérez au programme de « membership » d’AXELOS au prix de 50 GBP par an et justifiez chaque année d’au moins 20 CPD. Les CPD correspondent essentiellement à des heures de formation suivies durant l’année et justifiées. Ils vous garantiront un badge digital, lequel sera renouvelé de façon régulière à réception de vos justificatifs de CPD et du paiement de votre cotisation. Cette nouvelle approche tend à transformer PRINCE2 Practitioner en certification professionnelle, à l’image de PMP, ce qui permettra à votre employeur de s’assurer de votre compétence dans le domaine.

En attendant la publication de PRINCE2 2017 en Français, les certifiés francophones se voient encore appliquer les anciennes règles.

Et concernant le contenu des examens?

Les examens PRINCE2 2017 Foundation et PRINCE2 2017 Practitioner ont été largement revus et modifiés.

  • PRINCE2 2017 Foundation
    • L’examen passe de 75 à 60 question et la durée de l’examen reste de 60 minutes.
    • Le taux de bonnes réponses passe de 50% à 55%. Il faut donc désormais 33 bonnes réponses pour réussir l’examen.
    • Le contenu de l’examen a été ré-équilibré entre les 7 thèmes et l’emphase a été mise sur les 7 principes et sur l’adaptation de la méthode.
    • Les questions elles-mêmes changent. avec la suppression des questions sous forme de négations et la diminution des questions basées sur des mots manquants ou sur des listes.
  • PRINCE2 2017 Practitioner
    • Le focus est maintenant mis sur la capacité réelle du candidat à gérer correctement un projet, sur la base d’un scénario.
    • Ainsi, tous les aspects de la méthode son testés, de bout en bout.
    • Les éléments additionnels spécifiques à chaque question ont été largement réduits. Les questions complexes ont été supprimées. Ainsi, les questions basées sur la relation assertion – raison disparaissent.
    • Enfin, le nombre de questions est ramené à 68 (au lieu de 80). La durée reste de 2h30 (dans la langue d’origine du candidat).
    • Le nombre de bonnes réponses pour réussir l’examen est maintenant de 38, soit un peu supérieur à 55%.

Alors ces nouveaux examens? Plus faciles ou plus difficiles?

Ayant fait partie des formateurs accrédités par AXELOS, membres du groupe pilote, j’ai pu personnellement tester ces nouveaux examens et échanger avec mes collègues participant au même groupe. Le verdict est sans appel. Le niveau des examens est beaucoup plus difficile que celui requis pour PRINCE2 2009. Désormais, ce qui est testé n’est plus la capacité à comprendre des questions bizarres. L’objectif est désormais clair. Les examens de certification testent davantage la capacité réelle des candidats à gérer un projet. Voilà qui devrait ravir les entreprises. Elles pourront ainsi avoir une plus grande confiance sur le niveau de compétence de leurs futurs chefs de projet.

Vous souhaitez en savoir plus sur PRINCE2 2017?

Vous avez toujours des questions complémentaires? Quelle certification en gestion de projet serait-il préférable de passer? Devez-vous attendre la sortie de PRINCE2 2017 en Français pour vous certifier? Vous vous demandez s’il faut encore vous former et passer les certifications PRINCE2 2009? N’hésitez pas à nous laisser un commentaire et un de nos experts répondra à vos interrogations. Vous pouvez également lire un de nos précédents articles sur l’utilisation conjointe de PRINCE2 et de PMBOK pour réussir vos projets.

Si vous avez déjà passé la certification PRINCE2 2017, merci de nous donner votre impression sur le contenu et sur les examens.

Enfin, n’hésitez surtout pas à nous donner votre avis sur ces évolutions qui risquent d’avoir un impact important au niveau financier (durée de validité, maintient de la certification avec le badge digital, exigence de CPD annuels, etc.).

Les 6 certifications qui paient en 2017

Vous envisagez de vous lancer dans une carrière dans le domaine des technologies de l’information (TI)? Vous souhaiteriez obtenir une certification dans un domaine que vous maîtrisez déjà? Une multiplicité de solutions s’offre à vous. Alors comment choisir? Sur quels critères? Que vous soyez intéressé par les réseaux, la sécurité ou l’administration des systèmes, vous trouverez sans peine une certification qui est censée vous aider à lancer ou faire progresser votre carrière. Mais toutes ces certifications ont-elles la même valeur? Et même, pour certaines certifications il semble qu’il y ait différents organismes proposant des certifications concurrentes. Sont-elles équivalentes? S’adressent-elles au même public? Sont-elles reconnues de façon similaire par la communauté des Entreprises? Bien évidemment la réponse est négative. Alors, vous devez faire votre choix et ne pas vous tromper.

Les 6 certifications qui paient en 2017
Crédit: © contrastwerkstatt

6 certifications qui paient bien!

Une des motivations souvent évoquées par les personnes qui nous contactent pour suivre une formation et passer une certification consiste à obtenir un meilleur salaire. Quelles sont donc les certifications qui paient le mieux en 2017? Nous allons essayer de vous aiguiller un peu en vous présentant les 6 certifications qui paient le mieux de façon générale. Bien sûr il peut y avoir des différences selon les pays. Il est clair que le salaire proposé pour une fonction correspondant à une même certification ne sera pas le même aux USA, au Canada, en France ou en Côte d’Ivoire. Mais il demeure que le classement reste globalement identique.

Mais soyons honnêtes: vous courrez après les gros salaires? Cet article vous présente les six certifications les mieux payées. Mais il vous indique aussi ce que les employeurs attendent de vous et ce que cela implique. La certification ne suffit pas… C’est un élément qui, conjugué à d’autres vous permettra d’atteindre votre objectif.

Commençons par le bas pour remonter vers la certifications qui, cette année, remporte la palme du meilleur salaire. Nous sommes fiers, chez AB Consulting, de proposer des ateliers de préparation à ces 6 certifications depuis maintenant plusieurs années dans le cadre de nos accréditations internationales.

6. Project Management Professional : PMP

Les professionnels adorent la certification PMP car elle leur donne accès à une grande variété d’Entreprises.  Elle leur permet d’appliquer leurs compétences dans une grande variété de domaines. Beaucoup d’informaticiens la recherchent, même si ce n’est pas une certification liée au domaine informatique. Toutes les Organisations ont des projets à gérer. Mais il est vrai que beaucoup de projets, aujourd’hui, tournent autour de l’informatique. La capacité d’appliquer les principes de gestion de projet (PM) au domaine informatique vous permet de glisser un pied dans la porte de presque n’importe quelle Entreprise. Vous serez alors responsable de veiller à ce que les activités de gestion des services informatiques soient effectuées dans les temps et dans les budgets.

Venons-en à ce qui vous intéresse vraiment: l’argent. Le titulaire du certificat PMP gagne en moyenne 112.153 $ par année, en 2017. Ce n’est pas mal si vous pouvez obtenir ce type de certification. Pour pouvoir passer l’examen de certification, vous devrez  justifier d’au moins un diplôme d’études secondaire, d’un minimum de 7 500 heures d’expérience de gestion ou de direction de projets, et 35 heures de formation au PMP dans un organisme de formation accrédité. Bien sûr, le PMI vérifiera minutieusement chacun des pré-requis avant de vous autoriser à passer votre certification.

5. Certified Information Systems Auditor : CISA

Pour ceux qui veulent démontrer leurs compétences dans les domaines de la sécurité informatique, de l’audit informatique, de la gestion des risques et de la gouvernance, la certification CISA constitue une excellente référence.

L’examen se compose de 200 questions à choix multiples réparties sur 5 domaines. Si vous le réussissez, ce ne sera qu’un premier pas franchi. Vous devrez également prouver au minimum cinq ans d’expérience professionnelle dans les domaines concernés et 20 heures de formation. Ce n’est que lorsque vous aurez accompli cette étape supplémentaire que vous vous verrez attribuer la certification CISA. En aucun cas vous ne pourrez vous prévaloir de la certification avec uniquement la réussite à l’examen. Dès lors que l’ISACA vous aura attribué la certification, vous intègrerez un groupe de professionnels dont le salaire annuel moyen est de l’ordre de 112.931 $.

Pour en savoir plus sur cet examen, vous pouvez consulter notre article CISA: 12 trucs utiles pour l’examen.

4. Certified Information Systems Security Professional : CISSP

Si vous êtes un consultant en sécurité, un manager, un auditeur, un analyste ou un ingénieur système, le CISSP peut être une bonne certification pour vous. C’est l’opportunité de prouver que vous êtes capable de concevoir et d’élaborer et de mettre en oeuvre un protocole de sécurité d’entreprise.

Le test est composé de 250 questions à choix multiples et de mises en concordance. Cette certification vous donne accès à des postes en sécurité de l’information qui paient, en moyenne, 120.933 $ par an.

3. Certified Information Security Manager : CISM

Le CISSP est principalement focalisé sur les aspects techniques. A l’inverse la certification CISM est principalement axée sur le management de la sécurité de l’information. Bien sûr, vous serez toujours impliqué dans la conception et l’ingénierie des protocoles de sécurité, mais vous serez surtout impliqué dans la gestion de la sécurité d’une entreprise. Ce type de position vous donnera accès à des secteurs d’activité en dehors de l’informatique, car vous devrez travailler avec d’autres parties prenantes pour atteindre les objectifs commerciaux globaux de l’entreprise. Il s’agit d’une certification débouchant sur des rôles de senior manager.

Si c’est bien ce qui vous intéresse, vous pourrez alors prétendre à un salaire annuel moyen de l’ordre 121.177 $. Avant de pouvoir récolter les fruits de votre labeur, vous devrez d’abord réussir l’examen, qui comprend 200 questions à choix multiples, et ensuite prouver que vous avez un minimum cinq ans d’expérience pertinente dans les domaines correspondants. Ce n’est seulement après cette dernière étape que l’ISACA vous attribuera la certification CISM.

2. Certified in Risk and Information Systems Control : CRISC

L’examen de certification CRISC porte sur quatre domaines majeurs de la gestion des risques : identification, évaluation, réponse et atténuation, surveillance et suivi des contrôles. Si vous souhaitez travailler dans ce domaine, ou si vous avez une expérience dans le domaine et si vous voulez obtenir une certification recherchée, vous devriez envisager la certification CRISC.

L’examen comprend 150 questions à choix multiples. Si vous réussissez l’examen, devrez ensuite justifier d’un minimum de 3 années d’expérience dans 3 des 4 domaines couverts par le CRISC. L’ISACA confirmera la recevabilité de votre demande et vous attribuera le certificat CRISC. Vous entrerez alors dans une catégorie professionnelle dont la moyenne de salaire annuel est de l’ordre de 121.424 $.

1. Certified in Governance of Enterprise Information and related Technology : CGEIT

La certification la plus lucrative couvre un large éventail de responsabilités, y compris les responsabilités de la gestion du cadre de gouvernance de l’information d’entreprise, de la gestion stratégique de l’informatique et de l’entreprise, de la réalisation des bénéfices, de l’optimisation des risques et de l’optimisation des ressources.

Cette certification s’adresse à des personnes exerçant des responsabilités au sein d’un Conseil d’Administration ou d’un Comité de Direction.

L’examen de certification comprend 150 questions à choix multiples auxquelles il faut répondre en moins de quatre heures. La réussite à l’examen vous permettra de soumettre votre dossier à l’ISACA. Vous devrez alors prouver un minimum de 5 années d’expérience à un niveau de Gouvernance ou de Direction.  Dès lors que votre dossier sera vérifié et validé par l’ISACA vous obtiendrez la certification CGEIT. La moyenne annuelle de rémunération d’un CGEIT est de l’ordre de 131.443 $.

Pour en savoir plus et échanger avec nos experts…

Pour en savoir plus et échanger avec nos experts, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire. Nous vous répondrons alors avec grand plaisir. Et si vous avez réussi au moins l’une de ces certifications, n’hésitez pas à nous laisser votre témoignage…

PRINCE2 – Elaborer le projet

Elaborer un projet PRINCE2

Un projet démarre toujours par une idée qu’il va falloir ensuite concrétiser sous la forme d’un produit. Le processus Elaborer le projet évalue la viabilité et la justification d’un tel projet. Hélas, bien souvent, on a des idées irréalistes ou ne conduisant nulle part. Il est possible aussi que l’idée soit belle mais pas vraiment justifiée vis à vis de la stratégie de l’entreprise. Le premier processus de PRINCE2 va donc devoir s’assurer que les produits préalables à l’initialisation du projet sont bien en place et répondre à la question fondamentale : le projet est-il viable et justifié?

PRINCE2 - Processus Elaborer le Projet

Le projet est-il viable et justifié?

C’est la question à laquelle doit répondre le premier processus de PRINCE2 : Elaborer le projet. L’objectif de ce processus est de s’assurer qu’il existe une justification continue pour l’entreprise, que le périmètre du projet est confirmé et qu’une approche du projet a été approuvée. Il est conçu afin d’assurer les principales parties prenantes de l’Entreprise que le projet est raisonnable et créera bien la valeur attendue conformément à la stratégie de l’Entreprise.

L’élément déclencheur de cette étape est le mandat du projet. Il s’agit d’un document fourni par la direction (d’entreprise / de programme) pour décrire les objectifs et les raison du projet. Il pourra, de plus, fournir une estimation de haut niveau du coût et du temps. Le processus Elaborer le projet est exécuté une seule fois sur chaque projet. Il est focalisé sur l’obtention d’une approbation, obligatoire pour initialiser le projet. Cette autorisation déclenchera l’exécution du processus Diriger le projetqui sera donc le deuxième processus de PRINCE2.

L’objectif du processus Elaborer le projet

Rien ne doit être entrepris avant que les informations nécessaires à la prise de décisions rationnelles n’aient été définies. Il faut aussi avant d’aller plus loin doter les principaux rôles et responsabilités des ressources adéquates. Rien ne peut être démarré non plus sans que les bases nécessaires à une planification détaillée soient disponibles.

L’objectif du processus Elaborer le projet vise à éviter l’initialisation de projets mal conçus et n’approuver que des projets viables. C’est donc un processus « léger » qui effectue seulement les vérifications minimum nécessaires pour déterminer si l’initialisation du projet se justifie.

Le contexte

PRINCE2 utilise le Mandat de Projet pour déclencher le projet. Ce mandat est généré par par l’autorité responsable ayant commandité le projet. Il s’agit généralement de la Direction de l’Entreprise ou de la Direction de Programme. Par Mandat de projet, il faut entendre toutes les informations disponibles et utiles pour déclencher le projet. Il peut s’agir d’une étude de faisabilité ou encore d’une demande proposition client ou fournisseur par exemple. Le Mandat de projet doit établir les termes de référence du projet. Il doit également contenir suffisamment d’informations pour permettre d’identifier le candidat au rôle d’Exécutif du Comité de Pilotage du projet. Il sera ensuite affiné pendant l’exécution du processus Elaborer le projet pour aboutir à l’Exposé de Projet.

Le Comité de Pilotage devra disposer de suffisamment d’informations pour décider si, oui ou non, il peut autoriser l’initialisation du projet. C’est la raison d’être de l’Exposé de projet.

La préparation de l’ébauche du Cas d’affaire et de l’Exposé de projet exigent une interaction et des consultations régulières entre le Chef de Projet, les membres du Comité de pilotage et les autres parties concernées. Plus les exigences seront définies de façon précise et plus on économisera de temps lors de la réalisation du projet. Cela permettra également de réduire les incidences, exceptions et replanifications. Cette phase est donc absolument cruciale pour la réussite du projet.

PRINCE2 - Workshop Elaborer le Projet

Les activités du processus

Les activités du processus Elaborer le projet se répartissent entre la Direction de l’Entreprise, l’Exécutif et le Chef de projet.

Nommer l’Exécutif et le Chef de projet

Pour avancer le projet a besoin d’un décideur disposant le l’autorité appropriée. Pour ce faire, la première activité de projet est la nomination à la fois d’un Exécutif qui sera responsable de la justification continue sur le projet et de représenter les intérêts des partie prenantes de l’entreprise sur le Comité de pilotage du projet, et d’un Chef de projet à qui l’exécutif délèguera la gestion quotidienne du projet.

Recueillir les Retours d’expérience

Il est important de tirer enseignements, en termes de faiblesses et de points forts, d’autres projets menés par le passé. Ces Retours d’expérience peuvent influencer la composition de l’équipe de projet et la préparation de l’ébauche de cas d’affaire. Il sera ensuite nécessaire de tenir un registre des retours d’expérience tout au long du projet, afin de faciliter la réussite du projet et de pouvoir en tirer des leçons pour l’avenir.

Composer et nommer l’équipe de projet

La réussite d’un projet passe par la nomination de personnes compétentes et justifiant de l’autorité, des responsabilités et des connaissances nécessaires pour pouvoir prendre les décisions opportunes. L’équipe de projet doit refléter les intérêts de toutes les parties concernées. Ceci inclut bien évidemment  l’Entreprise, les utilisateurs et les fournisseurs.

Afin d’assurer que chaque rôle de l’équipe de gestion de projet est rempli de manière appropriée et que chacun sait qui est responsable pour chaque rôle, il est important de définir des descriptions de rôles pour l’équipe de gestion de projet .Ceci est principalement de la responsabilité du Chef de projet. Par contre, la nomination des personnes sur chacun des rôles est de la responsabilité de l’Exécutif.

Préparer l’ébauche de Cas d’Affaire

Le Cas d’affaire est un élément crucial du projet vu qu’il détermine sa viabilité. L’exécutif est chargé de la création de l’ébauche du cas d’affaire qui explique pourquoi le projet est nécessaire ou utile. Pour sa création, on s’appuiera sur le mandat du projet et le journal des retours d’expériences. Après avoir développé l’ébauche du cas d’affaire, une Description du Produit du projet est écrite par le Chef de projet. Elle formalise les attentes des utilisateurs sur ce qui doit être livré par le projet. Dès que possible, les critères d’acceptation du projet sont documentés. Il s’agit là des caractéristiques mesurables du produit projet acceptables pour le client.

Définir l’approche du projet et préparer l’Exposé de projet

Il est de la responsabilité du Chef de projet de créer l’approche du projet et l’Exposé de projet, puis de les soumettre au Comité de pilotage en vue de leur approbation. L’approche du projet décrit la manière dont le projet sera abordé. La solution doit-elle être développée en interne ou externalisée? La solution sera-t-elle une modification d’un produit existant? Sera-t-elle développée à partir de zéro? La solution sera-t-elle basée sur un produit du commerce ou conçue sur mesure?

L’Exposé de projet doit contenir des informations détaillés dans le but de prendre connaissance des contraintes et des exigences pertinentes pour le projet, incluant le cas d’affaires (fourni par l’exécutif), la description du Produit du projet (créée par le chef de projet, avec la participation de l’utilisateur principal) et l’approche projet (avec la participation du fournisseur principal).

Planifier la Séquence d’Initialisation

Le processus d’initialisation du projet nécessite du temps et des ressources. Avant que le projet ne puisse être initialisé, le Chef de projet doit donc préparer un plan de la séquence d’Initialisation. Ce plan, accompagné de l’Exposé du Projet et de l’Ebauche de Cas d’Affaire sera soumis au Comité de Pilotage. Celui-ci devra alors l’approuver dans le cadre du processus Diriger le Projet. Ce n’est qu’à partir de ce moment que projet pourra réellement commencer.

Formation accréditée

Vous voulez en savoir plus?

Bien sûr cet article n’a pas vocation à être un cours exhaustif sur le processus Elaborer le Projet. Ce sujet, comme tout le contenu de la méthodologie PRINCE2 sont décrits dans le manuel « Réussir le Management de Projet avec PRINCE2 » (Ed. TSO).

Nous vous invitons également à lire nos articles précédents relatifs aux thèmes Cas d’affaire et Organisation en particulier. Pour mieux comprendre les processus de PRINCE2, vous pouvez également lire sur ce même blog 7 processus pour un projet PRINCE2.

Pour vous familiariser avec PRINCE2, nous vous invitons également à suivre une formation accréditée par AXELOS durant laquelle, sur 5 jours vous apprendrez le contenu de la méthode ainsi que l’utilisation pratique de PRINCE2 au travers d’études de cas. AB Consulting, ATO d’AXELOS, organise régulièrement des sessions de formation PRINCE2 Bootcamp de 5 jours vous permettant d’obtenir les qualifications PRINCE2 Foundation et PRINCE2 Practitioner et de faire reconnaître votre compétence en matière de Gestion de projet.

N’hésitez pas à nous laisser vos commentaires sur cet article et à nous apporter vos témoignages sur votre expérience de PRINCE2. Vous pouvez également interroger nos experts sur toute question pratique d’application de la méthodologie PRINCE2.

ITIL Practitioner, une certification UTILE?

Au moment où la nouvelle certification ITIL Practitioner d’AXELOS arrive sur le marché, nous nous sommes posé la question de son utilité alors que le cursus ITIL est déjà bien fourni et que la grande majorité des informaticiens se contentent de la formation et de la certification ITIL Foundation. Alors était-ce vraiment utile de rajouter encore un niveau supplémentaire?

ITIL Practitioner

ITIL Practitioner, le chaînon manquant

La nouvelle certification introduite sur le marché par AXELOS début février 2016 vient compléter le cursus existant basé sur les niveaux Foundation, Intermediate, Expert et Master qui existent depuis la publication d’ITIL V3 en 2007, en y ajoutant un niveau se situant immédiatement au dessus de la certification ITIL Foundation. En gros ITIL Practitioner c’est en quelque sorte le chaînon manquant dans le parcours de certification d’AXELOS. Nous avons essayé, dans notre précédent article ITIL Foundation, Guide de survie, de clarifier quelque peu le schéma global hérité de celui défini par APMG il y a maintenant bientôt 10 ans. Le diagramme suivant illustre la structure du nouveau parcours de certification:

ITIL Practitioner dans le schema de certification

ITIL Practitioner, c’est quoi?

Il manquait donc, dans ce parcours de certification « historique », un niveau pratique destiné à certifier les aptitudes des praticiens et des consultants dont la tâche quotidienne est de travailler sur des projets d’implémentation ou d’amélioration des bonnes pratiques de gestion des services IT dans les Organisations. C’est bien là l’objectif de cette formation et de la certification ITIL Practitioner. A priori, c’est une excellente nouvelle pour tous les certifiés Foundation qui vont pouvoir maintenant apprendre comment mettre en oeuvre leurs connaissances dans la pratique. La mauvaise nouvelle c’est que le format de la formation préparant à cette qualification tel qu’il est été défini par AXELOS n’est pas vraiment adapté. En effet, cette session est prévue sur une durée de seulement deux jours (examen inclus), ce qui est nettement insuffisant pour couvrir la totalité d’un contenu extrêmement riche et dense. De plus cet examen de certification se déroule à livre ouvert et la formation associée va souvent, en fonction de votre organisme de formation et de la compétence de ses formateurs, se focaliser sur la façon d’utiliser le manuel dans un cas réel plutôt que sur un retour d’expérience sur les problématiques rencontrées par les consultants dans leur expérience concrète de conseil en Entreprise. C’est bien dommage. Bien sûr on m’objectera que les personnes concernées peuvent toujours demander une formation de durée plus longue pour appréhender l’ensemble des pratiques décrites mais, franchement, quelle Entreprise acceptera de financer une session plus longue que les deux jours préconisés par AXELOS?

Le parcours existant de certification était-il suffisant?

Nous avons clairement montré dans notre article sur le parcours « historique » de certification ITIL qu’il manquait de toute évidence un niveau de certification destiné à la fois aux consultants en charge de mener des projets d’implémentation et/ou d’amélioration des bonnes pratiques ITIL ainsi qu’aux personnels internes aux organisations concernés et impliqués dans les projets d’implémentation et/ou d’amélioration. Bien sûr, on m’objectera que c’était normalement la vocation des niveaux dits « Intermediates » et du niveau MALC conduisant à la certification ITIL Expert. Hélas, sur aucun de ces niveaux ne sont abordées les problématiques clés liées spécifiquement à un projet d’implémentation telles que la gestion du changement organisationnel, la facilitation du changement culturel, la communication à mettre en oeuvre pour viser à assurer la réussite d’un tel projet ou encore la conception d’un modèle de métriques et d’indicateurs nécessaires pour s’assurer que les bénéfices attendus en termes de création de valeur pour les parties prenantes de l’organisation sont bien réalisés conformément au cas d’affaire validé en début du projet. Ces aspects ne sont traités nulle part dans le parcours de certification ITIL « historique ». Cela signifie que même un « Expert ITIL » se trouve complètement démuni face à ces problématiques qui constituent cependant le quotidien des consultants et qu’il sera souvent incapable de mener avec succès un projet d’adoption et surtout d’adaptation des pratiques ITIL dans une Entreprise. Trop de lacunes existent!! Cela explique sûrement en partie les raisons de l’échec de tant de projets d’implémentation de bonnes pratiques ou de processus sur la base d’ITIL.

Les apports du cours et de la certification ITIL Practitioner

La publication par TSO de ITIL Practitioner Guidance vient combler quelque peu les lacunes existant dans les 5 publications centrales sur lesquelles sont basée les certifications historiques depuis ITIL Foundation jusqu’à ITIL Expert. Cette nouvelle publication sert de trame à la nouvelle certification ITIL Practitioner à laquelle elle donne son nom. On retrouve donc dans le syllabus de la formation et de la certification ITIL Practitioner les éléments clés de la publication qui est d’ailleurs autorisée pour le passage de l’examen.

Concrètement, elle s’articule autour 3 grands thèmes principaux correspondant aux trois compétences clés indispensables pour réussir un projet d’implémentation ou d’amélioration des pratiques de gestion des services en adaptant les processus ITIL au contexte de l’organisation :

  1. Communication
  2. Gestion des Changements Organisationnels (OCM)
  3. Mesures et métriques

Un consultant, certifié ITIL Expert, qui ne possèderait pas ces trois compétences clés se retrouverait un peu dans la situation du joueur de tennis avec un énorme potentiel qui possède parfaitement le jeu d’échange de fond de court mais qui est incapable de réussir un service ou de monter au filet face à son adversaire. Il ne pourrait que perdre la partie, étant dans l’impossibilité de s’adapter au contexte…

Elle est complétée par les 9 principes qui doivent guider toute initiative d’implémentation ou d’amélioration, hérités d’autres cadres tels que COBIT, DevOps, Agile, Lean etc.

La gestion de changement est un facteur-clé de réussite

Les neuf principes supportant une initiative d’implémentation

L’expérience a montré que la réussite de tout projet d’implémentation basé sur une approche d’amélioration continue résulte systématiquement de neuf principes directeurs suivis par le projet et permettant de délivrer les résultats attendus. Ces neuf principes, repris par de nombreux cadres de bonnes pratiques, s’appliquent bien évidemment aux projets ITSM.

1 – Focalisation sur la valeur

Tout projet d’implémentation ou d’amélioration des services IT doit créer de la valeur pour les parties prenantes de l’Entreprise et, seules ces mêmes parties prenantes sont à même d’évaluer les bénéfices résultant du projet.

2 – Focalisation sur l’expérience utilisateur

Les services et les processus IT doivent toujours être conçus pour satisfaire les besoins des clients et des utilisateurs afin de leur fournir une expérience positive de bout-en-bout.

3 – S’appuyer sur l’existant

Il ne faut jamais repartir de zéro. Un projet ne peut réussir que si l’existant, avec ses forces et ses faiblesses est bien compris pour permettre l’adaptation des bonnes pratiques, génériques par essence, au contexte spécifique de l’Entreprise, en capitalisant sur ses forces existantes.

4 – Utiliser une approche holistique

Aucun composant ou service n’existe en isolation. Les services sont des systèmes complexes qui doivent toujours être envisagés depuis la conception jusqu’à l’exploitation et l’amélioration comme un tout.

5 – Progresser de façon itérative

Il faut résister à la tentation, souvent forte, de vouloir tout faire en même temps. Toujours découper le travail en « tranches » faciles à gérer et délivrant chacune un bénéfice mesurable sur lequel on pourra capitaliser pour conserver l’élan afin d’entamer la tranche suivante. Ce sont les petits cours d’eau qui créent les grands fleuves…

6 – Observer directement

Toujours baser ses décisions sur des informations vraies, pertinentes et incontestables. A chaque fois que c’est possible, toujours remonter à la source de l’activité et observer directement, en personne.

7 – Faire preuve de transparence

Toujours être clair et honnête sur ce qui se passe vraiment et pourquoi, dans le déroulement du projet de telle sorte que les rumeurs et bruits de couloir ne puissent pas miner la confiance des personnes concernées et que la vérité soit toujours clairement établie de telle sorte que chacun puisse toujours s’exprimer sereinement sur des bases claires et incontestables.

8 – Favoriser un approche collaborative

Toujours travailler ensemble de façon créative avec les personnes concernées par le projet dans la direction validée. Le partage des efforts et de l’engagement permettra ensuite de partager les résultats et les bénéfices.

9 – Garder les choses aussi simples que possible

Ne faire que ce qui est indispensable pour atteindre l’objectif fixé et toujours éliminer ce qui ne contribue pas directement à la création du bénéfice attendu et qui constitue, de fait, du gaspillage.

A qui s’adresse la certification ITIL Practitioner?

Cette certification, comme vous l’aurez certainement compris, s’adresse directement aux personnes impliquées dans un projet d’implémentation ou d’amélioration des services et processus IT en Entreprise, mais aussi, et de façon primordiale, aux consultants accompagnant ce type de projets chez leurs clients.

Cette certification se situe, dans le nouveau parcours de certification, au niveau immédiatement au dessus de la certification ITIL Foundation. Pourtant, il apparaît clairement que les professionnels qui en tireront le plus grand profit sont avant tout les certifiés ITIL Expert, car elle leur apportera le côté pratique qui leur manquait jusque là. Très sincèrement, après avoir passé (et réussi) cette certification, et malgré les nombreux projets de ce type que j’ai eu la chance de mener dans des Entreprises de toutes tailles et dans des régions du monde différentes, j’ai trouvé cet examen d’un niveau de difficulté tel que j’imagine que peu de candidats sans expérience et possédant seulement la certification ITIL Foundation seront capables de le réussir, surtout après une formation de deux jours.

Alors, ITIL Practitioner, UTILE ou pas?

Oui, bien sûr, ITIL Practitioner est une certification très utile pour tous les consultants, même s’ils risquent de « tomber de haut » à la lecture de leurs résultats à l’examen. Je la préconiserais plutôt à des consultants expérimentés qui y trouveront des réponses à des challenges qu’ils auront dû gérer de façon empirique dans le cadre de leurs missions. A mon sens, compte tenu du format de la formation qui tient sur deux journées, examen inclus, il est nécessaire que les participants aient déjà consacré un temps important à la lecture et à la compréhension du manuel ITIL Practitioner Guidance (Ed. TSO) qui doit impérativement faire partie du package pédagogique remis par votre organisme de formation accrédité (ATO), au minimum 3 semaines avant la session. La formation elle-même portera alors d’avantage sur les retours d’expériences délivrés par le formateur, sur un échange des bonnes pratiques et une bonne compréhension des compétences à mettre en oeuvre et, bien sûr, sur la préparation à l’examen.

Comment se former et se certifier ITIL Practitioner?

Aujourd’hui quelques ATOs proposent d’ores et déjà cette formation à leur catalogue, dont AB Consulting. Vous pouvez également vous auto-former en vous référant au manuel ITIL Practitioner Guidance (Ed. TSO). La meilleure approche consiste indéniablement à approfondir le manuel dans un premier temps avant de suivre la formation ITIL Practitioner auprès d’un ATO (Accredited Training Organization) d’AXELOS qui saura vous apporter les retours d’expérience indispensables à la réussite de cet examen assez difficile.

Pour en savoir plus

A l’occasion du lancement de la certification ITIL Practitioner, AXELOS organise le 25 Février 2016, une conférence internationale au travers de 6 webinaires gratuits accessibles en ligne, directement depuis votre poste de travail. AB Consulting, partenaire d’AXELOS sur cette initiative, vous invite à découvrir en exclusivité cette nouvelle certification avec la participation de l’équipe qui est à l’origine de cette initiative. Pour vous inscrire, cliquez simplement sur l’image ci-dessous:

ITIL Practitioner - Conférences gratuites

 

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ITIL Foundation – Guide de survie

Au moment où la nouvelle certification ITIL Practitioner d’AXELOS arrive sur le marché, nous nous sommes posé la question de son utilité alors que le cursus ITIL est déjà bien fourni et que la grande majorité des informaticiens se contentent de la formation et de la certification ITIL Foundation. Essayons d’y voir plus clair sur un cursus de certification hérité du passé.

ITIL Foundation - Point de départ des qualifications AXELOS

ITIL Foundation, point de départ de votre parcours

La certification ITIL Foundation est devenue le point d’accès incontournable au monde de la gestion des services IT (ITSM) depuis maintenant une quinzaine d’années. Le cursus de formation, imaginé par APMG en 2007, lors du lancement de la version 3 d’ITIL, n’a guère évolué depuis cette date, soit depuis près de dix ans. Est-il efficace? De mon point vue, le constat en terme d’efficacité est assez mitigé en dépit d’un succès commercial incontestable.

Revenons sur les différents niveaux de certification définis dans ce cursus.

ITIL Foundation – Le point de départ

La formation ITIL Foundation couvre les fondamentaux de la gestion des services IT selon l’ITIL et présente le contenu des 5 publications centrales ITIL (Stratégie des Services, Conception des Services, Transition des Services, Exploitation des Services et Amélioration Continue des Services) soit pas moins de 2000 pages de documentation. Son objectif est clairement défini dans le syllabus officiel comme l’apprentissage du vocabulaire et des concepts de gestion des services IT pour des personnes participant à la fourniture des services informatiques au sein d’une organisation.

Le cours délivré traditionnellement en trois jours (examen de certification inclus!!) est donc extrêmement dense et est fortement axé sur les processus et les fonctions. Cela se traduit généralement par un « bourrage de crâne » des participants qui, souvent, sont des techniciens sans grande culture du service desquels on attend de transformer largement leur vision de la façon dont ils contribuent à la création de valeur de leur Entreprise pour ses parties prenantes. Compte tenu de la densité du contenu à assimiler et du temps forcément limité qui leur est octroyé, il ne leur est clairement pas possible de prendre le recul nécessaire en aussi peu de temps, alors même que la session est sanctionnée par un examen de certification composé de 40 questions multi-choix censées tester leur connaissance et leur compréhension des concepts et du vocabulaire, totalement nouveaux pour eux le plus souvent.

Inutile de dire que lors de leur retour au sein de leur Entreprise, auréolés de leur nouvelle certification et arborant fièrement le pin’s « ITIL Foundation », ils sont totalement incapables de mettre en oeuvre l’ébauche du début du plus simple des concepts qui leur ont été présentés de façon extrêmement succinte durant ces trois jours de formation. Le résultat est souvent catastrophique, allant de l’implémentation de pratiques incomprises, pour de mauvaises raisons, jusqu’à l’impossibilité d’appliquer le moindre début d’amélioration dans la façon de travailler à cause de la résistance au changement des personnels qui ne comprennent pas pourquoi on devrait changer la manière dont on travaille (on a toujours fait comme ça et ça ne marche pas si mal…) et pourquoi ils devraient sortir de leur zone de confort uniquement à cause de pratiques décrites de façon théorique dans des livres dont on n’a même pas daigné faire l’acquisition et dont la plupart de sont pas traduits en Français ou si mal traduits qu’ils en sont incompréhensibles.

Pour remédier à cela, on va faire appel à un consultant qui, lui ,sera un véritable « gourou » des bonnes pratiques comme l’atteste sa certification ITIL Expert et qui sera responsable d’accompagner le changement attendu… Un Expert ITIL, cela devrait pouvoir nous aider à réussir notre projet d’amélioration… Comme son titre l’atteste, c’est un Expert. Ce n’est pas comme un certifié ITIL Foundation…

ITIL Expert? C’est quoi?

Pour répondre de façon pragmatique à cette question, disons qu’un Expert ITIL c’est quelqu’un qui a obtenu au minimum 22 crédits grâce aux certifications ITIL obtenues, se décomposant comme suit :

  • 2 crédits grâce à la certification Foundation (point d’entrée obligatoire),
  • au minimum 15 Crédits grâce aux certifications Intermediates
  • puis, enfin, lorsque le total de 17 crédits minimum est atteint, 5 crédits grâce à la certification MALC (Managing Across Life Cycle).

Le niveau « intermediate » s’adresse aux personnes déjà titulaires de la certification ITIL Foundation (la copie du certificat doit être fournie lors de l’inscription). Il se décompose en deux filières aux objectifs très différents.

ITIL Intermediate Lifecycle Modules

La filière ITIL Intermediate Lifecycle se compose de cinq modules correspondant chacun à l’une des publications principales d’ITIL et se terminant par un examen sous forme de QCM complexe basé sur un scénario.

Chaque module, suivi impérativement au sein d’un organisme de formation accrédité par AXELOS (ATO), prolonge la formation ITIL Foundation par l’étude approfondie des 400 à 500 pages de la publication à laquelle il se rapporte. Ainsi durant 3 jours, les participants vont étudier le détail des préconisations correspondant à une étape du cycle de vie des services. Ces formations s’adressent tout particulièrement à des managers chargés plus spécialement de travailler sur l’organisation de leurs équipes. Elles ne sont pas adaptées aux besoins des techniciens qui doivent répondre à des problématiques opérationnelles quotidiennes. En tout état de cause la réussite des certifications correspondantes ne garantissent en aucun cas la compétence des personnes pour tenir un rôle dans le cadre de l’implémentation d’une initiative d’amélioration. La connaissance acquise restera au final trop théorique pour être mise en pratique.

La réussite des 5 certifications ITIL Intermediate Lifecycle permettra à un candidat d’obtenir 15 crédits au niveau intermediate, soit le minimum requis pour pouvoir suivre la formation et passer la certification MALC.

ITIL Intermediate Capability Modules

La filière ITIL Intermediate Capability se décompose en quatre modules correspondant chacun à un type de compétence opérationnelle en gestion des services. Chaque session doit être suivie dans un organisme de formation accrédité par AXELOS (ATO) et se termine par un examen se présentant sous la forme d’un QCM complexe basé sur un scénario. Les quatre modules de la filière Capability sont :

Chaque module, suivi impérativement auprès d’un organisme de formation accrédité par AXELOS (ATO) approfondit les connaissances acquises dans le cadre de la préparation de la certification ITIL Foundation et se focalise sur la pratique opérationnelle dans chacun des 4 domaines correspondants. Ainsi, par exemple, OSA s’adresse tout particulièrement aux personnes en charge de la gestion des incidents, du service desk et de la gestion des problèmes qui, au gré des études de cas proposées par leur ATO, apprendront les bonnes pratiques « en situation ». Il est clair que chacun de modules s’adresse à des catégories différentes de personnels au sein des équipes IT. Par contre aucun de ces modules ne porte sur l’implémentation de ces bonnes pratiques dans une organisation existante.

La réussite de 4 certifications ITIL Intermediate Capability permettra au candidat d’obtenir 16 crédits au niveau intermediate, soit le minimum requis pour pouvoir suivre la formation MALC et passer la certification.

ITIL MALC – Le passeport vers le certificat ITIL Expert

A lumière de ce que nous avons pu voir, la réussite à toutes les certifications d’une filière ne présente donc pas vraiment de valeur ajoutée immédiate pour les parties prenantes de l’organisation qui emploie la personne concernée. De plus, les filières s’excluant mutuellement, il n’est pas vraiment possible de « mixer » les certifications LifeCycle et Capability. Aussi, on trouvera très peu de membres d’une équipe IT interne à une Entreprise qui se certifieront sur la totalité d’une filière pour pouvoir prétendre ensuite à la certification ITIL Expert. Les candidats qui vont poursuivre le parcours avec le MALC seront le plus souvent des consultants qui espèrent tirer parti, souvent au niveau financier, de leur certification Expert.

Managing Across Lifecycle (MALC) est un module de 5 jours (rapportant 5 crédits) permettant de « relier » les modules du niveau intermediate pour gérer les services IT tout au long de leur cycle de vie. Mais dans la vraie vie, qui a la charge de gérer les services tout au long de leur cycle de vie? Seul le DSI semble concerné… En tout cas, pas un consultant qui va intervenir en Entreprise dans le cadre d’une mission au périmètre limité et sur une durée relativement courte…

Ces certifications, aussi difficiles et prestigieuses soient-elles dans l’esprit des candidats, n’apportent absolument aucune compétence en matière d’implémentation ou d’amélioration des pratiques (bonnes ou moins bonnes) en matière des gestion des services. Elle ne donnent absolument aucune piste sur la façon de mener un programme d’amélioration des services, sur la communication à mettre en oeuvre pour assurer la réussite de ce programme et, encore moins, sur la façon de gérer le changement et d’accompagner la transformation culturelle et organisationnelle.

Alors que penser de notre consultant Expert qui va venir nous accompagner sur notre projet d’implémentation? Sauf s’il a une grande expérience de ce type de projets – qu’il convient de vérifier avant de lui faire appel – et des compétences et aptitudes complémentaires, il ne nous aidera sûrement pas à créer la valeur attendue par le top management de l’Entreprise grâce à l’utilisation efficace et efficiente de ses actifs informatiques.

ITIL Master? Ca sert à quoi?

ITIL Master a pour vocation de certifier votre aptitude à appliquer les principes, les méthodes et les techniques décrites dans la documentation ITIL dans le monde réel. Dans le principe, la certification ITIL Master serait celle qui correspondrait le mieux au besoin d’un consultant. Hélas, elle est tellement difficile à obtenir et son audience est tellement limitée qu’il n’y a guère plus de quelques dizaines de personnes certifiées dans le monde et très sincèrement, elle est totalement méconnue des Entreprises. Pour pouvoir prétendre passer cette certification, vous devez au préalable être certifié ITIL Expert et justifier de plus de 5 ans d’expérience dans la gestion des services IT à un niveau de direction, de management ou dans un poste de haut niveau de management dans le conseil. Alors seulement vous pouvez déposer votre candidature. Le processus de certification dure environ 30 semaines, soit environ 7 mois!! Donc, la réponse brutale à la question « ça sert à quoi? » serait que cette certification, telle qu’elle existe aujourd’hui ne sert à rien d’un point de vue pratique.

La pratique d’ITIL: le chaînon manquant

Il apparaît clairement que ce qui manque dans ce long et pénible parcours de certification, c’est l’aspect pratique lié à la mise en oeuvre de l’amélioration continue des services pour aider l’Entreprise à créer plus de valeur ajoutée pour ses parties prenantes en s’appuyant sur des services informatiques toujours plus efficaces et efficients.

Pour remédier à ce manque, AXELOS vient d’annoncer une nouvelle formation et certification ITIL Practitioner, qui complète la certification ITIL Foundation et que nous présenterons dans la deuxième partie de cette étude au travers d’un prochain post.

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PRINCE2 – La qualité

Si vous voulez que votre projet soit réussi, il doit, entre autre, livrer un produit qui répond aux exigences des consommateurs. Il est important de connaitre les désirs des clients afin de pouvoir livrer le niveau de qualité requis. Le Thème de la Qualité explique l’approche PRINCE2 à la qualité dans un environnement de projet et constitue le troisième des sept thèmes de PRINCE2.

Thème Qualité dans PRINCE2

Finalité de la Qualité

Le thème Qualité a pour objectif de définir et de mettre en oeuvre les moyens utilisés par le projet pour créer et vérifier des produits adaptés aux besoins.

Le thème Qualité définit la démarche PRINCE2 pour s’assurer que les produits du projet :

  • Répondent aux exigences de l’Entreprise
  • Permettent de réaliser ultérieurement les bénéfices attendus.

L’un de principes de PRINCE2 ( voir notre article PRINCE2 en 7 principes) dit « focalisation sur le produit » constitue véritablement le coeur de la démarche qualité de PRINCE2.

La focalisation produit permet une perception commune de ce que le projet doit créer (périmètre du projet) et des critères qui seront utilisés pour évaluer les produits du projet. En l’absence de cette compréhension commune par tous les acteurs du projet, celui-ci serait exposé à des risques importants (tels que des conflits d’acceptation, des corrections, des changements non contrôlés, des utilisateurs insatisfaits) susceptibles d’affaiblir voire d’invalider le Cas d’Affaire.

L’ensemble des coûts et des délais du projet ne peuvent être évalués de façon fiable qu’après avoir défini les critères d’acceptation des produits et les activités de management de la qualité à inclure dans les plans du projet. Il est important de ne pas sous-estimer ces activités car cela entrainerait des retards de livraison, des dépassements de budget ou encore conduirait à la livraison de produits médiocres. Le thème Qualité porte à la fois sur les méthodes et les responsabilités qualité pour la spécification des produits, leur développement et leur approbation aussi bien que pour le management du projet. Ce thème couvre également l’amélioration continue, tout au long du projet, sur base du recueil des retours d’expérience.

Qu’est-ce que la qualité?

La qualité est généralement définie comme l’ensemble des fonctionnalités et des caractéristiques inhérentes ou attribuées à un produit, une personne, un processus ou un service, et d’un système permettant de démontrer que le résultat obtenu correspond aux attentes ou qu’il satisfait aux exigences / aux spécifications convenues.

Finalité de la qualité

Le management de la qualité d’un projet PRINCE2 se définit comme l’ensemble des activités coordonnées permettant de diriger et contrôler une Organisation en matière de qualité. Un système de management de la qualité correspond à l’ensemble de normes, des procédures et des responsabilités de l’Organisation en matière de qualité.

Pour contrôler quoi que ce soit, il faut définir un plan. Ceci s’applique bien entendu également à la qualité. La planification de la qualité consiste à définir les produits attendus du projet avec leurs critères qualité, leurs méthodes de contrôle et les responsabilités qualité des personnes impliquées. Le contrôle  s’effectuera au travers de deux activités : le contrôle qualité et l’assurance qualité.

Le contrôle qualité porte sur les techniques et les activités opérationnelles utilisées par les acteurs du projet pour :

  • satisfaire les exigences en matière de qualité (au travers de tests ou d’inspections)
  • identifier les moyens d’éliminer les causes de mauvaises performances (par exemple via l’amélioration des processus).

L’assurance qualité est réalisée par une équipe indépendante du projet et a pour objet de vérifier que la direction et le management du projet sont adaptés à la nature du projet et que celui-ci respecte les normes et politiques applicables dans l’Entreprise. L’assurance qualité sort du périmètre du projet PRINCE2 car elle est du ressort de la Direction de l’Entreprise ou du programme.

La démarche qualité de PRINCE2

L’approche qualité de PRINCE2 est focalisée sur les produits dès le début du projet, ce qui requiert des activités spécifiques pour :

  • Identifier tous les produits du projet
  • Définir les descriptions de produits avec les critères qualité associés
  • Mettre en place et suivre les méthodes qualité utilisées tout au long du projet.

Les deux premiers points correspondent à la planification de la qualité alors que le dernier est couvert par le contrôle et l’assurance qualité.

Démarche qualité

1. La planification de la qualité

L’objectif de la planification de la qualité est de fournir une base solide pour :

  • Un accord du Comité de Pilotage sur les exigences qualité globales, les produits requis avec leurs critères associés, les moyens d’obtention et d’évaluation de la qualité et le critère d’acceptation selon lequel le projet sera jugé,
  • Communiquer ces accords sans ambiguité pour que l’ensemble des parties prenantes du projet aient la même compréhension de ce que le projet doit réaliser,
  • Contrôler, donc établir un référentiel effectif pour les contrôles qualité du projet ainsi qu’un moyen sûr d’obtenir des produits adaptés au besoin.

2. Le contrôle qualité

Le contrôle se fait en mettant en oeuvre, en surveillant et en enregistrant les méthodes et responsabilités définies dans la Stratégie Qualité et les Descriptions de Produits et donne lieu aux activités suivantes :

  • Appliquer les méthodes qualité
  • Maintenir des enregistrements de qualité et d’approbation
  • Obtenir l’acceptation

Il y a deux types de méthodes qualité :

  • Les méthodes « en cours de processus » : il s’agit des moyens permettant d’intégrer la qualité dans les produits tout au long de leur développement
  • Les méthodes d’évaluation : il s’agit des moyens permettant d’évaluer les produits finis vis-à-vis de leur achèvement et de leur adéquation aux besoins. Il existe essentiellement deux types de méthodes d’évaluation : le test et l’inspection qualité.

La qualité – Qui fait quoi?

Avant de démarrer un projet, il est nécessaire de connaître et de comprendre les différentes responsabilités liées au thème Qualité.

Qualité - Qui fait quoi?

La Direction de l’entreprise ou du programme donne les détails sur le système de management de la qualité en vigueur pour l’Entreprise ou le programme et fournit l’assurance qualité.

L’Exécutif approuve la Description de Produit du projet, la Stratégie Qualité et confirme l’acceptation du produit du projet.

L’Utilisateur Principal fournit les exigences du client et les critères d’acceptation. Il approuve la Description du Produit du Projet ainsi que les descriptions de produits pour les produits utilisateurs clés, il approuve la Stratégie Qualité et finalement est responsable de l’acceptation du Produit du Projet.

Le Fournisseur Principal approuve la Stratégie Qualité, les méthodes, les techniques et les outils adoptés pour le développement et le contrôle du produit. Il est également responsable de fournir les ressources nécessaires et d’Approuver les Descriptions de Produit pour les produits spécialistes clés.

Le Chef de Projet documente les exigences du Client et les critères d’acceptation, prépare la Description de Produit du Projet (avec les utilisateurs), prépare la Stratégie Qualité, prépare et tient à jour les Descriptions de Produit. Il s’assure que les Chefs d’Equipes mettent en oeuvre les mesures de contrôle convenues dans les Descriptions de Produit et les Lots de Travaux.

Le Chef d’équipe développe les produits conformes aux Descriptions de Produit, gère les contrôles pour les produits concernés, prépare les enregistrements qualité et informe le Chef de Projet de l’état des produits.

L’assurance Projet conseille le Chef de projet sur la Stratégie Qualité, assiste de Comité de Pilotage du Projet et le Chef de Projet en passant en revue les Descriptions de Produit et assure les membres du Comité de Pilotage de la bonne mise en oeuvre de la Stratégie Qualité, c’est à dire de la conduite appropriée du management du projet et des procédures qualité.

Le Support Projet assure le support administratif pour les contrôles, tient à jour le registre et les enregistrements qualité et aide les chefs d’équipes pour l’application des processus qualité du projet.

Quelles formations sont susceptibles de vous aider?

Si vous souhaitez utiliser PRINCE2 pour gérer les projets de votre Entreprise, nous vous conseillons de suivre une formation auprès d’un Organisme de Formation Accrédité (ATO) par AXELOS® (vérifiez bien la liste des ATOs dans votre pays sur ce lien) seul habilité à délivrer ces formations et les examens de certification sur PRINCE2.

AB Consulting, ATO et Accredited Partner d’AXELOS® vous propose l’ensemble des formations PRINCE2®, en Français et Anglais, en présentiel dans le cadre de nos sessions inter-entreprises ou en intra au sein même de votre Organisation :

PRINCE2® Foundation (3 jours)

PRINCE2® Practitioner (2 jours)

ainsi que notre formation « Bootcamp » combinant les deux certifications PRINCE2® Foundation et Practitioner sur 5 jours.

Pour tout complément d’information ou pour vous inscrire à notre newsletter, merci de bien vouloir compléter le formulaire de contact :

PRINCE2 – Le cas d’affaire

Un projet débute toujours par une idée susceptible d’offrir une valeur potentielle à l’Organisation concernée. Le thème Cas d’Affaire, premier des sept thèmes de PRINCE2, examine la manière dont l’idée est développée en une proposition d’investissement viable pour l’Organisation ainsi que la façon dont le management de projet ne dévie pas des objectifs fixés et validés tout au long du projet. Le cas d’affaire répond donc à la question : pourquoi réaliser ce projet?

Cas d'Affaire PRINCE2

Finalité du cas d’affaire

Le thème Cas d’Affaire a pour objectif d’établir les mécanismes qui permettront de juger si le projet est (et demeure) souhaitable, viable et réalisable, en vue d’étayer les décisions concernant son investissement (continu)

L’un des principes de PRINCE2 (plus d’informations dans notre article PRINCE2 en 7 principes) veut que la projet démontre une justification continue pour l’Entreprise.

La justification pour l’Entreprise est la raison d’être de tout projet et aucun projet ne peut démarrer sans avoir une justification valide et approuvée. Cette justification doit ensuite être vérifiée tout au long de la vie du projet. Si à un moment, cette justification n’existe plus (le contexte de l’Entreprise a changé, le projet est hors délais ou hors budget, le projet ne crée plus la valeur pour l’Entreprise qui a justifié son lancement, …), alors le projet doit immédiatement être arrêté ou modifié. Dans PRINCE2, la justification pour l’entreprise est documentée dans le cas d’affaire qui décrit les raisons d’être du projet en se basant sur les prévisions de coûts, de risques et sur les bénéfices attendus du projet.

Durant la vie du projet, des changements peuvent s’avérer nécessaires, les risques peuvent évoluer et des risques nouveaux peuvent apparaître. L’analyse de leur impact sur le projet se concentrera alors sur le Cas d’Affaire qui devra donc être révisé en conséquence, puis vérifié et approuvé. Le projet n’est qu’un moyen pour l’Entreprise d’arriver à un objectif. Le projet n’est pas une fin en soi.

Le cas d’affaires est de la responsabilité du Comité de Pilotage. Le ou les utilisateurs principaux ont pour responsabilité de spécifier les bénéfices attendus, avant de les réaliser grâce à l’utilisation des produits du projet. L’Exécutif est responsable de s’assurer que les bénéfices spécifiés par le ou les utilisateurs principaux sont alignés sur les objectifs de l’Entreprise et sont réalisables. il doit en outre vérifier que le projet représente un investissement de valeur.

Le chemin de développement du Cas d’Affaire

Le cas d’affaire, dans PRINCE2, est développé au début du projet et révisé tout au long du projet, généralement par le Chef de Projet, et il est vérifié et approuvé de façon formelle par le Comité de Pilotage.

Cycle de vie du Cas d'Affaire
© AXELOS® – PRINCE2® 2009

Etape 1 – Développer

Le développement du cas d’affaire une responsabilité de l’Exécutif ce qui ne signifie pas pour autant que c’est l’Exécutif qui le rédige lui-même mais qu’il est chargé de s’assurer que le cas d’affaire est rédigé et approuvé. Dans la pratique, la rédaction du cas d’affaire est souvent confiée au Chef de Projet.

Quelle que soit la partie chargé de développer le Cas d’Affaire, il est important de s’assurer qu’elle possède les compétences métier nécessaires et qu’elle comprenne bien, par exemple, la différence entre une prévision de trésorerie, un compte de résultat et un bilan.

L’ébauche de cas d’cffaire est dérivée du mandat de projet et développée avant le projet, au cours du processus Elaborer le Projet en vue d’obtenir l’autorisation du Comité de Pilotage (processus Diriger le Projet) pour initialiser le projet.

Le cas d’affaire détaillé est dérivé de l’ébauche de cas d’affaire, du Plan du Projet et du Registre des Risques et est rédigé de façon itérative pendant la phase d’initialisation dans le cadre du processus Iinitialiser le Projet.

Etape 2 – Vérifier et maintenir le cas d’affaire

Le cas d’affaire sera à la base de nombreuses prises de décisions et doit donc être revu dans le cadre de toute évaluation d’impact effectuée par le chef de projet en cas d’incidences ou de risques. Il doit aussi être revu a la fin de chaque séquence de management et durant la dernière séquence permettant d’évaluer les performances et les résultats.

Etape 3 – Confirmer les bénéfices

Cela consiste à examiner si les bénéfices attendus ont été atteints. Pour cela, un plan de revue des bénéfices est nécessaire pour définir le périmètre, le calendrier et de la nature des bénéfices attendus. Il est à noter que le plan de revue des bénéfices est créé par le chef de projet et c’est à l’exécutif de s’assurer que les revues des bénéfices sont planifiées et exécutées. Le Plan de revue des bénéfices est actualisé à la fin de chaque séquence , en fonction des bénéfices réels atteints. Un plan révisé doit alors être créé pour les revus restantes, que celles-ci s’inscrivent ou non dans le cycle de vie du projet. La confirmation des bénéfices intervient le plus souvent après la fin du projet.

Contenu du Cas d’Affaire

Le cas d’affaire doit décrire les raisons du projet en se basant sur les prévisions de coût, les risques et les bénéfices attendus.

Contenu du Cas d'Affaire

Le cas d’affaire contient généralement les éléments suivants:

Sommaire

Raison : Le cas d’affaire doit spécifier les raisons justifiant la réalisation du projet.

Option pour l’entreprise : Pour chaque investissement, l’entreprise a le choix entre trois options qui sont « Ne rien faire » « Faire le minimum » ou « Faire quelque chose ». L’option « Ne rien faire » constitue toujours l’option de départ et elle doit permettre de quantifier les options « Faire le minimum » et « Faire quelque chose ». La différence entre ces options correspond au bénéfice procuré par l’investissement projet.

Bénéfices : Le cas d’affaire doit dégager tous les bénéfices potentiels dû aux résultats du projet. Les bénéfices peuvent être d’ordre financier ou non.

Contre bénéfices : Ils sont considérés comme un résultat négatif du projet par une ou plusieurs parties prenantes. Lors de chaque activité des conte-bénéfices sont donc à prévoir.

Période d’exécution : La direction de l’entreprise doit connaitre certaines informations concernant la période d’exécution notamment la période de base de l’analyse des couts et bénéfice, la date de début, la date de fin etc.

Coûts : Le cas d’affaire doit regrouper les couts dérivés du Plan de projet et doivent aussi comprendre les détails des couts des opérations courantes.

Evaluation de l’investissement : Grâce aux informations figurant dans le cas d’affaire, il est possible et indispensable de comparer les coûts de développement des produits du projet, des opérations courantes et de maintenance ) la valeur des bénéfices sur une durée donnée. C’est ce qu’on appelle l’évaluation de l’investissement. Cette évaluation peut porter sur une période de plusieurs années ou encore sur la durée de vie des produits ou bien encore reposer sur des règles de comptabilité définissant la manière dont l’investissement doit être évalué.

Risques principaux : Toute initiative s’accompagne de risques. Avant de pouvoir juger de la justification pour l’entreprise, le Comité de Pilotage du Projet doit non seulement comprendre les bénéfices et les coûts du projet, mais aussi l’ensemble des risques susceptibles d’impacter ces bénéfices et ces coûts, à la fois à baisse et à la hausse. Le cas d’affaire doit donc contenir une liste des risques principaux identifiés ainsi qu’une évaluation de leur impact sur les objectifs de l’entreprise et les bénéfices attendus.

La Cas d’affaire – Qui fait quoi?

Avant de démarrer Il est important de savoir quels rôles sont nécessaires pour votre projet et qui sera responsable de quelle tache dans le projet (voir l’article intitulé PRINCE2 – L’organisation du projet).

Cas d'affaire - Qui fait quoi?

Les rôles suivants interviennent dans le développement et le suivi du cas d’affaire :

La Direction de l’entreprise ou du programme fournit le mandat de projet, détermine les normes de développement du cas d’affaire et est responsable du plan de revue des Bénéfices.

L’Exécutif est responsable pendant toute la durée du projet du cas d’affaire et supervise son développement afin qu’il réponde aux objectif de l’entreprise. Il est chargé de mettre en place un plan de revue des bénéfices à moins d’une décision contraire de la Direction de l’Entreprise qui s’en occupera.

L’Utilisateur Principal : spécifie les bénéfices attendus sur la base desquels le cas d’affaire sera accepté. Il doit s’assurer que les produits délivrés par le projet se traduiront par les résultats escomptés.

Le Fournisseur Principal : est chargé de confirmer que les produits requis pourront être livrés en respectant les couts prévus et sont viables.

Le Chef de Projet : prépare le cas d’affaire pour le compte de l’exécutif

L’Assurance Projet : contribue au développement du cas d’affaire. Elle contrôle et assure le suivi du cas d’affaire par rapport aux évènements externes et à la progression du projet.

Le Support Projet : doit informer le chef de projet de tout changement proposé aux produits et qui est susceptible d’affecter le cas d’affaire.

Y a-t-il des formations sur ce sujet?

Si vous souhaitez utiliser PRINCE2 pour gérer les projets de votre Organisation, nous vous invitons à suivre une formations auprès d’un Organisme de Formation Accrédité (ATO) par AXELOS® (vérifiez bien la liste des ATOs dans votre pays sur ce lien) seul habilité à délivrer ces formations et les examens de certification sur PRINCE2.

AB Consulting, ATO et Accredited Partner d’AXELOS® vous propose l’ensemble des formations PRINCE2® :

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ainsi que notre formation « Boot Camp » combinant les deux certifications PRINCE2® Foundation et Practitioner sur 5 jours.

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RESILIA, objectif cyber-résilience

RESILIA, le cadre de référence de cyber-résilience, publié récemment par AXELOS, fait une entrée remarquée dans le paysage des référentiels de bonnes pratiques au moment-même où se déroule le mois de la cyber-sécurité, auquel AB Consulting s’associe au travers de la publication d’articles et de sa participation à une série d’évènements destinés à sensibiliser les Entreprises sur les risques en matière de cyber-sécurité.

RESILIA - cyber-resilience

Quel est le problème?

Le problème avec la sécurité informatique, c’est que, traditionnellement, elle est largement axée sur la technologie, se préoccupant surtout de contrôles et de mécanismes en en oubliant souvent la raison : il s’agit de protéger les actifs de l’organisation. Cela résulte le plus souvent en des mesures de protection totalement inadaptées : soit on sauvegarde tous les actifs et cela conduira à un coût disproportionné, ou, à l’inverse on met en place une protection insuffisante pour préserver des actifs précieux dont on ne réalise la valeur qu’une fois qu’un incident de sécurité est survenu.

Le résultat de cet état de fait, c’est qu’on blâmera des départements qui, à leur niveau, faisaient de leur mieux pour fournir une solution qui se révèle inadéquate pour un problème qui se situe à l’échelle de l’organisation, et pas seulement à celle du département..

Un changement de paradigme s’est produit il y a quelques années avec l’émergence de la «sécurité de l’information», induisant un changement de culture au travers de la focalisation sur ce qui devait  être protégé au détriment de qui devait s’en charger, s’appuyant sur l’introduction du concept que la sécurité est une responsabilité collective et pas seulement celle du domaine informatique.

Les métiers de l’Entreprise ont finalement compris qu’ils avaient un rôle crucial à jouer dans la catégorisation des actifs en fonction de la valeur qu’ils représentent pour l’Organisation, c’est à dire de l’impact qu’aurait la perte de ces actifs sur l’Entreprise, et pas seulement le prix des actifs tangibles. A titre d’exemple, un ordinateur portable perdu pourrait coûter  1000 € au titre de son remplacement, mais entraîner la perte d’une opportunité d’affaire faisant perdre 10.000 € à l’entreprise. Si l’ordinateur portable a été volé et que des données confidentielles qu’il contenait ont été divulguées, alors, à ces montants peuvent s’ajouter des amendes pouvant atteindre 100 000 € par exemple. Et n’oublions pas que cette fuite d’information pourrait menacer l’avenir de l’entreprise à cause de la perte de réputation et d’image de la marque qui en résulteraient ainsi que de la réduction de la confiance de la clientèle … A partir de là on entre très rapidement dans une spirale infernale qui conduit beaucoup d’Entreprises ayant subi une cyber-attaque à une disparition pure et simple dans les deux années suivantes….

RESILIA, de quoi s’agit-il?

Logo RESILIAIl est clair que la prévention ne suffit pas. La loi de décroissance des rendements montre qu’à partir d’un certain point,  un excès de prévention devient totalement inefficace en termes de coûts. Malheureusement, de nombreuses organisations trop immatures ont fixé ce seuil à un niveau incroyablement bas. C’est là que  RESILIA  intervient en proposant des bonnes pratiques nous aidant à planifier et à résister aux effets indésirables d’un incident de sécurité.

Alors, comment ça marche?

Ces effets peuvent-ils être contenus? La réponse est positive. La sécurité de l’information n’est pas un but en soit.  C’est un parcours balisé suivant un processus simple:

  1. Identifier les principaux actifs. Classez-les selon leur valeur pour l’organisation, pas seulement leur valeur valeur monétaire. Il faut comprendre l’impact pour l’Entreprise s’ils sont perdus ou volés. La perte de données est un problème et le vol de données a un coût très élevé: nous ne parlons pas seulement d’amendes infligées par les organismes de réglementation, mais aussi et surtout de la réputation de la marque et de l’hémorragie de clients qui va résulter de la perte de confiance induite.
  2. Déterminer l’appétit du risque de l’organisation. Quelles sont les menaces qui pèsent sur ces actifs? Où sont leurs vulnérabilités? Certains risques sont totalement inévitables, ou ont un coût disproportionné de réduction qui peut être difficilement acceptable. Alors, un plan de réponse devrait être disponible au cas où le risque se transformer se concrétise. Il est toujours plus sûr d’avoir un plan en espérant ne jamais avoir à l’utiliser que de ne pas en avoir du tout.
  3. Communiquer la stratégie: planifier et annoncer. Qui sont vos partenaires? Quels seront leurs responsabilités? Comprennent-ils les conséquences de responsabilités non assumées? Y at-il des conditions préalables – comme une formation complémentaire ou des mesures législatives qui nécessitent d’être satisfaites?
  4. Exécuter le plan: impliquer les personnes et les processus, et pas seulement la technologie. Intégrez les changements au niveau culturel en faisant de la sécurité un élément naturel opérations quotidiennes – les gens ont besoin de se sentir sécurisés de façon habituelle grâce à la sensibilisation sur les avantages et des ramifications plutôt que de de ressentir qu’il ne s’agit que d’un exercice qui se traduira par une case supplémentaire à cocher.
  5. Examen et vérification: appliquer la gouvernance à tous les niveaux, effectuer des audits réguliers pour évaluer les niveaux de maturité et examiner les opportunités d’amélioration, mesurer et présenter des rapports qui serviront de preuve de la conformité et identifier les failles. Vous pouvez également simplement laisser aux hackers le soin de trouver les failles par eux-mêmes d’abord !…

Mais tout cela ne va pas sans difficulté. La Sécurité exige un engagement fort au niveau du Conseil d’Administration, des efforts soutenus et des investissements importants pour être couronnée de succès: ce sont les personnes responsables de l’approbation des contre-mesures défensives qui ont le plus à perdre si les mesures ne sont pas prises – celles qui verront le plus rouge visages quand vous expliquerez pourquoi on n’a pas fait plus tôt ce qu’il fallait. Donc, c’est là que se situe votre retour sur investissement: si vous voulez avoir une idée de votre budget, pensez à combien il en coûtera à votre organisation si vous ne faites pas ce qu’il faut et que vous devez supporter des conséquences telles que des pénalités par exemple..

Si la sécurité n’est pas pour vous, alors peut-être qu’elle est pour vos concurrents.

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PRINCE2 – L’organisation du projet

La réussite d’un projet repose tout d’abord sur son organisation. En effet, ces sont les personnes qui vont diriger, manager et réaliser le projet et chacun doit bien comprendre son rôle et ses responsabilités. En particulier,  les chefs de projet doivent bien comprendre cette organisation pour être à même de communiquer, négocier et traiter de façon efficace avec toutes les personnes impliquées dans un projet. PRINCE2® offre une approche structurée et directe de l’organisation que nous allons décrire dans ce premier article d’une série de sept consacrés aux thèmes de PRINCE2®.

Organisation projet

S’appuyant sur le principe de management par exception qui préserve l’utilisation efficace du temps de la direction, la structure de conduite de projet comprend quatre niveaux. Trois représentent le management de projet et le quatrième est au-delà du projet. Le thème Organisation permet de s’assurer qu’il y a bien une structure clairement définie pour les rôles et les responsabilités des personnes travaillant sur un projet.

Les parties prenantes d’un projet

Le thème Organisation implique également un engagement avec les personnes ou organisations ayant un intérêt dans le projet qu’on appellera les parties prenantes. Il existe trois catégories de parties prenantes représentant les trois grands pôles d’intérêt d’un projet il s’agit de : l’entreprise, les fournisseurs et les utilisateurs.

Chaque projet doit être un élément de la réalisation d’une stratégie de l’Entreprise, qui doit donc être représentée dans le cadre de PRINCE2 par l’Exécutif de l’entreprise, généralement un des membres du Comité de Direction, qui sera responsable de la justification et de la viabilité du projet.

Les produits qui résulteront du projet sont utilisés pour créer des résultats spécifiques, lesquels, à leur tour produiront des bénéfices. Dans un projet PRINCE2, le rôle responsable, au sein des des parties prenantes, de l’utilisation, l’exploitation et le support des produits est appelé Utilisateur Principal.

Les parties prenantes au-delà de l’équipe de projet peuvent avoir un impact significatif sur la manière dont votre projet est exécuté, et il est donc primordial pour le gestionnaire de projet de maintenir une compréhension de qui sont les acteurs du projet et comment mettre en place une stratégie d’engagement des parties prenantes appropriée au type d’engagement nécessaire au niveau du projet. PRINCE2 ne fournit pas de directives spécifiques pour une procédure spécifique de mobilisation des intervenants.

Alors, l’organisation, comment ça marche?

Les quatre niveaux d'organisation PRINCE2
© AXELOS® –  PRINCE2 2009

Fréquemment, le niveau de management requis pour prendre les décisions et est trop occupé pour s’impliquer au quotidien dans un projet, ce qui est pourtant une nécessité. Pour ce faire, PRINCE2 distingue la direction des trois niveaux de management et s’appuie sur le principe de management par exception.

Nous allons maintenant passer en revue chacun des ces quatre niveaux et essayer de définir quels rôles et responsabilités vont être impliqués.

La Direction de l’Entreprise ou de Programme

La Direction de l’entreprise ou de programme se situe en dehors de l’équipe de projet et est responsable de commanditer le projet. Cela consiste notamment à identifier qui sera l’Exécutif du projet et représentera la Direction de l’Entreprise au Comité de Pilotage ainsi qu’à déterminer les tolérances au niveau du projet qui seront données au Comité de Pilotage et que ce dernier devra respecter.

Direction du projet – Le Comité de Pilotage

Comité de pilotage

Le Comité de Pilotage du projet est redevable (Accountable) de la direction et du management global du projet dans les limites établies par la Direction de l’Entreprise ou de Programme. Ceci implique donc que le Comité de Pilotage est redevable de la réussite du projet.

Dans le cadre de son rôle de Direction du Projet, le Comité de Pilotage aura les responsabilités suivantes :

  • Approbation de toutes les ressources et des plans majeurs
  • Autorisation de toute déviation qui tendrait à dépasser les tolérances de séquence
  • Approbation de l’achèvement de chaque séquence et autorisation de démarrer la séquence suivante
  • Communication avec les autres parties prenantes.

Un bon Comité de Pilotage doit faire preuve des qualités suivantes :

  • Autorité
  • Crédibilité
  • Capacité à Déléguer
  • Disponibilité

Les membres du Comité de Pilotage occupent très souvent des postes de direction et sont donc très occupés par leurs activités habituelles. Afin d’alléger au maximum les temps qu’ils devront consacrer au Projet, qui s’ajoute à leurs fonctions habituelles, le concept de management par exception permettra au Chef de Projet de les tenir informés de la progression du projet en leur demandant seulement de prendre des décisions à des points clés du projet.

Le Comité de Pilotage doit regrouper des représentants des trois principaux pôles d’intérêt du projet.

L’Exécutif

Bien que le Comité de Pilotage soit responsable du projet, c’est l’Exécutif, avec le soutien de l’Utilisateur Principal et du Fournisseur Principal, qui est ultimement redevable de la réussite du projet et qui prendra les décisions clé. Le Comité de Pilotage n’est pas une démocratie fondée sur le suffrage universel !

Le rôle de l’exécutif est de veiller à ce que le projet reste focalisé sur l’atteinte de ses objectifs et délivre les résultats ou produits nécessaires pour réaliser les bénéfices attendus. L’exécutif doit s’assurer que le projet est un investissement créant de la valeur, est également chargé de veiller sur l’optimisation des ressources du projet et reste responsable du cas d’affaire durant tout le projet.

L’Exécutif est nommé par la Direction de l’Entreprise ou de Programme pendant la phase de pré-projet dans le cadre du processus Elaborer le projet. Ce rôle doit être attribué à une personne unique afin de respecter le caractère exclusif de redevabilité pour le projet. L’Exécutif est responsable de la composition et de la nomination du reste de l’équipe projet et en particulier des autres membres du Comité de Pilotage.

L’Utilisateur Principal

Le ou les Utilisateurs Principaux sont responsables de la spécification des produits conformément aux besoins de ceux qui les utiliseront ainsi que d’assurer la communication entre les utilisateurs et l’équipe projet en veillant à ce que la solution satisfasse leur besoin tout en respectant les contraintes du Cas d’Affaire en termes de qualité, de fonctionnalités et de facilité d’usage. Ils spécifient les bénéfices et doivent rendre compte à la Direction de l’Entreprise ou de Programme en démontrant que les bénéfices attendus, et qui ont formé la base sur laquelle le projet a été approuvé, sont effectivement réalisés.

Ce rôle peut être partagé entre plusieurs personnes afin de couvrir les intérêts de tous les utilisateurs (incluant les opérations et la maintenance) mais il convient, par souci d’efficacité, de limiter le nombre personnes impliquées.

Le Fournisseur Principal

Il est essentiel que les personnes qui conçoivent, construisent et livrent les produits demandés par l’utilisateur soient également être représentées au Comité de Pilotage du projet. Le rôle du ou des Fournisseurs Principaux consiste donc à les représenter. Il est de la responsabilité du fournisseur principal d’assurer que les produits sont livrés en conformité avec les spécifications de l’utilisateur, et de mettre à disposition les ressources fournisseurs nécessaires pour le projet. D’un autre coté il est chargé de valider que les propositions faites pour les produits sont faisables et réalistes.

Ce rôle peut être partagé entre plusieurs personnes afin de couvrir les intérêts de tous les fournisseurs (incluant la maintenance et le support technique après la livraison des produits) mais il convient, par souci d’efficacité, de limiter le nombre personnes impliquées.

Management du Projet

management_projets

Le Chef de Projet

Le  Chef de Projet est responsable du management du projet au quotidien. Il est responsable du travail de tous les processus PRINCE2, à l’exception du processus Diriger le Projet et de la nomination de l’Exécutif et du Chef de Projet pendant la phase de pré-porojet dans le cadre du processus Elaborer le Projet.

Le chef de projet fait généralement partie de l’organisation du client, mais dans certains projets, il peut aussi venir du fournisseur. Ses responsabilités spécifiques consistent notamment à assurer que tous les produits requis par l’utilisateur sont fabriqués selon le niveau de qualité spécifié, tout en respectant le budget des coûts et le temps requis et à tenir le Comité de Pilotage informé de la progression de la séquence en cours de réalisation. Cela implique l’attribution des tâches à des personnes qui ont les capacités requises pour concevoir et créer les produits du projet. La stratégie de gestion de la communication est généralement établie par le chef de projet, ce qui facilite la communication avec les parties prenantes, en définissant le calendrier et les méthodes de la communication au sein et à l’extérieur du projet.

Rôle du chef de ProjetLe rôle de chef de projet recouvre de nombreuses facettes car il est le point de convergence unique pour le management quotidien du projet. Il faut veiller à désigner un Chef de Projet possédant les compétences et les qualités adéquates en management,  mais pas techniques !

L’Assurance Projet

L’assurance projet est une responsabilité du Comité de Pilotage du projet consistant notamment à surveiller tous les aspects de la performance et des produits d’un projet indépendamment du Chef de Projet. Cependant les responsabilités d’Assurance projet, si ses membres n’ont pas le temps ou les compétences pour les assumer, peuvent être déléguées par le Comité de Pilotage à d’autres personnes qu’il nommera.

Le rôle d’assurance projet ne peut en aucun cas être délégué au Chef de Projet. L’assurance projet intervient dans tous les processus PRINCE2.

L’Autorité de Changement

Lors de l’Initialisation du Projet, il est nécessaire de définir qui aura le droit d’autoriser les requêtes de changement et les hors-spécifications. C’est une des responsabilités du Comité de Pilotage qu’il peut déléguer à d’autres personnes si on anticipe qu’il y aura beaucoup de changements pendant le projet et que Comité de Pilotage n’aura pas le temps de les gérer. Les personnes qui composent l’Autorité changement sont nommées par le Comité de Pilotage du projet lors de l’initiation du projet.

Le Support Projet

Le Support Projet est parfois pris en charge par le personnel administratif, les secrétaires et les comptables mais le plus souvent il s’agit du chef de projet qui peut déléguer une partie du travail a un support qu’il aura choisi. Le support projet a comme responsabilité d’administrer les outils et procédures de gestion de la configuration conformément à ce qui a été défini dans la stratégie de configuration.

Livraison  du Projet – Le Chef d’Equipe

Livraison - Equipe produit

En se référant à la taille, la portée géographique et la spécialisation du projet, le chef de projet peut déléguer à des Chefs d’Equipe afin de gérer le travail des équipes au sein de l’équipe globale du projet. Ces relations sont définies dans chaque lot de travaux, spécifiant le travail qui doit être fait par telle ou telle équipe. Chaque Chef d’Equipe fera des rapport d’avancement réguliers sur la progression des travaux de l’équipe au Chef de Projet.

Et ça marche vraiment?

A l’exception de la Gestion de l’Entreprise ou de Programme, les niveaux de gestion de projet décrits ci-dessus constituent la structure de l’équipe de gestion d’un projet PRINCE2. Bien que les décisions de haut niveau sur le projet soient prises par le Comité de Pilotage du projet, qui est composé de rôles représentant les intérêts des parties prenantes, c’est le Chef de Projet qui prend la responsabilité des activités de gestion de projet au quotidien. Il est important que les descriptions de rôles convenues  et autorisées soient utilisées pour soutenir tous les membres de l’équipe de gestion de projet, de sorte à ce que chaque individu connaisse et soit conscient de ses responsabilités. Ce n’est qu’à cette condition qu’un projet pourra réussir.

Comment je forme mes équipes?

Si vous souhaitez utiliser la méthodologie PRINCE2 pour gérer vos projets d’Entreprise et mettre en place ce type d’Organisation, nous vous invitons à suivre une formations auprès d’un Organisme de Formation Accrédité (ATO) par AXELOS® (vérifiez bien la liste des ATOs dans votre pays sur ce lien) seul habilité à délivrer ces formations et les examens de certifications correspondants.

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