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VeriSM: le nouvel ITIL de l’ère digitale?

En proposant une approche nouvelle de la gestion des services, le modèle VeriSM pourrait bien être l’évolution digitale du référentiel ITIL à l’ère du numérique.

VeriSM est-il le nouvel ITIL de l'ère digitale?
Crédit © VeriSM Global

ITIL, le référentiel phare d’AXELOS, commence à sérieusement prendre de l’âge et à perdre de son avance. VeriSM, plus adapté aux contraintes de l’entreprise du futur, pourrait bien être un challenger sérieux dans les prochains mois pour ITIL. AXELOS est bien conscient de la nécessité de faire évoluer son cadre de bonnes pratiques. La Société Britannique a d’ailleurs lancé récemment une initiative qui devrait aboutir Q1/2019 au lancement de ITIL 4. Il n’en reste pas moins que de sérieux concurrents commencent à voir le jour. VeriSM a été conçu dès l’origine pour répondre aux attentes des Entreprises de l’ère digitale. Ce nouveau cadre de bonnes pratiques semble être, assez logiquement, aujourd’hui, en bonne position pour prendre l’avantage.

VeriSM, qu’est-ce que c’est?

VeriSM (de l’anglais Value-driven Evolving Responsive Integrated Service Management) a été développé en 2017 par l’IFDC. Il s’agit d’une gestion des services intégrée, réactive, évolutive et centrée sur la création de valeur.

Cette approche vise à mettre en place des pratiques nouvelles de gestion des services, au niveau de l’ensemble de l’organisation. On ne se focalise plus sur le seul département informatique. Ces nouvelles pratiques sont plus flexibles. Elles sont également plus centrées sur la création de valeur et l’accélération du « Time-to-Market » de produits ou services nouveaux.

ITIL ne suffit pas?

En 2007, le référentiel ITIL a été revu en intégralité dans une version ITIL V3 plus cohérente et ambitieuse, autour de 5 ouvrages. Chacun de ces ouvrages recense les meilleures pratiques pour la gestion des services informatiques (IT Service Management ou ITSM) en suivant les 5 phases du cycle de vie des services. En 2011, le Cabinet Office, alors en charge du portefeuille des bonnes pratiques de l’état Britannique publie une refonte « cosmétique » d’ITIL dénommée ITIL 2011. Malheureusement, ITIL 2011 n’apporte pas de grand changement aux bonnes pratiques d’ITIL V3. ITIL reste ITIL. C’est d’ailleurs le sens de l’appellation ITIL 2011 qui n’est en aucun cas une nouvelle version du référentiel. Il est cependant évident que depuis la parution d’ITIL V3 en 2007 le contexte des Entreprise a largement évolué. La mondialisation des affaires nécessite toujours plus d’agilité des Entreprises pour qu’elles puissent survivre.

Pourquoi un échec relatif d’ITIL à créer de la valeur business?

Dans le même temps, les mises en oeuvre des bonnes pratiques basées sur ITIL ont largement échoué à produire les résultats attendus. La faute n’est pas à ITIL. La faute est à attribuer pour une large part à des consultants incompétents lorsqu’on parle de mise en oeuvre. Les implémentations réalisées ont essentiellement contribué à « rigidifier » les entreprises pour tirer un maximum de bénéfices au niveau de l’informatique. Hélas ces avantages ont été ciblés au détriment de l’agilité du business.

La faute est également à porter à l’étendue du cadre de bonnes pratiques d’AXELOS. Il ne se focalise malheureusement que sur les aspects informatiques. Une entreprise ne devrais utiliser l’informatique que comme un « outil » au service du business. Or les mises en oeuvre de processus basés sur ITIL sont réalisées pour la plupart pour les DSI. De plus, elles se déroulent bien souvent sans la participation du Business. Or c’est bien le business qui crée de la valeur et en aucun cas l’informatique. L’informatique est et doit rester un outil au service du business.

AXELOS s’en est d’ailleurs est bien rendu compte et a publié « ITIL Practitioner » accompagné d’une nouvelle certification. Cette publication, mal positionnée et surtout mal ciblée a été un échec. La plupart des consultants « experts » ont échoué à obtenir la certification ITIL Practitioner.

Qu’apporte VeriSM en plus d’ITIL?

L’évolution du modèle d’affaire des Entreprises entraîne un besoin d’évolution des pratiques. Et c’est cette évolution des pratiques qui explique le besoin des professionnels de l’informatique de disposer d’un nouveau référentiel intégrant les nouveaux enjeux de la DSI et des métiers (et plus seulement ceux de la production) : « time-to-market », « user experience / customer experience (UX/CX) », agile-DevOps, nouvelles pratiques du support, intégration du cloud sous toutes ses formes dans la fourniture des services, positionnement de la production en tant qu’agrégateur de services, etc. Autant d’enjeux déjà embarqués dans le modèle VeriSM. VeriSM pourrait donc bien être une alternative au référentiel ITIL 4 dont la sortie est prévue en 2019. Ce d’autant que le contenu t’ITIL 4 reste encore largement inconnu.

Comment est conçu VeriSM?

Le modèle VeriSM, récemment traduit en français, est décrit dans plusieurs ouvrages, dont un « pocket guide » disponible sur le site de Van Haren Publishing proposant une approche de la gestion des services d’un point de vue organisationnel.

La première publication, structurée en quatre parties, parait finalement assez générique :

  • La première partie, plutôt exploratoire du service management, interroge sur le bien-fondé d’une culture « service », sa structuration et ce qu’elle implique, notamment en matière de gestion des compétences.
  • La seconde partie, plus descriptive, est au cœur de l’ouvrage. A première vue, elle parait très conceptuelle et est pourtant enrichie d’exemples explicites.
  • La troisième partie propose un rappel des concepts, technologies et pratiques liés à l’agilité, à la culture DevOps, au Lean management, au cloud, au big data, à l’IoT, au shift left, à la CX et UX (Consumer et User eXperience), au continuous delivery, à la méthode Kanban, à la Théorie des contraintes ou encore à l’amélioration continue.
  • Enfin, la quatrième partie propose des annexes illustrant par exemple les notions d’asset management, de « security by design » ou encore la structure générique d’une « policy ».

Le modèle VeriSM repose également sur un découpage intéressant – façon SIAM (Service Integration And Management) – et décrivant les activités clés d’un intégrateur de services. VeriSM propose d’aider les métiers à se digitaliser en ne se contentant plus de fournir des services en mode infrastructure. Il faut désormais créer de la valeur, identifier et explorer des technologies de pointe. Cela nécessite des compétences nouvelles dans un écosystème qui se diversifie chaque jour un peu plus.

Le modèle VeriSM
Le modèle VeriSM © IFDC Global

Alors pourquoi adopter VeriSM?

Toute l’originalité de VeriSM réside dans le cœur même de son modèle, le « Management Maillé » sur lequel s’appuient quatre groupes d’activités autour du cycle de vie d’un service : définir, produire, fournir et supporter.

Ce modèle favorise une approche flexible permettant de s’adapter aux besoins d’un produit ou d’un service spécifique.

VeriSM - Le management maillé
Crédit © Van Haren Publishing

L’idée centrale du modèle est de construire un modèle d’opération couvrant ces 4 groupes d’activités en s’appuyant et en mixant intelligemment l’utilisation de pratiques et de facilitateurs issus des 4 pôles du « management maillé » :

  • L’environnements : les éléments « stabilisateurs » (processus, métriques, outillages), les concurrents, la culture, les contraintes légales, etc.
  • Les ressources : équipes, budgets, actifs, connaissance, temps, etc.
  • Les pratiques de management : ITIL / COBIT / CMMI / IT4IT, ISO/CEI 20000, ISO/CEI 27000, DevOps, agilité, lean management, PPM, SIAM, etc.
  • Les technologies émergentes : cloud, containers, IoT, big data, automation, dont certaines ne sont plus forcément émergentes mais désormais intégrées dans la fourniture de services.

Pour chaque produit, ces domaines sont pris en considération et interagissent.

Même si, aujourd’hui, la description du cœur même du référentiel n’est pas encore très détaillée et peut-être un peu trop « stratosphérique », la prochaine version dont la sortie est planifiée pour fin 2018 devrait tenir ses promesses et offrir de nouveaux horizons à la gestion des services. Tous les espoirs sont désormais  permis. Ce modèle est pensé et structuré pour répondre aux nouveaux enjeux de la transformation digitale des entreprises. Il pourrait donc devenir le nouveau référentiel de pratiques pour le management des services.

 

RGPD: Optical Center va payer 250.000 € d’amende! Et vous?

La formation restreinte de la CNIL a prononcé le 7 mai dernier une sanction de 250.000 euros à l’encontre de la société OPTICAL CENTER. Celle-ci est accusée avoir insuffisamment sécurisé les données de ses clients effectuant une opération en ligne sur son site internet. Heureusement, à cette date, le RGPD n’était pas encore entré en vigueur. Ceci explique le montant relativement faible de l’amende infligée. Après le 25 mai, la même infraction aurait pu être sanctionnée d’une amende allant jusqu’à 20 millions d’Euros.

Et vous? Où en êtes-vous de votre mise en conformité un mois après l’entrée en vigueur des sanctions? 

RGPD la CNIL sanctionne Optical Center
Crédits © Jürgen Fälchle

C’est la première fois que la CNIL inflige une amende conséquente pour un défaut de sécurité sur un site web. Alors des questions se posent. Pourquoi et comment les données personnelles des clients d’une entreprise peuvent-elles se retrouver accessibles par un simple clic dans un navigateur… par la planète entière ?

La décision de la CNIL (Commission nationale informatique et libertés) a été prise deux semaines seulement avant l’entrée en vigueur du Règlement Général de Protection des Données Personnelles (RGPD). Après le 25 mai, Optical Center aurait pu payer jusqu’à 20 millions d’euros — ou 4% du chiffre d’affaire du groupe — au lieu des 250.000 € exigés. Ce qui est reproché à la société est très grave et nous allons essayer de l’analyser. Pourtant, l’Entreprise a été très réactive. Le défaut de sécurité sur son site web a été corrigé le lendemain de sa découverte. Cependant la CNIL a estimé qu’elle ne pouvait pas laisser une telle infraction à la loi sans sanctions. Il faut souligner que Optical Center avait déjà été condamnée à 25.000 € pour le même type de manquement en 2015.

Il s’agit d’un défaut de sécurité et non d’une faille exploitée

C’est quoi la différence?

Suite à un signalement, la CNIL a effectué un contrôle en ligne. Le site web d’Optical Center permettait l’accès direct par navigateur — sans vérification d’authentification — à 334.000 factures de ses clients. Autrement dit, n’importe qui pouvait télécharger les documents en question. Il suffisait de taper l’adresse web y donnant l’accès. Ces factures contenaient les noms et les prénoms des clients ainsi que leur adresse postale, leurs coordonnées téléphoniques et pour certains, leur numéro de sécurité sociale et des informations médicales (correction ophtalmique). Selon la CNIL, qui a été informée d’une « fuite de données conséquente » en juillet 2017 du site  www.optical-center.fr, « le site n’intégrait pas de fonctionnalité permettant de vérifier qu’un client est bien connecté à son espace personnel (« espace client ») avant de lui afficher ses factures. Il était ainsi relativement simple d’accéder aux documents d’un autre client de la société ».

Le site web d’Optical Center n’a donc pas été piraté. La fuite de données provenait simplement d’un défaut d’administration du site. C’est très différent d’un piratage exploitant une « faille » du serveur. Dans le cas d’un piratage, des compétences techniques pointues auraient été nécessaires pour contourner la sécurité établie. Il aurait fallu pénétrer par un moyen technique dans le système distant afin d’y copier des fichiers. Dans l’affaire Optical Center, il n’y avait aucun besoin de prouesses techniques pour copier les 334.000 documents. L’accès aux factures des autres clients était direct, comme pour accéder à ses propres factures.

La sanction tient compte des précédents

Cette fois, la CNIL indique que Optical Center a immédiatement averti son prestataire. « Tout en soulignant la réactivité de la société dans la résolution de la faille, la formation restreinte [de la CNIL, en charge de l’instruction des sanctions] a considéré que la question de la restriction d’accès aux documents mis à disposition des clients, à partir de leur espace réservé, aurait dû faire l’objet d’une attention particulière de la part de la société » précise l’autorité administrative indépendante.

Compte tenu notamment de la particulière sensibilité des données ayant été rendues librement accessibles, du nombre de clients impactés et du volume de documents contenus dans la base de données de la société à la date de l’incident (plus de 334.000), la formation restreinte a décidé de rendre publique sa décision. Donc, ce sont la récidive et la quantité de données accessibles qui expliquent la lourdeur de la sanction.

Les sites internet doivent être mieux sécurisés

Le coup de poing sur la table de la CNIL

L’amende de 250.000 € à l’encontre d’Optical Center est un coup de semonce. Cela devrait faire réfléchir les entreprises sur leurs obligation de sécurisation de leurs sites web. Cette affaire n’est pas sans rappeler celle de la fuite de données sur le site web de Darty. Celle-ci avait conduit la CNIL à infliger à la célèbre marque d’électroménager une amende de 100.000 € pour des raisons similaires.

La mise en place de contrôles d’accès sécurisés, leur vérification par des administrateurs, sont le b.a.ba de la sécurité informatique — dont celle des sites internet. Il est surprenant que des entreprises recueillant des informations sur leurs clients ne soient pas en mesure de faire le minimum à ce niveau là. Ce constat est inquiétant, surtout pour des entreprises aux chiffres d’affaire importants et dont les moyens sont parfaitement suffisants pour s’assurer une « qualité normale » de sécurité de leurs sites internet.

Des entreprises focalisées uniquement sur les coûts

D’ailleurs, c’est bien là que réside la raison de ces défauts de sécurité. Payer des gens compétents est un élément vital en sécurité informatique. Or la culture des entreprises françaises, de ce point de vue là, ne semble pas être encore à la hauteur des enjeux. Les Entreprises Françaises sont malheureusement toujours focalisée sur les coûts au détriment des risques. Souvent, les salaires des techniciens sont faibles, leur nombre est insuffisant. Dans de nombreux cas les Responsables de la Sécurité des Systèmes d’Information (RSSI) sont inexistants. Enfin, plus souvent encore, l’Entreprise n’a pas nommé de CISO (Chief Information Security Officer) à son comité de direction.

De fait, les « économies » des entreprises (et des structures publiques) sont souvent réalisées sur le dos de la sécurité des SI. Par conséquent la France apparait, en matière de protection des données personnelles, comme un très mauvais élève. Un chiffre est éloquent concernant la sécurité des SI. Selon les dernières statistiques de l’ISO, la France compte 209 entreprises certifiées ISO 27001. Ce chiffre est à mettre en relation avec les statistiques de nos voisins. On recense 1338 entreprises certifiées ISO 27001 en Allemagne, 3367 au Royaume Uni, 1220 en Italie et 752 en Espagne. Il y a donc un gros travail à faire pour les Entreprises Françaises pour revenir dans la moyenne européenne.

Enfin, le dernier problème concerne les lanceurs d’alerte en sécurité informatique. Ils sont la plupart du temps attaqués en justice en France, plutôt qu’écoutés. Pas certain que dans ces conditions la sécurité des sites web n’y gagne beaucoup…

Et vous? Avez-vous pris toutes les mesures nécessaires?

Si vous en doutez, n’hésitez pas à poster vos commentaires et vos questions. Nos consultants experts se feront un plaisir de vous répondre.

RGPD/GDPR : appuyez-vous sur COBIT

Dans notre précédent article intitulé RGPD/GDPR ; Les changements au 25 Mai 2018, nous vous avons proposé 10 axes clés pour devenir conforme au RGPD. La mise en conformité est, par définition, un projet transversal relevant de la gouvernance de l’Entreprise. Or, dès lors qu’on parle de Gouvernance, le référentiel susceptible de nous aider est COBIT 5. Dans quelle mesure, COBIT 5 peut-il nous aider à mettre en oeuvre le RGPD (GDPR) via ses 7 facilitateurs, en s’appuyant sur les 5 principes de la Gouvernance?

RGPD : comment COBIT peut vous aider
Crédits : Tatyana – Fotolia.com

Le RGPD (GDPR en Anglais) contient 99 articles définissant les exigences et les droits accordés aux citoyens de l’UE. Le RGPD (/GDPR) décrit également la structure de conformité et pénalités pour non-conformité. Chaque organisation a besoin de bien comprendre le RGPD (/GDPR) et de déterminer ses prochaines actions. Nous allons, pour les principaux sujets de préoccupation, décrire comment l’approche COBIT peut vous aider à y répondre.

Quel rapport en tre RGPD (GDPR) et COBIT?

Le RGPD (GDPR en Anglais) est une Règlementation Européenne destinée à la protection des renseignements et des données personnelles des citoyens de l’Union. Il s’agit donc d’une loi, applicable à toute entreprise ou organisme, public ou privé, dans l’Espace Economique Européen. Cette loi est entrée en vigueur le 4 Mai 2016 (date de publication au journal officiel de l’Union Européenne) . La Commission Européenne a accordé  deux ans de grâce aux Etats et aux organisations pour se mettre en conformité. Ce délai de grâce expire le 25 Mai 2018. Par conséquent, les sanctions prévues par loi vont s’appliquer à compter cette date. De plus, il faut reconnaître que les sanctions prévues sont dissuasives (jusqu’à 4% du chiffre d’affaires mondial annuel pour les grandes entreprises et 20 Millions d’Euros pour les TPE et PME).

Malheureusement, comme d’habitude, les organisations des pays francophones ont attendu le dernier moment pour se préoccuper de leur mise en conformité. Aussi, à un mois de l’échéance, beaucoup d’entre elles commencent seulement à se poser la question. De plus, elles pensent, de façon totalement erronée, qu’il s’agit simplement d’un projet informatique de plus.

La conformité légale et réglementaire est, par essence, un sujet de Gouvernance des Entreprises. Dans le cas précis du RGPD, il s’agit de Gouvernance du Système d’Informations. Or le référentiel de Gouvernance du Système d’Informations, reconnu dans le monde entier, n’est autre que COBIT 5. Il apparaît donc clairement que COBIT 5 peut nous aider efficacement à mettre en oeuvre des exigences du RGPD (GDPR).

Quelques exigences clés du RGPD (GDPR)

Identification des données présentant un risque élevé et analyses d’impact

Les entreprises ont désormais l’obligation effectuer des analyses d’impact sur la protection des données (DPIA) lors de l’utilisation de nouvelles technologies ou lors du lancement de nouveaux projets, pour toute donnée présentant un risque élevé pour les droits et libertés des citoyens de l’UE. Ces analyses d’impact doivent également décrire comment l’entreprise entend aborder le risque grâce à un traitement systématique et étendu ou via des activités de surveillance. Donc, cela s’apparente à une évaluation traditionnelle des risques qui analyse les risques et les mesures en place pour y remédier. Ainsi, il est simple, en nous appuyant sur la cascade d’objectifs, d’identifier les processus primaires de COBIT à considérer:

  • EDM02 Ensure Benefits Delivery ;
  • EDM04 Ensure Risk Optimization ;
  • APO11 Manage Quality ;
  • APO12 Manage Risk ;
  • APO13 Manage Security ;
  • DSS05 Manage Security Services ;
  • DSS06 Manage Business Process Controls.

Protection, traitement et stockage des données personnelles

Les données personnelles de chaque personne concernée doivent être traitées de manière transparente, et uniquement pour les finalités spécifiées. L’Entreprise doit garantir un niveau « raisonnable » de protection des données et des renseignements personnels. Les données doivent être traitées en toute sécurité pour se protéger contre tout accès non autorisé, perte ou dommage. Des mesures techniques et organisationnelles appropriées doivent être mises en oeuvre. Le RGPD (GDPR) ne définit pas ce que cela signifie de façon précise. Il est cependant clair que si les données sont perdues ou volées, l’entreprise est manifestement en violation de la conformité. Les principaux processus COBIT à considérer sont donc les suivants :

  • EDM05 Ensure Stakeholder Transparency ;
  • APO01 Manage the IT Management Framework ;
  • APO02 Manage Strategy ;
  • APO03 Manage Enterprise Architecture ;
  • APO10 Manage Suppliers ;
  • BAI01 Manage Programs and Projects ;
  • BAI02 Manage Requirements Definition ;
  • BAI03 Manage Solutions Identification and Build ;
  • BAI04 Manage Availability and Capacity ;
  • BAI06 Manage Changes ;
  • BAI07 Manage Change Acceptance and Transitioning ;
  • BAI08 Manage Knowledge ;
  • BAI09 Manage Assets ;
  • BAI10 Manage Configuration.

Consentement, portabilité, droit d’accès et droit à l’oubli

Les individus doivent donner leur consentement explicite concernant le traitement de leurs données personnelles. Rappelons que le RGPD (GDPR) considère comme traitements la collecte initialel’enregistrementl’organisationla structurationla conservationl’adaptation ou la modificationl’extractionla consultationl’utilisationla communication par transmissionla diffusion ou toute autre forme de mise à dispositionle rapprochement ou l’interconnexionla limitationl’effacement jusqu’à la destruction.

Ces personnes (« les personnes concernées ») ont le droit de savoir, sur demande, quelles données personnelles une entreprise utilise et comment ces données sont utilisées. Un citoyen de l’UE peut également obtenir, sur demande, le transfert de ses données personnelles d’une entreprise à une autre dans un format lisible par machine. De plus, les entreprises ont l’obligation  d’arrêter de traiter et / ou de supprimer des données personnelles sur un citoyen de l’UE sur sa demande. Cette exigence va plus loin: il s’agit de permettre aux citoyens de l’UE le droit d’être oublié en ayant des données personnelles supprimées sur demande. Les principaux processus COBIT à considérer sont les suivants :

  • EDM05 Ensure Stakeholder Transparency ;
  • APO01 Manage the IT Management Framework ;
  • APO08 Manage Relationships ;
  • APO09 Manage Service Agreements ;
  • APO10 Manage Suppliers ;
  • BAI08 Manage Knowledge.

Nomination d’un délégué à la protection des données

Certaines organisations ont obligation de désigner un délégué à la protection des données (DPO). Le rôle du DPO est de superviser la stratégie de sécurité des données de l’entreprise et sa conformité au RGPD (GDPR). Alors, quelles sont les  organisations qui ont l’obligation d’avoir un DPO? L’exigence s’applique à toute organisation qui traite ou stocke de grandes quantités de données sur les citoyens de l’UE. Elle s’applique également aux organisations qui traitent ou stockent des données personnelles, surveillent régulièrement les individus. Enfin elle s’applique à toutes les autorités publiques. Pour répondre à cette exigence, les principaux processus COBIT à considérer sont :

  • EDM01 Ensure Governance Framework Setting and Maintenance ;
  • APO07 Manage Human Resources ;
  • BAI05 Manage Organizational Change Enablement.

Notification des violations de données à caractère personnel

Les entreprises (et plus particulièrement les responsables du traitement) doivent informer les autorités de contrôle dans les 72 heures suivant la découverte d’une violation de données à caractère personnel. Les sous-traitants sont généralement ceux qui découvrent en premier  une telle violation de données. Par conséquent, la loi les rend responsables d’informer sans délai le responsable du traitement. Beaucoup d’organisations ont déjà mis en place de telles procédures. Cependant,  peu d’entre elles effectuent régulièrement des tests pour s’assurer que les exigences sont bien respectées. Concernant cet axe de travail, les principaux processus COBIT à considérer sont :

  • DSS01 Manage Operations ;
  • DSS02 Manage Service Requests and Incidents ;
  • DSS03 Manage Problems ;
  • DSS04 Manage Continuity ;
  • DSS05 Manage Security Services ;
  • DSS06 Manage Business Process Controls.

Assurer la conformité réglementaire

Pour assurer la conformité à la législation, les organisations ont l’obligation de s’évaluer, de surveiller et d’évaluer en permanence leurs contrôles et d’étudier les améliorations continues à mettre en oeuvre en termes de technologies et d’idées. Les organisations doivent également fournir l’assurance qu’elles suivent les obligations énoncées. Pour cette exigence du RGPD (GDPR) les principaux processus COBIT à améliorer sont les suivants :

  • APO04 Manage Innovation ;
  • APO05 Manage Portfolio ;
  • APO06 Manage Budget and Costs ;
  • MEA01 Monitor, Evaluate and Assess Performance and Conformance ;
  • MEA02 Monitor, Evaluate and Assess the System of Internal Control ;
  • MEA03 Monitor, Evaluate and Assess Compliance With External Requirements.

Quelques conseils et astuces pour réussir la mise en œuvre du RGPD

Pour faciliter le travail de mise en conformité, nous vous livrons ici une série de conseils et d’astuces basés sur COBIT 5. De plus, ces conseils et astuces proviennent des observations et recommandations issues de l’expérience d’organisations qui ont déjà entamé, et pour certaines terminé avec succès, leur marche vers la conformité au RGPD (GDPR). Ce qui suit est  donc, de fait, une liste des facteurs clés de succès à prendre en compte dans votre programme de mise en conformité.

1. Créez un sentiment d’urgence et de criticité au niveau du top management

Très logiquement, c’est la toute la première des choses à faire. Obtenir le soutien de niveau exécutif est clé. C’est ce soutien qui déclenchera les attitudes et provoquera les attentes nécessaires permettant d’adopter avec succès les bonnes pratiques de gouvernance. En effet ce sont ces pratiques qui permettront d’appliquer et de se conformer les exigences du RGPD. Pour obtenir ce soutien précieux, vous devez absolument convaincre le Comité de Direction de l’urgence et de la criticité de ce programme.

Astuce : Lisez COBIT 5 Implementation Guide pour plus de conseils et techniques permettant d’obtenir un soutien de niveau exécutif et faire reconnaître le besoin d’agir.

2. Considérez le RGPD comme une opportunité de créer davantage de valeur

Le RGPD n’est pas seulement un contrainte. C’est aussi l’opportunité d’améliorer les pratiques et créer davantage de valeur pour les parties prenantes de l’organisation. Bien que mettre en oeuvre et maintenir la conformité puisse sembler pesant, c’est clairement la bonne approche. Rappelez-vous que la raison d’être de l’entreprise est de créer de la valeur pour les parties prenantes. Et le RGPD  bien appliqué est un important contributeur à la création de valeur ajoutée.

Astuce : La cascade d’objectifs de COBIT 5 identifie les besoins des parties prenantes et les transforme en objectifs d’affaires. Ensuite ceux-ci sont déclinés en objectifs informatiques permettant de soutenir les objectifs métiers. Enfin, les objectifs informatiques permettent d’identifier les processus les plus appropriés sur lesquels se concentrer pour améliorer valeur pour les parties prenantes.

3. Inventoriez les pratiques et les référentiels utilisés actuellement

Identifiez les pratiques et les référentiels utilisés actuellement dans le cadre de la gouvernance et de management de l’entreprise, y compris le plan de protection des données existant. La plupart des entreprises ont déjà mis en place un tel  plan (souvent basé sur ITIL, COBIT ou ISO 27001 par exemple). Cependant elles devront le revoir et le mettre à jour pour s’assurer qu’il s’aligne bien avec les exigences du RGPD.

Astuce : Le RGPD est une préoccupation réglementaire qui peut être satisfaite en s’appuyant sur les meilleures pratiques existantes du marché telles que COBIT, ITIL, TOGAF (le référentiel d’architecture d’entreprise de l’Open Group), le cadre de l’Institut National Américain des normes et de la technologie (NIST), les normes ISO (ISO 27001, ISO 29100 par exemple) et bien d’autres. N’hésitez pas à vous appuyer sur ce qui existe déjà au sein de l’Organisation.

4. Considérez COBIT 5 un intégrateur des autres référentiels de bonnes pratiques

Ne vous arrêtez pas à un seul référentiel. Il s’agit là d’une extension de l’astuce précédente. Bien que COBIT soit le seul cadre d’affaires pour la GEIT (Gouvernance de l’Information d’Entreprise et des Technologies associées), COBIT n’est pas le seul référentiel susceptible de vous aider. Cependant, il est bien adapté pour servir de cadre pour aider à déterminer les composants nécessaires d’autres référentiel et fournir un vrai modèle GEIT.

Astuce : Le site web COBIT Online contient des informations supplémentaires à propos de cette approche https://cobitonline.isaca.org/about.

5. Nommez un DPO dès maintenant

Nommez dès maintenant un DPO et d’éventuels autres rôles pertinents. Même dans entreprises qui ne sont pas concernées par le RGPD, certains rôles sont indispensables. Ils doivent être identifiés et assignés. Ces rôles peuvent être remplis sous des noms différents. L’essentiel est que les responsabilités correspondantes soient bien attribuées sans qu’il n’y ait de conflit d’intérêt.

Astuce : La publication COBIT 5: Enabling Processes identifie les diagrammes RACI pour chacun des 37 processus de COBIT 5. Vous pouvez vous en inspirer pour identifier les rôles et responsabilités nécessaires au bon fonctionnement de votre organisation.

6. Menez une évaluation des risques

Une évaluation des risques d’entreprise permet d’aider à la prise de décision. Il est important de savoir quelles données personnelles l’entreprise stocke et traite sur les citoyens de l’UE, ainsi que le risque associé. Les évaluations des risques permettent d’identifier les risques, de déterminer des mesures pour réduire les risques et développer des plans d’actions pour gérer les risques. Avant chaque traitement important et au début de chaque nouveau projet, le RGPD impose qu’une analyse d’impact sur les données personnelles soit menée et que des actions soient prises en fonction des risques identifiés.

Astuce : COBIT 5 for Risk et ISO 31000 constituent d’excellents cadres de référence pour déterminer le processus approprié d’évaluation des risques et le relier aux exigences du RGPD.

7. Lancez un vaste programme de sensibilisation et de formation

Tout le personnel de l’organisation doit être familier avec les exigences du RGPD ainsi qu’avec leurs applications à chaque rôle spécifique de l’Entreprise. La formation est probablement l’une des actions les plus importantes qu’une entreprise peut lancer pour augmenter la probabilité de réussite d’un programme tel que la mise en conformité à la réglementation.

Astuce : Dans les entreprises qui s’appuient sur COBIT pour leur gouvernance et le suivi de leur conformité, le cours COBIT 5 Foundation constitue une excellente première étape. Dans tous les cas, une sensibilisation au RGPD  d’une journée est un bon point de départ pour l’ensemble des employés traitant des données personnelles.

8. Préparez et répétez les plans de réponse aux incidents

Planifiez les plans de réponse aux incidents. Et surtout n’oubliez pas de les tester, de les répéter et de les revoir régulièrement. La plupart des organisations ont déjà mis en place une forme de processus de gestion incidents. Cependant, le RGPD impose certaines exigences qui n’ont pas toujours été prises en compte dans le plan déjà en place. Notamment, les entreprises doivent signaler toute violation de données personnelles à l’Autorité de Contrôle dans les 72 heures suivant sa découverte. La façon dont les équipes d’intervention réagiront influera directement sur les risque d’amendes pour l’entreprise en cas de non respect des exigences.

Astuce : Améliorez les procédures existantes de gestion des incidents en vous appuyant, le cas échéant, sur les processus COBIT, ITIL ou ISO 27001 applicables et adaptez les pour créer un modèle spécifique intégrant les exigences du RGPD.

9. Focalisez-vous sur l’information

Quand on parle de protection des données personnelles, on fait référence à un type particulier d’information.. Rappelez-vous que l’information est un actif, une ressource qui, si elle n’est pas protégée peut devenir un passif. Comprendre les attributs, l’emplacement et le cycle de vie des données permet d’améliorer la capacité de l’entreprise à fournir les protections requises par le RGPD.

Astuce : COBIT 5: Enabling Information peut aider à la compréhension du cycle de vie et des attributs de l’information.

10. Effectuez des évaluations et des audits continus

Le maintien de la conformité nécessite un suivi et une amélioration continue. Il est important pour l’entreprise de ne pas laisser ses efforts s’estomper en passant à la prochaine initiative. Dans ce cas,  des surprises désagréables peuvent survenir. Poursuivez l’élan sans relâcher les efforts.

Astuce : Utilisez le modèle de mise en œuvre de COBIT (COBIT Implementation) ou l’approche d’amélioration continue des services d’ITIL (CSI) et veillez à ce les fonctions d’audit et d’audit interne soient pleinement impliquées dans la démarche.

Les apports de COBIT dans votre mise en conformité avec le RGPD

Les organisations qui se concentrent uniquement sur la conformité sont généralement celles qui n’ont pas mis en oeuvre de cadre de gouvernance. La conformité au RGPD n’est qu’une conformité supplémentaire à respecter. C’est une composante d’une initiative plus vaste basée sur un ratio risque / bénéfice. L’objectif doit être d’équilibrer cette conformité avec les performances de l’entreprise. Le référentiel COBIT 5 est complet dans la couverture de la gouvernance d’entreprise. Cependant il ne répond pas à tous les besoins de conformité d’une entreprise. Toutefois, il peut certainement fournir le cadre de gouvernance et de gestion permettant de déterminer l’approche la plus appropriée visant à créer de la valeur et de la confiance pour les parties prenantes. Dans ce cas, il permet de donner l’assurance que les données personnelles bénéficieront de bien de la confidentialité, de l’intégrité et de la disponibilité sur la base du RGPD (GDPR).

Une remarque? Un commentaire? Une question? N’hésitez pas à lancer la discussion. Nos experts sont à votre disposition pour vous répondre. Alors merci de nous laisser un commentaire sur ce blog.

Sécurité sur internet : 10 pratiques essentielles

Dans le cadre du mois de la cybersécurité 2017, AB Consulting CI et 2AB & Associates, sponsors officiels depuis plusieurs années, s’associent de nouveau à la campagne de sensibilisation des citoyens sur les bonnes pratiques en matière de sécurité sur internet.

10 pratiques essentielles pour rester en sécurité sur internet

10 pratiques essentielles pour rester en sécurité sur internet

A l’occasion du mois de la cybersécurité 2017, nous publions un livre blanc intitulé 10 pratiques essentielles pour rester en sécurité sur internet. Ce livre blanc sera remis à tous les participants lors de notre wébinaire gratuit du 4 octobre prochain.

Aujourd’hui notre vie est étroitement liée à l’utilisation d’internet. Cela vaut aussi bien pour notre vie professionnelle que pour notre vie privée. L’objectif est de sensibiliser l’ensemble des citoyens sur la nécessité de prendre quelques précautions élémentaires pour se protéger des risques inhérents à l’utilisation de ce mode de communication.

Nous vous proposons donc de nous rejoindre sur notre wébinaire du 25 octobre 2017 pour creuser ensemble ce sujet délicat. Attention, le nombre de places est limité. Inscrivez-vous ici dès maintenant… C’est entièrement gratuit!

Nous faisons tout pour sauvegarder nos biens personnels – en verrouillant nos portes, en surveillant nos sacs et nos portefeuilles. Hélas, souvent, nous ne prenons pas le même soin avec les informations personnelles que nous stockons en ligne, sur les réseaux sociaux et dans nos appareils, qu’il s’agisse d’ordinateurs ou de téléphones. La plupart du temps, c’est simplement parce que nous ne comprenons pas bien les risques et que nous ne savons pas par où commencer.

Alors, avant de participer à notre wébinaire et de lire notre livre blanc, voici quelques règles élémentaires. Il s’agit simplement de 3 conseils de bon sens à respecter scrupuleusement :

Naviguez toujours prudemment sur Internet

Bien sûr, commencez par utiliser un navigateur et une machine à jour des correctifs de sécurité, Mais il convient encore de prendre quelques précautions élémentaires lorsque vous naviguez sur des sites internet.

Sites marchands et sites bancaires

IMPORTANT : Ne donnez jamais d’informations personnelles et confidentielles (vos coordonnées personnelles, vos coordonnées bancaires, etc) sur un site marchand ou un site bancaire, sans avoir vérifié au préalable que le site est sécurisé.

Le site doit utiliser un certificat électronique qui garantit qu’il est authentique. C’est grâce à ce certificat que la confidentialité des informations échangées est bien garantie. Bien sûr, là il s’agit de considérations quelque peu techniques et vous n’êtes pas forcément un(e) technicien(ne). Il existe une façon simple de vous assurer que le site est bien sécurisé. Il y a deux informations affichées par le navigateur qui doivent être vérifiées :

  • l’adresse URL du site web doit commencer par « https:// ». Par ailleurs, le nom du site doit correspondre à ce que vous vous attendez à trouver.
  • un petit cadenas fermé doit figurer à droite de l’adresse du site. Il peut aussi se trouver en bas à droite de la barre d’état selon la version et le type de votre navigateur. Ce cadenas symbolise une connexion sécurisée. En cliquant dessus, on peut afficher le certificat électronique du site, et visualiser le nom de l’organisme.

Attention cependant, il est toujours possible à un agresseur d’intervenir en amont (sur votre machine) ou en aval (sur le site consulté). Il peut aussi essayer de vous aiguiller sur un site frauduleux, au nom très voisin. L’objectif est le plus souvent d’obtenir des informations sensibles. La prudence doit donc être de rigueur.

Pour plus de précisions sur les procédés utilisés par les pirates, nous vous conseillons la lecture de deux articles publiés sur notre blog : Phishing – Mode d’emploi et 10 trucs pour reconnaître un mail d’hameçonnage.

Les forums et les blogs

IMPORTANT : En aucun cas vous ne devez donner d’informations personnelles sur des forums (adresse physique, de messagerie, numéro de téléphone…).

Il est désormais fréquent de communiquer sur des sites communautaires de types forums de discussion ou autres blogs. Il est important de bien garder en mémoire, lorsque l’on veut déposer un message sur ce type de site, que le contenu de vos écrits  pourra être analysé par des robots. Qu’appelle-t-on des robots? Ce sont des programmes capables de récupérer les informations personnelles contenues dans le texte. Il peut s’agir de vos adresses de messageries ou de vos identifiants de messageries instantanées. Ces informations pourront ensuite être utilisées afin de propager du pourriel (spam). Aujourd’hui, il n’est pas rare après avoir déposé son adresse personnelle de messagerie électronique sur un forum de se voir inondé de spams les heures ou jours suivants. Attention, ces informations communiquées sur ces sites resteront publiques et non maîtrisables durant une très longue période.

Le paiement en ligne

IMPORTANT : Soyez prudent sur la nature des données bancaires demandées lors d’un paiement en ligne. Un site ne doit jamais vous demander de saisir votre code secret associé à votre carte bancaire. 

Lorsque que vous décidez de faire des achats sur internet,-vous devez vous assurer du sérieux du site marchand. Il doit offrir toutes les garanties de sécurité lorsque vous payez : chiffrement, possibilité de rétractation….Si vous avez le moindre doute, ne finalisez pas la transaction et signalez le site aux points de contact mentionnés sur contrat de votre carte bancaire.

Pour en savoir plus…

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à nous adresser vos commentaires et à partager vos expériences relatives à la sécurité sur internet. Et surtout inscrivez-vous vite à notre wébinaire gratuit du 25 Octobre et recevez le livre blanc 10 pratiques essentielles pour rester en sécurité sur internet.

Mois de la cybersécurité 2017 à Abidjan

Mois de la cybersécurité 2017

Le Mois de la cybersécurité (CSM) s’appuie sur le fait qu’Internet est une ressource partagée et que la sécurité des communications sur internet est une responsabilité partagée.

Mois de la cybersécurité 2017

Le Mois de la cybersécurité est une campagne internationale de sensibilisation. Elle a lieu chaque année en Europe, Asie, Amérique du Nord et Australie au mois d’octobre. L’objectif de cette campagne est de sensibiliser le public sur l’importance de la sécurité de l’information. Elle vise à informer les citoyens sur la sécurité lors de l’utilisation d’Internet et sur quelques bonne pratiques simples à suivre pour se protéger en ligne, ainsi que pour protéger leur famille, leur milieu de travail et leurs appareils.

Les thèmes du mois de la cybersécurité 2017

Le mois est divisé en thèmes (un thème par semaine) qui soulignent les différents aspects de la cybersécurité. Cette année, la campagne débutera le 2 octobre pour s’achever le 31 Octobre et sera organisée de la façon suivante :

  • 1ère Thème : du 2 au 6 octobre : Pensez cybersécurité – Prenez des mesures simples pour assurer votre sécurité en ligne
  • 2ème Thème : du 9 au 13 octobre : Soyez vigilants – Protection des renseignements personnels et des données privées
  • 3ème Thème : du 16 au 20 octobre : Nous sommes tous concernés – La cybersécurité au travail est l’affaire de tous
  • 4ème Thème : du 23 au 27 octobre : Le citoyen numérique dans un monde de plus en plus numérique

Les évènements planifiés à Abidjan

Afin de soutenir cette campagne internationale de sensibilisation, AB Consulting CI s’associe cette année encore à l’initiative collective. Chaque semaine, des évènements gratuits seront proposés. Mais, cette année, outre les évènements (wébinaires, rencontres), des ressources documentaires seront mises à disposition de tous. Il s’agira de livres blancs, de posters à partager, d’infographies, d’articles sur notre blog et même d’outils de sensibilisation.

Le programme des évènements est d’ores et déjà fixé et nous vous invitons à vous inscrire nombreux et nombreuses pour y assister. C’est évènements sont entièrement gratuits mais le nombre de places est limité. Alors n’attendez pas pour vous inscrire en suivant les liens ci-dessous :

Pensez cybersécurité – Prenez des mesures simples pour assurer votre sécurité en ligne

Nous vous proposons de nous suivre le 25 Octobre 2017 à 11h GMT pour un wébinaire d’une heure, présenté par Alain Bonneaud sur le thème « 10 moyens simples de vous protéger en ligne« . Les participants se verront remettre gratuitement un livre blanc reprenant les 10 conseils pour assurer leur sécurité en ligne. Inscrivez-vous ici.

Soyez vigilants – Protection des renseignements personnels et des données privées

Le 11 Octobre 2017 à 11h GMT, David Henrard, président du Chapitre ISACA de Québec et expert de la protection des renseignements personnels, présentera un wébinaire d’une heure sur le thème « Cybersécurité : La protection des renseignements personnels« . A l’heure où le GDPR entrera bientôt dans sa phase obligatoire, cette présentation fera le point sur les aspects réglementaires pour les entreprises mais aussi sur les précautions à prendre par tout utilisateur d’internet en matière de protection de ses informations personnelles. Inscrivez-vous ici.

Nous sommes tous concernés – La cybersécurité au travail est l’affaire de tous

Le 18 Octobre 2017 à 11h GMT, Alain Bonneaud, expert en cybersécurité et en gouvernance des Entreprises présentera un wébinaire d’une heure sur la nécessité, au sein des Entreprises, de sensibiliser l’ensemble du personnel à une obligation de respecter des règles de bases en matière de sécurité. Contrairement à une idée reçue, la sécurité n’est pas l’apanage des informaticiens. Savez-vous que 95% des attaques informatiques réussies passent par des personnels non informaticiens? Que vous soyez chef d’Entreprise ou salarié ou même consultant, cette présentation intitulée « La cybersécurité au travail est l’affaire de tous. Pas seulement des informaticiens! » vous concerne. Insrcivez-vous ici.

Le citoyen numérique dans un monde de plus en plus numérique

Le 27 Octobre 2017, à Abidjan, AB Consulting CI organisera une petit déjeuner pour les directions des Entreprises afin d’échanger avec les Directeurs et Managers sur leurs responsabilités en matière de gestion des risques de cybersécurité et les manières de se protéger dans un monde toujours plus numérique. Cette rencontre sera l’occasion d’échanger avec nos experts sur l’ensemble des aspects relatifs à ces problématiques de plus en plus sensibles. Cette matinée est accessible uniquement sur invitation, le nombre de places étant très limité. N’hésitez pas à nous laisser vos coordonnées si vous souhaitez y participer.

Et bien sûr, n’hésitez pas à nous adresser vos commentaires et à partager d’autres initiatives utiles à tous dans le cadre de cette campagne internationale.

7 raisons de suivre une formation COBIT

Formation COBIT : Pour qui et pourquoi?

Au moment d’adopter COBIT® 5 en tant que cadre pour la Gouvernance et le Management de l’Information, de nombreuses questions se posent. Tout d’abord, l’entreprise comprend-elle parfaitement ce que signifie la gouvernance et la gestion l’Information d’Entreprise et de la Technologie Associée (GEIT)? Les professionnels de la gouvernance de l’entreprise savent-ils comment évaluer efficacement l’état actuel du système d’information de l’entreprise dans le but de déterminer quels aspects de COBIT® 5 mettre en œuvre? L’entreprise est-elle en mesure de réaliser une évaluation pour déterminer l’aptitude d’un processus défini?

7 raisons de suive une formation COBIT

Pourquoi une formation COBIT?

La formation COBIT® 5 constitue, bien évidemment, un aspect important pour pouvoir s’assurer que les professionnels de la Gouvernance du SI ont les réponses à leurs questions et deviennent des professionnels compétents sur COBIT®.

Bien que de nombreux concepts puissent sembler familiers aux personnels du domaine informatique, cette version évolutive intègre les dernières réflexions sur les techniques de Gouvernance et de Gestion de l’Information des Entreprises et fournit des principes, des pratiques, des outils analytiques et des modèles reconnus dans le monde entier.

COBIT 5 porte sur la Gouvernance et le Management du Système d’Information et non sur l’Informatique. L’informatique ne constitue qu’une faible partie du Système d’Information. L’information est partout dans l’Entreprise. Contrairement aux idées reçues, seule une très faible partie est gérée par la technologie. Il est donc essentiel de ne pas se limiter au domaine informatique. La réalisation d’un programme de formation approprié pour les professionnels des métiers de l’Entreprise sur ce qu’est vraiment COBIT et comment il peut être utilisé et mis en œuvre est absolument essentielle. Bien sûr les technologies de l’information sont également concernées mais à moindre titre.

Une formation COBIT pour qui?

La formation COBIT est d’abord destinée aux membres des conseils d’administration et des comités de direction ainsi qu’aux directions métiers. Les auditeurs IT / IS, les auditeurs internes, la sécurité de l’information sont également ciblés. Les consultants et les membres de la direction du SI et des TI, qui ont besoin de connaître la GEIT, en tireront également un grand bénéfice.

7 bénéfices clés d’une formation COBIT

Une formation sur le référentiel COBIT profitera tout autant à l’organisation qu’aux personnes qui auront la chance d’y participer. Examinons 7 de ces bénéfices, en gardant à l’esprit qu’il en existe bien d’autres.

1 – Amélioration de l’efficacité et de la productivité

Une formation COBIT 5 fournit les outils et les connaissances indispensables à l’utilisation de COBIT. Les professionnels comprendront mieux ce que signifie la GEIT et comment ce concept peut être appliqué à leur entreprise. Chaque individu en tirera une appréciation plus pratique de la façon d’appliquer COBIT 5 à des problèmes spécifiques d’entreprise, des points de douleur, des événements déclencheurs et des scénarios de risque. Les rôles et les responsabilités de chacun au sein de l’organisation, en relation avec COBIT, seront clairement définis (facilitateur 3), entraînant un accroissement de productivité et d’efficacité dans l’entreprise. Cette meilleure compréhension des rôles et responsabilités permettra de mieux gérer les ressources et les risques. L’ensemble de ces concepts sont étudiés dans la formation COBIT Foundation qui sert de point d’entrée dans le cursus.

2 – Renforcer la confiance et la valeur créée par les systèmes d’information

Les cours de formation COBIT 5 fournissent aux participants les concepts et les principes clés leur permettant de découvrir comment évaluer l’état actuel de leur système d’information d’entreprise, dans le but de déterminer quels aspects de COBIT 5 seraient les plus prioritaires à mettre en œuvre. La confiance provient du fait que chacun connaîtra son rôle et disposera des outils et des connaissances nécessaires pour mettre en œuvre et évaluer efficacement la Gouvernance et le Management de l’Information dans son Entreprise.

3 – Positionnement spécifique

La connaissance de COBIT par le professionnel de la Gouvernance lui permettra de bien dissocier les activités de Gouvernance des activités de Management. La Gouvernance consiste à Diriger, Evaluer et Surveiller la performance. Le Management Planifie, Construit, Exploite et Contrôle. Les formations COBIT 5 confèrent aux participants une connaissance inégalée en matière de Gouvernance et de Management de l’Information dans l’Entreprise sous la forme de concepts, de principes et de processus. Cette connaissance est cruciale pour l’évaluation de la capacité de l’Entreprise à créer de la valeur. Elle est également indispensable pour mettre en oeuvre un système de Gouvernance et de Management adapté. En outre, COBIT® est évolutif. Une formation accréditée permet ainsi au professionnel d’être à la pointe des connaissances et de la pratique.

4 – Accroissement de la confiance et de la capacité

Une formation COBIT permet aux participants d’affiner leurs compétences et d’améliorer la compréhension des risques IT. Elle permet notamment d’améliorer la prise de décisions éclairées pour réduire les incidents de sécurité de l’information. Cette compréhension et la sensibilisation au risque sont essentielles pour améliorer la prévention, la détection et la résilience aux incidents. Le professionnel COBIT sera capable de fournir des outils à son Organisation pour maintenir des informations de haute qualité lui permettant de prendre les décisions commerciales avisées et de l’aider à respecter les exigences réglementaires, légales ou gouvernementales. Ces connaissances permettront de mettre en place un programme d’amélioration continue en s’appuyant sur la formation COBIT Implementation.

5 – Crédibilité

Les organismes de formation COBIT accrédités par l’ISACA qui offrent des formations et des examens de certification doivent d’abord passer un processus d’agrément méticuleux. Les formateurs accrédités sont évalués régulièrement au travers d’audits sur site de leur compétence et de leur pédagogie. Les participants à une formation auprès d’un organisme de formation accrédité sont donc certains de la qualité de la formation qu’elles reçoivent. Les entreprises peuvent vérifier que l’organisme de formation auquel ils font appel est bien accrédité par APMG ou par Peoplecert. Les examens sont rigoureux, stimulants et cohérents, et, en conséquence, les participants peuvent être fiers de leur réussite. En outre, les employeurs peuvent vérifier auprès de l’ISACA si leurs employés sont vraiment titulaires d’une certification COBIT.

6 – Alignement de la sécurité de l’information avec la stratégie de l’organisation

La cascade d’objectifs est un outil essentiel pour aligner les objectifs de l’informatique avec les objectifs de l’Entreprise. Les participants à une formation COBIT apprendront à maîtriser cet outil très puissant. Ils seront ainsi en mesure d’assurer que la sécurité de l’information est bien alignée à la stratégie de l’Entreprise. Ceci leur permettra de s’assurer que la tolérance au risque de l’Organisation est bien respectée tout en maximisant les bénéfices et en optimisant les ressources. Ainsi, il leur sera plus facile de prendre les bonnes décisions tout en économisant les ressources et les budgets. Grâce à cette connaissance, la sécurité ne sera plus un sujet exclusivement technique. Selon une étude d’IBM, 95% des attaques réussies sur les données ne proviennent pas de l’informatique. Il est donc primordial de ne pas laisser ce sujet entre les mains des informaticiens.

7 – Assurance de l’aptitude de l’organisation à créer de la valeur

Grâce à la méthode d’évaluation d’aptitude des processus basée sur la norme ISO 15504, les auditeurs internes participant à une formation COBIT apprendront à s’assurer de l’aptitude de l’Entreprise à créer de la valeur. Il s’agit là d’un élément très important. Le programme d’évaluation de COBIT 5 se focalise sur l’aptitude plutôt que sur la maturité. C’est une approche radicalement différente de la plupart des autres cadres d’audit. La maturité correspond à la façon dont une organisation travaille. Ce qui est audité c’est l’application de processus formalisés au sein de l’Organisation. A l’inverse, l’aptitude fait référence à la qualité des processus et à leur capacité à délivrer de la valeur. C’est une autre approche extrêmement importante qui sera approfondie dans la formation COBIT Assessor.

Il sera ainsi possible d’auditer l’aptitude, par exemple, du processus de gestion des ressources humaines. Cela permettra également d’évaluer la qualité du système de Management de l’Entreprise. Une autre évaluation possible pourra concerner les risques, par exemple en matière d’éthique.

En savoir plus et échanger avec nos experts

Pour en savoir plus ou échanger avec nos experts, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire. Nous vous répondrons alors avec grand plaisir. Si vous avez suivi une formation COBIT 5 ou si vous utilisez COBIT 5 dans votre entreprise, n’hésitez pas à nous laisser votre témoignage. Nous serons heureux de le relayer.

 

Les 6 certifications qui paient en 2017

Vous envisagez de vous lancer dans une carrière dans le domaine des technologies de l’information (TI)? Vous souhaiteriez obtenir une certification dans un domaine que vous maîtrisez déjà? Une multiplicité de solutions s’offre à vous. Alors comment choisir? Sur quels critères? Que vous soyez intéressé par les réseaux, la sécurité ou l’administration des systèmes, vous trouverez sans peine une certification qui est censée vous aider à lancer ou faire progresser votre carrière. Mais toutes ces certifications ont-elles la même valeur? Et même, pour certaines certifications il semble qu’il y ait différents organismes proposant des certifications concurrentes. Sont-elles équivalentes? S’adressent-elles au même public? Sont-elles reconnues de façon similaire par la communauté des Entreprises? Bien évidemment la réponse est négative. Alors, vous devez faire votre choix et ne pas vous tromper.

Les 6 certifications qui paient en 2017
Crédit: © contrastwerkstatt

6 certifications qui paient bien!

Une des motivations souvent évoquées par les personnes qui nous contactent pour suivre une formation et passer une certification consiste à obtenir un meilleur salaire. Quelles sont donc les certifications qui paient le mieux en 2017? Nous allons essayer de vous aiguiller un peu en vous présentant les 6 certifications qui paient le mieux de façon générale. Bien sûr il peut y avoir des différences selon les pays. Il est clair que le salaire proposé pour une fonction correspondant à une même certification ne sera pas le même aux USA, au Canada, en France ou en Côte d’Ivoire. Mais il demeure que le classement reste globalement identique.

Mais soyons honnêtes: vous courrez après les gros salaires? Cet article vous présente les six certifications les mieux payées. Mais il vous indique aussi ce que les employeurs attendent de vous et ce que cela implique. La certification ne suffit pas… C’est un élément qui, conjugué à d’autres vous permettra d’atteindre votre objectif.

Commençons par le bas pour remonter vers la certifications qui, cette année, remporte la palme du meilleur salaire. Nous sommes fiers, chez AB Consulting, de proposer des ateliers de préparation à ces 6 certifications depuis maintenant plusieurs années dans le cadre de nos accréditations internationales.

6. Project Management Professional : PMP

Les professionnels adorent la certification PMP car elle leur donne accès à une grande variété d’Entreprises.  Elle leur permet d’appliquer leurs compétences dans une grande variété de domaines. Beaucoup d’informaticiens la recherchent, même si ce n’est pas une certification liée au domaine informatique. Toutes les Organisations ont des projets à gérer. Mais il est vrai que beaucoup de projets, aujourd’hui, tournent autour de l’informatique. La capacité d’appliquer les principes de gestion de projet (PM) au domaine informatique vous permet de glisser un pied dans la porte de presque n’importe quelle Entreprise. Vous serez alors responsable de veiller à ce que les activités de gestion des services informatiques soient effectuées dans les temps et dans les budgets.

Venons-en à ce qui vous intéresse vraiment: l’argent. Le titulaire du certificat PMP gagne en moyenne 112.153 $ par année, en 2017. Ce n’est pas mal si vous pouvez obtenir ce type de certification. Pour pouvoir passer l’examen de certification, vous devrez  justifier d’au moins un diplôme d’études secondaire, d’un minimum de 7 500 heures d’expérience de gestion ou de direction de projets, et 35 heures de formation au PMP dans un organisme de formation accrédité. Bien sûr, le PMI vérifiera minutieusement chacun des pré-requis avant de vous autoriser à passer votre certification.

5. Certified Information Systems Auditor : CISA

Pour ceux qui veulent démontrer leurs compétences dans les domaines de la sécurité informatique, de l’audit informatique, de la gestion des risques et de la gouvernance, la certification CISA constitue une excellente référence.

L’examen se compose de 200 questions à choix multiples réparties sur 5 domaines. Si vous le réussissez, ce ne sera qu’un premier pas franchi. Vous devrez également prouver au minimum cinq ans d’expérience professionnelle dans les domaines concernés et 20 heures de formation. Ce n’est que lorsque vous aurez accompli cette étape supplémentaire que vous vous verrez attribuer la certification CISA. En aucun cas vous ne pourrez vous prévaloir de la certification avec uniquement la réussite à l’examen. Dès lors que l’ISACA vous aura attribué la certification, vous intègrerez un groupe de professionnels dont le salaire annuel moyen est de l’ordre de 112.931 $.

Pour en savoir plus sur cet examen, vous pouvez consulter notre article CISA: 12 trucs utiles pour l’examen.

4. Certified Information Systems Security Professional : CISSP

Si vous êtes un consultant en sécurité, un manager, un auditeur, un analyste ou un ingénieur système, le CISSP peut être une bonne certification pour vous. C’est l’opportunité de prouver que vous êtes capable de concevoir et d’élaborer et de mettre en oeuvre un protocole de sécurité d’entreprise.

Le test est composé de 250 questions à choix multiples et de mises en concordance. Cette certification vous donne accès à des postes en sécurité de l’information qui paient, en moyenne, 120.933 $ par an.

3. Certified Information Security Manager : CISM

Le CISSP est principalement focalisé sur les aspects techniques. A l’inverse la certification CISM est principalement axée sur le management de la sécurité de l’information. Bien sûr, vous serez toujours impliqué dans la conception et l’ingénierie des protocoles de sécurité, mais vous serez surtout impliqué dans la gestion de la sécurité d’une entreprise. Ce type de position vous donnera accès à des secteurs d’activité en dehors de l’informatique, car vous devrez travailler avec d’autres parties prenantes pour atteindre les objectifs commerciaux globaux de l’entreprise. Il s’agit d’une certification débouchant sur des rôles de senior manager.

Si c’est bien ce qui vous intéresse, vous pourrez alors prétendre à un salaire annuel moyen de l’ordre 121.177 $. Avant de pouvoir récolter les fruits de votre labeur, vous devrez d’abord réussir l’examen, qui comprend 200 questions à choix multiples, et ensuite prouver que vous avez un minimum cinq ans d’expérience pertinente dans les domaines correspondants. Ce n’est seulement après cette dernière étape que l’ISACA vous attribuera la certification CISM.

2. Certified in Risk and Information Systems Control : CRISC

L’examen de certification CRISC porte sur quatre domaines majeurs de la gestion des risques : identification, évaluation, réponse et atténuation, surveillance et suivi des contrôles. Si vous souhaitez travailler dans ce domaine, ou si vous avez une expérience dans le domaine et si vous voulez obtenir une certification recherchée, vous devriez envisager la certification CRISC.

L’examen comprend 150 questions à choix multiples. Si vous réussissez l’examen, devrez ensuite justifier d’un minimum de 3 années d’expérience dans 3 des 4 domaines couverts par le CRISC. L’ISACA confirmera la recevabilité de votre demande et vous attribuera le certificat CRISC. Vous entrerez alors dans une catégorie professionnelle dont la moyenne de salaire annuel est de l’ordre de 121.424 $.

1. Certified in Governance of Enterprise Information and related Technology : CGEIT

La certification la plus lucrative couvre un large éventail de responsabilités, y compris les responsabilités de la gestion du cadre de gouvernance de l’information d’entreprise, de la gestion stratégique de l’informatique et de l’entreprise, de la réalisation des bénéfices, de l’optimisation des risques et de l’optimisation des ressources.

Cette certification s’adresse à des personnes exerçant des responsabilités au sein d’un Conseil d’Administration ou d’un Comité de Direction.

L’examen de certification comprend 150 questions à choix multiples auxquelles il faut répondre en moins de quatre heures. La réussite à l’examen vous permettra de soumettre votre dossier à l’ISACA. Vous devrez alors prouver un minimum de 5 années d’expérience à un niveau de Gouvernance ou de Direction.  Dès lors que votre dossier sera vérifié et validé par l’ISACA vous obtiendrez la certification CGEIT. La moyenne annuelle de rémunération d’un CGEIT est de l’ordre de 131.443 $.

Pour en savoir plus et échanger avec nos experts…

Pour en savoir plus et échanger avec nos experts, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire. Nous vous répondrons alors avec grand plaisir. Et si vous avez réussi au moins l’une de ces certifications, n’hésitez pas à nous laisser votre témoignage…

GDPR – Etat des lieux alarmant

GDPR – Les DSI face à leurs responsabilités

Alors que la nouvelle réglementation européenne sur la protection des données personnelles (GDPR) va entrer en vigueur le 25 Mai 2018, et donc à moins de 18 mois de son application, TREND Micro a réalisé une enquête  extrêmement révélatrice auprès des DSI Français. L’état des lieux est pour le moins alarmant concernant la sécurité des informations dans les Entreprises Françaises.

GDPR - Les DSI face à leurs responsabilités

Et vous? Serez-vous prêts pour cette échéance importante? N’hésitez pas à nous adresser vos commentaires et vos questions. Un de nos experts en protection des données personnelles vous répondra.

 

GDPR – Exigences de protection des données

GDPR – Exigences de la réglementation

Dans notre précédent article GDPR et la protection des données en Afrique. Nous avions évoqué la Réglementation Générale de Protection des Données adoptée par l’Union Européenne et quelles en seraient les impacts sur les économies des pays Africains. Dans ce nouvel article, nous allons voir, plus en détail, quelles sont les principales exigences de la réglementation. 

GDPR le contenu de la réglementation sur la protection des données

La mise en conformité à la GDPR peut, au premier abord, apparaître comme un fardeau. Cela ne l’est pas. C’est  un moyen de protéger chacun d’entre nous, car nous sommes tous l’objet de données, l’exploitant ou encore le vérificateur de données. La GDPR se concentre sur les données personnelles. Mais c’est une occasion idéale pour investir dans la protection de toutes vos données. Tout cela sera finalement très utile car ce sont vos données qui sont la source de votre activité économique.

Pourquoi protéger les données de l’Entreprise?

Vous pensez ne pas être concernés car vous produisez des crayons et vous pensez que l’informatique est secondaire dans votre activité. Pensez un seul instant aux données qui vous sont propres pour produire vos crayons. Il y a les spécifications, la propriété intellectuelle, les données sur vos fournisseurs, les informations sur commandes, les clients, les services financiers, les coordonnées bancaires de vos clients et de vos fournisseurs, les informations personnelles de vos employés, les configurations de sécurité que vous avez mises en place… Toutes ces informations sont vitales pour votre activité. Que se passerait-il si vous les perdiez ou si elles arrivaient entre les mains de votre concurrent?

Commençons donc par le début. Nous devons assurer une bonne protection des données. Ce n’est pas seulement parce que la GDPR l’exige et que nous devons nous aligner sur les exigences de l’UE. C’est simplement un pré-requis indispensable à la bonne gestion d’une Entreprise. Tout bon régime de protection des données commence par une stratégie. Celle-ci précise les obligations de l’Entreprise vis à vis des données et les résultats escomptés. La stratégie définit également les moyens à mettre en oeuvre pour protéger ces informations.

Comment nous y prendre?

Les Entreprises ont deux sources d’inspiration pour baliser leur chemin.

Le premier est la GDPR elle-même parce qu’elle énonce les obligations que les entreprises doivent appliquer à leur système d’information. Le second est l’utilisation de référentiels tels que COBIT 5 ou de normes telles que ISO 27001. COBIT 5 et ISO 27001 nous fournissent le cadre sur la base duquel évaluer comment vous allez atteindre ces résultats et les bénéfices attendus. En combinant liste complète des exigences de la GDPR et l’utilisation de COBIT 5, les entreprises seront donc en mesure de répondre aux exigences de conformité de GDPR de façon transparente.

Les principales exigences de la GDPR

Avant d’aborder comment nous y prendre, examinons un peu plus en détail les exigences de la réglementation

1. Même si votre entreprise n’est pas dans l’UE, la réglementation s’applique

Les organisations non situées dans un état européen mais qui font des affaires avec l’UE et utilisent les données personnelles des ressortissants de l’UE doivent se préparer à se conformer à la réglementation. Ceux qui fournissent des produits ou des services à des clients dans l’UE ou qui traitent ou manipulent leurs données peuvent avoir à faire face à des poursuites de l’UE si un incident de sécurité est signalé.

C’est notamment le cas de toute banque Africaine qui reçoit de l’argent depuis un compte situé en Europe. C’est la même chose si elle effectue un transfert vers un compte bancaire Européen. Cette banque Africaine aura alors en sa possession les données bancaires du citoyen ou de l’Entreprise européenne avec laquelle s’effectue la transaction. Ces informations doivent donc être protégées en respectant les exigences de la GDPR. Toute transaction commerciale impliquant une organisation Africaine et un Organisation Européenne est donc concernée.

2. La définition des données personnelles est élargie

La confidentialité des données concerne désormais d’autres facteurs susceptibles d’être utilisés pour identifier un individu. Il s’agit par exemple de son identité génétique, psychique, économique, culturelle ou sociale. Les entreprises sont incitées à prendre des mesures afin de réduire la quantité d’informations personnelles qu’ils stockent, et à veiller à ce qu’elles ne stockent pas les informations plus longtemps que strictement nécessaire.

3. Un consentement est requis pour traiter les données relatives aux enfants

Le consentement des parents sera nécessaire pour le traitement des données personnelles des enfants de moins de 16 ans. Chaque État membre de l’UE peut abaisser à 13 ans l’âge nécessitant le consentement parental. Bien entendu des traces doivent permettre la vérification au travers d’audits.

4. Les modifications apportées aux règles d’obtention du consentement valide

Un document de consentement au traitement des données personnelles doit être exprimé en termes simples et non ambigus. Le consentement ne se présume pas. Le silence ou l’absence de réponse ne constitue pas un consentement. Un consentement clair et positif au traitement des données privées doit être fourni, de façon formelle et auditable.

Imaginons que vous utilisez le mailing internet pour contacter vos clients. Chacun d’eux doit avoir fourni un consentement clair et positif à être présent dans votre liste d’adresses. Cela signifie que citoyen d’un état Européen qui recevrait un email provenant d’une société, en Afrique par exemple, et qui n’aurait pas donné explicitement son consentement pour être contacté par mail serait en droit de poursuivre ladite Société, laquelle serait du coup passible d’une lourde amende pour non respect de la GDPR.

5. La nomination d’un Directeur de la Protection des Données (DPO) est obligatoire pour certaines entreprises

L’article 35 de la GDPR stipule que des Directeurs de la Protection des Données (DPO – Data Protection Officer) doivent être nommés dans toutes les administrations. En outre, un DPO sera nécessaire lorsque les activités de base de l’Organisation impliquent « un suivi régulier et systématique de grandes quantités de données personnelles » ou lorsque l’entité effectue le traitement à grande échelle de « catégories particulières de données à caractère personnel ». Cela fait donc référence aux sociétés de service informatique qui opèrent le système d’information de leurs clients.

Les entreprises dont l’activité principale n’est pas le traitement de données sont exemptées de cette obligation.

La GDPR ne précise pas les diplômes et certifications professionnelles requis pour les Directeurs de  la Protection des Données, mais stipulent néanmoins qu’ils doivent avoir  «une connaissance approfondie du droit et des pratiques de protection des données. »

6. Evaluations obligatoires d’impacts des risques sur la protection des données

Une approche basée sur les risques doit être adoptée avant d’entreprendre des activités de traitement de données sensibles. Des rôles de vérificateurs de données seront nécessaires pour effectuer des évaluations d’impact, analyser et minimiser ces risques pour les personnes concernées dès lors que des risques de violation de la vie privée sont élevés.

Ce sera notamment le cas lorsqu’une Entreprise Européenne entrera en relation d’affaires avec une Entreprise d’un pays dont la législation est plus tolérante.

7. Exigences nouvelles en matière de notification de violations des données

Les vérificateurs de données seront tenus de signaler les violations de confidentialité constatées à leur autorité de protection des données, à moins que celles-ci ne représentent qu’un risque faible pour les droits et libertés des personnes concernées. L’information doit être transmise dans les 72 heures suivant la constatation de la violation de confidentialité par les vérificateurs. Des dérogations pourront exister en cas de circonstances exceptionnelles, qui devront être justifiées.

Lorsque le risque pour les individus est élevé, les personnes concernées doivent être informées. Toutefois, aucun délai n’est spécifié par la règlementation.

Des audits réguliers de la chaîne d’information et des vérifications seront requis pour assurer que le nouveau régime de sécurité est bien adapté à l’usage.

8. Le droit à l’oubli

Tout individu a le « droit à l’oubli ». La GDPR prévoit des lignes directrices claires sur les circonstances dans lesquelles le droit peut être exercé.

9. Le transfert international de données

Étant donné que la règlementation est également applicable aux Entreprises qui utilisent et transforment les données, les organisations doivent être conscientes du risque de transfert de données vers des pays ne faisant pas partie de l’UE.

10. Responsabilités en matière de traitement de données

Les Entreprise exploitant des données auront des obligations et des responsabilités juridiques directes. Cela signifie que les exploitants peuvent être tenus responsables des violations de données. Les arrangements contractuels devront donc être mis à jour en précisant les responsabilités et les obligations de chacune des parties. Il s’agit là d’une exigence impérative dans les futurs accords.

Les Parties devront documenter leurs responsabilités sur les données encore plus clairement, et les niveaux de risque accrus peuvent clairement influer sur le coût des services.

11. La portabilité des données

La portabilité des données permettra à un utilisateur de demander une copie de ses données personnelles dans un format utilisable et par voie électronique transmissible à un autre système de traitement.

12. Protection par la conception

La GDPR exige que les systèmes et les processus prennent en compte le respect des principes de protection des données. L’essence de la protection par la conception est que la vie privée dans un service ou un produit est pris en compte non seulement au moment de la livraison, mais aussi dès l’origines de la création du concept de produit.

Il y a aussi une exigence que les vérificateurs ne doivent recueillir que les données strictement nécessaires à la réalisation de leurs objectifs spécifiques et les détruire  dès qu’elle ne sont plus nécessaires.

13. Un guichet unique

Un nouveau guichet unique Européen est créé pour les entreprises. Cela signifie que les entreprises ne devront faire face à une autorité de surveillance unique pour l’ensemble de l’Europe et non pas au sein de chaque état. Ceci rend plus simple et moins coûteux pour les entreprises de faire des affaires dans l’UE. Cela aura également un impact positif pour les fournisseurs de services Internet ayant des bureaux dans plusieurs pays de l’UE.

Et pour se mettre en conformité, comment fait-on?

Dans notre prochain article, nous verrons comment nous appuyer sur COBIT 5 et ISO 27001 pour implémenter l’ensemble des mesures nécessaires à la conformité requise par la GDPR.

Vous avez des questions sur le contenu de la réglementation, son interprétation ou ses conséquences pratiques? N’hésitez pas à nous poster un commentaire et un de nos experts en protection des données personnelles vous répondra.

GDPR et protection des données en Afrique

Les exigences et les conséquences du GDPR

La règlementation générale sur la protection des données (GDPR: General Data Protection Régulation) est applicable à partir du 25 mai 2018. Elle deviendra donc, de fait, une loi applicable dans chacun des pays de la Communauté Européenne à cette date. Encore une réglementation européenne de plus, pensez-vous? Non, pas exactement. Il s’agit là d’une réglementation majeure qui va impacter profondément les économies des pays Européens. Mais elle va également impacter celles des pays qui ont des liens commerciaux forts avec l’Europe. Les pays d’Afrique sont au premier plan des pays qui vont subir de plein fouet cette nouvelle réglementation. Alors de quoi s’agit-il? Faut-il s’inquiéter? Comment s’y préparer pour réduire les risques pour nos économies? Nous allons essayer de vous apporter quelques ébauches de réponses.

COBIT, GDPR et la protection des données

 GDPR – Ca veut dire quoi?

GDPR signifie Réglementation Générale sur la Protection des Données. Il s’agit d’une réglementation Européenne (99 articles décrits sur 88 pages) qui entrera en vigueur le 25 Mai 2018. A compter de cette date, elle s’impose à toutes les Entreprises de l’ensemble des états de la Communauté Européenne. L’objectif de cette réglementation est d’assurer la protection des données personnelles de l’ensemble des citoyens, notamment face aux risques de cybersécurité qui augmentent chaque jour.

La négligence, l’imprudence ou la simple malchance ne constitueront pas une excuse en vertu de la loi renforcée. Les entreprises qui seront en violation avec la loi devront faire face à une augmentation des peines importantes. A moins, bien sûr, qu’elles ne puissent démontrer que la protection des données qu’elles utilisent – la confidentialité et la sécurité – était manifestement au niveau de qualité exigé par le GDPR. Ceci a notamment pour objectif de nous assurer que nous, en tant qu’individus, disposons de privilèges plus étendus sur nos données personnelles, y compris le droit à l’oubli.

Quels sont les enjeux?

Le GDPR est fondamentalement une excellente chose. Il est moralement juste et chacun d’entre nous devrait y adhérer sans réserve. Il y a de bonnes raisons commerciales également à le respecter :

  • le respect du GDPR signifie que nous sommes alignés avec la réglementation Européenne en la matière et que nous pouvons donc avoir des activités commerciales avec des Entreprises dans tous les pays Européens,
  • c’est l’occasion de mieux protéger nos données contre les risques en matière de cybersécurité,
  • c’est aussi la meilleure façon d’assurer que nous sommes alignés avec la réglementation en vigueur en Amérique du Nord et que les risques de cybersécurité ne seront pas un frein à nos échanges avec les USA et le Canada.

Mais, malheureusement, il y a aussi des coûts associés :

  • la mise en oeuvre des obligations prévues par la réglementation,
  • les problèmes de réputation et les aspects stratégiques,
  • les coûts opérationnels et les coûts de conformité,
  • et enfin la mise à niveau, en termes de formation et de sensibilisation, de l’ensemble du personnel des Entreprises, depuis le Président du Conseil d’Administration jusqu’au gardien, car les individus sont les premiers remparts en matière de sécurité des données.

Tous ces coûts risquent fort d’être extrêmement importants. Et ce surtout en Afrique où le sujet n’intéresse, pour l’instant, pas grand monde et où le niveau de sécurité de l’information dans les Entreprises est proche de zéro. Combien d’Entreprises, par exemple, sont aujourd’hui, en Afrique, certifiées sur la base de la norme ISO 27001? L’étude annuelle réalisée début 2016 par l’ISO montre seulement 129 entreprises certifiées ISO 27001 en Afrique. Parmi celles-ci, seulement 2 sont en Afrique Francophone subsaharienne (1 en Côte d’Ivoire et 1 au Sénégal). Ce chiffre est à comparer avec les plus de 12.000 organisations certifiées en Asie…

Les exigences du GDPR en matière de protection des données

L’ICO (Information Commissioner’s Office), organisation indépendante créée au Royaume Uni en vue  superviser les droits sur l’information dans l’intérêt public, donne une explication détaillée et compréhensible des principaux aspects de cette règlementation.

Quelques points clés issus du contenu de la réglementation sont particulièrement importants pour les économies Africaines :

Fournisseurs et partenaires d’affaires sont inclus dans le périmètre

Les fournisseurs et les partenaires d’affaires doivent être inclus dans le périmètre de la gestion de la protection des données. Cela signifie qu’une Entreprise Européenne ne pourra transmettre des données (bancaires ou commerciales par exemple) à un fournisseur ou un partenaire d’affaires situé sur le continent Africain que si et seulement si ce fournisseur ou ce partenaire d’affaires peut apporter la preuve (au travers d’un audit ou d’une certification par exemple) qu’il sécurise ses informations à un niveau au minimum égal à ce qu’exige la réglementation Européenne.

Compréhension des vulnérabilité et menaces

Comprendre les vulnérabilités, les menaces et l’efficacité de votre maintenance corrective sont essentiels. Cela signifie, en clair, qu’il est indispensable que toutes les menaces, toutes les vulnérabilités et la maintenance corrective des logiciels que vous utilisez soient connues, comprises, évaluées et contrôlées. En Afrique, les Entreprises sont majoritairement des PMEs. Les budgets et les compétences nécessaires vont bien au-delà de leurs moyens. Par contre, cela rentre typiquement dans le périmètre des obligations d’un éditeur de logiciel. Cela signifie donc, entre autres, qu’il ne sera pas possible, sauf à démontrer que l’obligation est bien respectée grâce à des certifications internationales ou des audits, de s’appuyer sur des applications spécifiques, développées en interne par les Entreprises. Impossible également de s’appuyer sur du logiciel libre, largement répandu dans les Entreprises Africaines. Dans ce cas, il sera impossible d’apporter la preuve du respect de l’exigence dans le cadre d’un audit.

Sécurisation adéquate des données des clients

Les données des clients doivent être considérées parmi les « biens » les plus précieux de l’Entreprise. Elles doivent donc être protégées comme telles et  bénéficier d’un niveau de sécurité maximum. Des audits et/ou des certifications d’entreprises sur des normes internationales devront permettre de démontrer que le niveau adéquat de protection est bien appliqué aux données des clients (informations personnelles, informations bancaires, informations médicales par exemple), y compris lorsqu’elles transitent ou sont manipulées au sein d’une Entreprise Africaine, partenaire d’affaires, client ou fournisseur d’une Entreprise Européenne.

Protection efficace contre les faiblesses humaines

Une protection efficace est exigée contre des fuites de données involontaires, provoquées par l’entreprise et son personnel, notamment via les médias sociaux. Cela implique une formation de l’ensemble du personnel des Entreprises Africaines, allant du Président au gardien, sur la sécurité de l’information et la mise en oeuvre de moyens de contrôle, notamment sur la fuite d’informations via les réseaux sociaux. Cela risque de s’avérer quasi-impossible dans des pays où le moyen privilégié de communication est Facebook. Facebook constitue généralement, dans les pays d’Afrique subsaharienne, le support institutionnel pour la communication d’Entreprise.

De plus les législations locales des pays Africains n’autorisent pas ces pratiques de contrôle pour les Entreprises. Cela nécessite donc des changements culturels et législatifs qui prendront beaucoup de temps. Or le temps est compté puisque la réglementation s’applique à compter du 25 Mai 2018. De plus ces évolutions risquent fort de rencontrer une opposition farouche des populations. Elles considèreront cela, sans aucun doute, comme une entrave à leurs libertés.

Et si une Entreprise n’est pas conforme au GDPR?

L’article 83 du GDPR stipule que toute Entreprise Européenne non conforme à la réglementation sera soumise à une amende égale à la plus élevée des deux montants : 20.000.000 Euros ou 4% de son chiffre d’affaire annuel.

Il est clair qu’aucune organisation en Europe n’acceptera de courir un tel risque avec un partenaire d’affaires ou un fournisseur qui ne serait pas aligné sur les exigences de cette réglementation.

GDPR - Impacts

Les conséquences pour les économies des pays Africains

Les conséquences pour les économies Africaines sont donc claires. Elles doivent s’adapter pour permettre à leurs Entreprises de faire du business avec l’Europe, qui constitue un de leurs plus gros marchés. A défaut, elles seront dans de très grandes difficultés. Le temps presse car cette réglementation entre en vigueur le 25 Mai 2018. Inutile d’envisager de rediriger les marchés vers l’Asie ou l’Amérique du Nord. Des réglementations similaires, tout aussi contraignantes, y sont déjà appliquées ou en voie de l’être. Il faut donc transformer, dans un délai de 18 mois, les Entreprises pour les rendre conformes aux obligations réglementaires.

Dans notre prochain article, nous vous donnerons quelques pistes pour réussir cette transformation dans les délais en vous appuyant sur des référentiels de Gouvernance et de Management de la Sécurité de l’Information tels que COBIT ou ISO 27001 en vue d’une meilleure protection des données.

N’hésitez pas à nous communiquer vos commentaires et vos questions. Nos experts se feront un plaisir de vous répondre.

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