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COBIT et VeriSM : la recette du succès

Le modèle VeriSM récemment lancé, semble être un complément intéressant à COBIT. VeriSM, bien que très récent, a suscité beaucoup d’intérêt et de discussions dans les équipes de gestion des services. Déjà de nombreuses organisations envisagent et évaluent cette approche.

COBIT et VeriSM : La recette du succès
Crédit : © Dreamstime

Des idées clés au cœur de VeriSM

Quelques idées fortes sont au coeur même du modèle VeriSM :

  • Dans un monde de services numériques, gouverner les services devient une préoccupation importante pour l’ensemble de toute organisation. Ce n’est plus le problème de l’informatique uniquement,
  • Le « département informatique » est simplement une aptitude organisationnelle comme toutes les autres (par exemple les RH, les ventes, le marketing). Il doit donc travailler en étroite collaboration avec toutes les autres capacités de conception, de construction et de gestion des services numériques,
  • Toutes les organisations doivent prendre conscience de leur environnement, des ressources et capacités disponibles (à la fois en interne et en externe) lors de la conception, du développement et de la fourniture de services numériques. C’est le concept de réseau de management ou de management maillé,
  • Des principes de gestion des services clairement définis devraient servir de guide pour tout nouveau service. Ceci, afin de garantir que ce sont bien les bons «muscles» du maillage qui sont sollicités au fur et à mesure du développement du service et pendant toute la durée de son cycle de vie.

VeriSM n’est pas en soi un cadre, un référentiel ou une méthodologie. VeriSM est, en fait, un modèle préconisant l’évaluation et l’utilisation flexible des pratiques de gestion. Ces pratiques sont décrites dans VeriSM au travers des éléments du management maillé (« Management Mesh« ).

COBIT 5 est l’un de ces cadres de meilleures pratiques en matière de gouvernance et de management de l »information. Il présente donc une grande synergie avec VeriSM. De ce fait COBIT 5 aidera les organisations à adopter une approche VeriSM et à établir et exploiter efficacement un maillage du management.

LE CONCEPT DE MANAGEMENT MAILLE DE VeriSM

VeriSM - Le management maillé
Crédits © Van Haren 2017

COBIT 5 pour la Gouvernance

Le modèle VeriSM repose sur l’établissement d’une gouvernance efficace des services gestion de l’information et de la prestation de services informatiques performants.

COBIT 5 est un cadre reconnu en matière de gouvernance de l’Entreprise. Il définit un référentiel unique de gouvernance qui couvre de façon transparente l’ensemble de l’Entreprise, de manière globale et de bout en bout. Il s’agit là de trois des cinq principes clés de COBIT.

COBIT 5 : LES 5 PRINCIPES

COBIT : les 5 principes
Crédits : © ISACA 2012 – Tous droits réservés

Les principes de gestion des services VeriSM doivent refléter les besoins et les moteurs de l’organisation et de ses parties prenantes traduits en objectifs de l’entreprise. Ils constituent donc une composante clé de la gouvernance.

La cascade d’objectifs de COBIT 5

Les besoins des parties prenantes de l’Entreprise doivent être traduits en actions stratégiques pour être mise en oeuvre. La cascade d’objectifs de COBIT 5 représente le mécanisme de traduction des besoins des parties prenantes en objectifs d’entreprise précis, réalisables et personnalisés, puis en objectifs liés aux TI et en objectifs pour chacun des facilitateurs. Cette traduction permet de fixer des objectifs précis à tous les niveaux. De plus, ces objectifs couvrent tous les domaines de l’entreprise. Ils viennent ainsi en appui aux objectifs généraux et aux exigences des parties prenantes. Ils permettent donc de soutenir efficacement l’alignement entre les besoins de l’entreprise et les solutions et services informatiques.

LA CASCADE D’OBJECTIFS DE COBIT 5

La cascade d'objectifs de COBIT 5
Crédit : © ISACA 2012 – Tous droits réservés

COBIT 5 fournit de plus une matrice permettant de faire correspondre les principales préoccupations des parties prenantes avec 17 objectifs génériques de toute Entreprise. Grâce à une seconde matrice, ces 17 objectifs d’Entreprise peuvent ensuite être  mis en correspondance avec 17 objectifs pour le département TI. Par exemple, l’objectif de transparence financière de l’Entreprise  pourra être mis en correspondance avec l’objectif TI de « transparence des coûts, des bénéfices et des risques IT ». Enfin, une troisième matrice permet de faire correspondre ces objectifs TI avec les processus à mettre en oeuvre ou à améliorer. Les processus constituent une des 7 catégories de facilitateurs. La relation n’est pas univoque. Un processus de bas niveau peut ainsi supporter plusieurs objectifs d’entreprise. Toutefois grâce à cette cascade d’objectifs, il est aisé d’identifier les principaux processus soutenant chacun des objectifs stratégiques de l’Entreprise.

Bien sûr chaque entreprise est différente. Ces matrices sont donc fournies à titre d’exemples et doivent être adaptées à chaque organisation spécifique.

Le management maillé de VeriSM

Les organisations définiront leur maillage de gestion de différentes manières qui leur seront propres. Comme indiqué ci-dessus, les éléments du maillage sont nombreux et variés. COBIT 5 encourage également une approche holistique pour comprendre et rassembler les différentes ressources et capacités de gestion des services.

COBIT 5 définit 7 catégories de facilitateurs (« enablers ») :

Les 7 facilitateurs de COBIT 5
Crédit © ISACA 2012 – Tous droits réservés

À l’heure actuelle, l’ISACA n’a publié des guides de référence détaillés que pour les facilitateurs « processus » et « information« . Cependant ils fournissent des indications importantes et suffisantes sur la documentation et la classification des éléments clés de tout maillage de gestion.

La mise en œuvre de VeriSM en Entreprise

Les organisations qui adoptent d’abord une approche VeriSM considéreront / évalueront très probablement COBIT 5 comme une manière d’ajouter une valeur significative au maillage de gestion. A l’opposé, les organisations qui utilisent déjà COBIT 5 y trouveront un avantage significatif lors de l’adoption d’une approche VeriSM. Quel que soit le modèle proposé en premier, le cycle de vie de mise en oeuvre inclus dans COBIT 5 est une excellente démarche pour répondre à la complexité et aux défis généralement rencontrés lors de tout projet de transformation.

L’approche de programme de transformation de COBIT 5

COBIT 5 : Le modèle de mise en oeuvre
Crédit © ISACA 2012 – Tous droits réservés

Le diagramme ci-dessus décrit avec une extrême précision le modèle de mise en oeuvre de tout projet de transformation.  Expliqué en détail dans le Guide de mise en œuvre  de COBIT 5 (ISACA) et soutenu par une qualification professionnelle, l’approche selon le cycle de vie détaille une démarche holistique en 7 étapes pour parvenir à un changement durable en se focalisant sur trois axes :

  • Amélioration continue : Permettre et soutenir le changement organisationnel pour offrir des avantages durables en veillant à ce que les améliorations soient intégrées dans la structure de l’organisation,
  • Facilitation du changement : Le programme est conçu pour soutenir le besoin d’amélioration continue, avec des changements apportés dans des itérations hiérarchisées et gérables, garantissant que les avantages sont fournis à un rythme de changement auquel l’organisation peut faire face,
  • Gestion de programme : appliquer des techniques formelles de gestion de programme et de projet (analyse de rentabilisation formelle, objectifs bien définis et bien définis, parrainage de cadres) pour garantir que les avantages sont réalisés

L’importance de la facilitation du changement

On estime jusqu’à 70% le taux d’échec des projets de transformation. Bien sûr, il y a de nombreuses raisons à cela. Cependant,  parmi celles-ci, les principales sont liées aux personnes et en particulier à la résistance au changement.

Kotter reconnaît cela dans son modèle de changement en huit étapes, dont la première étape critique est de créer un sentiment d’urgence. Cela se reflète dans l’étape 1 de l’anneau de facilitation du changement. En clair, cela signifie être capable de répondre à la question suivante :


Il y a un million et une chose que nous pourrions faire,

Pourquoi cela doit-il se produire et pourquoi cela doit-il arriver maintenant?


Si cela ne peut pas être clairement expliqué, d’une manière qui ait du sens et soit convaincante pour l’ensemble de l’organisation, la réponse est probablement : « ça ne marchera pas!« .

Encore une fois, la cascade des objectifs est utile ici. Il devrait y avoir une cascade claire entre les objectifs du programme et la réalisation des objectifs de l’Entreprise. Certes, la réalisation d’objectifs d’entreprise de haut niveau, bien qu’ils soient clairement pertinents pour tous les employés, n’est peut-être pas ce qui nous fait sortir du lit le matin. Cependant, c’est ce qui excite les plus hauts niveaux du management organisationnel et de la gouvernance. C’est donc ce qui assurera le parrainage de la direction qui est si crucial pour la réussite de tout programme.

Les services numériques au coeur du besoin de transformation des entreprises

Il existe de nombreuses définitions différentes du terme service numérique. La mienne serait : un service numérique est un service qui permet aux consommateurs de traiter avec l’entreprise par voie électronique à un moment et à un endroit qui leur conviennent, sans qu’une interaction humaine soit nécessaire. Amazon, Uber, Airbnb sont tous des exemples de fournisseurs de services numériques. La demande des consommateur est en croissance exponentielle. Déjà aujourd’hui on voit les consommateurs aller voir et toucher les produits qu’ils souhaitent acheter dans des magasins. Ensuite ils rentrent les commander en ligne sur un site de vente en ligne tel qu’Amazon. Demain cela concernera 90% des Entreprises dans tous les domaines (banques, assurance, hôtellerie, etc.). Toutes ces Entreprises vont devoir se transformer pour survivre.

 

Crédits : Mark Flynn et blog de l’APMG

COBIT – La gouvernance, clé du succès de l’entreprise

Le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) est entré en vigueur le 25 mai 2018, exigeant une bonne gouvernance des données pour toutes les entreprises et collectivités, indépendamment de la juridiction, sur le traitement des données personnelles associées aux citoyens de l’UE et de l’EEE. Dans un précédent article, j’ai montré comment COBIT 5 pouvait aider tout projet de mise en conformité au RGPD. Si le RGPD a été vraiment pris au sérieux, nos organisations sont aujourd’hui en mesure de mieux gérer leurs données. De fait, cela facilite leur tâche de gestion quotidienne de l’Entreprise.

COBIT Gouvernance, la clé du succès en entreprise
Crédits © weerapat1003

Grâce à une bonne gouvernance, nous pouvons aborder avec confiance des problèmatiques actuellement encore ignorées par la pensée dominante. Elles sont pourtant désormais très pertinentes et constitueront un facteur de succès ou d’échec pour les prochains mois et les prochaines années. Parmi les problèmes dominants affectant les Entreprises, on peut citer :

  • L’adaptation de la main-d’œuvre du troisième millénaire,
  • La transformation digitale de l’économie,
  • Après le RGPD, le règlement sur la protection de la vie privée ,
  • Le BREXIT,
  • Les géants du web, notre nouveau risque systémique,
  • L’insécurité intégrée…

Le thème central, commun à tous ces sujets, est celui des systèmes d’information. L’activité stratégique et opérationnelle doit désormais adopter une approche plus «entrepreneuriale» que «mature» pour exploiter les opportunités au fur et à mesure qu’elles se présentent. Les cadres de gouvernance doivent encourager l’innovation et gérer simultanément les risques associés au moyen de politiques, de procédures et de pratiques adaptées. Une approche collaborative est nécessaire pour anticiper et répondre rapidement au changement.

COBIT 5 : le cadre de Gouvernance d’Entreprise publié par l’ISACA

Le cadre COBIT 5 de l’ISACA permet d’avoir un aperçu de la gouvernance d’entreprise. La famille de publications comprend «COBIT 5, a Business Framework for the Governance and Management of Enterprise IT». Ce document de 94 pages fournit un guide complet sur où et comment rechercher des opportunités d’évolution et d’innovation dans votre entreprise.

COBIT 5 : un mythe tenace

Malheureusement la traduction Française de cette publication n’est pas très pertinente. Elle semble faire plus de cas de l’informatique que des métiers de l’Entreprise, seuls créateurs de valeur. Le titre lui-même a été traduit par « COBIT 5, un référentiel orienté affaires pour la gouvernance et la gestion des TI de l’entreprise ». Le titre original, en Anglais, ne fait pas référence aux TI mais à « l’information de l’entreprise et aux technologies associées ». C’est beaucoup plus vaste et cela couvre la totalité des métiers au lieu de la seule informatique. Pour COBIT, l’informatique n’est seulement qu’un « outil » au service des métiers de l’Entreprise (on parlera du 6ème « enabler »). COBIT n’est aucune un référentiel destiné à l’IT. C’est un référentiel de Gouvernance et de Management de l’Entreprise.

Le périmètre de COBIT 5 : La gouvernance et le management de l’entreprise

Cela inclut bien évidemment l’IT, mais seulement comme un composant de l’Entreprise.

Vous pouvez accéder au périmètre des publications COBIT 5 sur le site de l’ISACA. COBIT a la particularité d’être composé de publications permettant au lecteur d’accéder au contenu du cadre au travers des filtres. L’accès au cadre de référence complet est totalement gratuit. Certains autres documents, tels que le modèle de référence des processus ou le guide de mise en oeuvre sont gratuits pour les membres de l’ISACA. Enfin, d’autres documents, notamment les guides professionnels, sont payants mais avec une remise substantielles pour les membres.

Publications COBIT
Source © ISACA

COBIT 5 : quelques cas réussis de mise en oeuvre dans le monde

Chacun des cas présentés ici correspond à la liste des problèmes dominants identifiés au début de cet article. Il n’ont souvent qu’un lien très lointain avec les technologies de l’information. Vous y trouverez des liens utiles présentant le contexte et la façon dont  COBIT 5 a permis relever ces défis organisationnels.

Adaptation de la main d’oeuvre du 3ème millénaire – Cas PWC

PWC, tout comme DELOITTE et d’autres grands cabinets internationaux exigent un engagement intensif de leurs salariés dès le début. Des récompenses en matière d’évolutions de carrière, telles que des partenariats, sont appelées à venir plus tard. Ces entreprises sont actuellement confrontées à un turnover croissant de jeunes, essentiellement nés entre 1980 et 1995. Il s’agit de ceux qu’on qualifie généralement d’enfants du millénaire. Ceux de la génération Z, nés après 1995, commencent à peine à arriver sur le marché de l’emploi. PWC et DELOITTE ont constaté que la main-d’œuvre entrante avait des attentes différentes de celle des générations précédentes. Les jeunes souhaitent désormais une approche flexible pour travailler. Ils attendent des récompenses pour de bonnes performances dès le début ainsi que tout au long de leur carrière.

COBIT 5 via son approche de cascade des objectifs se focalise sur l’identification besoins des parties prenantes. Ceux-ci sont alors traduits en objectifs de l’entreprise liant les attentes internes et externes des parties prenantes avec celles de l’entreprise.Une fois identifiés, les changements appropriés peuvent être apportés aux politiques et aux pratiques.

Pour mieux comprendre comment vous appuyer sur COBIT pour résoudre cette problématique, nous vous proposons les liens suivants :

Transformation digitale de l’économie – Cas Domino’s

La transformation digitale pousse les entreprises à adapter leurs modèles commerciaux et à se concentrer. Domino’s a réalisé qu’ils devaient passer d’un service de restauration rapide à un service digital. En utilisant l’analyse de données pour personnaliser les offres marketing auprès des clients, les clients sont attirés par un service correspondant à leur style de vie.

COBIT 5, au travers des conseils sur les services, l’infrastructure et les applications, aide les entreprises à évaluer le potentiel de la transformation numérique sur l’organisation. Cette orientation élargit la réflexion, de la définition d’une solution unique jusqu’à la mise en œuvre d’un actif holistique, intégrale et soutenant les objectifs de l’entreprise.

Si vous souhaitez mieux comprendre comment COBIT a permis à Domino’s de réussir sa transformation digitale : https://www.bernardmarr.com/default.asp?contentID=1264.

Mise en conformité au futur règlement Européen sur la protection de la vie privée – Cas WhatsApp

Le règlement sur la vie privée et les communications électroniques, qui devrait être adopté par l’UE à la fin de 2018, constitue un ajout subtil au RGPD couvrant les communications électroniques.Des consentements explicites supplémentaires seront nécessaires. L’infrastructure de communication intelligente transporte, génère, utilise et stocke des données personnelles et corporatives identifiables. Donc, de fait, les principaux services de communication tels que WhatsApp sont inclus. C’est aussi le cas des fournisseurs de cookies, d’appareils IoT et de marketing direct et e-marketing.

COBIT 5 fournit des conseils sur la façon dont les entreprises, incluant leur IT, doivent se conformer aux exigences réglementaires. COBIT peut donc aider à révéler où des consentements explicites pourraient être nécessaires.

Voici quelques liens qui peuvent vous permettre de mieux comprendre comment COBIT aide à mieux protéger la vie privée :

Le BREXIT – Cas Currency Cloud

La situation sur le BREXIT restant assez imprévisible à l’heure actuelle, les entreprises doivent donc définir des plans d’urgence afin de minimiser les impacts d’un accord non favorable. Même si une organisation n’a aucun contact avec l’UE, elle doit vérifier comment le BREXIT affecte sa chaîne d’approvisionnement et sa banque. Pour certains, comme la plateforme d’échanges financiers Currency Cloud, «pas d’accord» avec l’UE serait synonyme de devoir mettre en place une présence européenne pour obtenir leur licence opérationnelle européenne, au cas où.

COBIT 5 couvre les exigences de conformité aux réglementations, lois et autres normes. Cela aide à identifier le point de départ et les processus sur lesquels se focaliser. COBIT inclut des sections sur la continuité des opérations, couvrant la prévention, l’atténuation et le retour à la normale en cas de perturbation pour aider à identifier les possibles zones de friction.

Pour mieux comprendre comment COBIT peut aider les entreprises britanniques à affronter le BREXIT : https://www.ibtimes.co.uk/why-neither-brexit-nor-loss-passporting-will-stop-uks-fintech-momentum-1659410.

Les géants du web, nouveau risque systémique – Cas des GAFAM

Chaque entreprise est dans un marché pour acheter et vendre. Pour opérer de manière efficace et efficiente, beaucoup d’entre nous se tournent vers l’infrastructure informatique et les fournisseurs de communication offrant des solutions «guichet unique» faciles à utiliser, telles que Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft. Mais c’est une épée à trois tranchants.

Le grand avantage, qui les rend si attrayants, est qu’ils devient facile d’accéder à des structures de communication et de stockage avec la sécurité et l’échelle nécessaires. Les principaux inconvénients sont :

  1. avec peu d’acteurs dominants, le contrôle sur les marchés n’est pas entre nos mains
  2. et si l’un d’eux échoue, techniquement ou commercialement, l’impact négatif sur les affaires et la vie privée sera énorme.

COBIT 5 peut aider à définir une nouvelle approche pour traiter un point de défaillance systémique. Il existe également une liste de contrôles utiles sur les questions à poser aux parties prenantes externes.

L’insécurité intégrée – Cas Expedia

Un sous-produit de la construction l’efficacité de l’entreprise de construction est de jeter les bases de l’insécurité par inadvertance. Expedia a découvert qu’une de ses filiales avait laisser fuiter des données sur ses clients. Le partage et la gestion des données, même au sein d’un même groupe, sont difficiles à contrôler car les exigences et la responsabilité sont diluées, obscurcies ou réinterprétées par le partenaire en charge du traitement des données.

Pour en savoir plus sur le cas Expedia : https://www.cnbc.com/2018/03/20/an-expedia-subsidiary-says-a-security-breach-affected-880000-cards.html.

COBIT 5 est derrière chaque entrepreneur pour l’aider

COBIT 5 est là pour nous aider à mieux réfléchir à la manière dont nous gérons et opérons. Tant de choses sont demandées aux entreprises, il est facile de rater les choses auxquelles nous devrions penser. La technologie détermine à la fois le rythme et la façon dont nous travaillons. Une bonne gouvernance est essentielle pour assurer la prospérité des entreprises.COBIT 5 est essentiel p our bien gouverner.

Pour mieux comprendre pourquoi une formation COBIT vous est indispensable : http://www.ab-consulting.fr/blog/geit/cobit-5/formation-cobit-7-raisons.

Vous aussi vous avez un cas particulier, hors du domaine IT, d’utilisation réussie de COBIT 5 dans un contexte particulier? N’hésitez pas à nous laisser votre commentaire.

RGPD/GDPR : appuyez-vous sur COBIT

Dans notre précédent article intitulé RGPD/GDPR ; Les changements au 25 Mai 2018, nous vous avons proposé 10 axes clés pour devenir conforme au RGPD. La mise en conformité est, par définition, un projet transversal relevant de la gouvernance de l’Entreprise. Or, dès lors qu’on parle de Gouvernance, le référentiel susceptible de nous aider est COBIT 5. Dans quelle mesure, COBIT 5 peut-il nous aider à mettre en oeuvre le RGPD (GDPR) via ses 7 facilitateurs, en s’appuyant sur les 5 principes de la Gouvernance?

RGPD : comment COBIT peut vous aider
Crédits : Tatyana – Fotolia.com

Le RGPD (GDPR en Anglais) contient 99 articles définissant les exigences et les droits accordés aux citoyens de l’UE. Le RGPD (/GDPR) décrit également la structure de conformité et pénalités pour non-conformité. Chaque organisation a besoin de bien comprendre le RGPD (/GDPR) et de déterminer ses prochaines actions. Nous allons, pour les principaux sujets de préoccupation, décrire comment l’approche COBIT peut vous aider à y répondre.

Quel rapport en tre RGPD (GDPR) et COBIT?

Le RGPD (GDPR en Anglais) est une Règlementation Européenne destinée à la protection des renseignements et des données personnelles des citoyens de l’Union. Il s’agit donc d’une loi, applicable à toute entreprise ou organisme, public ou privé, dans l’Espace Economique Européen. Cette loi est entrée en vigueur le 4 Mai 2016 (date de publication au journal officiel de l’Union Européenne) . La Commission Européenne a accordé  deux ans de grâce aux Etats et aux organisations pour se mettre en conformité. Ce délai de grâce expire le 25 Mai 2018. Par conséquent, les sanctions prévues par loi vont s’appliquer à compter cette date. De plus, il faut reconnaître que les sanctions prévues sont dissuasives (jusqu’à 4% du chiffre d’affaires mondial annuel pour les grandes entreprises et 20 Millions d’Euros pour les TPE et PME).

Malheureusement, comme d’habitude, les organisations des pays francophones ont attendu le dernier moment pour se préoccuper de leur mise en conformité. Aussi, à un mois de l’échéance, beaucoup d’entre elles commencent seulement à se poser la question. De plus, elles pensent, de façon totalement erronée, qu’il s’agit simplement d’un projet informatique de plus.

La conformité légale et réglementaire est, par essence, un sujet de Gouvernance des Entreprises. Dans le cas précis du RGPD, il s’agit de Gouvernance du Système d’Informations. Or le référentiel de Gouvernance du Système d’Informations, reconnu dans le monde entier, n’est autre que COBIT 5. Il apparaît donc clairement que COBIT 5 peut nous aider efficacement à mettre en oeuvre des exigences du RGPD (GDPR).

Quelques exigences clés du RGPD (GDPR)

Identification des données présentant un risque élevé et analyses d’impact

Les entreprises ont désormais l’obligation effectuer des analyses d’impact sur la protection des données (DPIA) lors de l’utilisation de nouvelles technologies ou lors du lancement de nouveaux projets, pour toute donnée présentant un risque élevé pour les droits et libertés des citoyens de l’UE. Ces analyses d’impact doivent également décrire comment l’entreprise entend aborder le risque grâce à un traitement systématique et étendu ou via des activités de surveillance. Donc, cela s’apparente à une évaluation traditionnelle des risques qui analyse les risques et les mesures en place pour y remédier. Ainsi, il est simple, en nous appuyant sur la cascade d’objectifs, d’identifier les processus primaires de COBIT à considérer:

  • EDM02 Ensure Benefits Delivery ;
  • EDM04 Ensure Risk Optimization ;
  • APO11 Manage Quality ;
  • APO12 Manage Risk ;
  • APO13 Manage Security ;
  • DSS05 Manage Security Services ;
  • DSS06 Manage Business Process Controls.

Protection, traitement et stockage des données personnelles

Les données personnelles de chaque personne concernée doivent être traitées de manière transparente, et uniquement pour les finalités spécifiées. L’Entreprise doit garantir un niveau « raisonnable » de protection des données et des renseignements personnels. Les données doivent être traitées en toute sécurité pour se protéger contre tout accès non autorisé, perte ou dommage. Des mesures techniques et organisationnelles appropriées doivent être mises en oeuvre. Le RGPD (GDPR) ne définit pas ce que cela signifie de façon précise. Il est cependant clair que si les données sont perdues ou volées, l’entreprise est manifestement en violation de la conformité. Les principaux processus COBIT à considérer sont donc les suivants :

  • EDM05 Ensure Stakeholder Transparency ;
  • APO01 Manage the IT Management Framework ;
  • APO02 Manage Strategy ;
  • APO03 Manage Enterprise Architecture ;
  • APO10 Manage Suppliers ;
  • BAI01 Manage Programs and Projects ;
  • BAI02 Manage Requirements Definition ;
  • BAI03 Manage Solutions Identification and Build ;
  • BAI04 Manage Availability and Capacity ;
  • BAI06 Manage Changes ;
  • BAI07 Manage Change Acceptance and Transitioning ;
  • BAI08 Manage Knowledge ;
  • BAI09 Manage Assets ;
  • BAI10 Manage Configuration.

Consentement, portabilité, droit d’accès et droit à l’oubli

Les individus doivent donner leur consentement explicite concernant le traitement de leurs données personnelles. Rappelons que le RGPD (GDPR) considère comme traitements la collecte initialel’enregistrementl’organisationla structurationla conservationl’adaptation ou la modificationl’extractionla consultationl’utilisationla communication par transmissionla diffusion ou toute autre forme de mise à dispositionle rapprochement ou l’interconnexionla limitationl’effacement jusqu’à la destruction.

Ces personnes (« les personnes concernées ») ont le droit de savoir, sur demande, quelles données personnelles une entreprise utilise et comment ces données sont utilisées. Un citoyen de l’UE peut également obtenir, sur demande, le transfert de ses données personnelles d’une entreprise à une autre dans un format lisible par machine. De plus, les entreprises ont l’obligation  d’arrêter de traiter et / ou de supprimer des données personnelles sur un citoyen de l’UE sur sa demande. Cette exigence va plus loin: il s’agit de permettre aux citoyens de l’UE le droit d’être oublié en ayant des données personnelles supprimées sur demande. Les principaux processus COBIT à considérer sont les suivants :

  • EDM05 Ensure Stakeholder Transparency ;
  • APO01 Manage the IT Management Framework ;
  • APO08 Manage Relationships ;
  • APO09 Manage Service Agreements ;
  • APO10 Manage Suppliers ;
  • BAI08 Manage Knowledge.

Nomination d’un délégué à la protection des données

Certaines organisations ont obligation de désigner un délégué à la protection des données (DPO). Le rôle du DPO est de superviser la stratégie de sécurité des données de l’entreprise et sa conformité au RGPD (GDPR). Alors, quelles sont les  organisations qui ont l’obligation d’avoir un DPO? L’exigence s’applique à toute organisation qui traite ou stocke de grandes quantités de données sur les citoyens de l’UE. Elle s’applique également aux organisations qui traitent ou stockent des données personnelles, surveillent régulièrement les individus. Enfin elle s’applique à toutes les autorités publiques. Pour répondre à cette exigence, les principaux processus COBIT à considérer sont :

  • EDM01 Ensure Governance Framework Setting and Maintenance ;
  • APO07 Manage Human Resources ;
  • BAI05 Manage Organizational Change Enablement.

Notification des violations de données à caractère personnel

Les entreprises (et plus particulièrement les responsables du traitement) doivent informer les autorités de contrôle dans les 72 heures suivant la découverte d’une violation de données à caractère personnel. Les sous-traitants sont généralement ceux qui découvrent en premier  une telle violation de données. Par conséquent, la loi les rend responsables d’informer sans délai le responsable du traitement. Beaucoup d’organisations ont déjà mis en place de telles procédures. Cependant,  peu d’entre elles effectuent régulièrement des tests pour s’assurer que les exigences sont bien respectées. Concernant cet axe de travail, les principaux processus COBIT à considérer sont :

  • DSS01 Manage Operations ;
  • DSS02 Manage Service Requests and Incidents ;
  • DSS03 Manage Problems ;
  • DSS04 Manage Continuity ;
  • DSS05 Manage Security Services ;
  • DSS06 Manage Business Process Controls.

Assurer la conformité réglementaire

Pour assurer la conformité à la législation, les organisations ont l’obligation de s’évaluer, de surveiller et d’évaluer en permanence leurs contrôles et d’étudier les améliorations continues à mettre en oeuvre en termes de technologies et d’idées. Les organisations doivent également fournir l’assurance qu’elles suivent les obligations énoncées. Pour cette exigence du RGPD (GDPR) les principaux processus COBIT à améliorer sont les suivants :

  • APO04 Manage Innovation ;
  • APO05 Manage Portfolio ;
  • APO06 Manage Budget and Costs ;
  • MEA01 Monitor, Evaluate and Assess Performance and Conformance ;
  • MEA02 Monitor, Evaluate and Assess the System of Internal Control ;
  • MEA03 Monitor, Evaluate and Assess Compliance With External Requirements.

Quelques conseils et astuces pour réussir la mise en œuvre du RGPD

Pour faciliter le travail de mise en conformité, nous vous livrons ici une série de conseils et d’astuces basés sur COBIT 5. De plus, ces conseils et astuces proviennent des observations et recommandations issues de l’expérience d’organisations qui ont déjà entamé, et pour certaines terminé avec succès, leur marche vers la conformité au RGPD (GDPR). Ce qui suit est  donc, de fait, une liste des facteurs clés de succès à prendre en compte dans votre programme de mise en conformité.

1. Créez un sentiment d’urgence et de criticité au niveau du top management

Très logiquement, c’est la toute la première des choses à faire. Obtenir le soutien de niveau exécutif est clé. C’est ce soutien qui déclenchera les attitudes et provoquera les attentes nécessaires permettant d’adopter avec succès les bonnes pratiques de gouvernance. En effet ce sont ces pratiques qui permettront d’appliquer et de se conformer les exigences du RGPD. Pour obtenir ce soutien précieux, vous devez absolument convaincre le Comité de Direction de l’urgence et de la criticité de ce programme.

Astuce : Lisez COBIT 5 Implementation Guide pour plus de conseils et techniques permettant d’obtenir un soutien de niveau exécutif et faire reconnaître le besoin d’agir.

2. Considérez le RGPD comme une opportunité de créer davantage de valeur

Le RGPD n’est pas seulement un contrainte. C’est aussi l’opportunité d’améliorer les pratiques et créer davantage de valeur pour les parties prenantes de l’organisation. Bien que mettre en oeuvre et maintenir la conformité puisse sembler pesant, c’est clairement la bonne approche. Rappelez-vous que la raison d’être de l’entreprise est de créer de la valeur pour les parties prenantes. Et le RGPD  bien appliqué est un important contributeur à la création de valeur ajoutée.

Astuce : La cascade d’objectifs de COBIT 5 identifie les besoins des parties prenantes et les transforme en objectifs d’affaires. Ensuite ceux-ci sont déclinés en objectifs informatiques permettant de soutenir les objectifs métiers. Enfin, les objectifs informatiques permettent d’identifier les processus les plus appropriés sur lesquels se concentrer pour améliorer valeur pour les parties prenantes.

3. Inventoriez les pratiques et les référentiels utilisés actuellement

Identifiez les pratiques et les référentiels utilisés actuellement dans le cadre de la gouvernance et de management de l’entreprise, y compris le plan de protection des données existant. La plupart des entreprises ont déjà mis en place un tel  plan (souvent basé sur ITIL, COBIT ou ISO 27001 par exemple). Cependant elles devront le revoir et le mettre à jour pour s’assurer qu’il s’aligne bien avec les exigences du RGPD.

Astuce : Le RGPD est une préoccupation réglementaire qui peut être satisfaite en s’appuyant sur les meilleures pratiques existantes du marché telles que COBIT, ITIL, TOGAF (le référentiel d’architecture d’entreprise de l’Open Group), le cadre de l’Institut National Américain des normes et de la technologie (NIST), les normes ISO (ISO 27001, ISO 29100 par exemple) et bien d’autres. N’hésitez pas à vous appuyer sur ce qui existe déjà au sein de l’Organisation.

4. Considérez COBIT 5 un intégrateur des autres référentiels de bonnes pratiques

Ne vous arrêtez pas à un seul référentiel. Il s’agit là d’une extension de l’astuce précédente. Bien que COBIT soit le seul cadre d’affaires pour la GEIT (Gouvernance de l’Information d’Entreprise et des Technologies associées), COBIT n’est pas le seul référentiel susceptible de vous aider. Cependant, il est bien adapté pour servir de cadre pour aider à déterminer les composants nécessaires d’autres référentiel et fournir un vrai modèle GEIT.

Astuce : Le site web COBIT Online contient des informations supplémentaires à propos de cette approche https://cobitonline.isaca.org/about.

5. Nommez un DPO dès maintenant

Nommez dès maintenant un DPO et d’éventuels autres rôles pertinents. Même dans entreprises qui ne sont pas concernées par le RGPD, certains rôles sont indispensables. Ils doivent être identifiés et assignés. Ces rôles peuvent être remplis sous des noms différents. L’essentiel est que les responsabilités correspondantes soient bien attribuées sans qu’il n’y ait de conflit d’intérêt.

Astuce : La publication COBIT 5: Enabling Processes identifie les diagrammes RACI pour chacun des 37 processus de COBIT 5. Vous pouvez vous en inspirer pour identifier les rôles et responsabilités nécessaires au bon fonctionnement de votre organisation.

6. Menez une évaluation des risques

Une évaluation des risques d’entreprise permet d’aider à la prise de décision. Il est important de savoir quelles données personnelles l’entreprise stocke et traite sur les citoyens de l’UE, ainsi que le risque associé. Les évaluations des risques permettent d’identifier les risques, de déterminer des mesures pour réduire les risques et développer des plans d’actions pour gérer les risques. Avant chaque traitement important et au début de chaque nouveau projet, le RGPD impose qu’une analyse d’impact sur les données personnelles soit menée et que des actions soient prises en fonction des risques identifiés.

Astuce : COBIT 5 for Risk et ISO 31000 constituent d’excellents cadres de référence pour déterminer le processus approprié d’évaluation des risques et le relier aux exigences du RGPD.

7. Lancez un vaste programme de sensibilisation et de formation

Tout le personnel de l’organisation doit être familier avec les exigences du RGPD ainsi qu’avec leurs applications à chaque rôle spécifique de l’Entreprise. La formation est probablement l’une des actions les plus importantes qu’une entreprise peut lancer pour augmenter la probabilité de réussite d’un programme tel que la mise en conformité à la réglementation.

Astuce : Dans les entreprises qui s’appuient sur COBIT pour leur gouvernance et le suivi de leur conformité, le cours COBIT 5 Foundation constitue une excellente première étape. Dans tous les cas, une sensibilisation au RGPD  d’une journée est un bon point de départ pour l’ensemble des employés traitant des données personnelles.

8. Préparez et répétez les plans de réponse aux incidents

Planifiez les plans de réponse aux incidents. Et surtout n’oubliez pas de les tester, de les répéter et de les revoir régulièrement. La plupart des organisations ont déjà mis en place une forme de processus de gestion incidents. Cependant, le RGPD impose certaines exigences qui n’ont pas toujours été prises en compte dans le plan déjà en place. Notamment, les entreprises doivent signaler toute violation de données personnelles à l’Autorité de Contrôle dans les 72 heures suivant sa découverte. La façon dont les équipes d’intervention réagiront influera directement sur les risque d’amendes pour l’entreprise en cas de non respect des exigences.

Astuce : Améliorez les procédures existantes de gestion des incidents en vous appuyant, le cas échéant, sur les processus COBIT, ITIL ou ISO 27001 applicables et adaptez les pour créer un modèle spécifique intégrant les exigences du RGPD.

9. Focalisez-vous sur l’information

Quand on parle de protection des données personnelles, on fait référence à un type particulier d’information.. Rappelez-vous que l’information est un actif, une ressource qui, si elle n’est pas protégée peut devenir un passif. Comprendre les attributs, l’emplacement et le cycle de vie des données permet d’améliorer la capacité de l’entreprise à fournir les protections requises par le RGPD.

Astuce : COBIT 5: Enabling Information peut aider à la compréhension du cycle de vie et des attributs de l’information.

10. Effectuez des évaluations et des audits continus

Le maintien de la conformité nécessite un suivi et une amélioration continue. Il est important pour l’entreprise de ne pas laisser ses efforts s’estomper en passant à la prochaine initiative. Dans ce cas,  des surprises désagréables peuvent survenir. Poursuivez l’élan sans relâcher les efforts.

Astuce : Utilisez le modèle de mise en œuvre de COBIT (COBIT Implementation) ou l’approche d’amélioration continue des services d’ITIL (CSI) et veillez à ce les fonctions d’audit et d’audit interne soient pleinement impliquées dans la démarche.

Les apports de COBIT dans votre mise en conformité avec le RGPD

Les organisations qui se concentrent uniquement sur la conformité sont généralement celles qui n’ont pas mis en oeuvre de cadre de gouvernance. La conformité au RGPD n’est qu’une conformité supplémentaire à respecter. C’est une composante d’une initiative plus vaste basée sur un ratio risque / bénéfice. L’objectif doit être d’équilibrer cette conformité avec les performances de l’entreprise. Le référentiel COBIT 5 est complet dans la couverture de la gouvernance d’entreprise. Cependant il ne répond pas à tous les besoins de conformité d’une entreprise. Toutefois, il peut certainement fournir le cadre de gouvernance et de gestion permettant de déterminer l’approche la plus appropriée visant à créer de la valeur et de la confiance pour les parties prenantes. Dans ce cas, il permet de donner l’assurance que les données personnelles bénéficieront de bien de la confidentialité, de l’intégrité et de la disponibilité sur la base du RGPD (GDPR).

Une remarque? Un commentaire? Une question? N’hésitez pas à lancer la discussion. Nos experts sont à votre disposition pour vous répondre. Alors merci de nous laisser un commentaire sur ce blog.

7 raisons de suivre une formation COBIT

Formation COBIT : Pour qui et pourquoi?

Au moment d’adopter COBIT® 5 en tant que cadre pour la Gouvernance et le Management de l’Information, de nombreuses questions se posent. Tout d’abord, l’entreprise comprend-elle parfaitement ce que signifie la gouvernance et la gestion l’Information d’Entreprise et de la Technologie Associée (GEIT)? Les professionnels de la gouvernance de l’entreprise savent-ils comment évaluer efficacement l’état actuel du système d’information de l’entreprise dans le but de déterminer quels aspects de COBIT® 5 mettre en œuvre? L’entreprise est-elle en mesure de réaliser une évaluation pour déterminer l’aptitude d’un processus défini?

7 raisons de suive une formation COBIT

Pourquoi une formation COBIT?

La formation COBIT® 5 constitue, bien évidemment, un aspect important pour pouvoir s’assurer que les professionnels de la Gouvernance du SI ont les réponses à leurs questions et deviennent des professionnels compétents sur COBIT®.

Bien que de nombreux concepts puissent sembler familiers aux personnels du domaine informatique, cette version évolutive intègre les dernières réflexions sur les techniques de Gouvernance et de Gestion de l’Information des Entreprises et fournit des principes, des pratiques, des outils analytiques et des modèles reconnus dans le monde entier.

COBIT 5 porte sur la Gouvernance et le Management du Système d’Information et non sur l’Informatique. L’informatique ne constitue qu’une faible partie du Système d’Information. L’information est partout dans l’Entreprise. Contrairement aux idées reçues, seule une très faible partie est gérée par la technologie. Il est donc essentiel de ne pas se limiter au domaine informatique. La réalisation d’un programme de formation approprié pour les professionnels des métiers de l’Entreprise sur ce qu’est vraiment COBIT et comment il peut être utilisé et mis en œuvre est absolument essentielle. Bien sûr les technologies de l’information sont également concernées mais à moindre titre.

Une formation COBIT pour qui?

La formation COBIT est d’abord destinée aux membres des conseils d’administration et des comités de direction ainsi qu’aux directions métiers. Les auditeurs IT / IS, les auditeurs internes, la sécurité de l’information sont également ciblés. Les consultants et les membres de la direction du SI et des TI, qui ont besoin de connaître la GEIT, en tireront également un grand bénéfice.

7 bénéfices clés d’une formation COBIT

Une formation sur le référentiel COBIT profitera tout autant à l’organisation qu’aux personnes qui auront la chance d’y participer. Examinons 7 de ces bénéfices, en gardant à l’esprit qu’il en existe bien d’autres.

1 – Amélioration de l’efficacité et de la productivité

Une formation COBIT 5 fournit les outils et les connaissances indispensables à l’utilisation de COBIT. Les professionnels comprendront mieux ce que signifie la GEIT et comment ce concept peut être appliqué à leur entreprise. Chaque individu en tirera une appréciation plus pratique de la façon d’appliquer COBIT 5 à des problèmes spécifiques d’entreprise, des points de douleur, des événements déclencheurs et des scénarios de risque. Les rôles et les responsabilités de chacun au sein de l’organisation, en relation avec COBIT, seront clairement définis (facilitateur 3), entraînant un accroissement de productivité et d’efficacité dans l’entreprise. Cette meilleure compréhension des rôles et responsabilités permettra de mieux gérer les ressources et les risques. L’ensemble de ces concepts sont étudiés dans la formation COBIT Foundation qui sert de point d’entrée dans le cursus.

2 – Renforcer la confiance et la valeur créée par les systèmes d’information

Les cours de formation COBIT 5 fournissent aux participants les concepts et les principes clés leur permettant de découvrir comment évaluer l’état actuel de leur système d’information d’entreprise, dans le but de déterminer quels aspects de COBIT 5 seraient les plus prioritaires à mettre en œuvre. La confiance provient du fait que chacun connaîtra son rôle et disposera des outils et des connaissances nécessaires pour mettre en œuvre et évaluer efficacement la Gouvernance et le Management de l’Information dans son Entreprise.

3 – Positionnement spécifique

La connaissance de COBIT par le professionnel de la Gouvernance lui permettra de bien dissocier les activités de Gouvernance des activités de Management. La Gouvernance consiste à Diriger, Evaluer et Surveiller la performance. Le Management Planifie, Construit, Exploite et Contrôle. Les formations COBIT 5 confèrent aux participants une connaissance inégalée en matière de Gouvernance et de Management de l’Information dans l’Entreprise sous la forme de concepts, de principes et de processus. Cette connaissance est cruciale pour l’évaluation de la capacité de l’Entreprise à créer de la valeur. Elle est également indispensable pour mettre en oeuvre un système de Gouvernance et de Management adapté. En outre, COBIT® est évolutif. Une formation accréditée permet ainsi au professionnel d’être à la pointe des connaissances et de la pratique.

4 – Accroissement de la confiance et de la capacité

Une formation COBIT permet aux participants d’affiner leurs compétences et d’améliorer la compréhension des risques IT. Elle permet notamment d’améliorer la prise de décisions éclairées pour réduire les incidents de sécurité de l’information. Cette compréhension et la sensibilisation au risque sont essentielles pour améliorer la prévention, la détection et la résilience aux incidents. Le professionnel COBIT sera capable de fournir des outils à son Organisation pour maintenir des informations de haute qualité lui permettant de prendre les décisions commerciales avisées et de l’aider à respecter les exigences réglementaires, légales ou gouvernementales. Ces connaissances permettront de mettre en place un programme d’amélioration continue en s’appuyant sur la formation COBIT Implementation.

5 – Crédibilité

Les organismes de formation COBIT accrédités par l’ISACA qui offrent des formations et des examens de certification doivent d’abord passer un processus d’agrément méticuleux. Les formateurs accrédités sont évalués régulièrement au travers d’audits sur site de leur compétence et de leur pédagogie. Les participants à une formation auprès d’un organisme de formation accrédité sont donc certains de la qualité de la formation qu’elles reçoivent. Les entreprises peuvent vérifier que l’organisme de formation auquel ils font appel est bien accrédité par APMG ou par Peoplecert. Les examens sont rigoureux, stimulants et cohérents, et, en conséquence, les participants peuvent être fiers de leur réussite. En outre, les employeurs peuvent vérifier auprès de l’ISACA si leurs employés sont vraiment titulaires d’une certification COBIT.

6 – Alignement de la sécurité de l’information avec la stratégie de l’organisation

La cascade d’objectifs est un outil essentiel pour aligner les objectifs de l’informatique avec les objectifs de l’Entreprise. Les participants à une formation COBIT apprendront à maîtriser cet outil très puissant. Ils seront ainsi en mesure d’assurer que la sécurité de l’information est bien alignée à la stratégie de l’Entreprise. Ceci leur permettra de s’assurer que la tolérance au risque de l’Organisation est bien respectée tout en maximisant les bénéfices et en optimisant les ressources. Ainsi, il leur sera plus facile de prendre les bonnes décisions tout en économisant les ressources et les budgets. Grâce à cette connaissance, la sécurité ne sera plus un sujet exclusivement technique. Selon une étude d’IBM, 95% des attaques réussies sur les données ne proviennent pas de l’informatique. Il est donc primordial de ne pas laisser ce sujet entre les mains des informaticiens.

7 – Assurance de l’aptitude de l’organisation à créer de la valeur

Grâce à la méthode d’évaluation d’aptitude des processus basée sur la norme ISO 15504, les auditeurs internes participant à une formation COBIT apprendront à s’assurer de l’aptitude de l’Entreprise à créer de la valeur. Il s’agit là d’un élément très important. Le programme d’évaluation de COBIT 5 se focalise sur l’aptitude plutôt que sur la maturité. C’est une approche radicalement différente de la plupart des autres cadres d’audit. La maturité correspond à la façon dont une organisation travaille. Ce qui est audité c’est l’application de processus formalisés au sein de l’Organisation. A l’inverse, l’aptitude fait référence à la qualité des processus et à leur capacité à délivrer de la valeur. C’est une autre approche extrêmement importante qui sera approfondie dans la formation COBIT Assessor.

Il sera ainsi possible d’auditer l’aptitude, par exemple, du processus de gestion des ressources humaines. Cela permettra également d’évaluer la qualité du système de Management de l’Entreprise. Une autre évaluation possible pourra concerner les risques, par exemple en matière d’éthique.

En savoir plus et échanger avec nos experts

Pour en savoir plus ou échanger avec nos experts, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire. Nous vous répondrons alors avec grand plaisir. Si vous avez suivi une formation COBIT 5 ou si vous utilisez COBIT 5 dans votre entreprise, n’hésitez pas à nous laisser votre témoignage. Nous serons heureux de le relayer.

 

La version Française du Guide de mise en oeuvre COBIT 5 est disponible

Ca y est enfin!! Le guide « COBIT 5 Mise en oeuvre » est désormais disponible en Français. De longues semaines d’investissement personnel de l’équipe de traduction auront été nécessaires. Il n’est jamais simple de traduire un guide de bonnes pratiques ou de mise en oeuvre. L’Anglais est une langue typiquement orientée « business » et donc assez rigoureuse. A l’opposé, le Français est une langue plus orientée vers la littérature ou la diplomatie et dans laquelle, soit les termes anglais n’ont pas d’équivalent ou, pire encore, sont le plus souvent traduits par des termes erronés (les fameux faux-amis sur lesquels tous les élèves ont trébuché pendant leur parcours scolaire).

COBIT 5 Mise en Oeuvre

Bon, en ce qui concerne cette publication, l’honnêteté nous impose d’admettre que ce n’est pas réellement une version Française. C’est plutôt une version Québécoise, car réalisée par l’équipe du chapitre (tiens, encore un mot qui n’a pas d’équivalent direct en Français) ISACA de Québec, avec seulement deux contributions externes, l’une d’un expert en Gouvernance de Montréal (toujours au Québec) et l’autre de votre serviteur, seul Français (encore que résident en Côte d’Ivoire) à avoir participé à la préparation de cette version Française.

Les raisons d’une absence totale de la France

Mais pourquoi donc une version Française dans laquelle aucun Français (de France) ne s’implique? La question mérite d’être posée. Les réponses sont multiples et malheureusement assez désespérantes:

  • Une incompréhension totale, en France de ce que sont la Gouvernance et le Management, et donc un intérêt très faible pour le sujet,
  • Une mauvaise interprétation de la notion de création de valeur, comprise uniquement comme une valeur financière et focalisée majoritairement sur une réduction des coûts,
  • Un contexte légal basé sur un modèle hérité à la fois de systèmes monarchiques et « communistes » qui conduit irrémédiablement à la destruction de valeur au lieu de la création, qui ne favorise pas l’adoption du cadre COBIT,
  • Des structures organisationnelles et gouvernementales ne permettant pas de séparer la gouvernance du management,
  • Une culture, une éthique et des comportements inadéquats (particulièrement visibles en France en cette période électorale),
  • Une gouvernance et une gestion anarchique de l’information conduisant à des excès et induisant des conséquences catastrophiques,
  • Une technologie mal utilisée et mal exploitée pour la création de valeur et laissée entre les mains de techniciens et d’ingénieurs,
  • Un modèle éducatif et une gestion de la formation continue déconnectés des réalités et des besoins des organisations.

Nous reviendrons plus en détail sur ces raisons avec un autre article dans les prochains jours. Cependant les lecteurs connaissant COBIT® 5 auront reconnu là des faiblesses au niveau des facilitateurs (en Anglais on les nomme « enablers » ce qui est beaucoup plus fort que  facilitateur mais n’a pas de traduction littérale) d’une bonne gouvernance et d’un management efficaces qui manquent cruellement à la France.

A cela, il faut bien rajouter, mais peut-on encore leur en vouloir après ce que nous venons de dire, une absence totale de volonté de l’AFAI (chapitre Français de l’ISACA) de s’investir de quelque façon que ce soit dans la promotion de COBIT® 5 qui n’assure pas, aujourd’hui, compte tenu du modèle économique imposé par ISACA HQ, un bénéfice suffisant pour les membres Français. Or, en France, il est d’usage que la création de valeur s’évalue au niveau personnel et non au niveau d’une organisation. En d’autres termes, si je participe à ces travaux, qu’est-ce que j’y gagne personnellement?

Le marché pour une version Française des bonnes pratiques

La Francophonie compte aujourd’hui un peu moins de 280 millions de personnes dans le monde, réparties de la façon suivante (source: organisation internationale de la Francophonie)

  • environ 8% en Amérique du Nord (majoritairement au Canada)
  • 37% en Europe (majoritairement en France)
  • près de 54% en Afrique (où la culture et les institutions sont calquées sur la France, héritage de la colonisation)
  • autour de 1% dans le reste du monde.

Qu’est-ce qui fait la différence entre le Canada (ou plus précisément le Québec) et les pays francophones européens et africains? J’apporterai deux réponses:

  • La culture nord-américaine fortement ancrée au Canada, intégrant les bonnes pratiques de Gouvernance et de Management largement répandues dans cette partie du monde,
  • Des lois imposant l’usage de modèles intégralement francisés dans les organisations Québécoises, ce qui n’est pas le cas en Europe, ni en Afrique francophone.

Il est donc clair que l’environnement légal favorise l’adoption des bonnes pratiques décrites par COBIT 5 au Canada et qu’au contraire l’environnement local défavorise et décourage les bonnes pratiques basées sur COBIT 5 en Europe et en Afrique Francophones.

Il apparaît ainsi clairement que le marché pour une traduction Française du cadre COBIT 5 et de son guide de mise en oeuvre se situe majoritairement en Amérique du Nord. C’est donc fort logiquement que ce sont les Québécois qui font l’effort. Malheureusement, cela décourage encore un peu plus les Français d’adopter COBIT 5 et de s’appuyer sur le guide de mise en oeuvre pour lancer des initiatives d’amélioration de la Gouvernance et du Management car ils voient ces pratiques comme étant issues de la culture Américaine. De plus ils considèrent que le Québécois n’est pas le Français tel qu’il est parlé en Europe et en Afrique. Et ce n’est pas faux…

 COBIT 5 Mise en Oeuvre – Juste une référence indispensable

La publication de la version française du guide de mise en oeuvre vient complèter le référentiel et le modèle de référence des processus COBIT 5 déjà traduits par la même équipe qu’il convient de féliciter pour leur excellent travail.

Toutefois, il faut bien rappeler que ce guide ne décrit pas la mise en oeuvre du cadre de gouvernance et de management COBIT 5 mais la mise en oeuvre des sept facilitateurs soutenant la gouvernance et management de l’information dans l’Entreprise. Il s’agit en fait de la méthodologie extrêmement efficace et efficiente de gestion d’un programme de mise en oeuvre ou d’amélioration continue, décrite par COBIT et basée sur trois composants hérités des normes et bonnes pratiques du marché :

  1. l’amélioration continue en sept étapes (similaire à ITIL)
  2. la facilitation du changement (héritée des bonnes pratiques de Change Management)
  3. la gestion de programme et de projets (issue de PRINCE2, PMBok et M_o_P)

Gageons que la version Française du guide de mise en oeuvre sera une aide efficace pour les utilisateurs francophones et sera un réel succès.

GDPR et protection des données en Afrique

Les exigences et les conséquences du GDPR

La règlementation générale sur la protection des données (GDPR: General Data Protection Régulation) est applicable à partir du 25 mai 2018. Elle deviendra donc, de fait, une loi applicable dans chacun des pays de la Communauté Européenne à cette date. Encore une réglementation européenne de plus, pensez-vous? Non, pas exactement. Il s’agit là d’une réglementation majeure qui va impacter profondément les économies des pays Européens. Mais elle va également impacter celles des pays qui ont des liens commerciaux forts avec l’Europe. Les pays d’Afrique sont au premier plan des pays qui vont subir de plein fouet cette nouvelle réglementation. Alors de quoi s’agit-il? Faut-il s’inquiéter? Comment s’y préparer pour réduire les risques pour nos économies? Nous allons essayer de vous apporter quelques ébauches de réponses.

COBIT, GDPR et la protection des données

 GDPR – Ca veut dire quoi?

GDPR signifie Réglementation Générale sur la Protection des Données. Il s’agit d’une réglementation Européenne (99 articles décrits sur 88 pages) qui entrera en vigueur le 25 Mai 2018. A compter de cette date, elle s’impose à toutes les Entreprises de l’ensemble des états de la Communauté Européenne. L’objectif de cette réglementation est d’assurer la protection des données personnelles de l’ensemble des citoyens, notamment face aux risques de cybersécurité qui augmentent chaque jour.

La négligence, l’imprudence ou la simple malchance ne constitueront pas une excuse en vertu de la loi renforcée. Les entreprises qui seront en violation avec la loi devront faire face à une augmentation des peines importantes. A moins, bien sûr, qu’elles ne puissent démontrer que la protection des données qu’elles utilisent – la confidentialité et la sécurité – était manifestement au niveau de qualité exigé par le GDPR. Ceci a notamment pour objectif de nous assurer que nous, en tant qu’individus, disposons de privilèges plus étendus sur nos données personnelles, y compris le droit à l’oubli.

Quels sont les enjeux?

Le GDPR est fondamentalement une excellente chose. Il est moralement juste et chacun d’entre nous devrait y adhérer sans réserve. Il y a de bonnes raisons commerciales également à le respecter :

  • le respect du GDPR signifie que nous sommes alignés avec la réglementation Européenne en la matière et que nous pouvons donc avoir des activités commerciales avec des Entreprises dans tous les pays Européens,
  • c’est l’occasion de mieux protéger nos données contre les risques en matière de cybersécurité,
  • c’est aussi la meilleure façon d’assurer que nous sommes alignés avec la réglementation en vigueur en Amérique du Nord et que les risques de cybersécurité ne seront pas un frein à nos échanges avec les USA et le Canada.

Mais, malheureusement, il y a aussi des coûts associés :

  • la mise en oeuvre des obligations prévues par la réglementation,
  • les problèmes de réputation et les aspects stratégiques,
  • les coûts opérationnels et les coûts de conformité,
  • et enfin la mise à niveau, en termes de formation et de sensibilisation, de l’ensemble du personnel des Entreprises, depuis le Président du Conseil d’Administration jusqu’au gardien, car les individus sont les premiers remparts en matière de sécurité des données.

Tous ces coûts risquent fort d’être extrêmement importants. Et ce surtout en Afrique où le sujet n’intéresse, pour l’instant, pas grand monde et où le niveau de sécurité de l’information dans les Entreprises est proche de zéro. Combien d’Entreprises, par exemple, sont aujourd’hui, en Afrique, certifiées sur la base de la norme ISO 27001? L’étude annuelle réalisée début 2016 par l’ISO montre seulement 129 entreprises certifiées ISO 27001 en Afrique. Parmi celles-ci, seulement 2 sont en Afrique Francophone subsaharienne (1 en Côte d’Ivoire et 1 au Sénégal). Ce chiffre est à comparer avec les plus de 12.000 organisations certifiées en Asie…

Les exigences du GDPR en matière de protection des données

L’ICO (Information Commissioner’s Office), organisation indépendante créée au Royaume Uni en vue  superviser les droits sur l’information dans l’intérêt public, donne une explication détaillée et compréhensible des principaux aspects de cette règlementation.

Quelques points clés issus du contenu de la réglementation sont particulièrement importants pour les économies Africaines :

Fournisseurs et partenaires d’affaires sont inclus dans le périmètre

Les fournisseurs et les partenaires d’affaires doivent être inclus dans le périmètre de la gestion de la protection des données. Cela signifie qu’une Entreprise Européenne ne pourra transmettre des données (bancaires ou commerciales par exemple) à un fournisseur ou un partenaire d’affaires situé sur le continent Africain que si et seulement si ce fournisseur ou ce partenaire d’affaires peut apporter la preuve (au travers d’un audit ou d’une certification par exemple) qu’il sécurise ses informations à un niveau au minimum égal à ce qu’exige la réglementation Européenne.

Compréhension des vulnérabilité et menaces

Comprendre les vulnérabilités, les menaces et l’efficacité de votre maintenance corrective sont essentiels. Cela signifie, en clair, qu’il est indispensable que toutes les menaces, toutes les vulnérabilités et la maintenance corrective des logiciels que vous utilisez soient connues, comprises, évaluées et contrôlées. En Afrique, les Entreprises sont majoritairement des PMEs. Les budgets et les compétences nécessaires vont bien au-delà de leurs moyens. Par contre, cela rentre typiquement dans le périmètre des obligations d’un éditeur de logiciel. Cela signifie donc, entre autres, qu’il ne sera pas possible, sauf à démontrer que l’obligation est bien respectée grâce à des certifications internationales ou des audits, de s’appuyer sur des applications spécifiques, développées en interne par les Entreprises. Impossible également de s’appuyer sur du logiciel libre, largement répandu dans les Entreprises Africaines. Dans ce cas, il sera impossible d’apporter la preuve du respect de l’exigence dans le cadre d’un audit.

Sécurisation adéquate des données des clients

Les données des clients doivent être considérées parmi les « biens » les plus précieux de l’Entreprise. Elles doivent donc être protégées comme telles et  bénéficier d’un niveau de sécurité maximum. Des audits et/ou des certifications d’entreprises sur des normes internationales devront permettre de démontrer que le niveau adéquat de protection est bien appliqué aux données des clients (informations personnelles, informations bancaires, informations médicales par exemple), y compris lorsqu’elles transitent ou sont manipulées au sein d’une Entreprise Africaine, partenaire d’affaires, client ou fournisseur d’une Entreprise Européenne.

Protection efficace contre les faiblesses humaines

Une protection efficace est exigée contre des fuites de données involontaires, provoquées par l’entreprise et son personnel, notamment via les médias sociaux. Cela implique une formation de l’ensemble du personnel des Entreprises Africaines, allant du Président au gardien, sur la sécurité de l’information et la mise en oeuvre de moyens de contrôle, notamment sur la fuite d’informations via les réseaux sociaux. Cela risque de s’avérer quasi-impossible dans des pays où le moyen privilégié de communication est Facebook. Facebook constitue généralement, dans les pays d’Afrique subsaharienne, le support institutionnel pour la communication d’Entreprise.

De plus les législations locales des pays Africains n’autorisent pas ces pratiques de contrôle pour les Entreprises. Cela nécessite donc des changements culturels et législatifs qui prendront beaucoup de temps. Or le temps est compté puisque la réglementation s’applique à compter du 25 Mai 2018. De plus ces évolutions risquent fort de rencontrer une opposition farouche des populations. Elles considèreront cela, sans aucun doute, comme une entrave à leurs libertés.

Et si une Entreprise n’est pas conforme au GDPR?

L’article 83 du GDPR stipule que toute Entreprise Européenne non conforme à la réglementation sera soumise à une amende égale à la plus élevée des deux montants : 20.000.000 Euros ou 4% de son chiffre d’affaire annuel.

Il est clair qu’aucune organisation en Europe n’acceptera de courir un tel risque avec un partenaire d’affaires ou un fournisseur qui ne serait pas aligné sur les exigences de cette réglementation.

GDPR - Impacts

Les conséquences pour les économies des pays Africains

Les conséquences pour les économies Africaines sont donc claires. Elles doivent s’adapter pour permettre à leurs Entreprises de faire du business avec l’Europe, qui constitue un de leurs plus gros marchés. A défaut, elles seront dans de très grandes difficultés. Le temps presse car cette réglementation entre en vigueur le 25 Mai 2018. Inutile d’envisager de rediriger les marchés vers l’Asie ou l’Amérique du Nord. Des réglementations similaires, tout aussi contraignantes, y sont déjà appliquées ou en voie de l’être. Il faut donc transformer, dans un délai de 18 mois, les Entreprises pour les rendre conformes aux obligations réglementaires.

Dans notre prochain article, nous vous donnerons quelques pistes pour réussir cette transformation dans les délais en vous appuyant sur des référentiels de Gouvernance et de Management de la Sécurité de l’Information tels que COBIT ou ISO 27001 en vue d’une meilleure protection des données.

N’hésitez pas à nous communiquer vos commentaires et vos questions. Nos experts se feront un plaisir de vous répondre.

Culture et éthique au coeur de l’Entreprise

Pas de création de valeur sans culture et éthique

Ardent défenseur de la bonne gouvernance pour promouvoir les comportements adéquats, en matière de business, je défends depuis longtemps l’idée que les Entreprises doivent comprendre et pratiquer un capitalisme responsable. En ce moment même se déroule un G20 en Chine. C’est le cadre dans lequel deux des plus grands pollueurs de la planète, à savoir les USA et la Chine viennent enfin de ratifier l’accord de la COP21. Cet accord vise à réduire l’émission de gaz à effets de serre. Ces gaz menacent directement la survie même de l’humanité et plus globalement de la Terre. Il est donc désormais clair que le capitalisme responsable est plus que jamais une nécessité vitale. Cela s’appuie, de toute évidence, sur une culture et une éthique d’Entreprise plus exigeantes.

Corporate Culture of a Company and Responsibility

Qu’est-ce que le capitalisme responsable?

Il se trouve que ce concept a été soulevé, il y a quelques semaines par l’Institute of Business Ethics (IBE). L’IBE est une organisation Britannique non gouvernementale créée en 1986. Sa mission consiste à encourager l’adoption de normes de haut niveau en matière de comportement d’affaires au sein des Entreprises. Pour ce faire il est indispensable de s’appuyer sur des valeurs éthiques fortes. Or chacun sait que les Entreprises, par la voix de leur Conseil d’Administration réagissent majoritairement dans deux cas seulement. Elles doivent y être contraintes soit par des obligations légales ou réglementaires, soit par un scandale financier affectant leurs actionnaires. Dans les deux cas, elles réagissent sous la contrainte et sont malheureusement rarement pro-actives.

En juillet, l’IBE a présidé un excellent colloque sur ce que le «capitalisme responsable» signifie aujourd’hui. Cela conforte ce que je préconise depuis longtemps, m’appuyant sur COBIT 5, à mes clients et partenaires. Il est devenu indispensable de créer une culture d’entreprise permettant aux humains d’exploiter les opportunités, et pas l’inverse. Cet objectif se réalise, bien sûr, en encourageant la liberté de produire, de vendre et d’acheter des biens et services afin de créer de la valeur pour la Société, pour le plus grand profit de ses parties prenantes. Mais cela nécessite impérativement d’agir dans un cadre bien défini en matière de comportement d’affaires. C’est un pré-requis à la bonne gouvernance selon COBIT qui propose 6 autres facilitateurs pour la création de Valeur. 

Le rôle du Conseil d’Administration

Il est donc important que les Organisations définissent les comportements business qui sont et ne sont pas autorisés. Il est également vital de définir dans quelle mesure la culture de l’Organisation soutient ou contredit sa position éthique officielle.

Pour illustrer ce propos, prenons, par exemple, le cas de la FIFA (Fédération Internationale du Football Amateur). D’un point de vue éthique, la FIFA a pour mission de promouvoir les opportunités dans le monde du football. Son site Web met en exergue cette orientation. « La mission de la FIFA consiste à développer le football partout et pour tous, à toucher le monde à travers des tournois passionnants et à construire un avenir meilleur grâce au pouvoir du beau jeu ». Or nous avons tous en mémoire les récents scandales affectant la Direction de la FIFA et démontrant la corruption culturelle de cette Organisation. Ceci révèle une énorme différence entre la parole («ce que je dis») et les actes («ce que je fais»). Et cela conduit inévitablement à une faillite complète de l’Organisation et à la destruction de Valeur.

FIFA culture eroded ethics

Les scandales du LIBOR, du FOREX et des assurances emprunteurs PPI dans le secteur financier, la tricherie de Volkswagen sur les émissions de particules et les manipulations financières de Tesco destinées à dissimuler un trou au niveau comptable, sont autant d’exemples où la culture d’entreprise a violé l’éthique. Les Conseils d’Administration se réunissent et prennent note de ces violations. Hélas cela se passe seulement une fois que l’éthique a été violée. En effet, c’est seulement à postériori que les impacts au niveau de l’Entreprise se font sentir. Et c’est donc seulement après coup que le Conseil d’Administration se trouve contraint d’agir. A ce moment là, il est le plus souvent trop tard pour agir.

La création de valeur

Toutes ces Organisations étaient pourtant bien établies. Elles inspiraient suffisamment de confiance en terme de création de valeur. Malheureusement elles ont toutes fini par violer les règles fondamentales de l’éthique. C’est comme si la signification de la valeur avait été déformée. La valeur est la conjonction du profit, de l’optimisation des risques et de l’optimisation des ressources. Aujourd’hui, de nombreuses Entreprises évaluent uniquement la valeur d’un point de vue financier. Valeur devient synonyme de gros profits, gros dividendes et valeur marchande élevée. Elles font souvent fi de l’optimisation des risques liés à un comportement non éthique. De même elles se préoccupent  peu de l’utilisation efficiente des ressources.

Alors même qu’augmente la pression sur les ressources de la planète, et que la législation et la réglementation se concentrent maintenant sur la façon de faire les choses, les entreprises doivent désormais se focaliser sur leur façon de fonctionner, de produire et de servir. Le changement de la façon de faire des affaires favorise une approche éthique. la culture au sein des Organisations et des chaînes d’approvisionnement doit donc également se transformer pour permettre le  passage de la simple «création de richesse» à la notion de «création de bien-être».

Peut-être est-ce là la différence entre une entreprise bâtie sur le «capitalisme» (d’aucuns parlent de capitalisme sauvage) et une entreprise construite sur le «capitalisme responsable». Celui-ci intègre d’autres éléments dans sa définition de la «valeur», tels que les bénéfices sociaux et environnementaux. Le capitalisme responsable prolonge ainsi la «richesse» jusqu’au «bien-être». En d’autres termes, dans ce contexte, la valeur ajoutée est la somme de la richesse (s’appuyant sur le profit, pas seulement financier d’ailleurs) et du bien-être (résultant de l’optimisation des risques et des ressources). Cette création de valeur sera soutenue par l’éthique (objectif à atteindre), et la culture (moyen de la produire).

Peut-on auditer la culture d’une Organisation ?

Maintenant, il est nécessaire de mesurer tout cela. La culture est partout et nulle part dans les entreprises. Elle est partout dans le sens où elle est façonnée et déterminée par toutes les caractéristiques de l’entreprise – son personnel, son organisation, la façon de récompenser les gens, etc; – et nulle part, parce que la culture n’est pas tangible. Ce n’est pas un produit qu’on peut mettre sur une étagère, puis modifier et faire évoluer à volonté. Il est cependant nécessaire d’évaluer l’aptitude de la culture d’une entreprise à créer de la valeur pour l’Entreprise.

Avec quelque chose d’aussi intangible que la culture, où et comment peut-on commencer cette évaluation? Une bonne façon de démarrer une telle évaluation consiste à identifier la  « pression d’entreprise» sur son personnel. C’est cette pression qui va révéler les changements culturels et leur impact sur l’éthique. Cela soulèvera immanquablement des «feux rouges» indiquant que l’Organisation présente un risque important. Ce risque pourra se traduire notamment par un scandale affectant l’image de l’Organisation.

Les indicateurs de risque

Quels sont ces feux rouges? On peu en identifier cinq essentiels :

  • l’existence d’accords salariaux controversés, tels q’une rémunération anormalement élevée des dirigeants favorisant la prise de risques et encourageant uniquement des objectifs à court terme;
  • des structure juridique complexe rendant difficile la transparence, pour les Conseils d’Administration et le Management, sur ce qui se passe à l’intérieur de l’entreprise;
  • une mauvaise réalisation de Fusions / acquisitions conduisant à un mélange de cultures au sein de l’entreprise, avec des «poches» de mauvais comportement qui se développent hors du contrôle du Conseil d’Administration;
  • une discipline financière laxiste (par exemple Northern Rock et RBS avaient un endettement excessif qui a conduit à leurs problèmes) pouvant déclencher une crise;
  • des dirigeants « autocratiques » que le personnel craint de fâcher par crainte de représailles, ce qui signifie que des informations vitales sur les problèmes potentiels risquent de ne jamais atteindre la haute direction et les Conseil d’Administration.

COBIT 5 comme cadre d’évaluation

L’étape suivante consiste en la définition d’une approche pour examiner et évaluer la culture et l’éthique, en s’appuyant par exemple sur COBIT 5.

facilittaeurs de la création de valeur

Nous pouvons appliquer la publication COBIT 5 for Assurance, pages 139 – 141, à chacun des « feux rouges » identifiés ci-dessus. COBIT 5 examine l’influence sur le comportement par le Leadership selon trois axes, « à travers la communication, l’application et les règles », « au travers des incitations et des récompenses» et «par les actions de sensibilisation». Tous les trois portent sur les questions relatives à la pression de l’Entreprise.

La communication, les règles et leur application influencent les comportements

Cette perspective permettra de découvrir si l’entreprise « prend des raccourcis » ou fait preuve d’une discipline financière laxiste. Elle permettra également de découvrir si le conseil d’administration se concentre sur les mesures à court terme. On s’attachera notamment à ce niveau à étudier l’existence et le contenu des politiques et du système de management.

Les incitations et récompenses soutiennent les comportements souhaités:

Cet axe d’évaluation va révéler comment la rémunération et les récompense réelles correspondent aux schémas officiels de récompenses/pénalités en vérifiant si le personnel s’affranchit des limites, si les managers et le conseil d’administration tolèrent les petites infractions aux politiques et si les pénalités au niveau du salaire sont bien appliquées et encouragent la prise de risque – pour atteindre des objectifs à court terme.

La sensibilisation conditionne les comportements attendus

Cette perspective permet d’identifier si des structures juridiques complexes existent. C’est alors difficile, pour le conseil et la direction, de comprendre ce qui se passe à l’intérieur de l’entreprise. Par exemple, une complexité des structures peut résulter de prises de contrôle, conduisant à un choc de cultures. Cela générera des zones de mauvais comportement allant au-delà de la capacité de supervision du Conseil d’Administration.

En résumé, une évaluation globale basée sur COBIT 5 nous aidera à évaluer si le conseil change de direction s’écartant des pratiques validées sans officiellement modifier ou communiquer sa nouvelle approche.

A quoi sert vraiment COBIT ?

Mais COBIT 5 peut faire encore beaucoup plus pour nous. Il peut, de manière transparente, identifier la fourniture et l’utilisation des développements technologiques, tels que les objets connectés par Internet et le Big Data, et évaluer la réponse d’Entreprise en matière de confidentialité des données et de pratiques de cyber-sécurité. A mesure que les progrès technologiques se combinent de façon plus évidente, imbriquant chaque jour davantage vie professionnelle et vie privée, de nouvelles questions éthiques se posent. C’est l’évaluation continue de la culture et de l’éthique qui soutiendra toutes les opérations et l’obtention des résultats attendus.

Vous voulez découvrir comment COBIT peut vous aider?

AB Consulting, seul organisme de formation accrédité par APMG/ISACA sur l’ensemble des certifications COBIT 5 en Afrique de l’Ouest et du Nord, mais également certifié en matière d’audits sur la base de COBIT 5 vous propose de découvrir comment ce cadre de Gouvernance et de Management qui couvre la totalité de l’Entreprise, bien au delà du département informatique, peut vous aider à créer de la valeur au sein de votre organisation. N’hésitez pas à consulter notre site web pour en savoir davantage ou pour vous inscrire à l’une de nos formations certifiantes.

Des commentaires à faire sur cet article? Un témoignage à nous apporter? Des questions à poser? Surtout n’hésitez pas à poster ci-dessous vos commentaires. Nous vous répondrons avec grand plaisir.

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La création de valeur pour les nuls

Avis à tous ceux qui croient que rester assis à un bureau, à regarder un écran et à chauffer son fauteuil, ou que marcher autour du bureau toute la journée avec une tasse de café à la main en bavardant et participer à des réunions stériles est synonyme de CRÉATION DE VALEUR et que répartir son temps entre LinkedIn et Facebook correspond à un EQUILIBRE ENTRE TRAVAIL ET VIE SOCIALE, la lecture de l’article suivant risque de paraître un peu douloureuse ……….

création de valeur

Les entreprises existent pour créer de la valeur pour leurs actionnaires et par conséquent, le terme « création de valeur » n’est pas qu’un concept fumeux comme certains l’imaginent. Il y a d’innombrables mesures pro-actives qu’on peut prendre pour y parvenir, parmi lesquelles :

  1. améliorer la qualité et la rapidité des décisions prises
  2. tirer un avantage business des investissements en informatique
  3. améliorer sensiblement l’efficacité opérationnelle
  4. contrôler et améliorer la performance du personnel
  5. réduire les risques métiers, et bien plus encore……..

Quoi qu’il en soit, la réalité c’est que la plupart des DSIs passent l’essentiel de leur temps à essayer vainement de satisfaire les attentes des métiers et seraient bien inspirés de s’attaquer activement à certains points sur lesquels le Business est très impacté tels que

  1. des initiatives ratées de l’informatique et la perception d’une valeur délivrée très faible par rapport aux investissements consentis,
  2. une augmentation exponentielle des dépenses informatiques et une complexité totalement inutile de l’infrastructure,
  3. des problèmes récurrents de fourniture des services IT avec un nombre relativement important d’incidents et des changements fréquemment en échec,
  4. des résultats d’audit interne mettant en évidence des performances médiocres et des services de mauvaise qualité,
  5. une incapacité récurrente à satisfaire aux exigences réglementaires et / ou contractuelles.

Six étapes vers la création de valeur

1. Travailler pour assurer une disponibilité garantie

La première étape, la plus simple, consiste à assurer un temps de fonctionnement maximal de l’infrastructure informatique et à prévenir toute interruption des flux d’information. C’est ce qui permet aux métiers de travailler, au niveau opérationnel, et de créer de la valeur pour l’entreprise. Il faut bien réaliser que la différence entre 99,9% et 99,8% de disponibilité des systèmes critiques et des ressources réseau sur une année représente de 8 heures 45 minutes. C’est suffisant pour générer la perte de dizaines, voire de centaines de milliers d’Euros par le Business, en fonction de la nature de votre entreprise. C’est en gardant cela à l’esprit et en assurant une continuité absolue des services IT que vous apparaîtrez comme un bon fournisseur de services IT au Business.

Toutefois, tant que le département informatique sera considéré seulement comme un fournisseur de services, il demeurera un centre de coûts, une fonction de soutien pur qui rendra des comptes à tout le monde sauf au Comité de Direction et au Conseil d’Administration.

L’objectif du département informatique doit être faire évoluer son rôle de la simple fourniture de services de soutien pour les métiers vers celui de facilitation pour les métiers, puis d’innovation stratégique guidant la transformation du Business grâce à l’acquisition d’un bon niveau d’aptitude pour chacun des « facilitateurs » (« enablers »)  de la création de valeur pour l’Entreprise. Le tableau ci-dessous, bien que non exhaustif, résume les caractéristiques de chacun de ces statuts :

rôle de l'IT dans la création de valeur

2. Améliorer la réactivité de l’IT pour faire face aux demandes du Business

Une fois que le premier objectif est atteint, la seconde étape vers la création de valeur, du point de vue de la production informatique est de bâtir « la réactivité». Quel est notre niveau de réactivité pour satisfaire tous les besoins Business, que ce soit au travers de la Gestion de la demande ou des opérations quotidiennes? Pour commencer son chemin sur la voie de l’amélioration de la réactivité, le département informatique doit se concentrer sur sa transformation organisationnelle vers une structure horizontale permettant l’accélération de la prise de décision, c’est à dire passer d’une organisation centralisée à une organisation fédérale basée sur l’octroi de privilèges d’accès suffisants pour tous les niveaux afin de mieux répartir les responsabilités et de fonctionner plus efficacement. Le côté négatif c’est que ce type de structure est principalement axé sur le «contrôle» plutôt que sur «l’efficacité».

Améliorer la réactivité, c’est d’abord répondre efficacement aux problèmes concernant les stations de travail, les applicatifs, les imprimantes et tous les autres incidents auxquels fait face quotidiennement l’utilisateur final et qui freinent la productivité de l’entreprise. Améliorer globalement les niveaux de service grâce à la mise en oeuvre d’OLAs (Accords de Niveau Opérationnel), de SLAs (Accord sur les Niveaux de Service) ainsi que d’indicateurs clés de performance (KPIs) pour l’équipe IT doit être notre principal objectif.

3. Se focaliser sur la création de valeur grâce aux projets

Le passage du statut de gestionnaire des opérations informatiques à celui de réalisateur d’initiatives innovantes se mesure à la façon dont les projets du département IT réussissent et permettent aux métiers de l’Entreprise d’atteindre leurs objectifs, contribuant, de ce fait, à créer de la valeur. L’échec des initiatives informatiques peut être dû à une mauvaise définition des besoins, au non respect des délais correspondant au «time to market», à des critères mal définis de validation de la solution livrée par les utilisateurs et à bien d’autres raisons encore. Le but ici est de décrire ce que nous réalisons avec nos investissements informatiques et un bon point de départ serait d’avoir un processus permettant de mieux sélectionner les projets s’appuyant sur la mise en place d’un Comité Stratégique incluant à la fois le Business et le management informatique et capable d’examiner les avantages et les inconvénients de chaque initiative en prenant en compte le calcul du ROI et du TCO notamment.

Tous le monde s’accorde sur la nécessité pour l’informatique de changer son approche en évitant de se focaliser sur la technique et les coûts pour mettre en avant la valeur créée par ses initiatives.

Pour parvenir à cela, il existe des techniques de gestion de budget informatique parmi lesquelles :

  • le benchmarking des dépenses informatiques avec des entreprises similaires, du même secteur d’activité, afin d’en tirer une évaluation raisonnable de ce que devraient être le revenu brut et les charges d’exploitation de l’informatique
  • la décomposition le budget en trois parts : support, croissance et transformation.

4. Etre prudent vis à vis des nouveautés technologiques

En l’absence de véritable innovation, le département informatique peut créer de la valeur en réalisant une analyse complète des tendances technologiques actuelles, des possibilités offertes pour résoudre des problèmes Business ou pour améliorer les processus et participer à l’adoption rapide de ces solutions pour faire que, grâce à la technologie, les métiers acquièrent un avantage concurrentiel sur leur marché. Dans cet objectif, il est vital que les DSIs restent en phase avec les innovations technologiques au travers de la lecture de publications et de bulletins importants, qu’ils assistent régulièrement à des conférences / séminaires et rencontrent d’autres dirigeants d’Entreprises.

Une maxime Anglaise qui s’applique parfaitement à l’évolution rapide de la technologie dit que « l’oiseau qui arrive le premier attrape le ver, mais la souris qui arrive juste après mangera le fromage ». Ceci se vérifie complètement dans le cas de l’adoption précoce d’une nouvelle technologie qui va se traduire par un risque relativement élevé et c’est la raison pour laquelle certains préfèrent choisir d’attendre et de voir.

Mettre en avant la création de valeur, en vue de résoudre des problèmatiques métiers, nécessite une compréhension en profondeur des processus business et du flux d’information associé. Afin d’atteindre cet objectif, le management informatique et les membres de leurs équipes vont devoir entreprendre leur «retour sur terre » et aller « sur le terrain » pour comprendre les véritables défis business auxquels les employés et les clients de l’Entreprise font face. Cet exercice aidera le personnel informatique à obtenir, non seulement une pause bienvenue de son travail quotidien, mais aussi l’aidera à réaliser l’importance vitale de sa contribution au Business.

Certains dirigeants considèrent que c’est le fait d’exhiber un classeur rempli de politiques et procédures qui constitue « une bonne gouvernance » et « crée de la valeur », mais dans la réalité, cela ne fera, au mieux, que soutenir ce qui existe déjà.

5. Gérer la performance du département informatique

La gestion de la performance est un composant clé de la gouvernance. C’est une exigence de vérification dans la plupart des organisations où il faut effectuer régulièrement des auto-évaluations et des rapports de performance basés sur des KPIs. Toutes les activités liées à la performance doivent être rapportées et revues sur une base annuelle. La transparence est clé pour une bonne gouvernance.

6. Rester à l’écoute des métiers. Ce n’est jamais l’informatique qui décide

Dernier point mais non le moindre, être à l’écoute du Business et / ou du feedback des clients et agir en conséquence, c’est cela qui crée réellement de la valeur. Nous avons trop tendance à penser que c’est notre point de vue qui est juste. C’est ce que Microsoft a fait avec Windows 8, puis « foiré » encore davantage avec Windows 8.1, avant de corriger le tir (ou presque) avec Windows 10.

En quoi consistent les « facilitateurs » de la création de valeur?

Les facilitateurs sont des facteurs qui, individuellement ou collectivement, influencent la réussite d’une activité, dans le cas présent, la gouvernance et le management du SI de l’entreprise, en vue de créer de valeur. Les facilitateurs sont influencés par la cascade d’objectifs, c’est à dire que des objectifs de plus haut niveau liés au SI définissent ce que les différents facilitateurs devraient permettre d’atteindre.

facilittaeurs de la création de valeur

Le schéma ci-dessus, extrait du référentiel COBIT® 5 montre qu’il y a sept facilitateurs à implémenter et à améliorer en permanence pour créer de la valeur pour l’Entreprise :

  • Les principes, les politiques et les systèmes de management représentent le mécanisme, sous forme de chaîne, permettant de traduire les exigences des actionnaires en orientations pratiques pour la gestion quotidienne.
  • Les processus décrivent un ensemble organisé de pratiques et d’activités requises pour atteindre des objectifs et pour produire un ensemble de résultats permettant la réalisation des objectifs globaux. Les processus constituent la mise en oeuvre pratique des politiques.
  • Les structures organisationnelles sont les principales entités de décision dans l’entreprise. Ce sont elles qui décident d’implémenter les processus.
  • La culture, l’éthique et le comportement des individus et de l’entreprise sont très souvent sous-estimés en tant que facteurs de réussite dans les activités de gouvernance et de gestion. Ce sont les personnes qui composent les structures organisationnelles et qui implémentent et exécutent les processus.
  • L’information est omniprésente dans toute organisation. Elle comprend toute l’information produite et utilisée par l’entreprise. L’information est nécessaire pour prendre les décisions stratégiques et maintenir l’organisation fonctionnelle et bien gouvernée, mais au niveau opérationnel, elle est souvent le produit phare de l’entreprise elle-même.
  • Les services, l’infrastructure et les applications comprennent l’infrastructure, la technologie et les applications qui fournissent à l’entreprise les traitements et les services en matière de technologies de l’information. Il s’agit bien sûr de l’informatique et des télécommunications qui stockent, traitent et communiquent les informations.
  • Le personnel, les aptitudes et les compétences sont liés aux individus et sont nécessaires pour la réussite de toutes les activités ainsi que pour la prise de décisions éclairées et de mesures correctives. Il est vital, pour pouvoir créer de la valeur, de disposer du nombre approprié de ressources humaines possédant des aptitudes de savoir-être et de savoir-faire correspondant à ce qui est décrit dans les 6 autres facilitateurs.

Y a-t-il des référentiels sur ce sujet?

COBIT® 5, le référentiel de Gouvernance et de Management du SI, publié par l’ISACA en 2012 définit la création de valeur comme étant l’objectif de la Gouvernance et décrit les mécanismes à mettre en oeuvre pour y arriver.

Si vous souhaitez aller plus loin, AB Consulting, seul Organisme de Formation officiellement accrédité par ISACA et APMG en Afrique de l’Ouest et seul habilité à délivrer les formations correspondantes et à organiser les examens de certification, vous propose les formations suivantes :

COBIT® Foundation sur 3 jours

COBIT® 5 Implementation sur 3 jours

COBIT® 5 Assessor sur 3 jours

sans oublier nos « bootcamps » :

COBIT® 5 Implémentation Boot Camp (Foundation + Implementation) sur 5 jours

COBIT® 5 Assessor Boot Camp (Foundation + Assessor) sur 5 jours

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De l’importance d’une stratégie informatique

Pour poursuivre sur le sujet de l’importance de la gouvernance du SI dans les grandes entreprises et afin d’encourager son adoption par les petites et moyennes entreprises, je voudrais présenter ici une approche pragmatique d’élaboration d’une stratégie informatique.

Elaboration de la stratégie informatique

Je m’aperçois souvent lorsque je pose, durant mes formations, la question de la définition de ce qu’est une stratégie, que la plupart de mes étudiants ne comprennent pas vraiment de quoi il s’agit.

La Stratégie informatique, de quoi s’agit-il?

Alors, quel est le but d’une stratégie informatique? S’agit-il de partir de l’état actuel de l’informatique et de planifier son évolution future? Ou bien s’agit-il de fournir au business la vision technologique du département informatique dont l’objectif n’est pas uniquement de répondre au besoins exprimés par les métiers? Ou bien encore, s’agit-il d’élaborer conjointement avec les autres entités business de l’Entreprise des solutions qui permettront de satisfaire les besoins exprimés par les parties prenantes au travers du Conseil d’Administration?

C’est un peu tout cela à la fois et ce que nous allons essayer d’expliquer au travers de cet article.

Une stratégie peut généralement couvrir des aspects aussi divers que la complexité de votre infrastructure informatique et les exigences de votre entreprise et devrait permettre d’atteindre entre autres résultats:

  1. Capacité à faire plus… avec moins…
  2. Améliorer la capacité du Business à créer de la valeur pour l’Entreprise en leur permettant de se connecter et d’accéder aux informations de partout et à tout moment
  3. Trouver un juste équilibre entre la prévisibilité et l’innovation du modèle opérationnel
  4. Fournir des données de meilleure qualité pour permettre à l’Enterprise de prendre de meilleures décisions
  5. Externaliser la gestion des systèmes de back-office et réaffecter les ressources sur le support aux besoins clés du Business
  6. Faire du sourcing stratégique tel que migrer vers une solution de cloud hybride, faire appel temporairement à des compétences externes,
  7. Et beaucoup plus encore…

La définition de la stratégie informatique n’est donc pas un exercice solitaire réalisé par le DSI, mais fait partie d’un travail de groupe réalisé par l’ensemble des membres du Comité de Direction qui, sur la base de l’orientation donnée par le Conseil d’Administration vont avoir à proposer à ce dernier un plan permettant de réaliser les objectifs spécifiés par les parties prenantes (actionnaires ou propriétaires, état pour la conformité légale, organisations externes pour les réglementations, etc.). Chaque membre du Comité de Direction (Business Executives, DAF, DRH, Directeur des Opérations, DSI, … etc.) va donc avoir à proposer le plan correspondant à son propre domaine. La stratégie globale de l’Organisation consistera, par conséquent, en une consolidation de l’ensemble des ces plans stratégiques élaborés par chaque entité. Le département informatique aura, bien entendu, son rôle à jouer pour supporter les autres entités dans l’atteinte des objectifs de l’Entreprise. La stratégie de l’Entreprise sera présentée par le CEO (Directeur Général) et approuvée par le Conseil d’Administration. Chaque Exécutif deviendra dès lors responsable de l’atteinte des objectifs de sa propre stratégie et contribuera donc à l’atteinte des objectifs de l’Entreprise.

Qu’implique la définition d’une bonne stratégie?

Strategy IT sur une page
Template fourni par CEB

Un coup d’œil sur les stratégies IT des grandes entreprises vous donnera une idée sur leur contenu et leur forme. La taille moyenne d’un document de stratégie informatique est de l’ordre de 35 pages rédigées dans un langage simple et compréhensible par tous. L’illustration visuelle de la stratégie, généralement présentée dans le résumé, correspond à ce que j’appellerai une feuille de route dont le but est de donner un aperçu des résultats attendus de l’organisation l’informatique sur les prochaines années.

La stratégie informatique est destinée au Conseil d’Administration et au Comité de Direction. Ces deux instances sont composées de personnes ayant une vision business de l’Entreprise et en aucun cas une vison technique. Il est donc indispensable que la présentation de votre stratégie IT soit adaptée à votre auditoire et demeure concise et non technique. N’oubliez pas qu’il s’agit de dire ce qu’on va entreprendre et non comment on va s’y prendre. C’est là que, le plus souvent, les DSI vont échouer car le profil-type d’un DSi doit donc être celui d’un Exécutif Business dont les compétences sont adaptées à cet exercice et en aucun cas celui d’un « informaticien » en fin de carrière le plus souvent. Hélas, en l’absence de stratégie informatique claire, le département informatique ne sera pas en mesure de soutenir les objectifs de l’Entreprise et l’innovation nécessaire pour lui permettre de créer de la valeur pour ses parties-prenantes. L’informatique deviendra donc, de facto, un centre de coûts, dans un contexte économique où on cherche en permanence à éliminer les coûts superflus. Il est donc indispensable que la stratégie informatique soit alignée sur les besoins de l’Entreprise et qu’elle soit entre les mains de personnes possédant les compétences adéquates.

Il est nécessaire pour les petites entreprises d’avoir une stratégie informatique qui peut être résumée sur une simple page.

L’alignement stratégique est clé

Cascade d'objectifs COBIT 5Comme nous l’avons indiqué précédemment,  l’ensemble des stratégies des entités de l’Entreprise doivent être alignées pour créer de la valeur pour ses parties prenantes. Dès que le département informatique a identifié ses besoins urgents et les possibilités d’amélioration de son efficacité et de son efficience, et placé le tout dans un plan stratégique, il doit alors s’assurer que sa stratégie est bien alignée avec la plupart, sinon la totalité, des objectifs business dans le but de satisfaire ensemble la direction fixée par le CA. La cascade d »objectifs, décrite par COBIT 5, permet de réaliser l’alignement et l’outil généralement utilisé par les instances de Gouvernance et de Management pour contrôler les progrès au niveau de l’entreprise sera un tableau de bord équilibré (Balance ScoreCard).

Quelques questions / réponses sur la stratégie IT

  1. Qui est responsable et qui participe à la définition de la stratégie IT?

RACI gestion de la stratégieLà encore, COBIT 5 nous aide, grâce au RACI du processus APO02 : Gestion de la stratégie.

2. Quel est le périmètre d’une stratégie IT? Est-ce pour une Business Unit, un pays ou la totalité de l’organisation à travers le monde?

La meilleure réponse est que cela dépend de chaque Organisation, et est fonction de sa taille et de ses besoins. Ce qui est clair ici c’est que la stratégie de chaque Business Unit doit être alignée avec la stratégie d’entreprise ce qui rendra l’alignement de l’informatique avec chacune d’entre elles plus facile.

3. Comment fixe-t-on la stratégie? A quelle fréquence doit-elle être revue?

Une durée acceptable pour un plan stratégique pourrait aller jusqu’à 3 ou 4 ans compte tenu de l’évolution permanente du business et de la technologie dans le contexte de mondialisation actuel. Ce plan stratégique devrait ensuite être décomposé en plusieurs plans tactiques dont la durée optimale serait de l’ordre de six mois et ne devrait jamais excéder une année. Il faut bien garder en mémoire que plus la durée d’un projet est longue et moins il est susceptible d’être couronné de succès. Par conséquent, il est préférable de décomposer les grands projets en portions digestibles qui peuvent entrer dans vos plans tactiques.

Comment se familiariser avec ces concepts?

Le référentiel COBIT® 5 publié par l’ISACA en 2012 est un modèle très intéressant à adopter pour la Gouvernance et le Management du SI, dans la mesure où il couvre la totalité de l’Entreprise et assure l’alignement de l’IT avec les autres fonctions en partant du besoin des parties prenantes pour réaliser la cascade des objectifs en s’appuyant sur 7 facilitateurs :

COBIT 5 - Les 7 facilitateurs

  1. Principes, politiques et référentiel
  2. Processus
  3. Structures organisationnelles
  4. Culture, éthique et comportement
  5. Les informations
  6. Services, applications et infrastructures
  7. Personnels, compétences et aptitudes

Pour en savoir plus et vous familiariser avec ces concepts, AB Consulting organise régulièrement des sessions sur-mesure, en Français et en Anglais, de sensibilisation destinées au membres des Conseils d’Administration et des Comités de Direction ainsi que des formations certifiantes pour les managers : COBIT® 5 Foundation et COBIT® 5 Implémentation. Nous proposons aussi l’évaluation de l’aptitude de vos processus IT afin de vous assurer de leur alignement avec les politiques et la stratégie d’entreprise, basée sur COBIT® 5.

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De l’importance de la Gouvernance du SI

Beaucoup pensent que la Gouvernance du Système d’Information (en anglais GEIT) est un sujet complexe. Les mots qui viennent immédiatement à l’esprit sont «Aride, Ennuyeux, Vague, Irréaliste ». Ceci est essentiellement dû à l’utilisation intensive de jargon comme « alignement stratégique, transformation organisationnelle, création de valeur, création de synergie », d’énoncés compliqués de vision et de mission, que le commun des mortels trouve difficile à comprendre.

éviter les mauvaises surprises IT

Le résultat est que la gouvernance du SI est aussi mal adoptée que la gouvernance des entreprises en raison de l’absence de compréhension de son rôle vis à vis d’une Organisation.

La Gouvernance du SI? C’est quoi?

Bien évidemment, elle est sans importance pour les start-ups et les entreprises nouvellement créées au moins durant leurs premières années d’activité, jusqu’à ce qu’elles atteignent un certain niveau de maturité et une taille critique qui les amèneront à se doter d’un conseil d’administration, lequel aura besoin d’un cadre de gouvernance. Ce cadre met en place des politiques de haut niveau, nécessite un alignement de l’entreprise sur les attentes de ses parties-prenantes (actionnaires et/ou propriétaires, partenaires d’affaires, clients, état), un grand niveau de transparence dans le fonctionnement de l’entreprise, des méthodes pour en mesurer la performance et, plus important, se conformer aux lois, règlementations et accords contractuels.

Supposons que nous n’avons pas l’obligation de fournir des rapports au conseil d’administration et que nous ne sommes pas non plus obligés de respecter la conformité à des lois telles que SOX qui nous oblige à considérer la gouvernance comme une pratique incontournable.

L’objectif de cet article est donc simplement d’étudier dans quelle mesure une initiative d’implémentation de gouvernance du SI peut bénéficier à des petites et moyennes entreprises (PME).

Voici quelques raisons :

  1. Tirer un avantage business concurrentiel grâce à l’innovation ou à l’adoption précoce d’une technologie nouvelle.
  2. S’aligner sur les stratégies et les objectifs de l’Organisation et aider ses métiers à les atteindre.
  3. Déplacer la focalisation de l’informatique vers les résultats business plutôt que sur des aspects technologiques.
  4. Définir les structures et les processus qui assurent un retour sur l’investissement informatique grâce aux avantages business apportés et permettent d’assurer la transparence des dépenses informatiques.
  5. Gérer les risques de l’entreprise liés aux technologies de l’information.
  6. Permettre de répondre dans des délais courts aux besoins changeants de l’entreprise, du marché ou des facteurs environnementaux.
  7. Gérer l’augmentation exponentielle des coûts informatiques qui ne génère aucune augmentation directe de la valeur au niveau de l’entreprise.
  8. Couvrir le besoin de sécurité de l’information, des processus, des infrastructures et des applications.
  9. Empêcher l’IT de devenir un goulot d’étranglement pour l’Entreprise lorsque la demande de ressources informatiques croît de façon exponentielle.
  10. Atteindre l’excellence opérationnelle à travers l’utilisation fiable, efficace de la technologie.
  11. Améliorer globalement l’expérience d’engagement du business avec l’IT et ses services.
  12. Transformer les données en informations de qualité nécessaires à la prise de décisions business

COBIT, encore un autre référentiel?

Le référentiel COBIT®, publié par l’ISACA, est aujourd’hui le standard de l’industrie et cadre le plus largement adopté en matière de Gouvernance du SI. Depuis sa création en 1996, il a évolué d’une grille d’audit informatique vers un cadre de contrôle et finalement un cadre de gouvernance du SI avec la publication de COBIT® 5 en 2012. COBIT® 5 est un référentiel complet en termes de couverture, qui doit être adapté à chaque entreprise, en tenant compte de la nature de ses activités et de ses besoins spécifiques, du caractère unique de sa fonction informatique et de divers facteurs internes et externes.

COBIT® 5 a été conçu pour s’aligner avec les autres normes, cadres, méthodologies et meilleures pratiques du marché tels que ITIL®, TOGAF, PRINCE2® / PMBOK, ISO31000, ISO 27001, etc. Ses 37 processus se recouvrent avec ceux définis dans les autres normes et référentiels et fait de COBIT® 5 un cadre dominant l’entreprise de façon globale, de bout en bout.

OK, mais on a déjà implémenté ITIL ! Et ISO 27001 !!

L’adoption de cadres de bonnes pratiques par les départements informatiques a pour but de fournir, de façon plus efficace et efficiente, des services IT aux entités business en fonction de leur demande. Quand l’IT démarre son périple en vue de mieux soutenir le Business, une chaîne d’événements va s’enclencher qui exige d’adopter des normes et des bonnes pratiques qui répondant aux besoins de services des métiers de la façon suivante :

  1. Le besoin initial de fournir une qualité de service de soutien au quotidien nous amène souvent à adopter les meilleures pratiques dans la gestion des services IT, à savoir ITIL®.
  2. Pour répondre aux besoins urgents de sécurité, on entreprend l’implémentation d’un SMSI (système de management de la sécurité de l’information) basé sur la norme ISO27001.
  3. Une augmentation ultérieure des investissements informatiques amène à l’adoption de référentiels de gestion de portefeuille, de programme et gestion de projet et, par exemple, à l’adoption de PRINCE2® / PMBOK.
  4. Les investissements continuels dans l’IT résultent en une infrastructure informatique très complexe qui nécessite d’envisager sérieusement des modèles d’architecture d’entreprise tels que TOGAF.

… et ainsi de suite…

Dans quel ordre on procède?

L’ordre d’adoption des différentes normes et référentiels peut varier d’une Organisation à l’autre, mais pour superviser et coordonner tout cela, à un moment donné, la nécessité d’un cadre global de gouvernance s’impose.

processus de gouvernance du SICOBIT® 5 se base sur 5 principes, 7 facilitateurs (Enablers) et 37 processus répartis sur 5 domaines. Afin de rester concis, concentrons-nous, dans cet article, sur les 37 processus illustrés dans le schéma ci-dessous et sur leur alignement avec les autres normes et référentiels de bonnes pratiques.

 Pour mieux comprendre et apprécier la manière dont toutes les normes / cadres / méthodologies / bonnes pratiques cohabitent dans le modèle de référence des processus COBIT 5 et vous présenter de façon simple une information qui est par ailleurs difficile à trouver, j’ai réalisé un petit tableau, non exhaustif, qui cartographie diverses aspects de COBIT® 5 par rapport aux autres normes et référentiels existant.

Alors, pas besoin de tout jeter?

Si l’on a mis en œuvre certaines des normes et bonnes pratiques ci-dessus au cours du cycle de croissance de l’entreprise, alors il n’est pas nécessaire d’implémenter l’ensemble des processus de COBIT 5. Ces normes et bonnes pratiques peuvent être mappées aux processus correspondants dans COBIT® 5 pour permettre la gouvernance de ces activités à l’aide d’un seul tableau de bord.

Par exemple, une organisation qui a adopté les processus et les orientations de l’ITIL® pour sa gestion des services peut mapper ses processus existants avec les processus COBIT® 5 correspondants. Les avantages de cette cartographie sont de permettre à l’Organisation d’utiliser directement les objectifs des processus COBIT® 5 recommandés ainsi que les mesures de succès associées et les suggestions de rôles et responsabilités proposées par le digramme RACI. COBIT® 5 assure la transparence pour les parties prenantes en définissant la relation entre les objectifs de l’IT et les objectifs de l’entreprise, une traçabilité non fournie par ITIL.

Un point important qu’il convient de souligner : les normes et référentiels de bonnes pratiques tels que COBIT, ITIL et quelques autres définissent CE QU’IL FAUT FAIRE mais pas comment cela devrait être fait. Par conséquent, un grand nombre d’implémentations sont basées sur les connaissances individuelles des acteurs du projet et leurs expériences passées dans différentes organisations, et ne sont pas nécessairement universellement reconnues comme des meilleures pratiques.

Et si on a besoin d’aide?

Ainsi, dans le choix du meilleur professionnel de la Gouvernance du SI susceptible de vous accompagner, une connaissance globale de l’ensemble des normes et référentiels de bonnes pratiques sera un critère important car cela permettra de pouvoir les associer et les combiner pour obtenir le meilleur cadre, adapté à votre Organisation, en vue de la fourniture de services IT aux métiers.

Pour un DSI, il est recommandé d’équilibrer son temps entre la gestion des personnes, des processus et de la technologie qui sont les trois pierres angulaires d’une bonne gouvernance. Par conséquent, si l’on veut mettre l’accent sur les processus pour améliorer la qualité globale du service plutôt que d’implanter sans cesse des nouvelles couches technologiques, on peut envisager de réexaminer la mise en œuvre des normes et bonnes pratiques du marché et d’en mesurer les avantages.

Il existe, par conséquent, de multiples façons de mettre en œuvre la gouvernance du SI.

Cela peut résulter en un débat sans fin mais à travers cette série d’articles, je vais essayer de vous aider à vous concentrer sur l’objectif principal et déterminer la valeur réelle créée. Quelle que soit la taille de votre entreprise, une certaine forme de gouvernance du SI doit faire partie de votre organisation.

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