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Cyber-escroqueries : ne vous faites pas piéger!

Quand il s’agit de vous protéger, vous et votre entreprise, contre les cyber-escroqueries, il n’existe pas de solution «universelle». Les entreprises et les particuliers continuent d’adopter de nouveaux appareils et de nouvelles technologies. Ils s’exposent donc en permanence à de nouvelles possibilités en matière de cyber-attaques.Afin de protéger efficacement les précieuses informations qui motivent les cybercriminels, il est important de mieux comprendre les différents types d’escroqueries qui nous ciblent.

Cyber-escroqueries - Evitez les pièges
Crédit © rawpixel.com 2018

Le top 5 des cyber-escroqueries les plus courantes

Les cybercriminels recourent à une grande variété de tactiques frauduleuses pour accéder à un appareil ou à un réseau. Leur objectif est toujours le même :  extorquer de l’argent ou voler des informations précieuses. Il est essentiels de comprendre les menaces et savoir comment vous en protéger, ainsi que votre entreprise. Cependant,  connaître les différentes manières dont ils exploitent les tactiques d’ingénierie sociale pour tromper les utilisateurs peut s’avérer assez complexe.

Toutefois, grâce à des règles simples, les utilisateurs peuvent minimiser l’impact des cyber-escroqueries. Nous vous proposons ici le top 5 des tactiques que les pirates utilisent cibler les utilisateurs.

1 – Les escroqueries par hameçonnage (phishing)

Les attaques par hameçonnage sont très courantes. On les retrouve très souvent dans les réseaux d’entreprise et les réseaux personnels. Elles se produisent lorsqu’un criminel envoie une communication à sa cible. Il peut s’agir d’un courrier électronique, d’un appel téléphonique, d’un SMS, etc.. Le pirate se fait passer pour quelqu’un d’autre afin d’extraire ou d’accéder à des informations d’identification. Ce sont généralement des données personnelles ou des informations financières concernant la personne ciblée. Il peut aussi s’agir d’informations sensibles liées à l’organisation pour laquelle la personne travaille. De plus, notons que 59% des  infections réussies par ransomware sont véhiculées via l’hameçonnage.

Voici quelques éléments à prendre en compte pour vous aider à mieux reconnaître un mail d’hameçonnage. Vous pouvez aussi vous reporter à mon article détaillé publié sur ce blog.

Vérifiez les noms des contacts

Faites preuve de prudence si vous recevez des communications d’une source inconnue qui vous demande une action, par exemple en fournissant des informations personnelles ou en vous connectant à un site via un lien. Quasiment aucune entreprise ne vous demandera jamais des informations personnelles par courrier électronique ou SMS. Lorsque quelqu’un le fait, cela doit être considéré comme un signal d’alarme. Cela indique probablement que vos interlocuteurs ne sont pas ceux qu’ils prétendent être. Vérifiez alors leur adresse électronique ou leur numéro de téléphone. Comparez-les avec ceux de la personne ou de l’organisation à laquelle ils prétendent être associés. Vous pourrez ainsi facilement détecter les incohérences.

Recherchez les fautes d’orthographe et de grammaire

Les organisations professionnelles prennent le temps de lire leurs courriers avant de les envoyer. Il en va de leur image. Souvent, les cybercriminels ne le font pas (encore qu’ils s’améliorent de jour en jour…). Si vous recevez un message provenant d’une source supposée fiable, comprenant des fautes de frappe, une erreur de grammaire ou une mauvaise ponctuation, il y a de fortes chances pour qu’il s’agisse d’une cyber-escroquerie.

Recherchez un comportement agressif

Si l’objet et le langage d’un message sont trop agressifs, il s’agit probablement d’une cyber-escroquerie. Peut-être avez-vous déjà vu un courrier électronique dans votre dossier SPAM comportant un sujet semblable à : « Urgent! Votre compte est épuisé depuis x jours. Contactez-nous IMMÉDIATEMENT ». Le but ici est de vous mettre mal à l’aise, de vous affoler et de vous inciter  à faire ce que les criminels vous demandent. Au lieu de cela, contactez la partie qu’ils prétendent représenter avant de prendre des mesures immédiates.

2 – Le harponnage ou attaque ciblée (spear phishing)

Le spear phishing aussi appelé Harponnage, arnaque au président ou BEC (Business email compromise) est la forme la plus sophistiquée d’attaque par email. Il s’agit d’un email envoyé par un par un cyber-criminel à une seule victime. Ce message  est composé le plus souvent uniquement de texte sans lien ni pièce jointe. Une attaque « classique » de spear phishing démarre généralement par un échange d’emails avec la cible afin de gagner sa confiance. Pour ce faire, le pirate usurpe l’identité d‘une personne appartenant au réseau de sa victime (employé, famille, fournisseur…).  Il démarre l’échange avec un sujet cohérent. Le pirate a donc au préalable bien étudié sa cible et son réseau, grâce aux données accessibles légalement sur Internet. Il utilise notamment les réseaux sociaux, (LinkedIn, Twitter, Facebook…) et les médias. Cette forme d’attaque garantit le taux de réussite le plus élevé et en fait la menace la plus dangereuse.

Voici quelques façons de déjouer ce type d’arnaque.

Utilisez un service de vérification du courrier électronique

La vérification du courrier électronique consiste à valider la source des emails que vous recevez pour vérifier si les identités du domaine de gestion administrative correspondent ou non à l’adresse de messagerie utilisée.

Faites preuve de discrétion lorsque vous transmettez des informations

Cela semble tellement simple. Si les utilisateurs ne communiquaient pas volontairement leurs informations à de mauvais acteurs, le harponnage ne constituerait pas une arnaque aussi efficace.

Maintenez une bonne hygiène de sécurité

En appliquant des règles de base de cyber-hygiène, vous bloquerez de nombreux vecteurs d’attaque courants. La mise en œuvre d’habitudes simples et quotidiennes peut contribuer dans une large mesure à empêcher les cyber-criminels de réussir à compromettre un appareil ou un réseau.

3 – L’escroquerie à l’appât (baiting spam)

Ce type de cyber-escroquerie ont pour but d’inciter les utilisateurs non avertis à effectuer certaines actions, telles que le téléchargement d’un virus ou la saisie d’informations personnelles en échange d’appâts. On utilise souvent des appâts physiques. Il peut s’agir d’une clé USB, intitulée «Informations sur les salaires de l’entreprise», laissée à la victime pour qu’elle le trouve. Elle le connectera alors à sa machine. Même si ce type d’escroquerie peut prendre de nombreuses formes, l’objectif final est toujours le même: inciter les utilisateurs à installer quelque chose de malveillant.

Pour vous protéger et protéger votre organisation, prêtez attention à ces quelques indices communs.

Évitez les offres « gratuites »

Comme le dit l’adage, «si cela semble trop beau pour être vrai, il y a de fortes chances pour que ce soit le cas». De nombreux cyber-criminels tenteront d’attirer les victimes en leur promettant des téléchargements gratuits, la livraison gratuite, des abonnements gratuits, etc. Assurez-vous donc non seulement de vérifier la source et de lire les petits caractères de tous les accords, mais également de vérifier l’organisation qui vous fait ces offres alléchantes.

Évitez les clés USB, les lecteurs flash externes ou les disques durs inconnus

L’appâtage peut être effectué numériquement ou avec des disques physiques qui installent des logiciels malveillants. Assurez-vous donc de connaître le propriétaire du lecteur avant de le connecter à votre ordinateur.

4 – L’arnaque au support technique

Sur l’année 2017 seulement, le FBI aurait reçu environ 11 000 plaintes concernant des fraudes liées à l’assistance technique. Cela aurait coûté 15 millions de dollars au total. Comme leur nom l’indique, les cyber-criminels se font passer pour des employés du support technique. Ils prétendent travailler pour l’organisation de leur victime ou pour un service indépendant. Leur but est d’avoir accès aux informations personnelles de leur cible. Comme pour les autres cyber-escroqueries énumérées ici, le succès ou l’échec dépend de la victime qui subit une attaque d’ingénierie sociale.

Dans cet esprit, il est important de surveiller certains des drapeaux rouges révélateurs.

Recherchez les messages non sollicités

Rarement, le support technique vous contactera pour vous proposer de réparer votre ordinateur. Les développeurs de logiciels et de matériel informatique ne font jamais le suivi de leurs solutions. Ils n’appellent jamais pour offrir une assistance en matière de sécurité. Si un membre du personnel d’assistance technique ou une entreprise vous contacte via une annonce contextuelle, un e-mail ou un appel téléphonique non sollicité (e) ou via les médias sociaux, il s’agit probablement d’une arnaque. Les entreprises légitimes ont mis en place des processus pour mettre à jour vos produits et services, tels que des correctifs et des mises à jour publiés, ou des moyens de résoudre les problèmes directement intégrés à la solution elle-même.

Évitez d’installer quoi que ce soit à partir d’une source inconnue

A moins que cela ne provienne directement d’une source en laquelle vous avez confiance, tout téléchargement à partir du Web comporte le risque inhérent d’infecter votre ordinateur. Comme pour les escroqueries à l’appât, les cyber-criminels tentent souvent de proposer des «analyses de sécurité gratuites» ou des «nettoyages d’ordinateur», qui infectent ensuite l’ordinateur de la victime avec des logiciels malveillants.

Repérez les acteurs qui souhaitent un accès à distance à votre appareil

L’accès à distance permet à de véritables équipes de support technique de «prendre en charge» une machine à distance afin de la réparer. Cependant, la même technologie peut être utilisée par des cyber-criminels pour accéder rapidement à des informations personnelles en dehors de votre appareil. Si une source inconnue vous demande d’accéder à votre appareil, refusez!

5 – Piratage des appareils mobiles

Les appareils mobiles sont également de plus en plus ciblés par des arnaques criminelles. Les fausses applications utilisées pour extraire des données ou des ransomwares sont largement disponibles, en particulier pour les systèmes d’exploitation Android.

Respecter ces quelques conseils pourra vous éviter de graves désagréments.

Évitez les programmes malveillants se faisant passer pour des applications et des mises à jour légitimes

Un nombre croissant d’applications factices sont disponibles dans des magasins d’applications en ligne (par exemple, Apkmonk). En outre, les add-ons et les mises à jour qui exploitent les applications et les périphériques ne manquent pas (tels que les logiciels malveillants de cryptojacking). Méfiez-vous également des applications demandant des autorisations inutiles (droits d’administrateur du périphérique, codes envoyés par SMS, etc.).

Utiliser le WiFi sécurisé

Méfiez-vous du WiFi gratuit. Les espaces publics et les magasins offrant une connexion Wi-Fi gratuite sont des lieux courants d’attaques de type «homme du milieu».  Les cyber-criminels proposent souvent la disponibilité des services Wi-Fi puis les utilisent pour capturer des données. Lorsque vous utilisez le WiFi public, utilisez des connexions VPN et évitez les transactions sensibles. De nombreuses applications mobiles étant également programmées pour se connecter automatiquement à des connexions connues, les cybercriminels utilisent souvent des SSID WiFi tels que «Réseau domestique» pour inciter les périphériques à se connecter automatiquement sans aucune intervention de l’utilisateur.

Quelques précautions pour éviter d’être victime des cyber-criminels

Les cyber-escroqueries peuvent toucher quiconque n’est pas au courant des signes précurseurs. Au fur et à mesure que les utilisateurs adoptent de plus en plus d’appareils qui se connectent à un réseau, le risque d’être victime d’une arnaque ne fait qu’augmenter. En prenant conscience des cyber-escroqueries communes ciblant les personnes, ainsi que des moyens de reconnaître les signes avant-coureurs de ces escroqueries, vous pouvez protéger vos informations personnelles et les informations des réseaux auxquels vous vous connectez.

 

Cybersécurité : la résilience, chaînon manquant de votre stratégie

A l’heure de la transformation numérique des organisations, la stratégie de cybersécurité est un sujet sur toutes les lèvres. Dans le même temps, on n’entend quasiment jamais prononcer le mot résilience. Pourtant, la résilience devrait être le pilier majeur de toute stratégie de réduction des risques. Essayons donc de décrypter les raisons de cette anomalie et d’en identifier les risques.

Résilience, le chaînon manquant de votre stratégie de cybersécurité
Crédit © rawpixel.com 2018

Et tout d’abord, il convient de situer la cyber-résilience par rapport à la cybersécurité. Dans les deux cas, il s’agit de répondre aux cyber-risques. Un risque se caractérise par une probabilité de survenance et par un impact (sous forme de conséquences) lors de la réalisation du risque. Dans tous les cas, la stratégie des risques a pour objet d’aligner le niveau des risques au seuil de tolérance de l’Organisation. Cela se fait en mixant la réduction de la probabilité et de l’impact. Bien sûr, la stratégie des risques couvre tous les risques de l’Entreprise et parmi ceux-ci, on aura les cyber-risques.

La réduction de la probabilité de survenance des évènements de sécurité sera essentiellement réalisée grâce à des mesures se situant en amont. On parlera de mesures préventives. On est là dans le domaine de la sécurité. Les mesures de sécurité sont essentiellement de 3 types :

  • préventives
  • de détection (pour détecter l’incident lorsqu’il se produit),
  • correctives pour corriger le système et revenir à une situation acceptable (incluant l’activation d’un plan de continuité ou PCA).

A côté de ces aspects, se pose le problème de la réduction de l’impact et de l’après-crise. Il s’agit donc de répondre à la question « comment pouvons-nous survivre si un tel incident se produit? ». En d’autres termes il s’agit de planifier ce qu’il convient de faire pour réduire les impacts lorsqu’un incident se sera produit. On est là dans le domaine de la résilience.

L’expérience de l’année écoulée

Il y a tout juste un an, l’été 2017 a montré très concrètement à quoi pouvait ressembler des cyber-attaques mondiales. Ce fut le cas notamment avec NotPetya. Un an plus tard, les conséquences du « ransomworm » ne sont toujours pas complètement terminées. Le groupe Merck a annoncé fin novembre 2017 que cette cybe-rattaque lui coûterait environ 600 millions de dollars sur l’exercice 2017 ! Mais, en additionnant les dernières annonces, le seuil des 2 milliards de perte est clairement plus réaliste. C’est la première fois qu’un tel impact est recensé pour un incident cyber. Ce changement de dimension mobilise aujourd’hui enfin les directions générales et les conseils d’administration. Et ce n’est pas trop tôt! Ils sont maintenant demandeurs de moyens pour limiter les impacts de telles attaques. Mais ils sont aussi en attente sur la posture à adopter lorsqu’un cas réel se présentera.

Les mesures préventives de cybersécurité ne suffisent clairement plus à empêcher les cyber-risques de se réaliser. Il est désormais évident que la technologie n’est pas le rempart infranchissable que tout le monde imaginait. La cyber-criminalité est devenue une véritable industrie qui progresse plus rapidement que les moyens de protection ne se développent.

Cyber-résilience : les actions clés

Une cyber-attaque majeure peut être destructive ou entraîner une perte de confiance dans les systèmes clés. Le premier réflexe pour une majorité d’entreprises est alors d’activer le plan de continuité d’activité (PCA). Celui-ci constitue un élément majeur de la stratégie de résilience des organisations. L’objectif est d’assurer la survie de l’organisation lorsque surviennent des sinistres d’ampleur entraînant l’indisponibilité de ses actifs clés. Il peut s’agir de moyens informatiques, d’infrastructures de communication ou d’immeubles voire de collaborateurs.

Or les cyber-attaques majeures, destructives comme Wannacry ou NotPetya, ou provoquant une perte de confiance dans les infrastructures (réseau, gestion des accès, gestion du parc…) telles que les attaques ciblées en profondeur, ne sont pas prises en compte lors de l’élaboration de la majorité des PCA. Ces derniers sont focalisés sur un enjeu de disponibilité. Ils n’appréhendent pas les problématiques de destruction simultanée et de perte de confiance dans le SI induites par les cyber-attaques.

En effet, les dispositifs de continuité du SI sont plus souvent liés aux ressources qu’ils protègent. Ils sont donc également affectés par ces attaques. Depuis plus de dix ans, les dispositifs de continuité (utilisateurs ou informatiques) ont adopté les principes de mutualisation des infrastructures et de secours « à chaud ». Le double objectif de cette approche est à la fois de répondre aux exigences de reprise rapide et d’une meilleure exploitabilité. Mais, de fait, le lien entre le SI nominal et son secours rend les dispositifs de continuité vulnérables aux cyber-attaques.

Des dispositifs de continuité vulnérables

À titre d’exemple, suite à l’attaque NotPetya, l’idée d’utiliser les postes de secours présents sur le site de repli a très rapidement été évoquée dans le cadre d’une gestion de crise. Malheureusement ceux-ci partageaient les mêmes systèmes de gestion de parcs et les mêmes vulnérabilités. Ils donc avaient été logiquement détruits de la même manière que les sites nominaux. Les investissements et les efforts investis dans les dispositifs de continuité ont semblé, à ce moment, très vains.

Enfin il reste les sauvegardes comme dernier rempart. Etablies sur une base souvent quotidienne ou hebdomadaire, elles constituent, pour la plupart des organisations, le dispositif de dernier recours pour reconstruire le SI.

Dorénavant, il n’est pas rare de faire face à une intrusion qui date de plusieurs mois. Bien que la  détection soit récente, dans ce cas, les sauvegardes embarquent de fait les éléments malveillants. Il peut s’agir de malwares par exemple, mais aussi de modifications déjà opérées par les attaquants.

De plus, la continuité en tant que telle des systèmes de sauvegarde est bien souvent négligée. Lors de plusieurs cas de gestion de crise sur NotPetya, les serveurs gérant les sauvegardes avaient eux-mêmes été détruits. Les restaurer a souvent nécessité plusieurs jours vu leur complexité et leur imbrication dans le SI.

S’agissant des SI industriels, les constats sont tout aussi alarmants. Les systèmes numériques industriels sont résilients à des pannes techniques ou des incidents mécaniques anticipés. En revanche, ils n’ont que rarement intégré, dès leur conception, les potentialités d’une malveillance humaine et ils ne disposent souvent pas de mécanismes de sécurité avancés. La longueur de leur cycle de vie (souvent plusieurs dizaines d’années) les expose à l’exploitation de vulnérabilités anciennes. Enfin l’indépendance des chaînes de contrôle  vis-à- vis des systèmes numériques qu’elles supervisent n’est pas toujours respectée.

Des leçons tirées de l’expérience

Il s’avère que lors du déroulement d’une crise, le cycle est souvent identique. Les écueils rencontrés sont quasiment toujours les mêmes. Il convient donc de tirer les leçons de cette expérience.

Gestion de crise en cas de cyber-attaques : les écueils rencontrés
Crédit © Wavestone 2017

Des scénarios d’attaques récurrents

Destruction massive ou indisponibilité d’une grande partie du SI

Ce type de cyber-attaques, concrétisé au travers des cas Wannacry et NotPetya, entraîne généralement une indisponibilité massive du fait du chiffrement des fichiers de données et/ou du système d’exploitation. Les sociétés touchées par des attaques de ce type (parmi lesquelles Merck, Maersk, Saint Gobain, Fedex… mais aussi Sony Pictures ou Saudi Aramco) ont perdu jusqu’à plus de 95% de leurs systèmes d’information (des dizaines de milliers d’ordinateurs et de serveurs) en un délai souvent inférieur à 1h.

La situation au démarrage de la crise est alors très difficile. En effet, il n’y a plus aucun moyen de communication et d’échange au sein de l’entreprise, y compris au sein de la DSI. Les victimes ont communiqué sur des pertes atteignant plusieurs centaines de millions d’euros suite à ces attaques.

Compromission et perte de confiance dans le SI

Il s’agit d’attaques ciblées ne remettant pas en cause le bon fonctionnement du système. Elles visent par contre à donner aux attaquants l’accès à l’ensemble des systèmes de l’entreprise (messagerie, fichiers, applications métiers…). Elles leur permettent d’usurper l’identité de n’importe quel employé et de réaliser des actions en leur nom. Les attaquants peuvent ainsi atteindre tout type de données ou réaliser des actions métiers nécessitant plusieurs validations successives.

Ces cyber-attaques ont touché de très nombreuses entreprises dans tous les secteurs. Les conséquences sont souvent des fraudes massives, comme celles ayant touché la banque du Bangladesh. Il peut aussi s’agir de vols de données financières et de paiements. Ce fut le cas de celles ayant touché plusieurs groupes de distribution aux Etats-Unis dont Target ou encore Home Depot.

La situation au démarrage de ce type de cyber-crise est extrêmement complexe. La raison réside dans la conjugaison de plusieurs éléments aggravants : perte de confiance dans le système d’information et flou grandissant sur les actions et objectifs. Il faut alors investiguer discrètement jusqu’à pouvoir déloger l’attaquant et reconstruire un système sain. Les victimes de ces attaques ont également fait état d’impacts financiers atteignant plusieurs centaines de millions d’euros.

La résilience passe par une bonne gestion de crise

Les crises cyber sont des crises très particulières. Elles sont souvent longues (plusieurs semaines). Elles sont parfois difficiles à cerner (qu’a pu faire l’attaquant ? depuis combien de temps ? quels sont les impacts ?). Elles impliquent des parties prenantes externes, elles-mêmes souvent peu préparées sur ce sujet (avocats, huissiers, autorités, fournisseurs, voire les clients…). Il est donc indispensable d’ajuster les dispositifs existants qui n’ont pas été conçus pour intégrer cette dimension particulière.

Acteur opérationnel de la gestion de la crise cyber, la DSI ne doit pas être sur-mobilisée sur l’investigation et la défense. Cela se ferait au détriment de la production et du secours. Cet aspect constitue un point d’anticipation important à ne pas négliger. Il s’agit donc d’identifier clairement les équipes à mobiliser sur la crise et d’organiser les interventions parallèles d’investigation et de construction du plan de défense.

Au-delà de l’aspect organisationnel, il faut s’assurer de disposer également de l’outillage d’investigation (cartographie, recherche de signature de l’attaque, SI de gestion de crise indépendant, capacité d’analyse de malware inconnu…), d’assainissement (capacité de déploiement rapide de correctifs, isolation en urgence de portions non touchées du SI, isolation réseau…) et de reconstruction (accès rapide aux sauvegardes, accès aux documentations minimum de reconstruction, support des fournisseurs clés, capacité à réinstaller massivement des postes de travail…) requis pour comprendre la position de l’attaquant, stopper sa propagation et faire repartir au plus vite l’activité.

La rédaction d’un guide de gestion de crise, définissant les étapes structurantes, les responsabilités macroscopiques et les points de clés de décision sera un plus. Et parce qu’il est primordial de s’exercer en amont afin d’être prêt le jour où il faudra faire face à la crise, la réalisation d’exercices de crise sera un bon révélateur de la situation réelle.

Les dispositifs de continuité doivent être repensés

Des solutions les plus simples…

Les dispositifs de continuité doivent également évoluer pour s’adapter aux cyber-menaces. Les solutions possibles sont nombreuses. Elles peuvent toucher tous les types de dispositifs de continuité. Le plan de reprise utilisateur peut intégrer par exemple la mise à disposition de clés USB avec un système alternatif. Les collaborateurs pourraient l’utiliser en cas de destruction logique de leur poste de travail.

Certaines organisations ont fait le choix de provisionner des volumes de postes de travail de remplacement directement avec leurs fournisseurs de matériel afin de les installer rapidement en cas de destruction physique.

A des solutions très complexes et coûteuses…

Le plan de continuité informatique peut inclure de nouvelles solutions pour être efficace en cas de cyber-attaques. La plus emblématique vise à construire des chaînes applicatives alternatives. Il s’agit de « dupliquer » une application sans utiliser les mêmes logiciels, systèmes d’exploitation et équipes de production. C’est une solution extrême, très coûteuse et difficile à maintenir. Elle est envisagée pour certaines applications critiques dans le monde de la finance notamment.

A des solutions intermédiaires mais suffisantes

D’autres solutions moins complexes sont envisagées. Il s’agit par exemple de l’ajout de contrôle fonctionnel d’intégrité dans le processus métier. Son concept repose sur la réalisation de contrôles réguliers, à différents niveaux et à différents endroits dans la chaîne applicative. Ceci permet de détecter rapidement des attaques qui toucheraient par exemple les couches techniques (modification d’une valeur directement dans une base de données) sans avoir été réalisées par les actions métier classiques (via les interfaces graphiques). Ces mécanismes peuvent aussi s’appliquer aux systèmes d’infrastructures, par exemple en réconciliant les tickets de demande de création de compte d’administration avec le nombre de comptes réellement dans le système.

D’un niveau de complexité intermédiaire, il est possible d’envisager la définition de zone d’isolation système et réseau que l’on peut activer en cas d’attaques et qui vont isoler les systèmes les plus sensibles du reste du SI. Le SI industriel pourra, à ce titre, constituer à lui seul, une de ces zones d’isolation vis-à-vis du reste du SI.

Cyber-résilience et cybersécurité doivent être imbriqués

Implémenter ces nouvelles mesures de cyber-résilience nécessite des efforts importants. Des efforts qui seront vains si ces solutions de secours et les systèmes nominaux ne sont pas eux-mêmes déjà sécurisés correctement et surveillés avec attention. Le RSSI est l’acteur clé pour faire aboutir ces démarches souvent entamées mais rarement finalisées. L’aide du Risk Manager  — ou, s’il est désigné, son Responsable du Plan de Continuité d’Activité (RPCA) — sera alors un plus. Il est aujourd’hui communément acquis qu’il est impossible de sécuriser des systèmes à 100%. Il faut donc accepter la probabilité d’occurrence de cyber-attaques. C’est à ce moment-là que le Risk Manager ou le Responsable du PCA prendra tout son rôle.

Il est très clair que la résilience est un pilier majeur de votre stratégie de cybersécurité. A ce titre il convient de l’y intégrer dès la conception. Mais il vous appartient également de convaincre votre conseil d’administration de la réalité des cyber-risques et de la nécessité de la mise en oeuvre de mesures de résilience.

Comment s’y prendre concrètement?

Nous ne le répétons, jamais assez, mais deux bonnes pratiques de base sont absolument nécessaires.

Inutile de réinventer la roue : appuyez-vous sur ce qui existe

Il serait vain de partir d’une feuille blanche. Inspirez-vous des bonnes pratiques du marché. A cet effet, AXELOS a publié une référentiel de bonnes pratiques en matière de résilience des SI : RESILIA. Complémentaires d’ITIL, ces bonnes pratiques vous aideront à compléter vos processus existants afin d’y incorporer la planification de la résilience de votre SI

Faite monter vos collaborateurs en compétence, formez-les

La réponse aux cyber-attaques nécessite une préparation minutieuse et du personnel formé et efficace. A cet effet, 2AB & Associates vous propose des formations sur RESILIA (RESILIA Foundation et RESILIA Practitioner) ainsi que des formations sur la continuité des activités (Business Continuity Foundation et ISO 22301 Lead Implementer). Nous vous proposons également une formation indispensable pour mieux évaluer et planifier la réponse aux cyber-risques : ISO 27005 Risk Manager.

Et bien sûr, nos experts sont à votre disposition pour répondre à vos commentaires.

Cyber-risques – Que fait le Conseil d’Administration?

Le Conseil d’Administration est en charge de s’assurer de la création de valeur pour les parties prenantes de l’Entreprise tout en optimisant les risques et les ressources. Le Conseil d’Administration, organe de Gouvernance de l’entreprise est donc directement concerné par les cyber-risques.

Le conseil d'administration

« La SEC (organisme fédéral américain en charge de réguler et de contrôler les marchés financiers), la FTC (agence américaine chargée de contrôler les pratiques commerciales) ainsi que d’autres organismes de réglementation (fédéraux, d’état, mondiaux) ont renforcé leurs évaluations des Entreprises en matière d’efforts réalisés pour sécuriser les données, ainsi que concernant les informations et la communication sur les risques en matière de cybersécurité et de violations des données. » comme l’indique KPMG dans son rapport On the 2015 Board Agenda.

Réagissant au grand nombre et à l’ampleur des vols de données qui n’ont fait qu’augmenter durant la dernière décennie, les agences gouvernementales commencent tout juste à durcir le ton et à envoyer des signaux clairs que la sécurité constitue désormais un sujet prioritaire pour les Entreprises.

Le commissaire Luis A. Aguilar de la SEC (Securities and Exchange Commission), parlant au New York Stock Exchange (NYSE) le 10 Juin 2014, a clairement indiqué la position de la commission. « La surveillance des cyber-risques par le Conseil d’Administration est essentielle pour assurer que les entreprises prennent des mesures adéquates pour prévenir les cyber-attaques et se préparer à faire face aux préjudices qui peuvent en résulter », a-t-il dit. Il a également émis un avertissement clair sur le fait que « les Conseils d’Administration qui choisissent d’ignorer ou de minimiser l’importance de leur responsabilité de surveillance de la cyber-sécurité, le font à leurs risques et périls ».

Depuis lors, le commissaire Aguilar est de nouveau monté au créneau pour lancer un nouvel avertissement sur les cyber-risques. « Cela ne devrait être une surprise pour personne que la cybersécurité soit devenue un point focal des efforts d’application de la SEC durant ces dernières années. Il est d’ailleurs de notoriété publique que la Division d’Application de la SEC investigue actuellement plusieurs cas de violation de données, » a-t-il dit lors du Sommet SINET innovation le 25 juin 2015. « En outre, la SEC a examiné de façon proactive comment elle peut, en utilisant son pouvoir actuel, obliger à l’application de mesures supplémentaires en matière de cybersécurité, et comment cette autorité pourrait devoir être étendue pour répondre aux menaces émergentes de cybersécurité ».

Cette nouvelle orientation des agences gouvernementales n’est cependant pas limitée aux États-Unis. L’Autorité Technique Nationale du gouvernement britannique pour la sûreté de l’information a ainsi déclaré que « la gestion proactive du cyber-risque au niveau du Conseil d’Administration est essentielle. » A cette fin, le gouvernement britannique a publié un document qui décrit les responsabilités et questions clés de cyber sécurité pour le Conseil d’Administration et le Management. Des ressources supplémentaires pour les conseils d’Administration incluent notamment un «Manuel de surveillance des Cyber-Risques», publié aux USA par l’Association Nationale des Administrateurs de Sociétés (NCAD).

Une réalité nouvelle pour le Conseil d’Administration

La nouvelle réalité à laquelle fait face chaque Conseil d’Administration est bien résumée dans Cybersecurity Docket : «Chaque Conseil d’Administration doit maintenant savoir avec certitude que sa société sera victime d’une cybe-rattaque, et pire encore, que c’est le Conseil qui aura la charge de nettoyer le gâchis et de surveiller les retombées » .

Comme dans tous les autres autres domaines de la conformité, les Administrateurs peuvent être tenus pour responsables pour ne pas avoir fait leur devoir afin de prévenir les dommages à la société. Dans l’exercice de leur rôle de surveillance, les Administrateurs doivent rester informés en permanence sur les mesures de cybersécurité de leur société. Ils doivent évaluer les risques et déterminer ce qui doit être fait pour les atténuer.

L’absence de surveillance adéquate des cyber-risques constitue une menace. «Les Administrateurs qui ne parviennent pas à prendre des mesures appropriées – à la fois avant et après un incident de sécurité de l’information – courent le risque que leur Entreprise soit soumise à l’application de mesures gouvernementales (lois ou réglementations), et qu’eux-mêmes soient personnellement sujets à des poursuites de la part des actionnaires », a expliqué le cabinet d’avocats Fredrikson & Byron.

KPMG, dans sa publication de Février 2015 sur les défis et priorités en matière de Gouvernance pour 2015 désigne la cybersécurité comme « LE problème du 21e siècle. » Au-delà du risque de conformité, le rapport souligne l’importance « des poursuites, des dommages à la réputation et de la perte de clients» comme conséquences potentielles.

Pourquoi les Conseils d’Administration peinent-ils à prendre en compte ce type de risques?

Selon le rapport d’Ernst & Young publié fin 2014 et intitulé « Cyber program management« , il y a plusieurs raisons pour lesquelles ils sont si réticents à s’engager sur la cybersécurité. Parmi ces raisons figurent :

  • le fait que l’internet et la connexion de l’Entreprise constituent juste l’un des nombreux sujets à l’ordre du jour d’un Conseil d’Administration,
  • la culture de silo au niveau de l’informatique qui a relégué la responsabilité de protection des données et des systèmes uniquement au niveau du département IT,
  • la difficulté pour le Conseil d’Administration d’évaluer correctement les risques de cyberattaques et le programme de gestion des risques associé mis en place par la direction,
  • et enfin l’approche de consolidation des défenses (contrôles préventifs de sécurité) tout en ignorant les capacités de détection et de réponse aux incidents.

Cependant, comme le commissaire Aguilar l’a déclaré à la Bourse de New York, les temps ont changé, et «s’assurer de l’adéquation des mesures de cybersécurité de l’entreprise aux risques doit être une préoccupation essentielle d’un Conseil d’Administration dans le cadre de ses responsabilités de surveillance en matière de risques. » Cela devrait figurer comme un slogan en lettres capitales sur le mur de la salle du conseil : les administrateurs ne peuvent plus balayer  d’un revers de main les Cyber-Risques. C’est leur responsabilité de surveiller la gestion de ces risques qui était autrefois déléguée au domaine informatique.

Comment doivent-ils s’y prendre pour assurer cette responsabilité?

Le Conseil d’Administration de chaque Enterprise doit désormais prendre le temps nécessaire sur son agenda pour surveiller les cyber-risques . Selon les termes du document « Cyber program management » d’E&Y, les Conseils d’Administration sont maintenant invités à discuter de la cybersécurité sur une base trimestrielle, voire même plus fréquemment.

Comment les administrateurs doivent-ils d’y prendre pour surveiller les cyber-risques? Le Commissaire Aguilar, de la SEC, a fourni des conseils dans son discours au NYSE. « Les Conseils d’Administration sont chargés de s’assurer que la Société a mis en place des programmes de gestion des risques appropriés et de surveiller la façon dont le management met en œuvre ces programmes, » a-t-il déclaré. C’est clairement la responsabilité du Conseil d’Administration de veiller à ce que la direction ait mis en place des protocoles de gestion des risques efficaces.

Quels conseils pouvons-nous donner aux administrateurs?

Un Conseil d’Administration doit veiller à la gestion des cyber-risques dans le cadre de son programme de gestion des risques à l’échelle de l’entreprise. Il doit également chercher à mieux comprendre les risques informatiques et ceux liés à l’utilisation d’internet, évaluer les pratiques actuelles en matière de cybersécurité et planifier ainsi que préparer les personnels de l’Entreprise, grâce à des tests réguliers, pour une cyber-attaque. En résumé, la responsabilité deux Conseil d’Administration va au delà de la cyber-sécurité. Il doit répondre de la cyber-résilience de la Société devant les parties prenantes.

Les administrateurs devraient se poser trois questions importantes :

  1. Comprenons-nous bien la nature des cyber-menace s’appliquant à notre Société?
  2. Est-ce que les processus et la structure du Conseil d’Administration permettent un dialogue de qualité sur les questions de cyber-résilience?
  3. Que faisons-nous pour nous maintenir au courant des évolutions constantes des cyber-menaces?

Nous vous proposons quelques pratiques clés pour susciter intérêt et l’attention du Conseil d’Administration sur les cyber-risques :

  • Demander désormais régulièrement des informations sur les cyber-risques, et pas seulement à la Direction Générale ou au DSI,
  • Cherchent à mieux comprendre la nature des cyber-risques et leur impact sur l’organisation,
  • Remettre en permanence en question la gestion de la cyber-sécurité et la cyber-résilience de l’organisation.

Par quoi commencer?

Il existe désormais des référentiels de bonnes pratiques et des normes dans les domaines de la sécurité de l’information (ISO 27001, ISO 27002) et de la cyber-résilience (RESILIA). Il en va de même pour la Gouvernance du Système d’Information qui est clairement, comme nous l’avons vu précédemment, à la charge du Conseil d’Administration, avec COBIT® et ISO 38500.

Une première étape, afin de sensibiliser les Administrateurs sur ces responsabilités nouvelles pour eux, consisterait à organiser une séance de sensibilisation sur les responsabilités du CA dans l’Entreprise du 21ème siècle au travers de programmes tels que :

COBIT® 5 pour les Conseil d’Administration et les Exécutifs (2 formats : session de 4 heures ou d’une journée). Cette formation couvre à la fois les responsabilités des Administrateurs et des membres du Comité de Direction.

RESILIA : Sensibilisation (2 formats : session de 4 heures ou d’une journée). Cette formation, plus orientée sur la stratégie de cyber-résilience et sa mise en oeuvre, s’adresse aux Administrateurs mais aussi, et surtout, aux membres du Comité de Direction.

La seconde étape consiste bien évidemment à élaborer une stratégie de cyber-résilience en lançant un programme adéquat et à rédiger des politiques de sécurité, de gestion des risques, des gestion des ressources humaines, etc. adaptées à cette stratégie. AB Consulting, seul organisme accrédité en Afrique sur l’ensemble des domaines concernés par ISACA, AXELOS, APMG, EXIN, PECB, vous propose toute une game de services d’évaluation / audit d’aptitude des processus de l’entreprise mais aussi d’évaluation de la maturité de votre Organisation, ainsi que d’accompagnement à la mise en oeuvre et de l’amélioration de la gouvernance du SI et la réalisation du programme de cyber-résilience, grâce à ses experts du domaine.

Nous vous proposons également nos formations accréditées et certifiantes telles que :

ISO 27001 Practitioner Bootcamp (Foundation et Practitioner sur 5 jours – Certification APMG) destiné aux personnels en charge de l’implémentation d’un Système de Management de la Sécurité de l’Information dans votre Organisation

ISO 27001 Lead Implementer (5 jours – Certification PECB) destiné aux responsables du projet d’implémentation du SMSI

RESILIA Practitioner Bootcamp (Foundation + Practitioner sur 5 jours – Certification AXELOS®) destiné aux personnels en charge d’implémenter la cyber-résilience du système d’information

COBIT Implementation Bootcamp (Foundation + Implementation sur 5 jours – Certification APMG/ISACA) pour les personnes participant à l’amélioration ou l’implémentation de la Gouvernance du SI.

ISO 38500 Corporate IT Governance Manager (3 jours – Certification PECB)

Nous proposons également de nombreuses autres formations sur ce domaine, notamment destinées aux personnels des entités métiers des entreprise ainsi qu’aux auditeurs et contrôleurs.

Pour tout complément d’information ou pour vous inscrire à notre newsletter, merci de bien vouloir remplir le formulaire de contact :

Phishing – Mode d’emploi

AB Consulting vous propose une série d’articles destinés à la sensibilisation sur les risques en matière de sécurité de l’information. Suite à notre précédent article 10 trucs pour reconnaître un mail d’hameçonnage, aujourd’hui, nous allons revisiter la façon de repérer une tentative de phishing en nous concentrant sur une campagne récente ciblant les clients PayPal. Nous allons commencer par souligner les repères visuels qui vous aideront à éviter de devenir une victime, mais nous allons aussi approfondir l’arnaque de façon plus complète afin de vous permettre de comprendre le processus de bout en bout.

phishing - mode d'emploi

PayPal est l’une des marques les plus ciblées par les escrocs dans le cadre de tentatives d’hameçonnage, à l’instar des autres banques et institutions financières dès lors que les cyber-criminels cherchent à dérober de l’argent. Nous allons donc, étudier une séquence complète de tentative d’extorsion d’informations personnelles utilisant Paypal.


Attention, il s’agit d’un cas réel. Les adresses des sites web ainsi que les adresses mail des pirates sont susceptibles d’être toujours actives. N’essayez surtout pas de vous y connecter. Vous risqueriez de devenir vous-même une victime.


Le phishing, c’est quoi?

Le phishing (ou hameçonnage) reste l’une des méthodes les plus faciles et les plus rapides d’extorsion d’informations personnelles. Avec ce type d’attaque, les criminels jouent sur le nombre. Plus le nombre de messages envoyés est important et plus il est probable que quelqu’un tombe dans le piège.

Même si le nombre de victimes est finalement assez faible, le coût d’une campagne d’hameçonnage n’est rien à côté des bénéfices réalisés. Une seule victime suffit souvent à couvrir tous les coûts.

Malheureusement, des dizaines de personnes sont susceptibles d’être victimes de ce type d’arnaque dans une campagne donnée, de sorte que le phishing est devenu un business très rémunérateur pour la plupart des criminels. Chaque campagne est différente, ciblant souvent des renseignements personnels ou des informations financières. Dans ce cas qui nous sert d’exemple, elle cible tout à la fois.

Le phishing, ça commence souvent par un e-mail

Le plus souvent, tout commence par la réception dans votre boîte mail d’un message similaire à celui-ci :

phishing paypal 1/11

Il s’agit d’une copie fidèle d’un véritable message Paypal. Les couleurs, le logo, la mise en forme, tout est identique. L’objectif est de vous faire peur pour vous inciter à cliquer sur le bouton!

Attention à l’adresse mail de l’expéditeur

Vous pouvez remarquer que l’adresse email de l’expéditeur n’est une adresse Paypal. C’est un indice très important qui doit vous alerter :

Phishing Paypal 2/11

Le « via » marquant dans le champ « De: » est significatif de la façon que Google utilise pour vous dire que l’e-mail que vous lisez a été envoyé à partir d’un compte différent de celui qui est indiqué. Si l’email provenait réellement de PayPal, Google ne vous donnerait pas cet indice.

Gmail affiche cette information parce que bon nombre des services qui envoient des e-mails au nom d’autrui ne vérifient pas que le nom que l’expéditeur donné correspond bien à cette adresse e-mail. Google vous met en garde dans son aide, que nous vous invitons à consulter.

Dans ce cas, le criminel utilise un site Web et le serveur de l’hébergeur du site pour vous envoyer le message. Si ce message ne passe pas par Gmail, le simple fait que l’expéditeur n’a pas utilisé une adresse PayPal est le premier indice qui doit vous mettre en garde.

Bien sûr, le sujet de l’e-mail est tout aussi faux. En tentant de souligner un point sensible et d’instiller un faux sentiment d’urgence, et du fait qu’il ne mentionne pas l’identifiant du « compte » en question le pirate augmente les chances que la curiosité vous gagne et que vous ouvriez le message.

Le corps du message – C’est là que tout se passe

Pour un œil non averti, le message vous informe que votre compte PayPal a été limité, et et que vous avez un délai court pour résoudre le problème à l’origine de cette limitation. Encore une fois, l’objectif est d’instiller chez vous un faux sentiment d’urgence. si vous êtes un utilisateur régulier de PayPal, le fait que vous risquiez de perdre l’accès à votre compte est un problème qui peut être potentiellement grave pour vous.

Phishing Paypal 3/11

Le message lui-même se présente comme une mesure de sécurité, et vous informe que votre compte PayPal pourrait être en danger de piratage, ce qui pourrait résulter en un vol de vos avoirs ou son utilisation frauduleuse. Ironique vraiment, puisque le vol de vos informations est l’objectif qui se cache derrière le mail. Une fois encore, les criminels utilisent la peur comme facteur de motivation principal. La solution est simple : allez confirmer vos informations sur votre compte en suivant le lien fourni.

Pour un œil exercé, le message est un faux. Tout d’abord, PayPal utilise toujours le nom de compte enregistré lors de l’adressage de messages, de sorte qu’ils ne vous adressent jamais un e-mail de sécurité en utilisant un nom générique du type « clientèle Paypal ».

Deuxièmement, le message lui-même est une simple image. Le pirate a créé un lien vers son domaine, et utilisé une image à la place d’un lien texte que presque tout le monde utilise sur le Web.

L’utilisation d’une image permet de passer au travers de beaucoup de filtres anti-spam basiques. Le fait que le message a été relayé par un compte hacké qui n’a jamais envoyé de spam précédemment va également aider à éviter la détection.

Mais qu’advient-il si vous cliquez sur le lien?

Il est encore temps de faire marche arrière

Si pour une raison quelconque vous avez cliqué sur le lien, l’URL affichée devrait être une alerte suffisante pour mettre en échec cette tentative de phishing :

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L’adresse du site n’est pas sécurisée, l’accès n’est pas réalisé via HTTPS et le domaine N’EST clairement PAS un domaine contrôlé par PayPal. Vous êtes ici convié à saisir les identifiant /mot de passe de votre compte Paypal sur un site contrôlé par le pirate.


ATTENTION: l’URL indiquée dans cette image était active il y a seulement quelques semaines. N’essayez pas de la visiter. L’hébergeur a pris la la décision de déconnecter ce domaine depuis, mais rien ne garantit que cette URL ne pointe pas vers un nouvel emplacement dans le futur.


Vous avez entré votre identifiant et votre mot de passe?

Entrer votre nom d’utilisateur et mot de passe dans le champ de la diapositive précédente déclenche un certain nombre de contrôles par le script de Phishing créé sur ce domaine. A ce stade, votre nom d’utilisateur et mot de passe PayPal ont été volés. Ce n’est que le début du processus…

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Cet écran vous est familier? C’est normal. La couleur des images, le format des pages du site, et même la barre d’adresse remplie de lettres et de chiffres tout est conçu pour vous tromper et vous faire penser que vous êtes bien sur le site de PayPal. Rappelez-vous que ce n’est pas le cas. Le HTTPS: manquant est une preuve supplémentaire que Paypal n’a rien voir avec cette page.

Maintenant, passons à la partie qui intéresse nos pirates

Une fois l’écran de chargement disparaît, la deuxième partie de l’arnaque peut commencer. A ce stade, votre nom d’utilisateur et mot de passe PayPal ont été récupérés. Cependant il ne faut surtout pas que vous vous arrêtiez là.

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La meilleure façon de continuer à vous sentir menacé c’est de simuler l’incident technique avant de passer à l’étape suivante… Vous êtes donc invité à confirmer vos données de connexion.

Et si vous nous en disiez un peu plus sur vous?

Si vous acceptez et que vous confirmez, vous verrez apparaître cette nouvelle page. Le criminel va devenir capable de construire un profil basé sur vos informations personnelles. Les données recueillies pourront être vendues. Elles pourront aussi être utilisées pour des escroqueries ultérieures y compris pour voler votre identité.

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Le script a besoin d’informations et vous demande d’entrer vos informations personnelles détaillées avant d’en venir à son objectif principal. Le processus n’est pas encore arrivé à son terme.

Les détails de votre carte de paiement

Maintenant, le pirate a obtenu vos informations personnelles. Cette page va tenter d’obtenir des données financières, à savoir les détails de votre carte de crédit.

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Cette page, ainsi que tous les autres, a été conçue pour ressembler fidèlement à une page PayPal. Pour ceux qui savent qu’ils doivent rechercher un cadenas pour s’assurer que la page des données bancaires est bien sécurisée, mais qui ont oublié où ce cadenas doit apparaître sur la page, le message au bas de l’écran peut paraître rassurant. Bien évidemment, RIEN sur cette page N’EST SECURISE.

Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin?

La dernière part d’informations dont le criminel a besoin porte toujours sur vos données bancaires. Ce formulaire a deux fonctions :

  • d’abord il recueille vos données de connexion et votre numéro de compte à votre banque,
  • la deuxième est qu’il permet à l’escroc pour voir si recyclez vos mots de passe.

Phishing Paypal 9/11

S’il s’avère que le mot de passe PayPal est la même que celui permettant l’accès à votre compte bancaire, alors il y a de fortes présomptions que vous utilisiez le même mot de passe partout. Au pire, le criminel peut utiliser cette information pour réaliser d’autres escroqueries. Il pourra alors exploiter les informations recueillies pour accéder à d’autres comptes vous appartenant.

On est presque au bout du processus de phishing

Nous arrivons à la fin du processus. Tout a été conçu pour que vous pensiez avoir affaire à PayPal en essayant d’endormir votre méfiance. Hélas, à ce stade l’intégralité de vos informations bancaires, vos renseignements personnels, les détails de votre carte de crédit, et les données de connexion à votre compte PayPal sont entre les mains des pirates. Il n’y a pas de retour en arrière possible.

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Les choses doivent continuer à avancer pour ne pas éveiller votre méfiance. Cette page restera affichée seulement quelques secondes (une durée insuffisante pour que ayez le temps de cliquer sur l’un des trois boutons) avant que vous ne soyez redirigé vers le dernier écran.

Comme si rien ne s’était passé !

La dernière étape de l’escroquerie vous ramène sur le véritable site de PayPal. Si vous regardez bien la barre d’adresse, vous verrez que l’URL est en HTTPS:. La zone où le cadenas est présent comporte maintenant le nom de la société et apparaît en vert.

Phishing Paypal 11/11

Les précédentes images faisaient toutes partie de l’arnaque. Donc, le fait que le site web légitime PayPal apparaisse à la fin sur l’écran ne signifie absolument rien. Les écrans de saisie ont tous été récupérés et quelque part dans le monde, il y a un criminel qui abuse de vos informations de multiples façons créatives, sans aucun doute.

Quand on évoque l’hameçonnage,il est difficile de s’en protéger en permanence. Cependant, ce n’est pas une tâche impossible. En cas de doute, ne cliquez pas sur les liens ou les pièces jointes dans un courrier électronique. Et surtout n’allez pas visiter le site en question (par exemple PayPal) directement.

Rappelez-vous que le mail est le dernier des moyens de communication que les banques et les organismes financiers utilisent pour communiquer avec vous. En ligne, faites attention à la barre d’adresse. Vérifiez que vous êtes bien en  HTTPS lorsque vous êtes sur le point d’entrer des informations personnelles ou financières dans un formulaire.

Comment s’assurer contre ce type de danger?

Il n’y a pas de solutions technologiques fiables pour vous protéger contre ce type de menaces. C’est de la responsabilité de chacun et de chacune d’assurer la sécurité de l’information. La sécurité de l’information vous concerne tous, tant au niveau personnel qu’au niveau professionnel. Nous vous invitons donc à renforcer votre sensibilisation et celle des employés de votre Organisation. A cet effet, nous proposons des sessions de formations sur ce sujet avec les mesure de préventions associées. Ces mesures sont issues des normes et référentiels de bonnes pratiques tels que ISO 27001, ISO 27002, NIST CSF ou RESILIA.

AB Consulting, seul Organisme de Formation Accrédité en Afrique par ISACA, APMG, PECB, EXIN et AXELOS  sur les référentiels de Gouvernance du SI, de sécurité et de cyber-résilience vous propose régulièrement des sessions de sensibilisation tout spécialement adaptées à des cibles spécifiques (dirigeants, personnels des métiers, informaticiens) et animées par un expert du domaine. Ces formations peuvent être délivrées, en Français ou en Anglais. Nous les proposons dans le cadre de nos sessions publiques ou sur mesure en intra-entreprise   :

Sensibilisation à RESILIA (2 formats : 4 heures ou 1 journée)

COBIT 5 pour le Board et les Exécutifs (2 formats : 4 heures ou 1 journée)

Sensibilisation à ISO 27001 / ISO 27002 (1 journée)

Toutes nos formations peuvent également être délivrées pour les informaticiens. Nous formons également les équipes de sécurité et les métiers sur l’ensemble de ces domaines. Nos accréditations nous permettent de délivrer des certifications  reconnues au niveau international.

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Tous les écrans illustrant cet article sont extraits de la revue CSO.

 

 

Encore un piratage d’opérateur mobile

Après le piratage, début octobre, de l’opérateur télécom T-Mobile aux USA, c’est au tour de l’opérateur britannique TalkTalk d’avoir été victime d’une « cyberattaque » révélé en fin de semaine dernière. Cette cyber-attaque a permis à des hackers de mettre la main sur un fichier complet de 4 millions de clients, données bancaires comprises. Apparemment, elle a été suivie d’une demande de rançon adressée à la Directrice Générale de l’opérateur.

Opérateur Talk Talk piraté

L’opérateur de télécom britannique TalkTalk, qui fournit de la télévision payante, des services de téléphonie fixe et mobile ainsi que d’accès à internet, a reconnu jeudi, avoir été victime d’une  « cyber-attaque significative et durable » sur son site internet, après l’avoir fermé mercredi sans explications. Des données personnelles, et non des moindres, de 4 millions de clients auraient potentiellement été dérobées par les hackers, a avoué la Directrice Générale de la compagnie, Dido Harding. Les informations piratées inclueraient le nom, l’adresse et les coordonnées bancaires des clients de Talk Talk.

piratage Talk Talk 1/2

Piratage Talk Talk 2/2

Un piratage suivi d’une demande de rançon

La Directrice Générale de TalkTalk s’est présentée vendredi devant les caméras de la BBC pour présenter ses excuses, et expliquer qu’elle avait reçu un e-mail de demande de rançon venant du hacker ou du groupe de hackers présumés. Elle est tentée d’y voir un signe encourageant ; les hackers auraient du mal à dérober de l’argent directement à partir des données volées, et préféreraient faire du chantage auprès du fournisseur d’accès. Belle illustration de la méthode Coué!!

Dido Harding a également déclaré qu’elle ne pouvait pas garantir que toutes les données des clients qui ont été volées étaient cryptées et elle a admis que, avec le recul, l’entreprise aurait pu faire plus sur la sécurisation des données de ses clients. « La société va maintenant lancer une enquête interne« , a-t-elle déclaré.

Selon le site spécialisé The Register, l’accès aux données bancaires aurait pu être facilité par le fait que TalkTalk ne respecterait pas le standard PCI DSS qui fixe les normes de protection des données des numéros de carte de paiement. Dans un premier temps l’entreprise avait tenté d’expliquer le piratage par une simple attaque DDOS, qui n’explique en rien l’accès à des données sécurisées.

Une enquête a été ouverte par l’unité chargée de la cyber-criminilatité de la police de Londres ( Metropolitan Police Cyber Crime Unit) qui a indiqué être « au courant de spéculations sur les auteurs présumés » de l’attaque, sans les confirmer. Selon un ancien enquêteur de cette unité du cybercrime de Scotland Yard interviewé par BBC Radio 4, les auteurs « prétendent être en Russie et être un groupe jihadiste cyber-islamiste« .

Attention aux tentatives d’hameçonnage

Une page web dédiée, sur le site web de l’opérateur, a été consacrée à la communication sur cet incident. Le Directeur de la Relation Clients  de TalkTalk Tristia Harrison a cherché à rassurer les clients sur le fait que l’entreprise est «en train de prendre toutes les mesures possibles » afin de garder leurs informations en toute sécurité alors que, de l’aveu même de TalkTalk, les données n’étaient pas complètement cryptées.

Cette page web mentionne par ailleurs, en caractères gras:

« S’il vous plaît, soyez bien conscient que TalkTalk n’appelle JAMAIS ses clients pour leur demander de fournir des informations bancaires sauf si vous nous avez déjà donné explicitement l’autorisation de le faire ». Il s’agit clairement d’une mise en garde des clients contre des tentatives redoutées d’hameçonnage (phishing), phénomène extrêmement fréquent sur lequel nous vous avons mis en garde sur notre blog il y a encore quelques jours.

Cet avertissement est probablement une réaction aux incidents de février dernier, dans lequel les coordonnées des clients de Talk Talk, volées lors du piratage affectant l’un des partenaires de l’opérateur, ont été utilisées pour extorquer de l’argent par téléphone aux clients de TalkTalk.

Malheureusement, ce ne sont pas les seules fois où TalkTalk a été victime de cybercriminalité. En Août dernier, Carphone Warehouse a subi une cyber-attaque sur son système informatique conduisant à un vol de données affectant 2,4 millions de clients de Dixon Carphone incluant, par ricochet ceux qui avaient souscrit un abonnement à TalkTalk Mobile.

Des conséquences fâcheuses à prévoir pour l’opérateur

L’affaire pourrait avoir des conséquences beaucoup plus fâcheuses pour l’opérateur et pour ses clients. Le lendemain de la révélation de l’incident, le titre de TalkTalk perdait près de 10 % en bourse, les investisseurs anticipant logiquement une perte de confiance des clients envers un opérateur qui, visiblement, n’a pas correctement crypté et sécurisé les données bancaires de ses abonnés, qui sont les informations les plus sensibles (à cet égard le piratage d’Orange en 2014, qui avait fait 1 million de victimes, était beaucoup moins grave).

Par ailleurs, la législation Britannique est, à ce niveau, beaucoup plus contraignante que la législation des pays francophones qui reste très en retrait sur ce type de problèmes. L’opérateur britannique risque en effet, s’il se confirme que ses données clients n’étaient pas correctement cryptées, de devoir payer une amende importante (plus de 200.000 €) sur demande de l’ICO (Information Comissioner’s Office).

La survie même de l’opérateur est menacée car la dégradation de son image risque fort de lui coûter la perte de bon nombre de ses clients, sans parler des coûts directs et indirects pour se remettre de l’attaque subie.

A titre de comparaison, le coût de la cyber-attaque subie par TV5 Monde en Avril dernier s’évalue d’ores et déjà, selon son Directeur Général Yves Bigot, entre 4,3 et 5 millions d’Euros pour l’année 2015 et environ 11 millions d’Euros pour les trois prochaines années, pour un piratage aux impacts bien plus limités. La cyber-attaque du même type que Talk Talk, visant le distributeur TARGET aux USA fin 2013 et ayant exposé 40 millions de clients, aurait déjà coûté à l’Entreprise près de 500 millions de dollars en pertes consécutives à cet incident.

Comment ne pas en arriver là?

La clé pour ne pas en arriver à ce type d’incident est de prévoir, avant qu’une tentative de piratage n’ait lieu, plutôt que de réagir à postériori. La prévention commence par la sensibilisation de tout le personnel à la cyber-sécurité (voir notre article : 10 clés pour une sensibilisation réussie à la sécurité).

Il faut, bien entendu, également prendre les mesures techniques indispensables en vous appuyant sur vos équipes informatiques. Mais la première action consiste à sensibiliser votre Conseil d’Administration et votre Comité de Direction sur leurs responsabilités et les risques encourus par l’Organisation car c’est à leur niveau que se situent les responsabilités de prise des décisions d’investissement sur la cyber-sécurité et la cyber-résilience, et de rédaction des politiques de l’Entreprise, incluant bien entendu la politique de sécurité.

AB Consulting, seul Organisme de Formation Accrédité en Afrique par ISACA, APMG, EXIN et AXELOS  sur les domaines de la Gouvernance, de la  sécurité et de la cyber-résilience vous propose des sessions de sensibilisation tout spécialement adaptées à des cibles spécifiques (dirigeants, personnels des métiers, informaticiens) et animées par un expert du domaine. Toutes sessions peuvent être organisées sur mesure pour votre Entreprise et se dérouler dans vos locaux ou de façon délocalisée, y compris sous forme de week-end :

Sensibilisation à RESILIA (2 formats : 4 heures ou 1 journée)

COBIT 5 pour le Board et les Exécutifs (2 formats : 4 heures ou 1 journée)

Sensibilisation à ISO 27001 / ISO 27002 pour les dirigeants (1 journée)

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10 clés pour une sensibilisation réussie sur la sécurité

Les cyber-menaces pesant sur votre entreprise sont généralement imputées à des personnes étrangères à l’Organisation ou à des programmeurs véreux insérant, dans vos applications, du code malveillant conçu pour exploiter les informations sensibles pour votre Entreprise, voler les données confidentielles de vos clients et / ou vous dérober de l’argent. Cependant, la menace de sécurité se situe le plus souvent à l’intérieur de l’Entreprise, lorsque c’est l’ignorance et / ou la négligence des employés qui ouvre la voie aux cybercriminels. La sensibilisation du personnel sur ces menaces est donc essentielle.

La sensibilisation du personnel est une priorité

Cet article, publié par AB Consulting, dans le cadre de notre participation au mois de la cyber-sécurité, est destiné à vous donner quelques pistes pour réussir une meilleure sensibilisation de vos employés à la cybersécurité.

La sensibilisation du personnel est une priorité

Il est important de former le personnel avant d’être victime d’une violation des données. Soyez proactifs. N’attendez pas pour réagir. Ecrivez des politiques, en partant du principe que vous serez attaqués, puis aidez les employés à comprendre ce qu’ils doivent faire (et ne pas faire) afin de préserver la sécurité de votre entreprise et d’améliorer sa cyber-résilience.

1. Parlez régulièrement de cyber-sécurité au personnel

La sécurité et la résilience ne sont pas des tâches réservées aux informaticiens et aux personnels des équipes de gestion de la sécurité. La cyber-sécurité est une responsabilité collective et tous les employés en sont personnellement responsables. Il faut donc les informer sur ces responsabilité de façon régulière :

  • Expliquez l’impact potentiel d’un cyber-incident sur les opérations de l’Organisation et insistez sur les obligations des employés, en particulier en ce qui concerne l’utilisation de téléphones mobiles,
  • Ne vous contentez pas d’une revue annuelle des politiques et d’une signature confirmant que chaque personne a lu et compris les politiques informatiques de l’Entreprise.

2. Les politiques s’appliquent à tous y compris le top management et les informaticiens

Les politiques sont écrites par les exécutifs de l’Entreprise (les membres du Comité de Direction). Les politiques de sécurité en font bien entendu partie. Les politiques doivent être appliquées par tout le monde au sein de l’organisation, y compris les membres du Conseil d’Administration, du Comité de Direction et les informaticiens :

  • Les cadres supérieurs sont souvent une cible parce que :
    • Ils ont accès à plus d’informations et à des informations plus sensibles que les autres,
    • Ils sont souvent plus vulnérables lorsqu’ils sont en déplacement hors des locaux de l’Entreprise. Les pirates le savent et ciblent régulièrement les cadres en déplacement,
    • L’IT fait souvent des exceptions aux règles pour eux car ils sont réticents à appliquer des règles qui s’appliquent au reste de l’Entreprise, se sentant, à tort, « au dessus des règles »,
    • Les dommages / gain financier peuvent être beaucoup plus grands,
  • Le personnel du département informatique est également vulnérable du fait de leurs droits d’accès privilégiés sur tout le réseau de l’Entreprise.

3. La résistance de la chaîne de sécurité est limitée à celle de son maillon faible

Expliquez au personnel que vous travaillez activement sur la sécurisation de l’infrastructure de l’organisation mais que la sécurité ne peut pas dépasser celle fournie par son maillon le plus faible, à savoir les personnes :

  • Encouragez la coopération, et pas seulement le respect des règles,
  • Créez des politiques suffisamment complètes pour couvrir tous les angles d’attaque possibles,
  • Reconnaissez et faites comprendre au personnel que tous les êtres humains ont des faiblesses et font des erreurs.

4. Organisez des sessions régulières explorant les angles des cyber-attaques

Organisez régulièrement des sessions de travail avec l’ensemble du personnel pour explorer ensemble tous les aspects des cyber-attaques potentielles , ce dès l’embauche de nouveaux employés et jusqu’à leur départ de l’Entreprise :

  • Au moment de l’embauche de nouveaux employés et avant qu’ils ne commencent à travailler au sein de l’Organisation, une sensibilisation à la cybersécurité doit faire partie de votre processus d’accueil, puis, durant toute leur vie au sein de l’Organisation, faire l’objet de sessions régulières de « rafraîchissement »,
  • Envisagez différents formats de sessions (par exemple : déjeuner d’apprentissage, happy hours, etc.),
  • Assurez-vous de l’utilité des ces sessions
    • La plupart des employés ont des PC à la maison et des parents qui ont aussi accès à internet,
    • Faites régulièrement référence à des sujets de l’actualité,
    • Utilisez les réseaux sociaux.

5. Attirez l’attention du personnel sur les risques liés à l’ingénierie sociale

La sensibilisation ne suffit pas. Il faut également attirer régulièrement l’attention de vos employés sur le fait qu’ils sont des cibles pour les activités d’ingénierie sociale et sur les façons de s’en protéger :

  • Au travail, méfiez-vous toujours des réseaux sociaux, blogs et liens suspects provenant de sources inconnues lorsque vous utilisez le système informatique de l’entreprise,
  • Beaucoup de cyber-incidents commencent par un simple appel téléphonique de quelqu’un se présentant comme un collègue posant des questions en apparence anodines en vue de collecter des informations sur la société et ses opérations,
  • Les cyber-criminels exploitant les faiblesses humaines n’en ont presque jamais l’apparence…

6. Formez les employés à reconnaître une cyber-attaque

Nous pouvons dire aujourd’hui, avec une quasi-certitude, que vous avez été, que vous êtes actuellement, ou que vous serez la victime d’une cyber-attaque. Il est quasiment impossible d’y échapper. La problématique reste bien évidemment de s’en protéger mais aussi de savoir détecter une cyber-attaque au moment où elle se produit afin de réagir rapidement pour la contenir. Cela nécessite clairement une sensibilisation du personnel sur le sujet :

  • Définissez et implémentez des politiques en partant du principe que vous serez piratés. N’attendez pas qu’une attaque se produise pour réagir,
  • Ayez un plan de réponse documenté en place pour les incidents de sécurité et assurez-vous qu’il est revu et mis à jour fréquemment,
  • Communiquez des instructions détaillées, pas à pas, sur ce qu’il faut faire si des employés croient reconnaître un cyber-incident,
  • Formez toujours le personnel avant qu’un cyber-incident ne se produise.

Les formations doivent inclure les règles spécifiques concernant le courrier électronique, la navigation sur internet, l’utilisation des appareils mobiles et des réseaux sociaux. N’oubliez pas de vous focaliser sur les règles de base en cas de suspicion d’une cyber-attaque :

  • Débranchez physiquement votre machine du réseau,
  • Informez immédiatement votre administrateur de tous les courriels suspects, de toute activité inhabituelle ou si vous avez perdu votre appareil mobile,
  • Si vous n’êtes pas capable de retrouver le numéro d’urgence pour prévenir l’informatique en moins de 20 secondes, commencez dès maintenant à le mémoriser.

7. Ne sanctionnez ni ne ridiculisez jamais un employé qui lève le drapeau rouge

Le personnel doit savoir que la cyber-sécurité est l’affaire de tous. Tout le monde peut faire une erreur. Ne ridiculisez jamais quelqu’un qui a émis de bonne fois une alerte injustifiée et bien sûr ne le sanctionnez pas.

  • Même si c’est une fausse alerte, il est important de ne pas décourager les employés de parler, au cas où une véritable cyber-attaque se produit réellement,
  • Si les fausses alertes se produisent trop souvent, améliorez votre méthode de formation.

8. Si un cyber-incident se produit, prévenez le personnel le plus rapidement possible

Lorsqu’un incident de sécurité se produit, la première urgence consiste à le reconnaître comme tel et à essayer de le contenir (action répressive) avant qu’il ne puisse se propager au travers du réseau de l’Entreprise. La seconde urgence, dès lors qu’il a bien été reconnu que vous êtes en présence d’un incident de sécurité, est d’en informer l’ensemble du personnel qui saura quelles sont les actions attendues de sa part :

  • Un manque de transparence ou la mauvaise gestion d’un cyber-incident peut augmenter de façon significative l’impact de l’événement,
  • Imposez des règles strictes sur la façon de communiquer au public et à la presse au sujet de tout incident,
  • Ayez un plan de communication interne et une stratégie de continuité en place avant que quelque chose ne se passe,
  • Envisagez la souscription d’une assurance concernant les cyber-incidents.

9. Testez régulièrement votre personnel sur ses connaissances en cyber-sécurité

  • Assurez vous de la pertinence de votre programme de sensibilisation pour leurs vies d’individus connectés
  • Faites plaisir aux membres du personnel en rendant ces tests à la fois ludiques et enrichissants, et n’hésitez pas à récompenser à l’aide d’incitations telles que des lots (goodies, …) pour les réponses les plus rapides.

10. Incitez, écoutez et répondez aux remarques

  • Forcez les employés à changer les mots de passe chaque semaine et à ne pas les écrire et les afficher dans leurs espaces de travail
  • S’il est trop difficile ou compliqué d’accéder à quelque chose qu’ils doivent utiliser dans le cadre de leur travail, ils trouveront des solutions de contournement moins sûres comme l’utilisation d’e-mails  personnelle, de clés USB et de collègues pour contourner les restrictions
  • Identifiez les causes des comportements dangereux.

Existe-t-il des programmes de sensibilisation standards?

Il existe, en effet des programmes de sensibilisation standards s’appuyant sur les principaux référentiels de bonnes pratiques et sur les normes en matière de sécurité de l’information (ISO 27001, ISO 27002) et de cyber-résilience (RESILIA) et de gouvernance du SI pour les dirigeants (COBIT).

AB Consulting, seul Organisme de Formation Accrédité en Afrique par ISACA, APMG, EXIN et AXELOS  sur les référentiels de Gouvernance du SI, de sécurité et de cyber-résilience vous propose des sessions de sensibilisation tout spécialement adaptées à des cibles spécifiques (dirigeants, personnels des métiers, informaticiens) et animées par un expert du domaine :

Sensibilisation à RESILIA (2 formats : 4 heures ou 1 journée)

COBIT 5 pour le Board et les Exécutifs (2 formats : 4 heures ou 1 journée)

Sensibilisation à ISO 27001 / ISO 27002 pour les dirigeants (1 journée)

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Voyageurs, une cible de choix pour les hackers

Beaucoup de cadres d’entreprises, en particulier des dirigeants, sont des voyageurs réguliers à travers le monde dans le cadre de leur emploi. Les pirates et les cybercriminels le savent parfaitement, ce qui constitue un facteur de risque que les entreprises ne devraient pas ignorer, d’autant que ces voyageurs disposent souvent d’accès privilégiés aux informations sensibles de leur Organisation.

Voyageurs d'affaires

Les adversaires sous la forme d’entreprises concurrentes, de gouvernements ou simplement de criminels ciblent tout spécialement les cadres supérieurs en déplacement d’affaires pour deux raisons essentielles : la personne et ce qu’elle représente, et l’information à laquelle elle a accès au sein de son Entreprise.

Alors même que les risques physiques évoluent peu, les risques liés à l’information ont progressé de façon importante durant ces dernières années. Il y a quelques années, le risque relatif à  l’information se limitait aux documents papier que le cadre transportait avec lui. Maintenant, non seulement le voyageur d’affaire transporte une beaucoup plus grande quantité de données sensibles sur une collection d’appareils numériques (smartphone, tablette, ordinateur portable), mais de plus, ces données peuvent être copiées rapidement, silencieusement et sans en déssaisir la victime qui, souvent, ne s’en rendra même pas compte.

Pire encore, les terminaux numériques offrent un accès immédiat et éventuellement à plus long terme sur les actifs de l’organisation au travers du réseau d’Entreprise. Les pirates ont la capacité d’extraire les données non cryptées ou faiblement cryptées à partir de tout appareil, y compris les communications à destination et en provenance de ces dispositifs, qu’ils peuvent même modifier physiquement  pour contrecarrer les meilleures mesures de sécurité et de cryptage.

Quelques règles de sécurité à l’usage des voyageurs

Dans le cadre du mois de la cyber-sécurité, AB Consulting vous présente un résumé des premières mesures de sécurité, les plus simples, que devraient prendre tous les voyageurs business afin de préserver la confidentialité et l’intégrité des données de l’Entreprise.

Faire preuve d’une extrême prudence avec les appareils mobiles

Cela peut sembler une évidence, mais l’un des plus grands risques de sécurité impliquant des cadres en déplacement est la perte ou le vol de leurs appareils mobiles ainsi que des données qu’ils contiennent.

Quelques facteurs font de cette menace un défi de taille. Le premier est que les gens ne savent plus se passer de leurs appareils, et ont tendance à vouloir les prendre avec eux où qu’ils aillent. Le second, c’est que, souvent, ils ne transportent pas seulement un appareil, mais plusieurs: smartphones, tablettes, ordinateurs portables, objets connectés (montre, …), etc.

Certains experts, comme Michael McCann, ancien chef de la sécurité des Nations Unies et maintenant président du fournisseur de services de sécurité McCann Services, recommandent que les dirigeants laissent systématiquement leurs appareils à la maison. Ceci est particulièrement vrai s’ils voyagent dans des pays à risques tels que la Chine par exemple. « Deuxième Conseil, assurez-vous que votre appareil est attaché à vous; ne le laissez jamais nulle part « , dit-il.

Tous les appareils mobiles doivent être équipés de technologies telles que la protection par mot de passe, le cryptage, la sauvegarde des données et l’effacement à distance des données stockées, dans le cas où le terminal viendrait à disparaître.

Verrouillez votre ordinateurLa perte d’ordinateurs portables et d’appareils mobiles, tels que les smartphones et les tablettes, continue d’être une menace importante, d’autant que beaucoup d’organisations n’ont pas encore mis en oeuvre le cryptage des données sur les terminaux portables. Compte tenu de la simplicité de l’activation du cryptage de l’appareil et des systèmes d’exploitation actuels, ceci devrait être une exigence minimale de protection des données pour tout cadre en déplacement professionnel.

Lorsque vous quittez votre chambre d’hôtel, une précaution élémentaire consiste à enfermer votre appareil mobile dans le coffre-fort de la chambre.

A l’extérieur du bureau, gardez toujours un œil sur votre ordinateur portable et prenez toujours soin de le verrouiller quand vous n’êtes pas en train de l’utiliser.. A l’aéroport ne le faites pas passer au scanner à rayons X si vous n’êtes pas prêt à passer vous-même le contrôle. Ne laissez pas votre ordinateur ou votre tablette sur votre table dans un café ou un restaurant si vous vous levez pour commander un café. Cela ne prend que quelques secondes pour dérober un appareil et disparaître.

Assurez-vous que les connexions à distance sur le réseau d’Entreprise sont sécurisées

Les cadres en déplacement se connectent de façon régulière avec le siège afin de vérifier leurs e-mails ou pour accéder à l’information de l’Entreprise, ce qui constitue un maillon faible potentiel. Une bonne idée consiste à utiliser un canal de communication sécurisé ou un réseau privé virtuel d’entreprise (VPN) sécurisé pour toutes les connexions réseau à distance.

Une autre bonne pratique consiste à utiliser l’authentification multi-facteur avec l’utilisation de jetons à usage unique pour accéder aux applications et services lors de déplacements professionnels. Par exemple, l’accès aux  applications critiques de l’Entreprise pourraient être sécurisé grâce à une  authentification à deux facteurs tels que la combinaison nom d’utilisateur / mot de passe et un jeton à usage unique.

En utilisant les connexions distantes cryptées et une authentification renforcée sur des réseaux identifiés, les dirigeants peuvent accéder avec un risque minimum aux données dont ils ont besoin pendant leur déplacement.

Soyez conscient de votre environnement

Les cadres en déplacement doivent en permanence avoir une bonne idée du moment où ils sont en danger potentiel du point de vue de la sécurité de l’information.

Lors de vos déplacements professionnels, il est important pour vous d’avoir conscience de la situation : à qui parlez-vous et avec qui partagez-vous de l’information? Qui sait où vous allez? Partager ces information avec les mauvaises personnes peut faire de vous une cible facile.

Des mesures de sécurité efficaces nécessitent, non seulement une prise de conscience de l’environnement, mais de faire preuve de prudence, de jugement et de bon sens. C’est particulièrement vrai quand un dirigeant d’entreprise doit, dans le même temps, s’acclimater à des cultures, des coutumes et des lois différentes.

Dans certains cas, les cadres voyageant à l’étranger pour le compte de leur entreprise doivent être conscients qu’ils peuvent être la cible de cyber-criminels, d’agences de renseignement, de terroristes ou même de concurrents de leur Organisation s’ils sont en possession ou simplement bien informés sur des informations confidentielles.

Cela signifie qu’il faut absolument éviter tout bavardage indiscret qui pourrait mettre le cadre ou son entreprise en difficulté par des personnes malveillantes. Grâce à des technologies de pointe, quelqu’un pourrait être à l’écoute des conversations sans que les parties ne s’en aperçoivent.

Voyageurs, attention à votre environnementNe laissez pas quelqu’un espionner par dessus votre épaule. Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai pu lire tranquillement des informations confidentielles sur des présentations en préparation, des stratégies commerciales en cours d’élaboration ou des projets d’achat ou de vente d’actions, simplement en regardant à gauche, à droite ou sur la rangée de sièges devant moi, dans un avion, un train ou assis à la terrasse d’un café.

L’affichage d’informations confidentielles sur votre écran dans une zone publique sans utiliser un filtre de protection d’écran peut entraîner des fuites de données. Quelqu’un peut même vous observer et déterminer votre mot de passe ou lire des informations confidentielles permettant l’accès au réseau d’Entreprise.

Informez toujours le département sécurité ou l’IT de vos plans de voyage

Faites-leur toujours savoir que vous êtes en visite au Nigéria, à New York ou n’importe où vous allez.

La plupart des Organisations ont mis en place des politiques de sécurité qui déterminent le degré d’accès et l’approche que l’organisation juge appropriée, en relation avec son appétit du risque, pour chaque personne concernée. L’accès au données sensibles sera un facteur déterminant dans l’identification des mesures que vos responsables de la sécurité exigeront que vous preniez.

Si possible fournissez vos plans de voyage. Si vous avez un système de monitoring de la sécurité sur votre réseau, cela peut être utile pour les personnes de votre centre d’opérations de savoir où vous voyagez. Une tentative d’accès au réseau depuis Sydney, que vous avez quitté il y a juste deux jours, ne déclenchera la sonnette d’alarme que si les personnes de l’équipe sécurité sont informées que vous avez quitté la ville il y a deux jours, et que vous êtes maintenant à Singapour.

Appuyez-vous sur le renseignement en matière de menaces

Les cadres qui prévoient de voyager devraient utiliser les bulletins d’information sur les menaces, similaires aux bulletins de mise en garde disponibles sur les menaces physiques publiés par le ministère des affaires étrangères. Un tel réseau de renseignement pourrait être créé en utilisant des capacités d’analyse avancée pour intégrer les cyber-menaces et les informations géospatiales incluant les hôtels, les centres d’affaires, les réseaux et les endroits où des entités malveillantes et hostiles sont connues pour opérer.

Mot de passe fortLa connaissance de la nature et de la localisation physique de ces menaces permettra aux cadres de les éviter, réduisant ainsi le risque de piratage wifi et de points d’accès pour les téléphones mobiles, la surveillance et la capture du trafic, l’accès physique non autorisé aux appareils informatiques et l’installation de code malveillant et de systèmes de surveillance.

Les voyageurs d’affaires ne devraient seulement se connecter au Wi-Fi ou à des points d’accès à large bande que lorsque des authentifications et les détails de ces points d’accès sont pré-chargées sur leurs terminaux mobiles. Au retour du voyageur à son bureau, les appareils doivent être analysés afin de déterminer si, quand et comment ils ont été attaqués. Cette information peut ensuite être traitée par un moteur d’analyse et ajoutée aux futurs bulletins de renseignement sur les menaces.

N’oubliez pas la formation

Un programme de sensibilisation sur les risques de sécurité destiné aux cadres, et particulièrement aux dirigeants d’entreprise se déplaçant pour des raisons professionnelles est absolument indispensable. La sensibilisation à la sécurité doit être un processus de formation continue et non un événement ponctuel.

Une combinaison de formation en ligne de sensibilisation à la sécurité, de formation en présentiel ciblée  et une communication électronique fréquente permettent d’accroître la sensibilisation des personnels et notamment des cadres et dirigeants de l’Organisation.

AB Consulting, seul Organisme de Formation Accrédité en Afrique par ISACA, APMG, EXIN et AXELOS  sur les référentiels de Gouvernance du SI, de sécurité et de cyber-résilience vous propose des sessions de sensibilisation spécialement conçues pour les membres du conseil d’administration et du comité de direction, animées par un expert du domaine :

Sensibilisation à RESILIA pour les dirigeants (2 formats : 4 heures ou 1 journée)

COBIT 5 pour le Board et les Exécutifs (2 formats : 4 heures ou 1 journée)

Sensibilisation à ISO 27001 / ISO 27002 pour les dirigeants (1 journée)

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