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Les 6 certifications qui paient

Vous envisagez de vous lancer dans une carrière dans le domaine des technologies de l’information (TI)? Vous souhaiteriez obtenir une certification dans un domaine que vous maîtrisez déjà? Une multiplicité de solutions s’offre à vous. Alors comment choisir? Sur quels critères? Que vous soyez intéressé par les réseaux, la sécurité ou l’administration des systèmes, vous trouverez sans peine une certification qui est censée vous aider à lancer ou faire progresser votre carrière. Mais toutes ces certifications ont-elles la même valeur? Et même, pour certaines certifications il semble qu’il y ait différents organismes proposant des certifications concurrentes. Sont-elles équivalentes? S’adressent-elles au même public? Sont-elles reconnues de façon similaire par la communauté des Entreprises? Bien évidemment la réponse est négative. Alors, vous devez faire votre choix et ne pas vous tromper.

6 certifications qui paient en 2018

6 certifications qui paient bien!

Une des motivations souvent évoquées par les personnes qui nous contactent pour suivre une formation et passer une certification consiste à obtenir un meilleur salaire. Quelles sont donc les certifications qui paient le mieux en 2017? Nous allons essayer de vous aiguiller un peu en vous présentant les 6 certifications qui paient le mieux de façon générale. Bien sûr il peut y avoir des différences selon les pays. Il est clair que le salaire proposé pour une fonction correspondant à une même certification ne sera pas le même aux USA, au Canada, en France ou en Côte d’Ivoire. Mais il demeure que le classement reste globalement identique.

Mais soyons honnêtes: vous courrez après les gros salaires? Cet article vous présente les six certifications les mieux payées. Mais il vous indique aussi ce que les employeurs attendent de vous et ce que cela implique. La certification ne suffit pas… C’est un élément qui, conjugué à d’autres vous permettra d’atteindre votre objectif.

Commençons par le bas pour remonter vers la certifications qui, cette année, remporte la palme du meilleur salaire. Nous sommes fiers, chez 2AB & Associates, de proposer des ateliers de préparation à ces 6 certifications depuis maintenant plusieurs années dans le cadre de nos accréditations internationales.

6. Project Management Professional : PMP

Les professionnels adorent la certification PMP car elle leur donne accès à une grande variété d’Entreprises.  Elle leur permet d’appliquer leurs compétences dans une grande variété de domaines. Beaucoup d’informaticiens la recherchent, même si ce n’est pas une certification liée au domaine informatique. Toutes les Organisations ont des projets à gérer. Mais il est vrai que beaucoup de projets, aujourd’hui, tournent autour de l’informatique. La capacité d’appliquer les principes de gestion de projet (PM) au domaine informatique vous permet de glisser un pied dans la porte de presque n’importe quelle Entreprise. Vous serez alors responsable de veiller à ce que les activités de gestion des services informatiques soient effectuées dans les temps et dans les budgets.

Venons-en à ce qui vous intéresse vraiment: l’argent. Le titulaire du certificat PMP gagne en moyenne 112.153 $ par année, en 2017. Ce n’est pas mal si vous pouvez obtenir ce type de certification. Pour pouvoir passer l’examen de certification, vous devrez  justifier d’au moins un diplôme d’études secondaire, d’un minimum de 7 500 heures d’expérience de gestion ou de direction de projets, et 35 heures de formation au PMP dans un organisme de formation accrédité. Bien sûr, le PMI vérifiera minutieusement chacun des pré-requis avant de vous autoriser à passer votre certification.

5. Certified Information Systems Auditor : CISA

Pour ceux qui veulent démontrer leurs compétences dans les domaines de la sécurité informatique, de l’audit informatique, de la gestion des risques et de la gouvernance, la certification CISA constitue une excellente référence.

L’examen se compose de 200 questions à choix multiples réparties sur 5 domaines. Si vous le réussissez, ce ne sera qu’un premier pas franchi. Vous devrez également prouver au minimum cinq ans d’expérience professionnelle dans les domaines concernés et 20 heures de formation. Ce n’est que lorsque vous aurez accompli cette étape supplémentaire que vous vous verrez attribuer la certification CISA. En aucun cas vous ne pourrez vous prévaloir de la certification avec uniquement la réussite à l’examen. Dès lors que l’ISACA vous aura attribué la certification, vous intègrerez un groupe de professionnels dont le salaire annuel moyen est de l’ordre de 112.931 $.

Pour en savoir plus sur cet examen, vous pouvez consulter notre article CISA: 12 trucs utiles pour l’examen.

4. Certified Information Systems Security Professional : CISSP

Si vous êtes un consultant en sécurité, un manager, un auditeur, un analyste ou un ingénieur système, le CISSP peut être une bonne certification pour vous. C’est l’opportunité de prouver que vous êtes capable de concevoir et d’élaborer et de mettre en oeuvre un protocole de sécurité d’entreprise.

Le test est composé de 250 questions à choix multiples et de mises en concordance. Cette certification vous donne accès à des postes en sécurité de l’information qui paient, en moyenne, 120.933 $ par an.

3. Certified Information Security Manager : CISM

Le CISSP est principalement focalisé sur les aspects techniques. A l’inverse la certification CISM est principalement axée sur le management de la sécurité de l’information. Bien sûr, vous serez toujours impliqué dans la conception et l’ingénierie des protocoles de sécurité, mais vous serez surtout impliqué dans la gestion de la sécurité d’une entreprise. Ce type de position vous donnera accès à des secteurs d’activité en dehors de l’informatique, car vous devrez travailler avec d’autres parties prenantes pour atteindre les objectifs commerciaux globaux de l’entreprise. Il s’agit d’une certification débouchant sur des rôles de senior manager.

Si c’est bien ce qui vous intéresse, vous pourrez alors prétendre à un salaire annuel moyen de l’ordre 121.177 $. Avant de pouvoir récolter les fruits de votre labeur, vous devrez d’abord réussir l’examen, qui comprend 200 questions à choix multiples, et ensuite prouver que vous avez un minimum cinq ans d’expérience pertinente dans les domaines correspondants. Ce n’est seulement après cette dernière étape que l’ISACA vous attribuera la certification CISM.

2. Certified in Risk and Information Systems Control : CRISC

L’examen de certification CRISC porte sur quatre domaines majeurs de la gestion des risques : identification, évaluation, réponse et atténuation, surveillance et suivi des contrôles. Si vous souhaitez travailler dans ce domaine, ou si vous avez une expérience dans le domaine et si vous voulez obtenir une certification recherchée, vous devriez envisager la certification CRISC.

L’examen comprend 150 questions à choix multiples. Si vous réussissez l’examen, devrez ensuite justifier d’un minimum de 3 années d’expérience dans 3 des 4 domaines couverts par le CRISC. L’ISACA confirmera la recevabilité de votre demande et vous attribuera le certificat CRISC. Vous entrerez alors dans une catégorie professionnelle dont la moyenne de salaire annuel est de l’ordre de 121.424 $.

1. Certified in Governance of Enterprise Information and related Technology : CGEIT

La certification la plus lucrative couvre un large éventail de responsabilités, y compris les responsabilités de la gestion du cadre de gouvernance de l’information d’entreprise, de la gestion stratégique de l’informatique et de l’entreprise, de la réalisation des bénéfices, de l’optimisation des risques et de l’optimisation des ressources.

Cette certification s’adresse à des personnes exerçant des responsabilités au sein d’un Conseil d’Administration ou d’un Comité de Direction.

L’examen de certification comprend 150 questions à choix multiples auxquelles il faut répondre en moins de quatre heures. La réussite à l’examen vous permettra de soumettre votre dossier à l’ISACA. Vous devrez alors prouver un minimum de 5 années d’expérience à un niveau de Gouvernance ou de Direction.  Dès lors que votre dossier sera vérifié et validé par l’ISACA vous obtiendrez la certification CGEIT. La moyenne annuelle de rémunération d’un CGEIT est de l’ordre de 131.443 $.

Pour en savoir plus et échanger avec nos experts…

Pour en savoir plus et échanger avec nos experts, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire. Nous vous répondrons alors avec grand plaisir. Et si vous avez réussi au moins l’une de ces certifications, n’hésitez pas à nous laisser votre témoignage…

PRINCE2 – Elaborer le projet

Elaborer un projet PRINCE2

Un projet démarre toujours par une idée qu’il va falloir ensuite concrétiser sous la forme d’un produit. Le processus Elaborer le projet évalue la viabilité et la justification d’un tel projet. Hélas, bien souvent, on a des idées irréalistes ou ne conduisant nulle part. Il est possible aussi que l’idée soit belle mais pas vraiment justifiée vis à vis de la stratégie de l’entreprise. Le premier processus de PRINCE2 va donc devoir s’assurer que les produits préalables à l’initialisation du projet sont bien en place et répondre à la question fondamentale : le projet est-il viable et justifié?

PRINCE2 - Processus Elaborer le Projet

Le projet est-il viable et justifié?

C’est la question à laquelle doit répondre le premier processus de PRINCE2 : Elaborer le projet. L’objectif de ce processus est de s’assurer qu’il existe une justification continue pour l’entreprise, que le périmètre du projet est confirmé et qu’une approche du projet a été approuvée. Il est conçu afin d’assurer les principales parties prenantes de l’Entreprise que le projet est raisonnable et créera bien la valeur attendue conformément à la stratégie de l’Entreprise.

L’élément déclencheur de cette étape est le mandat du projet. Il s’agit d’un document fourni par la direction (d’entreprise / de programme) pour décrire les objectifs et les raison du projet. Il pourra, de plus, fournir une estimation de haut niveau du coût et du temps. Le processus Elaborer le projet est exécuté une seule fois sur chaque projet. Il est focalisé sur l’obtention d’une approbation, obligatoire pour initialiser le projet. Cette autorisation déclenchera l’exécution du processus Diriger le projetqui sera donc le deuxième processus de PRINCE2.

L’objectif du processus Elaborer le projet

Rien ne doit être entrepris avant que les informations nécessaires à la prise de décisions rationnelles n’aient été définies. Il faut aussi avant d’aller plus loin doter les principaux rôles et responsabilités des ressources adéquates. Rien ne peut être démarré non plus sans que les bases nécessaires à une planification détaillée soient disponibles.

L’objectif du processus Elaborer le projet vise à éviter l’initialisation de projets mal conçus et n’approuver que des projets viables. C’est donc un processus « léger » qui effectue seulement les vérifications minimum nécessaires pour déterminer si l’initialisation du projet se justifie.

Le contexte

PRINCE2 utilise le Mandat de Projet pour déclencher le projet. Ce mandat est généré par par l’autorité responsable ayant commandité le projet. Il s’agit généralement de la Direction de l’Entreprise ou de la Direction de Programme. Par Mandat de projet, il faut entendre toutes les informations disponibles et utiles pour déclencher le projet. Il peut s’agir d’une étude de faisabilité ou encore d’une demande proposition client ou fournisseur par exemple. Le Mandat de projet doit établir les termes de référence du projet. Il doit également contenir suffisamment d’informations pour permettre d’identifier le candidat au rôle d’Exécutif du Comité de Pilotage du projet. Il sera ensuite affiné pendant l’exécution du processus Elaborer le projet pour aboutir à l’Exposé de Projet.

Le Comité de Pilotage devra disposer de suffisamment d’informations pour décider si, oui ou non, il peut autoriser l’initialisation du projet. C’est la raison d’être de l’Exposé de projet.

La préparation de l’ébauche du Cas d’affaire et de l’Exposé de projet exigent une interaction et des consultations régulières entre le Chef de Projet, les membres du Comité de pilotage et les autres parties concernées. Plus les exigences seront définies de façon précise et plus on économisera de temps lors de la réalisation du projet. Cela permettra également de réduire les incidences, exceptions et replanifications. Cette phase est donc absolument cruciale pour la réussite du projet.

PRINCE2 - Workshop Elaborer le Projet

Les activités du processus

Les activités du processus Elaborer le projet se répartissent entre la Direction de l’Entreprise, l’Exécutif et le Chef de projet.

Nommer l’Exécutif et le Chef de projet

Pour avancer le projet a besoin d’un décideur disposant le l’autorité appropriée. Pour ce faire, la première activité de projet est la nomination à la fois d’un Exécutif qui sera responsable de la justification continue sur le projet et de représenter les intérêts des partie prenantes de l’entreprise sur le Comité de pilotage du projet, et d’un Chef de projet à qui l’exécutif délèguera la gestion quotidienne du projet.

Recueillir les Retours d’expérience

Il est important de tirer enseignements, en termes de faiblesses et de points forts, d’autres projets menés par le passé. Ces Retours d’expérience peuvent influencer la composition de l’équipe de projet et la préparation de l’ébauche de cas d’affaire. Il sera ensuite nécessaire de tenir un registre des retours d’expérience tout au long du projet, afin de faciliter la réussite du projet et de pouvoir en tirer des leçons pour l’avenir.

Composer et nommer l’équipe de projet

La réussite d’un projet passe par la nomination de personnes compétentes et justifiant de l’autorité, des responsabilités et des connaissances nécessaires pour pouvoir prendre les décisions opportunes. L’équipe de projet doit refléter les intérêts de toutes les parties concernées. Ceci inclut bien évidemment  l’Entreprise, les utilisateurs et les fournisseurs.

Afin d’assurer que chaque rôle de l’équipe de gestion de projet est rempli de manière appropriée et que chacun sait qui est responsable pour chaque rôle, il est important de définir des descriptions de rôles pour l’équipe de gestion de projet .Ceci est principalement de la responsabilité du Chef de projet. Par contre, la nomination des personnes sur chacun des rôles est de la responsabilité de l’Exécutif.

Préparer l’ébauche de Cas d’Affaire

Le Cas d’affaire est un élément crucial du projet vu qu’il détermine sa viabilité. L’exécutif est chargé de la création de l’ébauche du cas d’affaire qui explique pourquoi le projet est nécessaire ou utile. Pour sa création, on s’appuiera sur le mandat du projet et le journal des retours d’expériences. Après avoir développé l’ébauche du cas d’affaire, une Description du Produit du projet est écrite par le Chef de projet. Elle formalise les attentes des utilisateurs sur ce qui doit être livré par le projet. Dès que possible, les critères d’acceptation du projet sont documentés. Il s’agit là des caractéristiques mesurables du produit projet acceptables pour le client.

Définir l’approche du projet et préparer l’Exposé de projet

Il est de la responsabilité du Chef de projet de créer l’approche du projet et l’Exposé de projet, puis de les soumettre au Comité de pilotage en vue de leur approbation. L’approche du projet décrit la manière dont le projet sera abordé. La solution doit-elle être développée en interne ou externalisée? La solution sera-t-elle une modification d’un produit existant? Sera-t-elle développée à partir de zéro? La solution sera-t-elle basée sur un produit du commerce ou conçue sur mesure?

L’Exposé de projet doit contenir des informations détaillés dans le but de prendre connaissance des contraintes et des exigences pertinentes pour le projet, incluant le cas d’affaires (fourni par l’exécutif), la description du Produit du projet (créée par le chef de projet, avec la participation de l’utilisateur principal) et l’approche projet (avec la participation du fournisseur principal).

Planifier la Séquence d’Initialisation

Le processus d’initialisation du projet nécessite du temps et des ressources. Avant que le projet ne puisse être initialisé, le Chef de projet doit donc préparer un plan de la séquence d’Initialisation. Ce plan, accompagné de l’Exposé du Projet et de l’Ebauche de Cas d’Affaire sera soumis au Comité de Pilotage. Celui-ci devra alors l’approuver dans le cadre du processus Diriger le Projet. Ce n’est qu’à partir de ce moment que projet pourra réellement commencer.

Formation accréditée

Vous voulez en savoir plus?

Bien sûr cet article n’a pas vocation à être un cours exhaustif sur le processus Elaborer le Projet. Ce sujet, comme tout le contenu de la méthodologie PRINCE2 sont décrits dans le manuel « Réussir le Management de Projet avec PRINCE2 » (Ed. TSO).

Nous vous invitons également à lire nos articles précédents relatifs aux thèmes Cas d’affaire et Organisation en particulier. Pour mieux comprendre les processus de PRINCE2, vous pouvez également lire sur ce même blog 7 processus pour un projet PRINCE2.

Pour vous familiariser avec PRINCE2, nous vous invitons également à suivre une formation accréditée par AXELOS durant laquelle, sur 5 jours vous apprendrez le contenu de la méthode ainsi que l’utilisation pratique de PRINCE2 au travers d’études de cas. AB Consulting, ATO d’AXELOS, organise régulièrement des sessions de formation PRINCE2 Bootcamp de 5 jours vous permettant d’obtenir les qualifications PRINCE2 Foundation et PRINCE2 Practitioner et de faire reconnaître votre compétence en matière de Gestion de projet.

N’hésitez pas à nous laisser vos commentaires sur cet article et à nous apporter vos témoignages sur votre expérience de PRINCE2. Vous pouvez également interroger nos experts sur toute question pratique d’application de la méthodologie PRINCE2.

PRINCE2 – Le cas d’affaire

Un projet débute toujours par une idée susceptible d’offrir une valeur potentielle à l’Organisation concernée. Le thème Cas d’Affaire, premier des sept thèmes de PRINCE2, examine la manière dont l’idée est développée en une proposition d’investissement viable pour l’Organisation ainsi que la façon dont le management de projet ne dévie pas des objectifs fixés et validés tout au long du projet. Le cas d’affaire répond donc à la question : pourquoi réaliser ce projet?

Cas d'Affaire PRINCE2

Finalité du cas d’affaire

Le thème Cas d’Affaire a pour objectif d’établir les mécanismes qui permettront de juger si le projet est (et demeure) souhaitable, viable et réalisable, en vue d’étayer les décisions concernant son investissement (continu)

L’un des principes de PRINCE2 (plus d’informations dans notre article PRINCE2 en 7 principes) veut que la projet démontre une justification continue pour l’Entreprise.

La justification pour l’Entreprise est la raison d’être de tout projet et aucun projet ne peut démarrer sans avoir une justification valide et approuvée. Cette justification doit ensuite être vérifiée tout au long de la vie du projet. Si à un moment, cette justification n’existe plus (le contexte de l’Entreprise a changé, le projet est hors délais ou hors budget, le projet ne crée plus la valeur pour l’Entreprise qui a justifié son lancement, …), alors le projet doit immédiatement être arrêté ou modifié. Dans PRINCE2, la justification pour l’entreprise est documentée dans le cas d’affaire qui décrit les raisons d’être du projet en se basant sur les prévisions de coûts, de risques et sur les bénéfices attendus du projet.

Durant la vie du projet, des changements peuvent s’avérer nécessaires, les risques peuvent évoluer et des risques nouveaux peuvent apparaître. L’analyse de leur impact sur le projet se concentrera alors sur le Cas d’Affaire qui devra donc être révisé en conséquence, puis vérifié et approuvé. Le projet n’est qu’un moyen pour l’Entreprise d’arriver à un objectif. Le projet n’est pas une fin en soi.

Le cas d’affaires est de la responsabilité du Comité de Pilotage. Le ou les utilisateurs principaux ont pour responsabilité de spécifier les bénéfices attendus, avant de les réaliser grâce à l’utilisation des produits du projet. L’Exécutif est responsable de s’assurer que les bénéfices spécifiés par le ou les utilisateurs principaux sont alignés sur les objectifs de l’Entreprise et sont réalisables. il doit en outre vérifier que le projet représente un investissement de valeur.

Le chemin de développement du Cas d’Affaire

Le cas d’affaire, dans PRINCE2, est développé au début du projet et révisé tout au long du projet, généralement par le Chef de Projet, et il est vérifié et approuvé de façon formelle par le Comité de Pilotage.

Cycle de vie du Cas d'Affaire
© AXELOS® – PRINCE2® 2009

Etape 1 – Développer

Le développement du cas d’affaire une responsabilité de l’Exécutif ce qui ne signifie pas pour autant que c’est l’Exécutif qui le rédige lui-même mais qu’il est chargé de s’assurer que le cas d’affaire est rédigé et approuvé. Dans la pratique, la rédaction du cas d’affaire est souvent confiée au Chef de Projet.

Quelle que soit la partie chargé de développer le Cas d’Affaire, il est important de s’assurer qu’elle possède les compétences métier nécessaires et qu’elle comprenne bien, par exemple, la différence entre une prévision de trésorerie, un compte de résultat et un bilan.

L’ébauche de cas d’cffaire est dérivée du mandat de projet et développée avant le projet, au cours du processus Elaborer le Projet en vue d’obtenir l’autorisation du Comité de Pilotage (processus Diriger le Projet) pour initialiser le projet.

Le cas d’affaire détaillé est dérivé de l’ébauche de cas d’affaire, du Plan du Projet et du Registre des Risques et est rédigé de façon itérative pendant la phase d’initialisation dans le cadre du processus Iinitialiser le Projet.

Etape 2 – Vérifier et maintenir le cas d’affaire

Le cas d’affaire sera à la base de nombreuses prises de décisions et doit donc être revu dans le cadre de toute évaluation d’impact effectuée par le chef de projet en cas d’incidences ou de risques. Il doit aussi être revu a la fin de chaque séquence de management et durant la dernière séquence permettant d’évaluer les performances et les résultats.

Etape 3 – Confirmer les bénéfices

Cela consiste à examiner si les bénéfices attendus ont été atteints. Pour cela, un plan de revue des bénéfices est nécessaire pour définir le périmètre, le calendrier et de la nature des bénéfices attendus. Il est à noter que le plan de revue des bénéfices est créé par le chef de projet et c’est à l’exécutif de s’assurer que les revues des bénéfices sont planifiées et exécutées. Le Plan de revue des bénéfices est actualisé à la fin de chaque séquence , en fonction des bénéfices réels atteints. Un plan révisé doit alors être créé pour les revus restantes, que celles-ci s’inscrivent ou non dans le cycle de vie du projet. La confirmation des bénéfices intervient le plus souvent après la fin du projet.

Contenu du Cas d’Affaire

Le cas d’affaire doit décrire les raisons du projet en se basant sur les prévisions de coût, les risques et les bénéfices attendus.

Contenu du Cas d'Affaire

Le cas d’affaire contient généralement les éléments suivants:

Sommaire

Raison : Le cas d’affaire doit spécifier les raisons justifiant la réalisation du projet.

Option pour l’entreprise : Pour chaque investissement, l’entreprise a le choix entre trois options qui sont « Ne rien faire » « Faire le minimum » ou « Faire quelque chose ». L’option « Ne rien faire » constitue toujours l’option de départ et elle doit permettre de quantifier les options « Faire le minimum » et « Faire quelque chose ». La différence entre ces options correspond au bénéfice procuré par l’investissement projet.

Bénéfices : Le cas d’affaire doit dégager tous les bénéfices potentiels dû aux résultats du projet. Les bénéfices peuvent être d’ordre financier ou non.

Contre bénéfices : Ils sont considérés comme un résultat négatif du projet par une ou plusieurs parties prenantes. Lors de chaque activité des conte-bénéfices sont donc à prévoir.

Période d’exécution : La direction de l’entreprise doit connaitre certaines informations concernant la période d’exécution notamment la période de base de l’analyse des couts et bénéfice, la date de début, la date de fin etc.

Coûts : Le cas d’affaire doit regrouper les couts dérivés du Plan de projet et doivent aussi comprendre les détails des couts des opérations courantes.

Evaluation de l’investissement : Grâce aux informations figurant dans le cas d’affaire, il est possible et indispensable de comparer les coûts de développement des produits du projet, des opérations courantes et de maintenance ) la valeur des bénéfices sur une durée donnée. C’est ce qu’on appelle l’évaluation de l’investissement. Cette évaluation peut porter sur une période de plusieurs années ou encore sur la durée de vie des produits ou bien encore reposer sur des règles de comptabilité définissant la manière dont l’investissement doit être évalué.

Risques principaux : Toute initiative s’accompagne de risques. Avant de pouvoir juger de la justification pour l’entreprise, le Comité de Pilotage du Projet doit non seulement comprendre les bénéfices et les coûts du projet, mais aussi l’ensemble des risques susceptibles d’impacter ces bénéfices et ces coûts, à la fois à baisse et à la hausse. Le cas d’affaire doit donc contenir une liste des risques principaux identifiés ainsi qu’une évaluation de leur impact sur les objectifs de l’entreprise et les bénéfices attendus.

La Cas d’affaire – Qui fait quoi?

Avant de démarrer Il est important de savoir quels rôles sont nécessaires pour votre projet et qui sera responsable de quelle tache dans le projet (voir l’article intitulé PRINCE2 – L’organisation du projet).

Cas d'affaire - Qui fait quoi?

Les rôles suivants interviennent dans le développement et le suivi du cas d’affaire :

La Direction de l’entreprise ou du programme fournit le mandat de projet, détermine les normes de développement du cas d’affaire et est responsable du plan de revue des Bénéfices.

L’Exécutif est responsable pendant toute la durée du projet du cas d’affaire et supervise son développement afin qu’il réponde aux objectif de l’entreprise. Il est chargé de mettre en place un plan de revue des bénéfices à moins d’une décision contraire de la Direction de l’Entreprise qui s’en occupera.

L’Utilisateur Principal : spécifie les bénéfices attendus sur la base desquels le cas d’affaire sera accepté. Il doit s’assurer que les produits délivrés par le projet se traduiront par les résultats escomptés.

Le Fournisseur Principal : est chargé de confirmer que les produits requis pourront être livrés en respectant les couts prévus et sont viables.

Le Chef de Projet : prépare le cas d’affaire pour le compte de l’exécutif

L’Assurance Projet : contribue au développement du cas d’affaire. Elle contrôle et assure le suivi du cas d’affaire par rapport aux évènements externes et à la progression du projet.

Le Support Projet : doit informer le chef de projet de tout changement proposé aux produits et qui est susceptible d’affecter le cas d’affaire.

Y a-t-il des formations sur ce sujet?

Si vous souhaitez utiliser PRINCE2 pour gérer les projets de votre Organisation, nous vous invitons à suivre une formations auprès d’un Organisme de Formation Accrédité (ATO) par AXELOS® (vérifiez bien la liste des ATOs dans votre pays sur ce lien) seul habilité à délivrer ces formations et les examens de certification sur PRINCE2.

AB Consulting, ATO et Accredited Partner d’AXELOS® vous propose l’ensemble des formations PRINCE2® :

PRINCE2® Foundation (3 jours)

PRINCE2® Practitioner (2 jours)

ainsi que notre formation « Boot Camp » combinant les deux certifications PRINCE2® Foundation et Practitioner sur 5 jours.

Pour plus d’information ou pour vous abonner à notre newsletter, merci de compléter le formulaire de contact :

10 trucs pour réussir le ratage d’un projet

Vous avez un projet en tête et avez besoin d’aide pour le rater ? Super ! Voici 10 trucs qui vous aiderons à le faire échouer de façon certaine.

Chef de projet en échec

1. Improvisez, c’est plus rapide!

Improvisation dans un projet

Le pire ennemi du ratage de création, c’est la réflexion et la planification. Improviser au jour le jour, plutôt que de faire l’état des lieux des besoins en termes de formation, de financement, de locaux, de communication, d’aides, d’accompagnement etc. et des façons d’y répondre, c’est s’assurer un plantage fait de stress, d’opportunités ratées et de manque de professionnalisme.

2. Ne découpez pas votre projet, essayez de faire tout d’un coup!

Un projet comprend souvent plusieurs séquences. Certaines ne peuvent commencer avant la fin des autres et peuvent avoir différent timing et faire entrer en jeu plusieurs prestataires, etc. Mais vous pouvez le déléguer en bloc. Après tout, le prestataire arrivera bien distinguer ses tâches de celles des autres. Puis s’il évalue mal son temps, il pourra toujours augmenter les tarifs à la fin ! Puis, tant pis pour vos objectifs, si le prestataire comprend mal, il faudra simplement recommencer.

3. Dans un projet, c’est chacun pour soi!

Pas d'esprit d'équipe. Chacun pour soiPour planter un projet, il suffit que chacun déroule son plan d’action personnel sans communiquer. A la fin, chacun aura travaillé pour soi et on verra bien si tout pourra s’assembler. Le projet sera une somme de briques de tailles, de formes et de couleurs différentes sans aucune caractéristique commune. Au pire on mettra en place un projet d’intégration. Ca permettra de conserver encore un peu l’équipe en place et de continuer à s’éclater.

4. Restez le plus vague possible, ça évitera les contraintes!

Pourquoi se poser trop de questions alors qu’une idée est en or. Et ne rien à foutre de ces personnes qui critiquent toujours sans rien proposer. Ne définissez jamais de cadre précis qui vous obligerait à réaliser ce que vous avez promis.

5. Ne vous prenez pas la tête avec des détails!

Le diable est dans les détailsLes cahiers des charges décrivent les fonctions essentielles sans aborder les détails. Par exemple, les tailles et les couleurs des polices sur le site internet ne sont pas en accord avec la charte graphique de l’entreprise. Les techniciens sauront bien faire les bons choix le moment venu. Ils sont les mieux à même de savoir ce qui est bon pour les utilisateurs. N’ayez crainte, l’image de votre Entreprise est solide et ne sera pas détruite à cause d’un simple site web. Vous êtes sur la bonne voie, le diable est dans les détails!

6. Ne pinaillez pas trop sur le choix du chef de projet!

Le chef de projet est souvent vu comme un chef d’orchestre. Dans une salle de concert, ce sont les musiciens qui font la magie d’une musique. N’investissez pas dans un chef de projet compétent et hors de prix. Un technicien fera parfaitement l’affaire. Inutile d’avoir des compétences spécifiques pour gérer un projet. Tout le monde est capable gérer des hommes, des budgets, des délais et la qualité.

7. N’allez pas chercher les complications pour créer votre équipe projet!

parties prenantes du projetVotre conjoint, voisin, meilleur ami ont gentiment accepté de faire partie de l’équipe de projet. Vous avez bien fait! Faudrait être un parfait idiot pour s’offrir les services onéreux de professionnels compétents. D’ailleurs, il y a bien longtemps que vous n’allez plus chez l’opticien: le voisin offre un service gratuit, une loupe et des pinces qui font parfaitement l’affaire. Ne compliquez pas toujours tout. Gardez les choses simples!

8. Commencez immédiatement. Inutile de planifier!

Pourquoi faire un planning puisque des changements seront quand même réalisés. Et puis ca ira beaucoup plus vite. On improvisera en temps utile.

9. Ne gaspillez pas votre argent à gérer des risques qui ne se réaliseront peut-être jamais!

gestion des risques projetLe risque est par définition un événement incertain. Pourquoi perdre son temps à essayer de prévoir l’avenir? S’il y avait un risque on l’aurait su depuis le début. Inutile de prendre ceinture et bretelles et de dépenser votre budget à prévenir des évènements qui n’arriveront peut-être jamais. On verra bien quand ça arrivera et on réagira à ce moment-là. Gardez vos sous pour des choses plus importantes! D’ailleurs est-ce que vous restez enfermé chez vous de peur qu’un pot de fleurs vous tombe sur la tête?

10. Ne cherchez pas absolument la qualité. De toute façon tout le monde s’en fiche!

La qualité n’est importante qu’en fin de projet! Ce qui compte, c’est le produit fini. Le client ne remarquera que l’apparence finale du produit et les fonctionnalités qui l’exciteront.


Si vous pensez qu’au moins un de ces 10 trucs peut s’appliquer à vos projets, alors ne vous certifiez surtout pas en gestion de projet et considérez que les certifications PRINCE2® et PMP®, pour lesquelles AB Consulting, Organisme de Formation Accrédité organise très régulièrement des sessions de formation et de certification en Afrique, Europe, Amérique du Nord et Asie ne sont pas faites pour vous.

Si vous ne savez pas ce qui différencie PRINCE2® et PMP, vous pouvez toujours consulter notre blog.


 

PRINCE2 vs PMP : quelle méthode de gestion de projet choisir?

Une question m’est souvent posée au moment de faire le choix d’une certification en matière de gestion de projet : « PRINCE2 vs PMP : Quelle certification choisir? ». Il existe des différences significatives entre les deux, que je vais tenter de mettre en évidence ici. Chaque référentiel possède ses avantages et ses inconvénients et correspond à des objets différents.

PRINCE2 vs PMP
Crédits : © Pathdoc

PRINCE2®: une méthode de gestion de projets

Qu’est-ce que PRINCE2?

PRINCE2 signifie PRojects IN Controlled Environment, le chiffre « 2 » faisant référence à la seconde version de la méthode, publiée en 1996. Développée dans les années 1970 en Angleterre, PRINCE2 est une méthode de gestion de projets, initialement utilisée dans le cadre de projets informatiques. Mais  depuis la publication de sa deuxième version et de sa révision publiée par l’OGC en 2009 et sa récente mise en à jour par AXELOS en 2017, elle s’est réorientée vers une approche plus généraliste. PRINCE2 s’est largement imposé au Royaume Uni avant de devenir la méthode la plus répandue en Europe à ce jour, à la fois dans le secteur public et dans le secteur privé. PRINCE2 est désormais utilisé dans le cadre de nombreux projets dans tous les domaines.

La méthode PRINCE2 appartient désormais à AXELOS (Joint-venture crée en 2013 pour gérer le portefeuille de référentiels de bonnes pratiques qui appartenait auparavant au Cabinet Office UK).

Les caractéristiques de PRINCE2

PRINCE2 ne s’appuie sur aucun corpus de connaissances. Cependant AXELOS propose un manuel de référence “Réussir le management de projets avec PRINCE2”. Ce manuel sert de support à la formation et à la mise en application dans le cadre d’un projet. Il existe également une autre publication, “Directing Successful Projects with PRINCE2”. A ce jour il n’a pas été traduit en Français et aucun cours de formation ne correspond à son contenu.

Les caractéristiques essentielles de la méthode PRINCE2 sont les suivantes:

  • Elle est centrée sur la justification business de la demande grâce au cas d’affaire,
  • Une structure organisationnelle est définie pour l’équipe de gestion du projet,
  • L’approche de planification est basée sur le produit,
  • Le projet est réparti en différentes phases gérables et contrôlables,
  • Une certaine flexibilité est applicable en fonction du type de projet.

Quelles sont les certifications PRINCE2 disponibles?

La certification PRINCE2 Practitioner peut être comparée à la certification PMP du PMI et se déroule en 2 étapes :

  1. Certification PRINCE2® Foundation (QCM de 75 questions sur une durée de 1 heure) qui est un prérequis pour passer l’examen Practitioner
  2. Certification PRINCE2® Practitioner (QCM complexe de 8 questions comprenant chacune 10 sous-questions sur une durée de 2 heures 30 minutes, à livre ouvert)

AB Consulting vous propose les formations accréditées par AXELOS préparant à la certification PRINCE2®.

PMP®: des bonnes pratiques pour le chef de projet

PMP® signifie Project Management Professional. Il s’agit d’une une certification en gestion de projets dont le programme d’accréditation est géré par le Project Management Institute (PMI).

Depuis sa fondation, en 1969, le Project Management Institute (PMI) est devenu l’association professionnelle à but non lucratif leader dans le domaine de la gestion de projet. Aujourd’hui le PMI compte plus d’un million de membres. Il dispose d’un grand nombre d’organismes de formation accrédités et regroupe des responsables de projet qualifiés dans 185 pays. PMI préconise des bonnes pratiques pour la gestion de projet, de programme et de portefeuille. L’objectif visé est d’améliorer et d’accélérer le changement au sein des organisations en favorisant ainsi l’innovation tout en améliorant les résultats financiers et la compétitivité.

Le corpus de connaissances de référence est le PMBOK® (Project Management Body of Knowledge) dont la cinquième édition a été publiée début 2013 et qui est en cours de traduction dans plusieurs langues (dont la version Française prévue pour fin 2013). Près de 3.000.000 exemplaires du Guide PMBOK sont actuellement en circulation dans le monde.

Pour obtenir la certification PMP vous devez pouvoir justifier de :

  • les pré-requis en termes d’expérience de Project Manager au cours des dernières années, exigés par le PMI®,
  • 35 heures de formation en gestion de projet auprès d’un organisme de formation reconnu,
  • la réussite à l’examen PMP du PMI qui consiste en 200 questions sur une durée de 4 heures

PRINCE2 vs PMP : A l’heure du choix

PRINCE2 apporte une vraie vision méthode, avec une organisation type de pilotage, une répartition des rôles dans le pilotage d’un projet et un découpage projet en phases avec des jalons formels de validation. La certification PRINCE2 permet de valider la bonne compréhension de cette méthode. Par contre, PRINCE2 n’apporte aucun détail sur les connaissances que doivent posséder les responsables de projet, et ne permet donc pas de valider ces connaissances. Cette certification est donc une certification sur la méthode PRINCE2® et aura toute son utilité au sein d’une organisation ayant adopté ou voulant déployer PRINCE2® comme sa méthode de gestion de projet.

PMBok (Project Management Body Of Knowledge), comme son nom l’indique, est un recueil de connaissances sur le management de projets, en général. La certification PMP permet de valider non seulement la connaissance des processus décrit dans PMBok, mais aussi la maitrise des connaissances constituant l’état de l’art dans le management de projet, indépendamment de la méthode qui sera choisie.

Les deux certifications, PRINCE2® et PMP®, adressent donc des contenus très différents mais, de ce fait, sont relativement complémentaires. Le choix devra donc être fait de façon individuelle pour chaque personne en fonction de plusieurs critères.

Une question d’expérience

PMP pour les chefs de projet expérimentés

Le premier critère sera l’expérience. Pour pouvoir passer la certification PMP, vous devez faire la preuve auprès du PMI® avant que celui-ci n’accepte votre inscription :

  • soit d’être titulaire d’un diplôme de niveau bac+3 (licence ou équivalent) et d’une expérience d’au moins 3 ans en gestion de projet dont au moins 4.500 heures en tant que chef de projet ou directeur de projet, ainsi que de 35 heures de formation à la gestion de projet auprès d’un organisme reconnu.
  • soit d’un diplôme de l’enseignement secondaire (baccalauréat ou équivalent) et d’une expérience d’au moins 5 années en gestion de projet dont au moins  7.500 heures en tant que chef de projet ou directeur de projet ainsi que de 35 heures de formation en gestion de projet auprès d’un organisme agréé

Cette expérience, dans les deux cas, devra être prouvée par des références et de projets réels. Donc, si vous venez de démarrer une carrière de chef de projet ou si vous ne disposez pas des preuves suffisantes de votre expérience, il vous faudra sans doute attendre un peu avant de vous lancer dans la certification PMP.

Dès lors que le PMI® aura validé vos pré-requis, vous pourrez vous inscrire pour passer l’examen dans un centre Prometrics, seul organisme agréé pour faire passer les examens PMP®.

PRINCE2 pour les chefs de projets débutants ou moins expérimentés

En ce qui concerne PRINCE2®, par contre, aucun pré-requis n’est exigé. Vous devez seulement réussir les examens PRINCE2® Foundation puis PRINCE2® Practitioner pour obtenir la certification. Il est à noter toutefois qu’il est souhaitable qu’une formation soit suivie auprès d’un organisme de formation accrédité par AXELOS, correspondant à une durée de 35 heures d’apprentissage. A défaut vous devriez passer les certifications en auto-apprenant avec une probabilité très faible de réussite surtout pour le Practitioner. Vous devriez trouver un centre public d’examen ou passer votre examen en ligne auprès de PEOPLECERT.

En qualité d’organisme de formation accrédité par AXELOS, AB Consulting propose trois formules:

Notre formule préférée consiste en une seule session de 5 jours. Cette semaine d’immersion totale permet de rentrer dans les détails de la méthode. L’objectif est de rendre les participants aptes à appliquer PRINCE2® à leur projets immédiatement, dès leur retour en Entreprise.

Où voulez-vous faire reconnaître votre certification?

Reconnues dans le monde entier, ces deux certifications ont été développées sur deux continents différents. En conséquence, si vous souhaitez faire reconnaître votre certification dans un pays d’Europe, il sera sans doute judicieux de vous orienter vers la certification PRINCE2®. Par contre si vous souhaitez exercer votre activité de chef de projet sur le continent américain, il est fortement conseillé de choisir la certification PMP®. Bien sûr, cela doit être pondéré avec les choix effectués par votre Entreprise et par son implantation mondiale.

Le salaire est-il important à vos yeux?

Votre objectif est d’obtenir une certification vous permettant d’obtenir le meilleur salaire sur le marché? Je vous conseille d’aller faire une recherche sur le site PayScale qui vous donnera, en fonction du poste recherché et du pays. Vous y trouverez toutes les informations susceptibles de vous aider à la fois concernant PMP et pour PRINCE2®.

Est-il intéressant de passer les deux?

On peut argumenter à l’infini sur les mérites de chacune des deux certifications. Cependant il est indiscutable qu’elles sont très complémentaires. Elles apportent chacune de la valeur sur des domaines différents. Par conséquent, il n’est pas inutile d’acquérir des connaissances sur les contenus des deux référentiels et de passer les certifications à la fois PMP® et PRINCE2® Practitioner. Bien sûr, dans la majorité des cas, un choix lié au montant de l’investissement devra être effectué.

La combinaison des deux contenus vous permettra sans aucun doute de prendre un véritable avantage stratégique.

PRINCE2 vs PMP : Notre conseil

A l’image des hommes politiques, je vous livrerai donc une conclusion qui vous laissera sans doute un peu sur votre faim. A la lumière des informations précédentes, c’est finalement à vous seul(e), en fonction de votre contexte personnel, qu’appartient le choix final.

Alors PRINCE2 vs PMP : Et pourquoi ne pas passer les deux?

 

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