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Etes-vous plutôt agile ou classique?

AGILE ou traditionnelle, quelle approche choisir?

L’approche agile vous semble peut-être nouvelle ou au contraire, peut-être êtes vous un ou une adepte des méthodes agiles? Quoi qu’il en soit, il est important de partir sur de bonnes bases. Déjà quand nous parlons d’agile à quoi faisons-nous référence? Ce blog étant spécialisé dans la gouvernance, le management et la sécurité, vous comprenez bien sûr que nous faisons référence à l’agilité dans la gestion de projets. Avant de démarrer il faut comprendre que le terme « Méthode » est trop limitatif pour aborder ce mode de gestion de projet. Le terme approprié serait plutôt « Approche Agile » car il s’agit plus d’une philosophie que d’une méthodologie.

Approche agile

Cette approche, donc, est devenue au cours de ces dernières années, très populaire dans les entreprises. Elle est conçue de sorte à apporter de nombreux avantages mais requiert une discipline stricte pour produire la valeur promise. Chaque étape est importante et indispensable. Nous allons vous montrer, au travers de cet article, les avantages de cette approche déjà très populaire. Il vous appartient ensuite de décider si elle est pertinente pour vous.

Agile, de quoi s’agit-il?

Né aux Etats-Unis, le mouvement agile est apparu en 2001, lorsque 17 experts se sont alliés pour mettre au point une nouvelle façon de développer des logiciels, visant à réduire le taux d’échec important des projets informatiques. C’est d’ailleurs à cette occasion que le terme Agile est apparu pour  qualifier cette nouvelle approche. Ce rassemblement a donné naissance à un manifeste définissant quatre axes de valorisation pour les projets :

  • Les individus et leurs interactions avant les processus et les outils
  • Des fonctionnalités opérationnelles avant la documentation
  • Collaboration avec le client plutôt que contractualisation des relations
  • Acceptation du changement plutôt que conformité aux plans

L’approche agile est une approche de gestion de projet défiant les approches classiques. La notion même de « Gestion de projet » est remplacée au profit de « Gestion de produit » de façon à mieux se focaliser sur le produit plutôt que sur le projet. L’objectif de tout projet est de livrer un produit. Dans une approche dite « classique », on attend généralement du client une expression détaillée et validée du besoin. Cette expression de besoin validée en début de réalisation laisse peu place au changement. La réalisation prend le temps qu’il faut et rendez-vous est repris avec le client pour la recette. Cet effet tunnel peut être mauvais et très conflictuel.

On remarque fréquemment un déphasage entre le besoin initial et l’application réalisée. On se rapporte alors aux spécifications validées et au contrat. La majorité des projets se terminent très mal au risque d’affecter la relation avec le client. De plus, il peut arriver que certaines fonctionnalités demandées soient inutiles à l’usage. D’autres, découvertes en cours de route, auraient pu donner plus de valeur au produit.

En quoi consiste réellement l’approche agile?

En 1994, une enquête réalisée par le «  Standish Group » a démontré que 31% des projets informatiques sont stoppé en cours d’exécution, 52% n’aboutisse pas et ne respectent pas les délais et le budget imposés proposant souvent moins de fonctionnalités qui étaient prévus. Et pour finir, seuls 16% des projets sont synonyme de réussite. La même enquête de nouveau menée en 2008 indique un taux de réussite de 35%. Cela représente une nette progression mais reste insuffisant.

Parmi les principales causes d’échec relevées on peut citer :

  • Manque d’implication des utilisateurs finaux : 12,8 %.
  • Changements de spécifications en cours de projet : 11,8 %.

L’approche Agile propose de réduire complètement les conséquences de cet effet tunnel en donnant davantage de visibilité, en impliquant le client du début à la fin du projet et en adoptant un processus itératif et incrémental. Elle considère que le besoin ne peut être figé et propose au contraire de s’adapter aux changements de ce dernier. Mais cela ne peut pas se faire sans un minimum de règles.

Comment est-ce que cela fonctionne?

Le principe de base des méthodes « Classiques » est qu’il peut être contre-productif. C’est-à-dire qu’avant de développer un produit, il faut le planifier et en spécifier les moindres détails. En effet, prévoir tous les aspects de la production entraîne dans la plupart des cas des frustrations et pertes de temps car les imprévus surviennent très souvent pendant la réalisation. C’est cette approche prédictive et séquentielle de type waterfall ou cycle en V que les tenants des méthodes « Agile » veulent casser.

Ainsi, le mieux serait de procéder par étapes c’est-à-dire se fixer des objectifs à court terme et commencer le développement sans perdre de temps. Une fois l’objectif atteint, on passe à la phase suivante et ainsi de suite jusqu’à atteindre le but recherché. Concernant le niveau de développement de logiciel, il appartient au client de transmettre à l’équipe de développeurs sa vision du produit avec les fonctionnalités qui l’accompagnent. Cela permet ainsi d’avoir un échange direct avec l’équipe et et de définir ensemble le coût de chacune des fonctionnalités pour aboutir à un budget final approximatif. L’équipe devra choisir ensuite une partie des exigences du client à exécuter dans un court délai appelé « itération ».

Itération agile

Le principe des itérations

Dans chaque itération se trouvent les travaux de conception, les techniques de développement et les spécifications fonctionnelles. Au terme de chaque itération, le produit semi-fini mais utilisable, est montré au client. Il peut donc se rendre compte par lui-même du travail réalisé dans un temps très court. Quant à l’utilisateur final, il peut déjà se projeter dans l’usage du produit. Cela lui permet de transmettre des feedbacks importants pour les prochaines itérations. Cette transparence est un grand avantage pour solidifier la relation de confiance et de collaboration entre le client et le fournisseur. Cela permet ainsi d’économiser son budget et de récolter rapidement un premier retour sur investissement. Le client a aussi la possibilité de changer en cours de route la priorité des fonctionnalités qui n’ont pas encore été développés (prochaines itérations).

Cette souplesse ainsi offerte est donc un véritable atout pour le client. Encore une fois, on pense plus « Produit » que « Projet » d’où le terme approprié ici est « gestion de produit » remplaçant celui de « gestion de projet ».

Les différentes méthodes agiles

Il existe plusieurs types de méthodes Agiles, se différenciant par leur capacité d’adaptabilité à certains projets. Parmi ces méthodes nous retrouvons la méthode RAD qui implique par exemple la présence d’une tierce personne pour résoudre les problèmes et les incompréhensions. La méthode SCRUM, la méthode FDD et la méthode DSDM sont quant à elles basée sur l’organisation de plusieurs mais courtes réunions permettant de d’approuver chaque étape, contrôler les avancées et développer une bonne relation de confiance entre les intervenants en la rendant plus interactive.

Loin d’être une simple méthodologie, l’approche Agile définit un état d’esprit impactant l’ensemble des entreprises souhaitant s’y conformer. Cette démarche, à la fois longue et difficile à mettre en œuvre, en vaut largement la peine. Elle permet, en effet, d’obtenir des résultats très satisfaisants. Il est donc primordial d’en maitriser chaque partie afin de faire accepter ce changement tant au sein de l’entreprise qu’auprès du client.

Les évolutions récentes

La plupart des méthodes « agile » de gestion de projet sont ciblées sur les projets de développement de logiciel. Est-ce à dire qu’on ne peut utiliser Agile que pour l’informatique? A l’heure où la mondialisation exige des Entreprises qu’elles soient toujours plus agiles pour se repositionner sur le marché grâce à des innovations constantes, ne pourrait-on pas imaginer créer des produits non logiciels de façon agile?

La réponse est bien sûr positive. Les méthodes de gestion de projet traditionnelles se sont récemment enrichies d’une version agile. L’agilité n’entame en rien la nécessité d’utiliser une méthode éprouvée. Aussi, récemment les principaux éditeurs ont publié des versions « agile » de leur méthode traditionnelle :

  • AXELOS, éditeur de PRINCE2, vient de publier PRINCE2 Agile qui à donné naissance à la certification PRINCE2 Agile Practitioner,
  • PMI a créé récemment la certification PMP-ACP (PMP Agile Certified Practitioner).

Alors au final vous êtes plutôt Agile ou Classique?

Les méthodes Agiles pourront être utilisées pour de gros projets car elles proposent une adaptabilité, une meilleure visibilité et gestion des risques. Elles pourraient tout aussi bien être utilisées pour les projets où il n’y pas de documentation détaillée. Le client peut alors suivre la progression du projet et l’adapter au fur et à mesure selon ses besoins.

.Par contre, les méthodes Traditionnelles seront plus adaptées si vous avez une idée précise de votre projet avec un cahier des charges et planning très détaillé où vous avez anticipé tous les risques envisageables. Nous essaierons prochainement de vous orienter entre l’approche Traditionnelle ou l’approche Agile selon les types de projets. Notre prochain article proposera une étude comparative des approches et méthodes « agile » pour vous aider à faire un choix raisonné.

Bien sûr, nous vous invitons à réagir et à nous communiquer vos commentaires.

ITIL Practitioner, une certification UTILE?

Au moment où la nouvelle certification ITIL Practitioner d’AXELOS arrive sur le marché, nous nous sommes posé la question de son utilité alors que le cursus ITIL est déjà bien fourni et que la grande majorité des informaticiens se contentent de la formation et de la certification ITIL Foundation. Alors était-ce vraiment utile de rajouter encore un niveau supplémentaire?

ITIL Practitioner

ITIL Practitioner, le chaînon manquant

La nouvelle certification introduite sur le marché par AXELOS début février 2016 vient compléter le cursus existant basé sur les niveaux Foundation, Intermediate, Expert et Master qui existent depuis la publication d’ITIL V3 en 2007, en y ajoutant un niveau se situant immédiatement au dessus de la certification ITIL Foundation. En gros ITIL Practitioner c’est en quelque sorte le chaînon manquant dans le parcours de certification d’AXELOS. Nous avons essayé, dans notre précédent article ITIL Foundation, Guide de survie, de clarifier quelque peu le schéma global hérité de celui défini par APMG il y a maintenant bientôt 10 ans. Le diagramme suivant illustre la structure du nouveau parcours de certification:

ITIL Practitioner dans le schema de certification

ITIL Practitioner, c’est quoi?

Il manquait donc, dans ce parcours de certification « historique », un niveau pratique destiné à certifier les aptitudes des praticiens et des consultants dont la tâche quotidienne est de travailler sur des projets d’implémentation ou d’amélioration des bonnes pratiques de gestion des services IT dans les Organisations. C’est bien là l’objectif de cette formation et de la certification ITIL Practitioner. A priori, c’est une excellente nouvelle pour tous les certifiés Foundation qui vont pouvoir maintenant apprendre comment mettre en oeuvre leurs connaissances dans la pratique. La mauvaise nouvelle c’est que le format de la formation préparant à cette qualification tel qu’il est été défini par AXELOS n’est pas vraiment adapté. En effet, cette session est prévue sur une durée de seulement deux jours (examen inclus), ce qui est nettement insuffisant pour couvrir la totalité d’un contenu extrêmement riche et dense. De plus cet examen de certification se déroule à livre ouvert et la formation associée va souvent, en fonction de votre organisme de formation et de la compétence de ses formateurs, se focaliser sur la façon d’utiliser le manuel dans un cas réel plutôt que sur un retour d’expérience sur les problématiques rencontrées par les consultants dans leur expérience concrète de conseil en Entreprise. C’est bien dommage. Bien sûr on m’objectera que les personnes concernées peuvent toujours demander une formation de durée plus longue pour appréhender l’ensemble des pratiques décrites mais, franchement, quelle Entreprise acceptera de financer une session plus longue que les deux jours préconisés par AXELOS?

Le parcours existant de certification était-il suffisant?

Nous avons clairement montré dans notre article sur le parcours « historique » de certification ITIL qu’il manquait de toute évidence un niveau de certification destiné à la fois aux consultants en charge de mener des projets d’implémentation et/ou d’amélioration des bonnes pratiques ITIL ainsi qu’aux personnels internes aux organisations concernés et impliqués dans les projets d’implémentation et/ou d’amélioration. Bien sûr, on m’objectera que c’était normalement la vocation des niveaux dits « Intermediates » et du niveau MALC conduisant à la certification ITIL Expert. Hélas, sur aucun de ces niveaux ne sont abordées les problématiques clés liées spécifiquement à un projet d’implémentation telles que la gestion du changement organisationnel, la facilitation du changement culturel, la communication à mettre en oeuvre pour viser à assurer la réussite d’un tel projet ou encore la conception d’un modèle de métriques et d’indicateurs nécessaires pour s’assurer que les bénéfices attendus en termes de création de valeur pour les parties prenantes de l’organisation sont bien réalisés conformément au cas d’affaire validé en début du projet. Ces aspects ne sont traités nulle part dans le parcours de certification ITIL « historique ». Cela signifie que même un « Expert ITIL » se trouve complètement démuni face à ces problématiques qui constituent cependant le quotidien des consultants et qu’il sera souvent incapable de mener avec succès un projet d’adoption et surtout d’adaptation des pratiques ITIL dans une Entreprise. Trop de lacunes existent!! Cela explique sûrement en partie les raisons de l’échec de tant de projets d’implémentation de bonnes pratiques ou de processus sur la base d’ITIL.

Les apports du cours et de la certification ITIL Practitioner

La publication par TSO de ITIL Practitioner Guidance vient combler quelque peu les lacunes existant dans les 5 publications centrales sur lesquelles sont basée les certifications historiques depuis ITIL Foundation jusqu’à ITIL Expert. Cette nouvelle publication sert de trame à la nouvelle certification ITIL Practitioner à laquelle elle donne son nom. On retrouve donc dans le syllabus de la formation et de la certification ITIL Practitioner les éléments clés de la publication qui est d’ailleurs autorisée pour le passage de l’examen.

Concrètement, elle s’articule autour 3 grands thèmes principaux correspondant aux trois compétences clés indispensables pour réussir un projet d’implémentation ou d’amélioration des pratiques de gestion des services en adaptant les processus ITIL au contexte de l’organisation :

  1. Communication
  2. Gestion des Changements Organisationnels (OCM)
  3. Mesures et métriques

Un consultant, certifié ITIL Expert, qui ne possèderait pas ces trois compétences clés se retrouverait un peu dans la situation du joueur de tennis avec un énorme potentiel qui possède parfaitement le jeu d’échange de fond de court mais qui est incapable de réussir un service ou de monter au filet face à son adversaire. Il ne pourrait que perdre la partie, étant dans l’impossibilité de s’adapter au contexte…

Elle est complétée par les 9 principes qui doivent guider toute initiative d’implémentation ou d’amélioration, hérités d’autres cadres tels que COBIT, DevOps, Agile, Lean etc.

La gestion de changement est un facteur-clé de réussite

Les neuf principes supportant une initiative d’implémentation

L’expérience a montré que la réussite de tout projet d’implémentation basé sur une approche d’amélioration continue résulte systématiquement de neuf principes directeurs suivis par le projet et permettant de délivrer les résultats attendus. Ces neuf principes, repris par de nombreux cadres de bonnes pratiques, s’appliquent bien évidemment aux projets ITSM.

1 – Focalisation sur la valeur

Tout projet d’implémentation ou d’amélioration des services IT doit créer de la valeur pour les parties prenantes de l’Entreprise et, seules ces mêmes parties prenantes sont à même d’évaluer les bénéfices résultant du projet.

2 – Focalisation sur l’expérience utilisateur

Les services et les processus IT doivent toujours être conçus pour satisfaire les besoins des clients et des utilisateurs afin de leur fournir une expérience positive de bout-en-bout.

3 – S’appuyer sur l’existant

Il ne faut jamais repartir de zéro. Un projet ne peut réussir que si l’existant, avec ses forces et ses faiblesses est bien compris pour permettre l’adaptation des bonnes pratiques, génériques par essence, au contexte spécifique de l’Entreprise, en capitalisant sur ses forces existantes.

4 – Utiliser une approche holistique

Aucun composant ou service n’existe en isolation. Les services sont des systèmes complexes qui doivent toujours être envisagés depuis la conception jusqu’à l’exploitation et l’amélioration comme un tout.

5 – Progresser de façon itérative

Il faut résister à la tentation, souvent forte, de vouloir tout faire en même temps. Toujours découper le travail en « tranches » faciles à gérer et délivrant chacune un bénéfice mesurable sur lequel on pourra capitaliser pour conserver l’élan afin d’entamer la tranche suivante. Ce sont les petits cours d’eau qui créent les grands fleuves…

6 – Observer directement

Toujours baser ses décisions sur des informations vraies, pertinentes et incontestables. A chaque fois que c’est possible, toujours remonter à la source de l’activité et observer directement, en personne.

7 – Faire preuve de transparence

Toujours être clair et honnête sur ce qui se passe vraiment et pourquoi, dans le déroulement du projet de telle sorte que les rumeurs et bruits de couloir ne puissent pas miner la confiance des personnes concernées et que la vérité soit toujours clairement établie de telle sorte que chacun puisse toujours s’exprimer sereinement sur des bases claires et incontestables.

8 – Favoriser un approche collaborative

Toujours travailler ensemble de façon créative avec les personnes concernées par le projet dans la direction validée. Le partage des efforts et de l’engagement permettra ensuite de partager les résultats et les bénéfices.

9 – Garder les choses aussi simples que possible

Ne faire que ce qui est indispensable pour atteindre l’objectif fixé et toujours éliminer ce qui ne contribue pas directement à la création du bénéfice attendu et qui constitue, de fait, du gaspillage.

A qui s’adresse la certification ITIL Practitioner?

Cette certification, comme vous l’aurez certainement compris, s’adresse directement aux personnes impliquées dans un projet d’implémentation ou d’amélioration des services et processus IT en Entreprise, mais aussi, et de façon primordiale, aux consultants accompagnant ce type de projets chez leurs clients.

Cette certification se situe, dans le nouveau parcours de certification, au niveau immédiatement au dessus de la certification ITIL Foundation. Pourtant, il apparaît clairement que les professionnels qui en tireront le plus grand profit sont avant tout les certifiés ITIL Expert, car elle leur apportera le côté pratique qui leur manquait jusque là. Très sincèrement, après avoir passé (et réussi) cette certification, et malgré les nombreux projets de ce type que j’ai eu la chance de mener dans des Entreprises de toutes tailles et dans des régions du monde différentes, j’ai trouvé cet examen d’un niveau de difficulté tel que j’imagine que peu de candidats sans expérience et possédant seulement la certification ITIL Foundation seront capables de le réussir, surtout après une formation de deux jours.

Alors, ITIL Practitioner, UTILE ou pas?

Oui, bien sûr, ITIL Practitioner est une certification très utile pour tous les consultants, même s’ils risquent de « tomber de haut » à la lecture de leurs résultats à l’examen. Je la préconiserais plutôt à des consultants expérimentés qui y trouveront des réponses à des challenges qu’ils auront dû gérer de façon empirique dans le cadre de leurs missions. A mon sens, compte tenu du format de la formation qui tient sur deux journées, examen inclus, il est nécessaire que les participants aient déjà consacré un temps important à la lecture et à la compréhension du manuel ITIL Practitioner Guidance (Ed. TSO) qui doit impérativement faire partie du package pédagogique remis par votre organisme de formation accrédité (ATO), au minimum 3 semaines avant la session. La formation elle-même portera alors d’avantage sur les retours d’expériences délivrés par le formateur, sur un échange des bonnes pratiques et une bonne compréhension des compétences à mettre en oeuvre et, bien sûr, sur la préparation à l’examen.

Comment se former et se certifier ITIL Practitioner?

Aujourd’hui quelques ATOs proposent d’ores et déjà cette formation à leur catalogue, dont AB Consulting. Vous pouvez également vous auto-former en vous référant au manuel ITIL Practitioner Guidance (Ed. TSO). La meilleure approche consiste indéniablement à approfondir le manuel dans un premier temps avant de suivre la formation ITIL Practitioner auprès d’un ATO (Accredited Training Organization) d’AXELOS qui saura vous apporter les retours d’expérience indispensables à la réussite de cet examen assez difficile.

Pour en savoir plus

A l’occasion du lancement de la certification ITIL Practitioner, AXELOS organise le 25 Février 2016, une conférence internationale au travers de 6 webinaires gratuits accessibles en ligne, directement depuis votre poste de travail. AB Consulting, partenaire d’AXELOS sur cette initiative, vous invite à découvrir en exclusivité cette nouvelle certification avec la participation de l’équipe qui est à l’origine de cette initiative. Pour vous inscrire, cliquez simplement sur l’image ci-dessous:

ITIL Practitioner - Conférences gratuites

 

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Jugez-vous votre organisation IT efficace?

Votre organisation IT est-elle efficace? Comment pouvez-vous évaluer son efficacité? Vos clients Business ont-ils la même perception que vous?

organisation IT efficace

 

L’évaluation de l’efficacité, tout comme celle de la qualité, peut être très subjective. Dans de nombreux cas, l’efficacité est évaluée par rapport au denier service que vous avez mis en production ou au travers d’un projet que votre organisation livré. En outre, on accordera beaucoup plus de poids à des résultats décevants qu’à des résultats positifs. C’est naturel n’est-ce pas ? Dans un monde idéal, vos services informatiques devraient fonctionner de façon optimale. Nous avons donc besoin de définir des caractéristiques objectives de l’efficacité des organisations informatiques avant de pouvoir travailler à les améliorer.

Commençons par définir la mission de l’informatique « fournir la capacité de traitement de l’information requise par le business à un coût qui représente une valeur« . Beaucoup d’entre vous sont en train de lire cette définition en se disant qu’elle est très floue. En effet, les besoins de l’entreprise évoluent en permanence et il en va de même de la perception de la valeur. L’efficacité ne peut être évaluée que par rapport aux attentes attentes actuelles, aux objectifs de niveau de service définis et aux ressources disponibles. Pour cette raison, l’une des caractéristiques les plus importantes d’une organisation informatique efficace est sa capacité à répondre rapidement à l’évolution des besoins du business.

Pour être considérées comme efficaces, les organisations IT devront satisfaire les contraintes suivantes :

Flexibilité

L’IT fournit des services à la demande (résolution de problème et assistance) ainsi que des services planifiés (amélioration et projets). Les problèmes à priorité élevée, les demandes toujours urgentes, et l’évolution des besoins de l’entreprise vont perturber les dates cibles d’achèvement, le périmètre planifié et l’effort estimé. Les organisations efficaces doivent trouver un juste équilibre entre la variabilité des demandes, l’évolution permanente des priorités, et les changements dans les besoins. Afin d’obtenir cette flexibilité, les entreprises doivent gérer les demandes, les horaires, les priorités, le périmètre / les exigences, la mise à disposition et les compétences du personnel afin d’optimiser les résultats et de minimiser les impacts.

Adaptabilité

Les organisations informatiques doivent répondre aux évolutions nécessaires dans les types de services fournis, elles doivent intégrer et soutenir les nouvelles technologies, et elles doivent adapter aux changements organisationnels de l’entreprise et de l’informatique. Afin de s’adapter, l’informatique doit redéfinir ses rôles, transformer ses processus de planification et de livraison, et investir fortement dans la formation (notamment les bonnes pratiques telles que ITIL, COBIT ou encore Lean IT).

Prévisibilité

Des résultats reproductibles ne peuvent être atteints que par l’exécution de processus normalisés et par un engagement vis à vis de la qualité qui évite l’héroïsme et les solutions sur mesure.

Efficience

Chacune de ces caractéristiques est en conflit avec les autres. Une approche équilibrée est donc nécessaire. L’efficacité est généralement sacrifiée pour améliorer la flexibilité. L’efficacité peut être améliorée grâce à la documentation des connaissances, à la formation croisée, à l’utilisation des processus standardisés, d’outils de gestion, et en limitant la variété des environnements techniques.

Fiabilité

La fiabilité fait référence aux applications, à l’infrastructure et aux personnes qui délivrent les services. Les moyens de traitement (infrastructures, réseaux, applications) doivent être fiables, mais le personnel doit aussi faire preuve de fiabilité dans la livraison de services IT. Cela impose donc de définir des critères d’acceptation, d’effectuer des revues de qualité, des tests, et de nombreuses autres activités qui assureront la cohérence de la fourniture de services et des moyens de traitement mis en oeuvre.

Innovation

Le business ne comprend pas les limites de la capacité et de la technologie disponibles. L’IT est dans la position idéale pour recommander des stratégies au business plutôt que d’attendre que ce soit l’entreprise qui définisse elle-même ses stratégies. Sur un plan plus tactique, l’IT devrait être à la recherche de solutions visant à réduire les problèmes et améliorer les processus de telle sorte qu’ils s’alignent avec les autres caractéristiques.

Pro-activité

L’informatique doit être capable d’anticiper les besoins ou les incidents et de prendre des mesures pour se préparer à des pointes d’activité ou pour éviter les problèmes. Grâce à la compréhension des besoins business et des capacités existantes, et en effectuant le suivi des changements, l’IT peut anticiper et manager de façon pro-active. Cela nécessitera des processus reproductibles, des métriques et des mesures, et aussi une communication renforcée avec le business.

Alors, quelle stratégie adopter pour une IT efficace?

équipe IT efficace

Ces contraintes peuvent parfois se contredire entre elles et entraîner du gaspillage. La rigueur nécessaire du processus qui nous rend prévisible peut aussi entraver notre efficacité. Afin d’équilibrer les contraintes, l’IT doit affiner son rôle et sa culture. En plus d’exploiter et de soutenir la capacité de traitement existante, l’IT doit reconnaître que les besoins de l’entreprise évoluent en permanence et qu’une organisation efficace doit être en mesure de répondre à ces changements. Afin d’offrir de la valeur, les organisations informatiques doivent assurer les caractéristiques d’efficacité qui ont été décrites plus haut. Cela nécessitera de gérer l’organisation informatique comme une entité business indépendante qui est responsable de ses coûts et de ses revenus, et elle devra faire la preuve de sa valeur à ses clients sur une base quotidienne.

Le succès ne se mesure pas sur le respect ou le dépassement des attentes. Les attentes peuvent être impossible à satisfaire (compte tenu notamment des ressources disponibles) ou déraisonnables. Le succès se mesure par la gestion des attentes, la prise d’engagements et l’atteinte ou le dépassement des engagements. L’IT doit faire montre de leadership et pas simplement attendre que le business décide du parti qu’il peut tirer de la technologie. Lorsque l’IT démontre sa valeur, elle peut de nouveau être considérée comme un investissement et non pas simplement comme un coût destiné à être réduit ou éliminé.

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